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mercredi, 27 mai 2015

LE PITRE

sarkozy.jpgJe suis effaré devant le lamentable spectacle auquel se livre sur les estrades Mr Sarkozy.

Je ne reviendrai pas sur l'utilisation du mot "Les Républicains" : je me suis déjà expliqué par ailleurs à ce sujet.

Mais les numéros de pitre auquel se livre publiquement Mr Sarkozy, et ce de façon systématiquement récurrente, abaissent la fonction présidentielle - fonction à laquelle il prétend cependant accéder de nouveau - à un niveau jamais vu : lamentable ! De Gaulle doit se retourner dans sa tombe.

Si Mr Sarkozy continue comme çà, quoiqu'avec Mr Hollande on croyait avoir déjà touché le pire, Mr Sarkozy va finir par nous faire regretter ce dernier : un comble !

lundi, 11 février 2013

LA DÉMISSION DE BENOÏT XVI

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Je salue avec respect la décision totalement inattendue de Benoît XVI de se retirer en raison de son état de santé et de son âge qui ne lui permettent plus, selon lui, d’affronter au quotidien les devoirs d’une charge écrasante, dans un monde dont les changements ne cessent de s’accélérer et nécessitent des réponses dont l’exigence est croissante.

Cette décision marque un tournant décisif pour l’Église catholique où il devient évident qu’on ne peut plus, et qu’on ne pourra jamais plus désormais, en être le pasteur jusqu’à l’agonie. C’est un signe de modernité évident face à une tradition qui paraissait pourtant être bien établie.

Le monde change. La papauté s’adapte, à son tour, à ce changement.

Même s’il ne faut pas attendre des bouleversements dans la doctrine pris dans la précipitation des événements - c’est déjà le cas de toutes les grandes religions répandues de par le monde entier qui restent toutes fermes dans leurs convictions - cette décision historique de Benoît XVI est un signe porteur d’espérance pour beaucoup de chrétiens confrontés au monde moderne, aux menaces qui les assaillent de toutes parts, y compris dans les fondements mêmes de nos sociétés.

Cette décision de Benoît XVI est aussi un exemple pour celles ou ceux qui s’accrochent désespérément à un pouvoir qui leur a été jadis confié, mais dont les effets du temps ou de l’âge les éloignent aujourd’hui des réalités qu’ils ne perçoivent plus avec l’acuité souhaitable dans l’exercice de leurs responsabilités.

C’est une grande leçon pour tous.

mardi, 18 septembre 2012

LE VOTE DES ÉTRANGERS NON COMMUNAUTAIRES

vote.etrangers.jpgC'était déjà une des promesses de François Mitterrand en 1981, voici 30 ans. Elle n'a pas été tenue faute du consensus nécessaire pour faire adopter cette loi : il fallait obtenir la majorité des 3/5° du parlement réuni en Congrès pour modifier la Constitution. Cette majorité, François Mitterrand ne l'a jamais eue, et de très loin. Ou il fallait faire voter les français dans le cadre d'un référendum : ce n'était pas gagné d'avance. Prudemment, François Mitterrand s'est abstenu d'aborder une telle épreuve.

Aujourd'hui, les choses n'ont guère changé : François Hollande, pas plus que Franços Mitterrand, ne dispose de la majorité des 3/5° du Congrès. Il lui manque plus d'une trentaine de voix : c'est mieux qu'à l'époque de Mitterrand, mais cela reste insuffisant. Où prendre donc ces 30 voix pour conforter ce vote ? D'aucuns évoquent une "opération de charme" vers les centristes : mais ceux-ci sont-ils majoritairement favorables au vote des étrangers non-communautaires dans les élections locales ? Personnellement, j'en doute.

Et quant au recours au référendum, outre les débats que cela risque d'ouvrir où l'on peut rallumer tous les extrémismes, la France profonde va-t-elle se dépouiller elle-même de la seule prérogative dont elle dispose encore, c'est-à-dire de décider de l'essentiel de ce qui doit se faire en France ? Ce n'est pas davantage gagné.

