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vendredi, 01 janvier 2016

MES VŒUX pour 2016

mouvement démocrate,politique

mercredi, 27 mai 2015

LE PITRE

sarkozy.jpgJe suis effaré devant le lamentable spectacle auquel se livre sur les estrades Mr Sarkozy.

Je ne reviendrai pas sur l'utilisation du mot "Les Républicains" : je me suis déjà expliqué par ailleurs à ce sujet.

Mais les numéros de pitre auquel se livre publiquement Mr Sarkozy, et ce de façon systématiquement récurrente, abaissent la fonction présidentielle - fonction à laquelle il prétend cependant accéder de nouveau - à un niveau jamais vu : lamentable ! De Gaulle doit se retourner dans sa tombe.

Si Mr Sarkozy continue comme çà, quoiqu'avec Mr Hollande on croyait avoir déjà touché le pire, Mr Sarkozy va finir par nous faire regretter ce dernier : un comble !

vendredi, 08 mai 2015

LA RÉFORME DE L'ENSEIGNEMENT : L'ÉCHEC ANNONCÉ

BILLET du 8 MAI 2015

Rarement une réforme entreprise par un gouvernement, de quelque tendance politique soit-il, voit surgir une telle levée de boucliers contre celle-ci et que ce gouvernement veut, cependant, imposer contre vents et marées. Que ce soit de la part des enseignants eux-mêmes, de leurs syndicats, mais aussi d'écrivains, de philosophes, de personnalités du monde culturel, de politiques de tous bords, et même, maintenant, de chancelleries étrangères (qui s'émeuvent justement du volet supprimant les écoles bilingues), certaines interventions relèvent d'une indignation mal contenue tant cette réforme les révolte. Certains n'hésitent pas à affirmer que l'école de la République est désormais en danger !

enseignement.jpgDe quoi s'agit-il en fait ? De la réforme de l'enseignement scolaire menée par Mme Najat Belkacem, Ministre actuelle de l'Éducation Nationale, celle-ci ayant la charge régalienne de former les futurs citoyens de notre Nation qui seront appelés, demain, à prendre les rênes de la France et de prolonger, en l'enrichissant à leur tour, sa mission multi-séculaire dans le monde.

Mission régalienne, ai-je dit, mais mission ô combien fragile si on veut préserver ce bien précieux qu'est l'héritage qui nous est momentanément confié et qu'il faut préserver pour le transmettre ensuite, avec l'intégralité de ses valeurs, aux générations à suivre. Nul n'a donc le droit, même une Ministre passagère, de "jouer" avec ce bien précieux, même au nom d'une idéologie d'un moment de notre Histoire, pour satisfaire quelque facilité que ce soit.

UN "CERTAIN" ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE

Dans le cadre de cette réforme, j'observe que celle la plus souvent décriée est celle de l'enseignement de l'Histoire : celui-ci ferait dorénavant rentrer une sorte d'idéologie rampante à travers les programmes.

Pour exemple, dans les classes de 5ème, on y introduirait désormais certains enseignements dits "obligatoires", et d'autres dits "facultatifs". Ceux "obligatoires" feraient donc obligation à tout élève de les suivre, et ceux dits "facultatifs" offriraient à tout élève de ne pas y assister du tout. La bonne aubaine de sécher les cours !

C'est donc un enseignement à 2 niveaux qu'on préconiserait. "École de l'Égalité ?" s'interrogent ceux qui veulent défendre les valeurs de la République.

On est saisi aussi de constater, par un autre exemple qui a frappé tous les observateurs (même s'il n'est pas un élément essentiel du débat), que la "découverte de l'islam" deviendrait un enseignement qui serait désormais "obligatoire" pour tous, mais la découverte du judéo-christianisme, comme celle de tout ce qui a suivi la chute de l'empire romain, celle de l'émergence des empires carolingien et byzantin, celle qui a tracé les routes du commerce et des échanges culturels - et qui sont pourtant devenus vecteurs de nos cultures d'aujourd'hui - ces découvertes-là, elles, ne seraient plus que.... "facultatives" ! On peut comprendre les émois suscités.

