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mardi, 08 janvier 2013

LE DÉBAT SUR LE "MARIAGE POUR TOUS" : FAUX DÉBAT ?

Dimanche prochain, aura lieu à Paris un rassemblement de celles et ceux que le projet de loi “Mariage pour tous” - qui va venir prochainement en débat au Parlement - choque et indigne.

Je ne participerai pas, ni ne soutiendrai, ce rassemblement. Non que je conteste sa justification, ni sa légitimité, mais je trouve que cette manifestation est aujourd’hui totalement dévoyée de son objectif.

mariage.jpgUne fois de plus, ce grave sujet de société, qui méritait un approfondissement calme, sérieux et serein pour parfaire un PACS inachevé et ouvrant à des injustices criantes auxquelles il convenait de mettre fin - ce dont la majorité des français convient tant cela est éclatant - ce sujet est aujourd’hui largement exploité pour en faire une manifestation purement politique dont le seul objectif est de mettre le gouvernement en porte à faux, avec un projet, il est vrai, peu concerté et très mal préparé. La preuve ? Face à ces injustices, quelles réponses apportent ces manifestants autres que celle de s’opposer purement et simplement ? Aucune ! Quel aveu d’impuissance !

Le sujet, au lieu de diviser les français et en opposer une partie tournée systématiquement contre l’autre (selon la vieille règle archaïque du bipartisme dont la France souffre tant et où l’on s’oppose seulement pour s’opposer par principe, quelqu’en soit la cause), ce sujet-là méritait un large consensus. Pas une confrontation entre français. Et encore moins une manifestation avec des relans plus ou moins homophobes.

Le gouvernement, en présentant de son côté ce projet comme un bouleversement de l’institution du mariage, se trompe de débat. Car le mariage, c’est toute autre chose qu’un simple texte législatif. Et nul gouvernement, nul législateur n’est compétent, ni habilité, pour changer cette institution plusieurs fois millénaire, base de toutes nos sociétés, dans toutes les civilisations ou toutes les cultures, ni toucher à son caractère sacré. C’est une erreur fondamentale.

L’objectif était pourtant très simple : accorder aux couples - à tous les couples quelles que soient leurs orientations sexuelles - les mêmes droits civiques et les mêmes devoirs, et mettre fin aux injustices actuelles créées par un PACS imparfait et resté inachevé. Il suffisait de remplacer, pour tous les couples (hétéros ou homos), le mot “mariage” (qui n’a rien à faire dans cette nécessaire réparation juridique d’une injustice constatée) par le mot “union civique”, celle-ci s’appliquant désormais également à tous les couples, quels qu’ils soient. Le débat en aurait été plus apaisé. Mais on a préféré chercher la confrontation au nom de principes désuets et trop souvent partisans.

enfant.jpgUn autre débat, cependant, s’ouvre : c’est la place de l’enfant dans ces couples, les uns issus de l’union naturelle d’un homme et d’une femme, les autres dans le cadre d’une adoption concertée - et très largement répandue - et que reconnaît déjà la Loi. Mais celle-ci se révéle impuissante à apporter des réponses pleinement satisfaisantes, car la loi de la nature a "pipé les dés".

Par contre, soutenir un projet de Loi comme la PMA (Procréation Médicalement Assistée), pose un grave problème de fond - et ô combien dangereux dans ses possibles dérives - dont je ne suis pas sûr qu’il soit à la veille d’être résolu. Outre le fait que la Sécurité Sociale n’a pas été créée ni conçue dans cet objectif purement sociétal - celle-ci a d’autres priorités et d’autres obligations à remplir auxquelles elle doit déjà faire face, mais sans y parvenir totalement dans un esprit de justice sociale - je crois qu’on a raison de vouloir dissocier totalement cette PMA du débat purement juridique de l’union civile pour les couples de différentes orientations.

Voilà pourquoi je ne peux soutenir la forme que l’on donne, des deux côtés, à ce grave débat dont je n’ignore pas l’importance.

Je renvoie donc dos à dos les protagonistes des deux camps, car j’estime que tous deux sont dans l’erreur et se trompent totalement quant au débat qui s'ouvre dans quelques jours.

17:36 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 31 décembre 2012

MES VŒUX POUR 2013

Je vous adresse ici mes Vœux pour 2013.

À bientôt.

mardi, 20 novembre 2012

À PROPOS D'IMPLOSIONS EN CHAÎNE

La France a assisté, ce soir du 19 Novembre 2012, à l’implosion de l’UMP.