On peut comprendre l'embarras de certains socialistes, les moins agités d'entr'eux, qui ne savent comment aborder le sujet et le classent parmi les non-priorités pour éloigner le risque d'un échec annoncé.

À moins d'un vote référendaire "à l'américaine" où l'on pose plusieurs questions à la fois sans aucun rapport les unes avec les autres pour atténuer l'échec sur la question du vote des non-communaitaires qui, lui, risquerait d'être rejeté.

Pourquoi donc, dans ses nombreuses promesses pré-électorales, François Hollande s'est-il risqué à rallumer un tel brûlot ? C'est de sa seule responsabilité. Il risque d'en payer le prix.

18:02 Publié dans SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 22 mars 2012

LES CONSÉQUENCES DE TOULOUSE

mouvement démocrate,bayrou,politique,débats de sociétéAlors que chacun, avant les dramatiques événements de Toulouse et Montauban, constatait l’énorme retard du candidat Sarkozy, prix d’une impopularité incontestable dans l’immense majorité des couches de la société française, alors que d’aucuns estimaient même qu’il fallait qu’il arrive un événement “imprévisible” de dimension ou internationale ou nationale pour que le candidat Sarkozy arrive à redresser la situation, l’imprévisible est bien arrivé ; mais dans l’odieux de drames successifs qui ont saisi toute notre nation.

Ceci ne sera pas sans conséquences.

Il n’est pas impossible que la détermination du Président encore en exercice dans le déroulement des faits qui ont suivi - et qui se présente toujours essentiellement comme le “protecteur” des français face à tous les dangers qui les guettent, à défaut de tout autre vrai programme de redressement de notre Nation - il n’est donc pas impossible que cette détermination profite au candidat Sarkozy.

Oh rien n’est joué cependant ! Mais les dés risquent fort d’être bousculés. D’où ces violences verbales, souvent indignes, qui fleurissent de tous bords et émaillent une campagne, soudain réveillée, de déclarations assassines qui trahissent un certain désarroi dans les états majors des différents candidats. Mme Le Pen s’en prend aux médias, à Mr Bayrou et à Mr Mélenchon ; Mr Juppé ou Mr Copé s’en prennent eux aussi à Mr Bayrou et à Mr Hollande : ils flairent tous où est maintenant le danger pour leur camp.

François Bayrou, en posant implicitement la question du “Comment la République peut-elle enfanter des Mohamed Merah ?”, met toute l’institution en cause. Donc le pouvoir lui-même qui n’a pas su prévenir de tels drames. Et l’absence de réponses chez nombre de candidats, plus portés aux bonnes paroles et fausses promesses qu’à la réalité du mal de notre Société, ne fait plus illusion comme hier encore.

Je crois que Toulouse est un tournant majeur dans une campagne qui frisait jusqu’ici la morosité et l’ennui.

dimanche, 31 août 2008

LE TRIOMPHE DE LA LÂCHETÉ

Le Conseil Européen se réunit ce 1er Septembre à Bruxelles “à titre extraordinaire” pour fixer la position de l’Europe face au coup de force de la Russie qui a annexé de fait deux territoires membres de la Géorgie.

On aurait pu s’attendre, pour le moins, à une attitude ferme de l’Europe face à cet impérialisme russe qui semble maintenant se réveiller face à “l’otanisation” de plusieurs républiques situées à ses frontières. Dont évidemment la Géorgie. Bernard Kouchner avait d’ailleurs évoqué de possibles sanctions.

Mais il n’en est rien : Nicolas Sarkozy a aussitôt balayé dans un bref communiqué cette éventualité d’une Europe ferme face à la Russie. Il annonce déjà une Europe couchée, une Europe résignée, pétrole et gaz russes faisant évidemment nécessité.