On peut comprendre aussi, par ces seuls constats, que dans une nation pétrie depuis des siècles de ces échanges et de ces courants qui ont formé si profondément son identité, qui a construit son unité avec toute cette Europe à laquelle elle appartient désormais, celle notamment de Charlemagne depuis le 8° siècle, on peut comprendre la stupeur de beaucoup, même en reconnaissant qu'une découverte rénovée de l'islam est devenue, dans le monde d'aujourd'hui, une réelle nécessité. Mais, à découverte de valeurs égales, l'enseignement doit rester égal pour tous. Et non pas facultatif au gré d'une idéologie du moment.

L'HISTOIRE DÉFORMÉE : À QUELLE FIN ?

En exemple encore, dans cette longue et riche histoire de notre nation, faite aussi de "hauts" comme de "bas" (quelle nation a échappé à ces vicissitudes ?), pourquoi leste-t-on si lourdement les pages que l'on juge désormais "culpabilisantes" - celles des inévitables erreurs, celles du colonialisme, celles des guerres et des crimes qu'elles ont pu entraîner - et pourquoi en rajoute-t-on sur ces sujets des tonnes et des tonnes, quand, parallèlement, tout ce que notre nation a fait de bien depuis 20 siècles pour le progrès de l'homme, est pratiquement gommé ?

Autre exemple encore : l'enseignement de l'Histoire en 4ème préconise des programmes "thématiques" et non plus des programmes "chronologiques". Et le tout teinté d'une bonne dose d'humanisme "bon marché" avec, en arrière-plan, des thématiques moralisatrices. Alors que toutes les "histoires", de quelque nation à laquelle elles appartiennent, ne sont écrites que d'enchaînements de faits précis qui se sont succédés et les entraînant les uns aux autres. Aucune explication n'est désormais enseignée pour comprendre ces enchaînements, ni sur les personnages essentiels qui ont joué un rôle déterminant dans les décisions prises, ni dans la recherche sur leurs causes profondes. Si on veut aller plus loin encore dans cet exemple, en classe de 4ème, on enseigne toujours "l'histoire de l'Europe et du monde du 17° au 19° siècle". Mais l'Europe qu'on y enseigne n'est abordée que sous le seul angle de la colonisation, des empires coloniaux, de l'exploitation des continents et de leurs richesses et.... des traites négrières ! Comme si l'Europe se réduisiat exclusivement à la colonisation et à l'esclavage ! De civilisation apportée (notamment dans les domaines de la santé et du développement), de la pacification imposée dans des peuplades précédemment perpétuellement ensanglantées de constantes guerres tribales, nulle mention n'est plus citée.

QUE SONT DEVENUES LES "LUMIÈRES" ?

Alors qu'au 18° siècle, on a vécu les premières révolutions, celle des "lumières", celle de la révolution scientifique, celle de la naissance de l'esprit critique, de la naissance ausi de la démocratie, de la préparation de la révolution française et des droits de l'Homme, l'encyclopédie de Diderot et de d'Alembert, c'est aussi Newton, la naissance des grands musées en Europe, la volonté de démocratiser les connaissances, etc...., eh bien tout ceci, dans la réforme proposée, "passe à l'as", il devient "facultatif", tout comme Voltaire, l'affaire Calas, celle du Chevaler de la Barre, la naissance du monde intellectuel, etc..... Mais la colonisation et l'esclavage.... on en a fait l'essentiel à retenir de ce 18° siècle !

Enfin, pour poursuivre cette démonstration sur le seul volet de cette Histoire "revue et corrigée", on ne peut qu'observer encore  l'esprit d'auto-fragellation avec lequel on la rapporte. Par exemple encore, la 1ère guerre mondiale - celle de 14-18 - n'est abordée uniquement que sous les aspects de sa violence inouïe et de ses millions de morts et d'amputés. Mais, curieusement, on y inclut même.... le génocide arménien ! C'est fort bien qu'on n'oublie pas les arméniens, mais est-ce cela qui explique les origines de cette guerre si marquante de l'Histoire de notre continent ?

Comment, pour finir, comprendre encore la longue et riche période du romantisme si vous ne savez pas qu'il est une réaction violente et nostalgique contre la révolution française et contre les lumières et le classicisme de notre 17° siècle ? Oui, c'est vrai, ce fut une sorte de contre-révolution : il faut le dire. Mais si vous ne le savez pas, si cela n'est plus enseigné, vous ne pouvez rien comprendre à ce qui a tant marqué notre histoire littéraire et intellectuelle lors de cette période du romantisme. L'important, c'est donc de connaître la chronologie de notre Histoire, celle a conduit à la naissance de cette période particulière, comme tant d'autres, et que nous ne pouvons ni ne devons ignorer.