Tout comme elle assiste aussi, parallèlement, à l’implosion de la courte majorité de François Hollande.

copé-fillon.jpgCertes, à l’UMP, celle-ci a vu la victoire étriquée de J.F.Copé à sa présidence avec 98 voix d’avance seulement sur près de 180.000 suffrages exprimés. Mais celui-ci, dès son élection, se réclame aussitôt non d’une volonté de rassemblement mais d’une “droite décomplexée”. Et, si l’on s’en tient à ses propos de campagne, cette droite-là n’est qu’une droite très “lepénisante”. C’est une erreur qui ne pardonnera pas, surtout dans ces conditions-là.

Comme l’a traduit peu après le candidat défait - François Fillon - cette position consacre, outre les nombreuses fraudes utilisées à cette fin, la fracture “morale et politique” de l’UMP. Les mots sont durs et sans appel : l’UMP a bien implosé.

Qu’on ne s’y trompe pas : les conditions de toute (re)conquête du pouvoir par cette droite-là sont considérablement amputées. En effet, de par le monde (et pas seulement en France), il est prouvé que toute droitisation d’un candidat l’éloigne généralement du pouvoir. En France, cet été, on a vu un Sarkozy, très mal conseillé, notamment par un Buisson aux accents maurassiens, infléchir son discours vers une droitisation outrancière : on sait le résultat. Aux USA, il y a quelques jours, alors qu’Obama se représentait face à ses électeurs avec un bilan très décevant et lourd, bilan qui, normalement, aurait du le conduire à sa défaite, c’est cependant son adversaire Romney qui a fait l’erreur fatale d’infléchir son discours vers une droite pure et dure alors que toute son action passée, très sociale comme gouverneur de son état, ne l’y disposait pas : au final, ce n'est donc pas Mr Obama qui a gagné l'élection mais Mr Romney qui l'a perdue.

On pourrait multiplier ainsi les exemples....

L’UMP droitisante à la façon copéiste a, si elle persiste dans ses discours lénifiants, vraisemblablement perdu toutes chances de (re)conquête du pouvoir.

Cette (re)conquête-là ne peut, et ne pourra, se faire que dans un large rassemblement des français. Pas en continuant de les diviser entr’eux, pas en entretenant les éternels antagonismes ravageurs et suicidaires de droite contre gauche (ou vice-versa) où chacun bannit systématiquement l’autre. Ni en faisant ressurgir, en ultime sauveur, de la voiture balai le battu de la dernière élection.

Le centre, quant à lui, devant ces implosions en chaîne, et si certains de ses dirigeants qui s’en réclament aujourd’hui voulaient bien s’éloigner de leurs étroites considérations purement électoralistes, si ceux-là offraient, enfin, aux français la chance de se réconcilier entr’eux, ce centre-là devrait y trouver toute sa place en ayant un rôle déterminant et nécessaire de rassembleur. Et c’est bien autour de ce rassemblement que s’organisera tout futur pouvoir pour faire face aux périls où la France est placée. Toute autre stratégie est vouée à l'échec.

C’est le défi qui se présente aujourd’hui au centre : à lui de prouver, en surmontant enfin les egos des uns ou des autres, s’il est capable ou non de le relever.

mardi, 06 novembre 2012

À PROPOS DU GAZ DE SCHISTE

À PROPOS DU RAPPORT GALLOIS

ET LE GAZ DE SCHISTE


schiste.jpgC’est l’une des qualités du rapport Gallois, qui fait actuellement l'actualité (inspiratrice, peut-être ?) de la future politique gouvernementale, de ne pas faire l’impasse sur cette ressource énergétique - je parle ici du gaz de schiste - ressource immense qui se trouve sous nos pieds et dont les énormes réserves pourraient assurer tant le relais des énergies fossiles (qui s’épuisent et arriveront bientôt à leur terme), que notre indépendance énergétique pour de très nombreuses décennies. À côté, bien sur, des énergies renouvelables dont chacun sait à la fois les ressources mais aussi leurs limites, sans oublier l’énergie nucléaire dont on connaît aussi les risques et ses propres limites.

On sait les réserves, qui ne sont pas sans fondements, que font certains face à cette ressource nouvelle tant son exploitation peut être dangereuse pour notre environnement.