À quoi donc va servir ce Conseil Européen brandi à grands renforts de coups de manche sur l’air du “on va voir ce qu’on va voir” si, d’avance, il est déjà décidé.... qu’il ne décidera rien ? Tout au plus brandira-t-on ce bout de papier rédigé à la hâte sans grandes exigences bien précisées et signé dans la précipitation de l’émotion du moment. Mais de ce bout de papier, on sait déjà que la Russie n’en a cure : il n’engage que les naïfs.

Pauvre Géorgie abandonnée à son malheur. Pauvres autres petits états qui ont conquit chèrement leur indépendance - et à quel prix ! - mais maintenant exposés à d’autres coups de force semblables, la Russie étant désormais assurée de sa totale impunité ! L'Europe les a déjà abandonnés.

C’est le triomphe de la lâcheté.

mardi, 22 juillet 2008

LES FAUX SEMBLANTS

Ainsi donc cette réforme de notre Constitution que nous attendions depuis tant d’années et à propos de laquelle tant d’encre a coulé, tant de belles paroles assorties de tant de belles promesses entendues ici ou là, cette réforme a failli n’être pas adoptée, malgré manœuvres, pressions, authentiques chantages venus de si haut et combien indignes de notre République. Une voix ! Une seule voix pour obtenir gain de cause pour une réforme bâclée. Quel gâchis !

Pourquoi une si faible “majorité” ? Y a-t-il eu finalement un sursaut de quelques-uns de nos députés qui ont compris à la dernière minute, plus nombreux que prévus, ce faux-semblant d’une réforme déjà perçue comme ratée ? On pourrait le croire. Mince consolation que voilà.

Goût amer que cela nous laisse. De quoi avons-nous hérité dans cette Constitution ainsi corrigée ? Pour le moins d’un sommet d’hypocrisies entretenues de calculs parfaitement inavouables.

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Oh, je ne dirai pas qu’il n’y a, ici ou là, dans cette réforme aucune chose souhaitable. Heureusement. Mais elles sont si rares. Je relève notamment cette deuxième réforme de notre Constitution - qui n'est qu'un compromis plutôt "alambiqué" - à propos des futurs élargissements de l'Union Européenne, avec la Turquie en arrière-plan. Sans omettre non plus la possibilité d'organiser des "référendums d'initiative populaire" mais qui nécessitent préalablement 4 millions de signatures pour être effectifs : parions qu'avec une barre si haut placée nous n'aurons pas trop souvent à nous rendre aux urnes.

À n’examiner que quelques-unes des réformes adoptées ce lundi 21 Juillet, ou plutôt celles qu’on a pas eu le courage d’adopter par simples calculs politiciens, je citerai en tête de tous les maux de notre démocratie ce refus d’inscrire dans notre Constitution l’introduction d’une petite dose de proportionnelle dans notre Assemblée. Ô, on a bien évoqué cette éventualité pour aussitôt la ranger dans le domaine du "réglementaire", domaine dont on sait le caractère aléatoire, livré au gré des majorités de circonstance. C’est-à-dire, dans les circonstances actuelles, une réforme renvoyée aux "calendes grecques".

J’entends encore aujourd'hui des députés amis, alors membres de l’UDF et que je rencontrais fréquemment, et qui, en toutes circonstances, mettaient cette introduction d’une part de proportionnelle en tête de toutes les priorités pour redonner un sens au mot “démocratie”. Et quelles campagnes n’ont-ils pas menées autour de cette rénovation essentielle ! Hélas, afin d’assurer leur réélection, devenus les supplétifs du parti dominant, ils versent aujourd’hui une larme de crocodile sur cette réforme rejetée par leurs tuteurs  “amis”. Non qu’ils n’en aient pas un regret sincère, mais, entre temps, les calculettes ont fonctionné et ils se sont aperçu qu’une telle réforme, même à petite dose, aurait donné à François Bayrou un groupe parlementaire plus important que le leur actuel. Et comme ils ne sont pas fous, ils ont renié promesses et convictions.
 