LE TOHU-BOHU DE NOTRE ENSEIGNEMENT

Toutes ces phases de notre Histoire sont donc désolidarisées, désarticulées les unes des autres, alors qu'il serait nécessaire, au contraire et pour mieux les comprendre, qu'on explique les enchainements qui les ont guidées. Le chronologique est donc une donnée indispensable si on veut comprendre l'Histoire.

L'idée directrice de la réforme voulue par Mme Najat Belkacem semble donc être que l'enseignement est prioritairement destiné à "fabriquer" des citoyens. C'est bien, c'est un bel objectif. Mais comment le faire ? Et la réponse qu'elle apporte n'est une immense, voire une dramatique erreur. Je l'affirme.

L'enseignement, c'est d'abord transmettre des connaissances, c'est le plaisir - voire la passion - de les découvrir, et ce n'est pas autre chose. C'est encore transmettre la compréhension du monde. C'est alors, mais alors seulement, que tout ceci est nécessaire pour "fabriquer" des citoyens (pour reprendre la terminologie officiellement utilisée), mais des citoyens pleinement éclairés. Il faut respecter l'ordre des choses et non pas les inverser.

Mais "fabriquer" des citoyens, ce n'est pas donner des cours de morale à jet continu. Or, dans le projet de Mme Najat Belkacem, on expose surtout les théories du "développement durable" à toutes les sauces, de la "croissance verte", on développe l'horreur du "capitalisme dévastateur", etc…. Non pas qu'il ne faille pas en parler du tout, mais faire des programmes un gigantesque "cours d'instruction civique" à la sauce "3ème gauche", c'est totalement dévastateur. C'est même décérébrant.

Autre idée encore de Mme Najat Belkacem, c'est de supprimer les classes bilingues, et de tout qui donnait accès à une sorte "d'excellence" de notre enseignement. Mais son idée à elle, c'est que tout ce qui est "excellent" est forcément "discriminant". Elle en fait une sorte d'obsession. En fait, il faudrait donc supprimer les classes d'excellence pour éviter de discriminer ceux qui ne pourraient y accéder. C'est le nivellement absolu par le bas  de tout notre enseignement.

Mais on maquille ce projet en préconisant parallèlement l'apprentissage d'une 2ème langue étrangère dès la 5ème. On serait tenté d'applaudir une telle initiative. Mais il faudrait pourtant, et prioritairement, qu'ils apprennent la 1ère langue, celle véhiculaire qu'ils doivent utiliser chaque jour, c'est-à-dire le français, la langue de toute communication dans le pays où ils vivent. Les langues étrangères, c'est un plus, un complément, pas une substitution. Mais quand on constate qu'aujourd'hui 35% des élèves qui rentrent en 6ème sont en situation d'illettrisme, dont 7 à 8% d'analphabètes absolus, 15% qui ne sont pas capables de lire un texte en le comprenant, et le reste dans l'état de ne déchiffrer que consonne par consonne le texte qu'ils ont sous les yeux sans en rien comprendre de son sens. Et l'on retrouve approximativement les mêmes proportions chez les étudiants de 18 ans ! Voilà donc que Mme Najat Belkacem veut rajouter 2 langues étrangères en sus de la langue française, celle que beaucoup ne connaissent même pas !

Au lieu de viser les collèges, Mme la Ministre ferait mieux de réformer l'enseignement dans les CP : c'est là que tout se joue, y compris l'avenir des élèves sur le long terme. Mais çà, Mme Najat Belkacem semble l'ignorer.

Enfin, puisque l'on parle de la langue française, je n'évoquerai pas ici le caractère désormais "facultatif" de l'apprentissage du latin et du grec qu'on veut éloigner totalement de fait de l'enseignement général. Pourtant, comment apprendre une langue, surtout quand il s'agit de sa langue du quotidien, si l'on ne connait même pas la racine et le sens d'origine des mots que l'on utilise ? Ce n'est pas la moindre cause des indignations qui s'expriment et venant de toutes parts.