Le problème n‘est pas le gaz en lui-même, mais les techniques à mettre en œuvre pour l’extraire et l’exploiter dans des conditions sures : il est certain que ces techniques ne sont pas encore au point et on peut comprendre ceux qui s’élèvent contre toute exploitation aveugle, comme on le constate ici ou là dans nombre de pays étrangers, dans des conditions aussi incertaines et périlleuses.

FAUT-IL INTERDIRE ?

Mais le grand tors de cette attitude est d’interdire purement et simplement toute recherche et fermer la porte à cette ressource sous prétexte que nous ne maîtrisons pas encore une technique pérenne et respectueuse pour l’exploiter. C'est une attitude suicidaire.

Quand on voit fleurir certaines pancartes qui affichent “Non au gaz de schiste !”, c’est là une attitude aussi coupable que celle de ces exploitants hâtifs qui font fi, par ailleurs, des risques encourus. Et interdire, comme on le fait aujourd’hui, de s’approprier les techniques nécessaires pour sécuriser l’exploitation de cette ressource est une attitude totalement irresponsable, donc à bannir fermement : c’est nier la compétence et la capacité inventive de nos chercheurs, de nos ingénieurs, de nos techniciens pour résoudre une difficulté qui, comme toute autre, ne peut être indéfiniment insurmontable.

Le devoir de nos décideurs est donc d’encourager ces recherches, leur donner les moyens nécessaires pour qu’à terme elles trouvent une issue à la difficulté actuelle de cette exploitation. Car, en dépit des protestations aveugles de certains, exploitation de ce gaz il y aura bien un jour ou l’autre, car elle sera une nécessité absolue pour notre développement économique face à nos concurrents, et la défense de nos emplois.

Le devoir de nos décideurs est donc de se préparer dès aujourd’hui, et avec une constante application, à relever ce défi qui, quoiqu’en disent certains, conditionnera bien notre avenir.

Ce n’est pas là le moindre des mérites du rapport Gallois de ne pas se taire à ce propos.

mercredi, 26 septembre 2012

LE COUP DE PIED de Mr BORLOO

mouvement démocrate,bayrou,politiquePour le cas où nul ne l’aurait pas déjà compris, la réponse de Jean-Louis Borloo à la main tendue de François Bayrou est “non”. Et pour qui serait ou sourd ou aveugle, Mr Borloo ne cesse de le marteler à longueur de déclarations.

C’est une sorte de coup de pied de l’âne : sauf que Mr Borloo se trompe ici de cible. Ce n’est pas, chez lui, sa première erreur.

Au hasard des billets qu’on relève sur la toile à ce propos - car cette évidence est maintenant incontournable -  j’ai remarqué celui d’Olivier Nataf, Vice-Président du MoDem (français de l’étranger) et co-fondateur du MoDem US. Et celui-ci de remarquer justement : “Il y a (déjà) un courant à l’UMP qui se revendique du centrisme et de l’humanisme : ceux qui se retrouvent dans cette alliance automatique ont donc déjà un espace d’expression”.

Et David Guillerm, un autre internaute, de poursuivre (“L’UDI, wait and see”) : “J’ai du mal à me positionner sur l’UDI, rassemblement de centre droit, affilié systématique à l’UMP et ses alliés. J’ai du mal à me reconnaître dans un mouvement qui, avant même le moindre scrutin, a déjà abandonné le combat électoral au profit de futures alliances avec l’UMP. Je ne comprends pas que l’on puisse faire de telles déclarations sans connaître le futur programme de l’UMP”.

Une logique imparable !

Et Olivier Nataf (déjà cité plus haut) de continuer par ailleurs son billet : “L'UDI rate une occasion historique de mettre le centre au pouvoir.... Le centre-droit est une supercherie électoraliste et une escroquerie idéologique. L'objectif de ce nouveau parti est de se mettre en position de négocier des postes avec l'UMP, mais pas pour appliquer d'autres idées que celles de la droite une fois au pouvoir.... La bipolarisation est incontournable, mais le bipartisme ne l'est pas : l'UDI se soumet aux deux..... Il ne s’agit pas de choisir entre la gauche et la droite, mais de proposer un troisième projet de société”.

Peut-on espérer un sursaut de Mr Borloo sous la poussée d’authentiques centristes qui se trouvent heureusement à ses côtés ?