Autre réforme adoptée : la maîtrise de l'ordre du jour du Parlement. Dans le contexte d’une Assemblée où, par le jeu d’une loi électorale inique, moins de 30% des électeurs sont représentés au Parlement par 70% des sièges, on a osé affirmer qu’en accordant 15 jours par mois à l’ordre du jour fixé par le Gouvernement, plus 14 jours à celui fixé par la majorité parlementaire (toute dévouée au Gouvernement dont elle est l’otage de fait), en accordant enfin 1 seul jour par mois à l’ordre du jour présenté par l’opposition, il paraît qu’on a fait "œuvre d’ouverture". Un sommet d’hypocrisie.

Autre réforme encore : la nomination des dirigeants des grandes entreprises ou administrations. Ceci a pris une tournure particulière quand on sait que, notamment, les directeurs de l’information (radios et télévisions publiques) seront désormais désignés, comme au bon vieux temps de l’ORTF, directement par le Président. Le Parlement aura un "droit de veto” à une majorité des 2/3 pour avaliser ces nominations. Belle  farce que voilà quand on sait que, par la loi électorale actuelle, ce ne sera que simple formalité. De qui se moque-t-on ?

Autre réforme qui, à mon sens, ouvre la voie à toutes les aventures : un député nommé Ministre selon le bon plaisir de l’occupant momentané de l’Élysée, pourra, dès que révoqué, retrouver automatiquement son siège au Parlement sans passer par un nouveau vote de ses électeurs. Il y aura désormais à l’Assemblée deux sortes de députés : les titulaires qui ont échappé à cet “honneur” bien passager d’être Ministre, mais aussi et surtout des suppléants qui ne seront plus qu’une sous-catégorie de députés intérimaires de second rang car révocables, sur simple décision de l’Élysée, à chaque changement de ministre. Au train où vont les choses, on pourra, au gré du prince du moment, avoir des “tournantes” de ministres selon qu’on aura ou non ses faveurs. Quelle dérive !

Autre réforme encore : le Président de la République ne pourra plus exercer que deux mandats consécutifs. Tout porte à nous féliciter d’une telle mesure. Mais elle n’est pas sans inconvénients : quand un Président arrivera aux approches d’une ou deux années du terme de son second mandat, quelle autorité lui restera-t-il pour gouverner ou représenter la France quand ses partenaires sauront qu’il en est “à la fin” ? L’exemple que nous livrent régulièrement les USA montre toujours, en telles circonstances, des Présidents affaiblis et sans plus aucune autorité réelle. Et encore les Présidents US ont-ils la chance d’avoir à leur côté un Vice-Président qui peut toujours laisser entendre son intention de succéder au Président titulaire, ce qui permet de limiter les dégâts d’une telle impuissance constitutionnelle. Je crains fort qu’en France, quand on sait le rôle clef que joue le Président solitaire, une telle impuissance vienne à paralyser régulièrement le fonctionnement de nos institutions. Était-ce si indispensable d’en faire une réforme inscrite dans le marbre et ainsi ôter aux citoyens le droit d’en décider eux-mêmes le moment venu.

Je passe pour mémoire un certain nombre de gadgets, comme le droit inscrit désormais dans notre Constitution qui accorde au Président celui de s'exprimer devant le Congrès. Quand on sait la force de l’image et de la parole dont usent nos Présidents par le biais de la télévision, qu’est-ce cela va changer que cette solennelle réunion du Congrès ? Et si encore c’était pour rendre régulièrement compte de l’état de la France devant la représentation nationale ? Non : l’ordre du jour de ces interventions sera laissé à la discrétion du seul Président. Un gadget sans intérêt. Et quel sera désormais le rôle du Premier Ministre face au Parlement si celui-ci sera régulièrement appelé à se faire "doubler" par le Président ? La fonction de Premier Ministre prend désormais un aspect surréaliste : tant qu'à faire, il fallait aller jusqu'au bout de cette logique du "Président omni-présent". Les tenants d'une "VI° République" trouvent là un argument de poids. Sont-ils tant que çà dans l'erreur ?