Mais il est vrai que si, déjà, on néglige l'enseignement du français élémentaire (puisque tel est le constat que chacun fait), à quoi cela peut-il servir d'enseigner en sus ses racines, c'est-à-dire le latin et le grec ? Est-ce encore pour des raisons idéologiques, contre l'esprit d'excellence qu'est fait ce choix, pour encore éviter de "discriminer" ceux qui ne sont pas en capacité d'y accéder pleinement ?

On assiste donc à un nivellement de notre enseignement par le bas, et non plus vers l'excellence. C'est ravageur !

INCAPACITÉ ?

Je ne connais pas personnellement Mme Najat Belkacem, ni eu le plaisir de la croiser. Elle est peut-être une femme charmante, enrichie des différentes cultures dont elle est issue, ce qui peut être une chance pour elle.

Je n'épiloguerai pas non plus, comme certains le font, sur les raisons de son échec renouvelé au concours d'entrée à l'ENA, échec auquel elle s'est heurtée à 2 reprises successives : ceci ne peut être un critère d'appréciation de ses autres capacités. Mais une carrière ensuite d'attachée parlementaire sous différents tuteurs, puis celle de juriste de passage, apportent-elles les qualités suffisantes à quiconque pour recevoir ensuite la responsabilité énorme de devenir le principal guide de l'enseignement et de la formation des futurs citoyens qui feront demain notre nation ? Ses décisions, en la circonstance ici évoquée, m'en font douter.

Pour être à la hauteur d'une telle mission, il faut avoir les tripes de cette nation collées au ventre avant de pérorer sur un sujet que, manifestement, elle ne maîtrise pas, ou si mal. Et l'onction présidentielle qu'elle a reçue pour ce faire ne lui accorde aucune qualité supplémentaire pour cela. Hélas !

Au très modeste poste d'où je m'exprime ici, cela me fait mal, précisément pour la France elle-même.

Il fallait que je vous le confie.

dimanche, 18 janvier 2015

LIBERTÉ et FRATERNITÉ

 

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La liberté d'expression ne doit jamais mettre en péril l'obligation absolue du "vivre ensemble".

 

Toute liberté doit donc avoir ses règles qui fixent sa part de responsabilité collective, donc arrêtent ses propres limites.

 

Sinon, une liberté qui perdrait le respect d'autrui dans ses différences ou ses convictions intimes deviendrait vite une prison où nous nous enfermerions nous-mêmes.

 

Le mot "liberté" n'autorise pas d'oublier le sens du mot "fraternité" : ces deux valeurs fondamentales de toute société - et de notre République - sont indissociables l'une de l'autre.

 

mercredi, 07 janvier 2015

MESSAGE OUVERT à Mr Jean-Paul FOURNIER

Le MIDI LIBRE fait paraître ce jour une information qui remplit de stupeur les adhérents du Mouvement Démocrate (MoDem) du GARD et vise directement la personne de leur nouveau Président Départemental, Mr Bernard BON.

 

Si l'on en croit cette information, Mr BON se serait rendu "coupable", à l'endroit de ses partenaires de l'actuelle opposition, de propos qui auraient fait "sortir de ses gonds" le Secrétaire Départemental de l'UMP, Mr Jean-Paul FOURNIER.

 

Cette affirmation est aberrante. Pour preuve, les faits officiels qui suivent et, seuls, font foi:

 

1°/ Mr Bernard BON, n'ayant pas de site Internet personnel a, le 1erJanvier à 10h32, utilisé, comme des millions de français, le biais d'un réseau social pour présenter ses vœux personnels à tous ses amis et à la population dont il fut longtemps l'un de ses élus.

 

Voici la teneur exacte de ce message de vœux (qu'on peut toujours trouver sur ce réseau social) :

 

Bernard Bon

1 janvier, 10:32 ·

 

A tous, mes meilleurs vœux pour 2015 :

Santé, Bonheur et réussite.

 

2°/ Mr Bernard BON, en sa qualité de tout nouveau Président élu du Mouvement Démocrate du GARD, a usé, de son côté, du site Internet de ce Mouvement, le 3 Janvier 2015, à 17h49, par mon intermédiaire (puisque je suis le seul responsable légal de ce site), pour adresser, ès-qualité de sa nouvelle fonction, ses vœux aux adhérents de ce Mouvement. 