Mr Borloo nous a déjà habitués à de nombreuses volte-faces. Celle-ci serait vraiment salutaire.

mardi, 18 septembre 2012

LE VOTE DES ÉTRANGERS NON COMMUNAUTAIRES

vote.etrangers.jpgC'était déjà une des promesses de François Mitterrand en 1981, voici 30 ans. Elle n'a pas été tenue faute du consensus nécessaire pour faire adopter cette loi : il fallait obtenir la majorité des 3/5° du parlement réuni en Congrès pour modifier la Constitution. Cette majorité, François Mitterrand ne l'a jamais eue, et de très loin. Ou il fallait faire voter les français dans le cadre d'un référendum : ce n'était pas gagné d'avance. Prudemment, François Mitterrand s'est abstenu d'aborder une telle épreuve.

Aujourd'hui, les choses n'ont guère changé : François Hollande, pas plus que Franços Mitterrand, ne dispose de la majorité des 3/5° du Congrès. Il lui manque plus d'une trentaine de voix : c'est mieux qu'à l'époque de Mitterrand, mais cela reste insuffisant. Où prendre donc ces 30 voix pour conforter ce vote ? D'aucuns évoquent une "opération de charme" vers les centristes : mais ceux-ci sont-ils majoritairement favorables au vote des étrangers non-communautaires dans les élections locales ? Personnellement, j'en doute.

Et quant au recours au référendum, outre les débats que cela risque d'ouvrir où l'on peut rallumer tous les extrémismes, la France profonde va-t-elle se dépouiller elle-même de la seule prérogative dont elle dispose encore, c'est-à-dire de décider de l'essentiel de ce qui doit se faire en France ? Ce n'est pas davantage gagné.

On peut comprendre l'embarras de certains socialistes, les moins agités d'entr'eux, qui ne savent comment aborder le sujet et le classent parmi les non-priorités pour éloigner le risque d'un échec annoncé.

À moins d'un vote référendaire "à l'américaine" où l'on pose plusieurs questions à la fois sans aucun rapport les unes avec les autres pour atténuer l'échec sur la question du vote des non-communaitaires qui, lui, risquerait d'être rejeté.

Pourquoi donc, dans ses nombreuses promesses pré-électorales, François Hollande s'est-il risqué à rallumer un tel brûlot ? C'est de sa seule responsabilité. Il risque d'en payer le prix.

18:02 Publié dans SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 16 septembre 2012

POURQUOI VOULOIR DEVENIR BELGE ?

Il ne fait plus bon vivre riche en France.

mouvement démocrate,bayrou,politique,débats de sociétéSurtout quand les riches voient que l'effort "exceptionnel" qui leur est demandé pour redresser la situation en France - ce qui pourrait être fort louable - n'est accompagné d'aucun effort de la part de l'état qui continue, de son côté, de dépenser à gogo.

"Exceptionnel", ensuite, dans la bouche de nos "politiques" qui ne nous ont guère habitués à supprimer des impôts et les brandissent même comme des trophées de guerre, çà veut dire quoi ? Pour 2 ans, pour 5 ans, ou pour "perpète" ? C'est le flou absolu : aucun engagement ferme sur ce point.

Résultat : près de 500.00 contribuables français - et pas seulement des milliardaires mais des gens plus modestes qui ne veulent pas, en fin de carrière, se faire confisquer le fruit du travail de toute une vie - se sont installés en Grande-Bretagne : il est vrai, que là-bas, l'impôt sur les sociétés, qui était de 28%, a été ramené à 24% et devrait passer à 22% d'ici 2 ans ; le taux maximal sur les hauts salaires (+ de 190.000 €) a été ramené de 50 à 45%, et il n'y a pas d'ISF. En Belgique, il n'y a ni ISF, ni impôt sur les plus-values : des français s'y installent désormais par milliers. En Suisse, 1 français s'y installe par jour. etc....

Y a-t-il donc de la grandeur d'âme à vouloir se laisser plumer ?

Mais, ce qu'il y a de plus grave dans cet exode, ce n'est pas seulement des capitaux français qui s'évadent pour s'investir à l'étranger, mais ce sont des cerveaux, des chercheurs, des universitaires formés et diplômés en France qui se mettent au service d'états qui les respectent, eux, comme il se doit ; ce sont aussi des sociétés incitées à délocaliser leur siège social, etc.....

Voilà pourquoi "on peut avoir envie de devenir belge", pour répondre à la question posée récemment sur une grande radio nationale.

Quand l'état se laisse aller au vieux démon de la confiscation des forces vives d'une nation et de ses richesses potentielles pour satisfaire des promesses hasardeuses - tout en se préservant soigneusement de tels efforts pour lui-même - voilà le résultat !