Je passerai encore sous silence ce qui était un projet cher à l’UDF et à ses députés (avant qu’ils ne se divisent) : l’exigence de ne voter désormais que des budgets en parfait équilibre. C’est une victoire à la Pyrrhus que celle obtenue par les amis de Mr Morin : ils ont obtenu cet équilibre sur des budgets pluriannuels, c’est-à-dire qu’on pourra continuer à voter chaque année des budgets en déficit sur la simple promesse que le dernier effacera les déficits précédents. On a réinventé le système du “demain on rasera gratis”. Une vraie farce.

J’arrêterai ici l’énumération de mes observations sur ce gigantesque loupé qu’est cette fausse réforme constitutionnelle.
 
La France se devait d’avoir rendez-vous avec elle-même pour établir plus de démocratie dans ses institutions. Elle a raté ce rendez-vous. Ce n’est plus qu’alignement de faux semblants. Un gigantesque gâchis.

samedi, 31 mai 2008

LA QUALITÉ ESSENTIELLE DE LA FEMME

920043023.jpgCurieux, mais grave, jugement que celui prononcé à Lille ces derniers jours et qui a décidé de l’annulation d’un mariage sous prétexte que la mariée n’était plus "vierge" le jour de ses noces - ce qu’elle avait soigneusement caché à son promis, on peut la comprendre - et considérant que la virginité d’une mariée était une “qualité essentielle”.

Voilà une bien curieuse interprétation de l’article 180 du Code Civil. Jusqu’à présent, on considérait que l’annulation d’un mariage pouvait se justifier si l’un des conjoints, par exemple, avait caché qu’il était divorcé (ou était encore marié), ou avait menti sur sa nationalité, ou encore était sous curatelle, ou n’était pas apte à entretenir des relations sexuelles normales, etc.... Bref des raisons “essentielles” qui faisaient qu’un mariage était viable ou pas dès le premier jour. Oui, là, un juge était fondé de déclarer nul un mariage.

Mais annuler un mariage parce que la mariée n’était plus vierge le jour de ses noces et l'avait caché, est-ce une raison ? Le marié (d’un certain âge quand même et apparemment bien intégré dans la vie sociale), lui, était-il encore puceau le jour de son mariage ? N'a-t-il jamais menti ? Peut-il en apporter les preuves ? Et si la mariée s’était fait réparer l’hymen (opération très banale pratiquée couramment et sans anesthésie ni hospitalisation), le mensonge aurait-il été différent ? Et pourquoi avoir choisi la voie de l’annulation alors qu’un divorce à l’amiable pouvait être prononcé si les deux parties en étaient d’accord. Que va donc devenir cette femme honteusement répudiée ? Y a-t-on pensé ?

On se croirait revenu au Moyen-Âge où l’on mettait au bûcher les femmes dont on doutait de la moralité des mœurs.
 
On pourrait se poser la question de cette recherche effreinée de la virginité chez la femme dans certaines peuplades ou civilisations. Sans qu'il y ait aucun lien entre ces deux faits, il est paradoxal d'observer qu'un Fourniret ne violait que des jeunes filles vierges avant de les assassiner. Il n'y a en effet aucun rapport, mais on ne peut s'empêcher de se poser la question. Et quand certaines civilisations autorisent ou recommandent aux hommes d'avoir plusieurs épouses ("polygamie"), pourquoi la femme devrait-elle accepter de s'unir à un homme qui, très officiellement, n'en est plus à son premier rapport sexuel avec d'autres femmes.
 