 

En voici le lien :

 

http://lemouvementdemocratedugard.hautetfort.com/archive/2015/01/03/les-voeux-du-president-bernard-bon-5525466.html

 

Pour qui prend connaissance de ces deux textes, adressés à des publics différents l'un de l'autre (dont celui privé des adhérents du Mouvement Démocrate du GARD), l'on cherche en vain quelqu'agression que ce soit qu'on puisse y trouver vis-à-vis de nos partenaires de l'UDI, ou de nos alliés potentiels de l'UMP, dans le cadre précis des futures élections départementales où, il est vrai, Mr Bernard BON se présente avec une partenaire issue des rangs de l'UMP sur le canton de Beaucaire.

 

Nous ignorons quelle information a bien pu être communiquée à Mr FOURNIER pour susciter de sa part une telle opprobre et une condamnation aussi cinglante à l'encontre de Mr Bernard BON, allié, dans le cadre de l'Alternative, à ses partenaires de l'UDI et à sa partenaire de l'UMP.

 

C'est la raison pour laquelle j'invite personnellement, en ma qualité de Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate, mon homologue, le Secrétaire Départemental de l'UMP, Mr FOURNIER, à vérifier ses sources dont les références officielles sont ci-dessus mentionnées et font foi de la seule vérité qui compte. Toute autre interprétation n'est que mensongère.

 

Mais, voici qu'au moment d'envoyer ce message, la nation toute entière est justement émue de l'odieux attentat qui vient d'avoir lieu à Paris contre la liberté d'expression de la presse et celle de tous les citoyens.

 

À cette occasion, on entend de toutes parts un appel à se rassembler, dont celui du nouveau Président de l'UMP, Mr Nicolas SARKOZY, qui rappelle, dans un très digne message, à tous les français : "les principes républicains les plus chers : la liberté d'expression".

 

Même si le motif de cet appel est d'une toute autre importance en comparaison du motif ici invoqué pour exclure aujourd'hui étrangement Mr Bernard BON de notre volonté commune de changer l'actuelle majorité départementale - et dont on semble perdre de vue l'objectif initial - je ne peux que souhaiter que cet appel au rassemblement soit entendu de tous.

 

Le temps n'est plus aux querelles des virgules derrière les mots.

 

François VAN DE VILLE

Secrétaire Général du Mouvement Démocrate (MoDem) du GARD

mardi, 06 janvier 2015

REGARDS SUR 2014

BILLET du 6 JANVIER 2014          

 

        Alors que nous venons d'ouvrir la page de l'année 2015, je suis tenté de jeter un regard sur celle que nous venons de traverser. Et, à bien examiner les événements traversés, cette année 2014 a été une année charnière dans plusieurs domaines.

 

        J'aperçois d'abord deux ruptures :

 

       1°/ la première rupture, celle du Parti Socialiste : au-delà des différents courants qui s'agitent ou vocifèrent, une certaine gauche archaïque, dont les conceptions en matière économique consistaient à prôner une "politique de la demande", a bien explosé en vol. Cette gauche-là n'a plus du tout voix au chapitre. L'arrivée d'un Manuel Valls, et surtout cette d'un Emmanuel Macron (qui semble vouloir supplanter le premier), marquent un tournant de l'ancienne politique de la demande vers une "politique de l'offre". Un nouveau débat droite-gauche s'établit et ouvre de nouvelles perspectives. Quoiqu'en disent certains, il ne s'agit pas d'une reddition de la social-démocratie à la droite mais d'un progrès vers plus de lucidité qui consiste à reconnaître qu'avant de redistribuer et de partager, il faut d'abord produire. C'est un tournant historique du P.S..

        Le débat droite-gauche ne s'est pas évanoui pour autant : il change surtout de niveau pour passer de celui "politique" à celui plus "économique". Les "frondeurs" ont tort quand ils plaident pour une autre voie que la politique de l'offre : que ce soit sur la question de l'équité ou de la redistribution, s'ouvre désormais la possibilité d'un vrai débat droite-gauche.

        Malheureusement le retard accumulé depuis deux ans par François Hollande est dramatique : il est tard - il est même trop tard - et il n'y aura pas d'effets bénéfiques significatifs du changement de cap avant 2017.