Faut-il s'en étonner ?

lundi, 10 septembre 2012

LA CULTURE MUSICALE OCCIDENTALE....

cult.music.jpgJ'ai réécouté ce soir avec plaisir le concert donné en 2010 au Musikverein de Vienne (Autriche) par cet extraordinaire pianiste chinois : Lang-Lang.

Quelle technique ! Quelle sensibilité ! Quel enthousiasme ! Même si cela l'entraîne parfois à des vélocités auxquelles je suis peu habitué encore.

Mais, en "off", j'entendais après ce concert qu'il y a en Chine 50 millions de jeunes chinois qui apprennent le piano et de présenter quelques échantillons de leur savoir-faire : éblouissant de maîtrise !

Comment s'étonner qu'il n'y a désormais plus un concours en Occident sans qu'un chinois, ou un asiatique, n'emporte un prix souvent fort mérité ? Et d'entendre aussi un vieux professeur chinois de piano dire : "Chopin, c'est toute mon âme. Et Debussy toute ma culture".

Curieux : je n'ai jamais entendu un seul de mes maîtres au Conservatoire me tenir un tel langage. Faut-il aller désormais en Chine pour se pénétrer de notre culture musicale occidentale ?

Je m'interroge.

lundi, 09 juillet 2012

NÎMES : LA DRAMATIQUE FERMETURE DU Bd de PRAGUE

mouvement démocrate,bayrou,politiqueQuand le directeur de l’Atria élève le débat pour attirer l’attention des responsables sur l’avenir de son entreprise, c’est parce qu’il sait que le véritable parcours du combattant auquel on soumet désormais sa clientèle pour y accéder aura pour inévitables conséquences de l’en détourner et de l’orienter vers des établissements concurrents, notamment ceux situés en périphérie du centre ville. Et ce n’est pas la présence à deux pas de son établissement des arènes ou des vastes espaces AEF - trop souvent inoccupés - qui inverseront cette tendance.

Plus grave est la situation, outre celle des autres activités économiques autour du Bd de Prague fatalement condamnées à disparaître tôt ou tard, est celle du Courbet dont la dégradation - déjà bien entamée - transformera à terme cette artère en une zone bordée de commerces fermés ou, au mieux, de locaux occupés par des établissements de 3ème ou 4ème catégorie (type de ceux qui bordent déjà Faïta ou le bas du Gambetta) lesquels auront vite saisi l’opportunité de l’effondrement des prix de ces locaux pour les acquérir. Ce n’est pas ce genre d’activités, sur cette artère-clef, qui favorisera le développement des activités touristiques ou culturelles de Nîmes mais dégradera durablement son image de marque. Et le projet immobilier flatteur de Foster sur les Carmes sera très insuffisant pour relever ce vaste niveau général.

Et si, même à terme, d’autres responsables revenaient à la raison en faisant sauter l’absurde bouchon du Bd de Prague qu’on place aujourd’hui, les dégâts sur l’axe Courbet/Carmes seront tels que les traces seront indélébiles et cet axe restera une artère durablement dégradée.

Je ne conteste pas le professionnalisme des concepteurs et paysagers quand ils ont dessiné le projet AEF, mais je conteste leur professionnalisme qui les a conduits à cette décision de couper Nîmes en deux en un point clef, et ignorer les règles élémentaires des flux économiques qui commandent les réflexes des chalands au moment où ils décident de faire un achat. Ces concepteurs et paysagers sont, dans ce domaine, d’une totale incompétence. Incompétence ensuite partagée par des décideurs qui les écoutent aveuglement et se rangent trop facilement à leurs arguments.

Je ne m'étends pas davantage sur le contournement proposé de ce bouchon qui sépare désormais l'Ouest de Nîmes de sa partie Est par le contournement de l'Écusson via les boulevards qui le borde. Là où 50 mètres sont désormais fermés à toute circulation, le contournement obligé entame désormais un parcours de près de 2 kms, au travers de voies déjà très encombrées, et parsemées de ±5 feux, non programmés entr'eux, qui condamnent à d'interminables attentes. Sans parler du bruit et de la pollution d'un tel trafic.

On cherche, mais en vain, la cohérence d'une telle décision.

jeudi, 14 juin 2012

BARCAROLLE n° 4 de Gabriel Fauré

Pour une petite détente, voici la Barcarolle n° 4 de Gabriel Fauré que j'avais enregistrée il y a quelques années alors que je touchais encore mon piano.

00:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)