Nous avions jusqu’ici la naïveté de croire que les qualités essentielles d’une épouse était d’être proche et solidaire de son époux, de bien élever ses enfants et leur donner la meilleure éducation possible, et aussi tenir correctement sa maison pour en faire un lieu de vie agréable pour toute la famille. Mais nous étions naïfs et nous ne nous doutions pas que des mœurs archaïques issues d’un autre âge, entretenues par des intégrismes religieux primitifs, puérils et arriérés, allaient bouleverser ces valeurs-là.

Ce jugement de Lille est une grave remise en cause de la laïcité et du droit de la femme. C’est encore une remise en cause du droit de chacun de disposer de son corps. C’est un pas en arrière et à contresens des droits de l’homme (et de la femme) inscrits dans notre Constitution.
 
Il est devenu urgent de remettre à leur vraie place les prétentions de certains de donner le pas à des préceptes religieux sur les Lois de la République. Aujourd’hui, ces Lois ont été dévoyées.

Ce juge lillois a déshonoré la Justice, quoiqu’en dise Mme Dati. On ne peut se désintéresser d’une question d’une telle importance. C'est une vraie priorité pour notre société.

lundi, 07 avril 2008

JE SUIS HEUREUX ET FIER....

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Alors que le passage en France de la flamme olympique aurait du être une fête, symbole de la paix entre les hommes et les nations dans l’esprit même de l’olympisme de Pierre de Coubertin, voilà que les dirigeants chinois - je dis bien les dirigeants et non le peuple chinois, trompé et manipulé comme il l’est par eux comme dans tous les régimes dictatoriaux - ces dirigeants ont voulu, avec leur arrogance habituelle, faire de leur passage dans la patrie des Droits de l’Homme, une marche triomphale tournée à leur propre gloire et à la face du monde entier.

C’est raté pour eux. Et je m’en réjouis.

Je suis heureux et fier du courage qu’ont montré les français - et la France, terre d’accueil des opprimés de ces dictateurs grotesques - pour dénoncer ici et là, et aujourd’hui à Paris malgré des forces de l’ordre totalement disproportionnées, cette imposture et clamer haut et fort leur attachement aux Droits de l’Homme et leur solidarité au peuple tibétain qui est, aujourd’hui, la victime (une de plus !) d’un génocide tant humain que culturel par les forces d’occupation chinoises qui prétendent rayer ce pays complètement de la planète.

Les dirigeants chinois ont trahi leurs promesses de réforme interne qu’ils avaient prises lors de la désignation de leur pays pour accueillir et organiser les Jeux Olympiques de 2008. Les dirigeants chinois, malgré ces promesses, continuent de persécuter, de museler, de tuer sans vergogne. Ils se montrent indignes de la confiance qu’on avait placée en eux.

Les dirigeants chinois ont détruit d'eux-mêmes l’esprit des Jeux Olympiques organisés cette année dans leur pays : ces “Jeux” ne seront plus qu’une caricature de l’Olympisme. Quoiqu’il arrive ensuite, ils ne seront jamais plus ce que tous attendaient qu’ils soient : une fête de la Liberté et de la Fraternité entre les peuples.

Honte à ces dirigeants indignes. Et vive le Tibet libre !

mercredi, 19 mars 2008

LES MUNICIPALES EN FRANCE

61774423.jpgLe second tour des municipales du 16 Mars n’a pas compensé le premier. Bien au contraire. Les responsables du gouvernement et de l’UMP ont bien tort de pratiquer cette détestable langue de bois en mettant en relief l’abstention (trop forte, il est vrai), les “enjeux locaux” (bien réels heureusement) et les mécanismes “classiques” de “rééquilibrage”.

Dans un éditorial paru dans "Relatio", Daniel Riot l'explique d'ailleurs fort bien. Nicolas Sarkozy a d’ailleurs été le premier à souligner les “enjeux politiques” des municipales avant d’accepter ensuite de se faire très discret dans cette campagne : le “handicap Sarko” se chiffre entre 10 et 15 % dans les villes grandes et moyennes. Il a été lourd dans les villes sauvées (de justesse) comme Marseille. Il a même été très net dans les cantonales, bien trop sous-estimées dans les médias et par les analystes politiques. Le P.S. s’en trouve renforcé, situé désormais entre 53 et 54 %.
 
L'ÉCHEC DU MoDem : TROP LOIN-TROP VITE

Autre leçon de ces deux tours de scrutin : l’échec du MoDem. La stratégie de François Bayrou de vouloir soutenir des hommes ou des femmes selon ou le bilan de leur action passée, ou la qualité de leur projet, a créé la plus totale des confusions dès lors qu’on a mis ensuite sur ces hommes et sur ces femmes leur “étiquette” politique. Il y en avait autant à droite qu’à gauche, il y en avait qui revendiquaient leur appartenance ici au P.S. et là à l’UMP, et d’autres encore venus d’ailleurs.

La volonté de François Bayrou de créer un parti “indépendant” est œuvre de très longue haleine : elle était inapplicable dans le contexte de ces élections locales à si peu de distance de la création du MoDem, 4 mois plus tôt seulement. Les esprits demeurent encore trop marqués par les clivages droite-gauche, par les étiquettes P.S. contre UMP, par cette culture bien ancrée du “bipartisme” pour qu’on puisse l’ignorer si tôt et de façon si abrupte. À vouloir aller trop vite et trop loin dans cette stratégie d’indépendance, François Bayrou a conduit le MoDem dans un échec qui était inévitable.

François Bayrou, qui avait un excellent projet pour les Présidentielles, s’est perdu lui-même dans cette précipitation à vouloir aller trop vite, avec ses illusions, ses faux calculs et ses apparents doubles langages, même si la ligne était bien tracée. La leçon est dure, même si elle ne doit en rien compromettre la stratégie à long terme du projet de créer un parti neuf et indépendant, projet d’un vrai changement de la vie politique en France. Le moment n’était simplement pas encore propice pour un tel bouleversement. L'opinion n'y était pas encore suffisamment préparée.
 
Mr SARKOZY DOIT EN TIRER LES LEçONS

Ces scrutins locaux ne changent évidemment en rien le destin national du pays. J’allais dire “hélas”, tant notre image en Europe s’est dégradée pour cause de déficits non maîtrisés, de réformes mal engagées et d’erreurs de conduite du Président.
 
Mr Sarkozy est trop réaliste pour ne pas en tirer des leçons, pour lui-même surtout. Du moins peut-on encore l’espérer dans l’intérêt même de la France : il est encore là pour plus de 4 ans !

Nous avons vu, cependant, avec le traité de Lisbonne, que Mr Sarkozy savait changer des données pour rendre solubles des problèmes difficiles. Nous l'avons vu encore, avec l’accord sur le projet pour la Méditerranée, qu’il savait tenir compte des avis (pertinents) de la chancelière allemande contre les opinions-gadgets de ses propres conseillers. Son entourage laisse prévoir un “changement de style”. Il en est temps. Plus que temps.

L’amateur de Rolex et de Ray-Ban doit donc aujourd’hui faire place nette et remettre quelques pendules à l’heure. Les enjeux de la Présidence française de l’Union - dès le 1er Juillet prochain - valent bien cet effort si l’on veut que cette Présidence ne soit pas qu’une période stérile de simple ”com” dont il ne resterait plus rien sitôt cette présidence européenne de 6 mois achevée.

300.000

300.000 !

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Ce site personnel a dépassé, au cours des tout derniers jours, le cap des 300.000 visiteurs, et ce après seulement 25 mois d'existence, et sans tapage ni publicité. Il est maintenant lu dans 90 pays du monde entier.

Pourquoi tairais-je mon plaisir et ma fierté de ce qui n'a jamais été, pour moi, un objectif que je me serais fixé à un moment quelconque ?

Je remercie de nouveau ici tant d'amis qui me font l'honneur de leurs visites assidues et ne manquent pas d'enrichir ce site de leurs commentaires.

François VAN DE VILLE