 

        2°/ la deuxième rupture est tout autre et dans un tout autre domaine : c'est celle qui se dessine au sein du  Vatican. Le récent discours du pape François est à lui seul une rupture par son audace inouïe quand il dénonce, en guise de vœux, les quinze maladies qui menaceraient selon lui la Curie, dont la "pétrification mentale et spirituelle", le "schizophrénie existentielle" ou encore les "têtes d'enterrement" ou les "figures lugubres" des cardinaux. J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer récemment ce discours dans un autre court billet mais, puisqu'on parle ici de "ruptures", celle-ci est vraiment historique. C'est la raison pour laquelle j'y reviens. Je lisais récemment, sous la plume du philosophe Luc Ferry, que le pape François est, sans nul doute, le chef d'état le plus remarquable de l'année 2014. Je partage tout-à-fait son opinion.

 

        Revenant donc sur ces deux ruptures tout-à-fait étrangères l'une à l'autre :

       • on ne peut que regretter d'abord le retard accumulé de François Hollande, le fait que le tournant opéré récemment par l'arrivée de Manuel Vals et d'Emmanuel Macron n'est ni suffisant ni assez audacieux pour apporter des résultats. Mais le changement de cap opéré par eux va dans le bon sens et il est de nature à modifier la nature du débat politique.

     • l'autre rupture est donc celle du pape François face aux positions de ses prédécesseurs, Benoït XVI et Jean-Paul II. Il envoie un message innovant non seulement aux 1,2 milliard de catholiques du monde entier, mais aussi aux non-croyants. Ses propos - entr'autres - sur les homosexuels, sur le fait qu'il s'estime "non habilité pour juger autrui", rompent de manière radicale avec la théologie morale jusqu'ici bien établie, théologie jusqu'ici partagée par les franges les plus conservatrices des catholiques. C'est un retour aux sources, aux origines du christianisme, un message d'amour qui rend plus optimiste face à la dépression généralisée. Son message s'adresse aux orthodoxies les plus rudes, celles des pharisiens et autres ayatollahs de la pensée dite "moderne".

      Le P.S., lui, ne revient pas aux sources originelles : il progresse, mais lentement - très lentement, vraisemblablement trop lentement - mais quand même dans une certaine lucidité qui semble l'avoir touché soudain pour enfin se rapprocher des partis sociaux-démocrates européens, et pour oser enfin paraître ce qu'il doit être, à savoir non pas une version édulcorée du marxisme mais une pensée de gauche enfin démocratique et significativement plus intelligente.

 

ET LA DROITE EN 2014 ?

 

        Il est évident que la droite est en très grande difficulté. Elle gagnera sans doute les élections de 2017, mais sans convaincre pour autant; : c'est simplement la gauche qui perdra. Un remake à l'envers de 2012 quand la gauche n'a pas gagné faute de cohérence, mais Nicolas Sarkozy a simplement lassé son électorat.

 

        Au sein de l'UMP, l'on observe donc désormais trois courants inconciliables :

       • une "droite libérale", humaniste, favorable à une politique de l'offre et de réduction des déficits, mais aussi européenne. Cette droite est incarnée par Alain Juppé et elle est susceptible de s'allier avec le Centre, même y compris avec la social-démocratie évoquée ci-dessus

      • une "droite souverainiste", eurosceptique, qui n'est pas hostile aux déficits publics et incarnée notamment par Henri Guaino

      • enfin une "droite naturaliste", genre "Manif pour tous", qui pense que le corps social doit être administré par ce que St Thomas appelait "la loi naturelle".

      Voilà trois droites divergentes à l'extrême entr'elles. Quand Alain Juppé déclare qu'il n'abrogera pas la Loi Taubira sur les couples homosexuels, il perd nécessairement les voix de la "Manuf pour tous". Et, entre la "droite libérale" et la "droite souverainiste", on voit bien que l'opposition est radicale sur les questions européennes et économiques. Quand Nicolas Sarkozy veut donc s'adresser aujourd'hui à ces trois droites-là, ce ne peut être qu'au prix de grandes incohérences idéologiques. C'est ce qui rend son actuel discours totalement inaudible.

 

        Il y a bien sur le F.N. et sa montée en puissance.

     Cette montée est surtout due au fait que les gouvernements successifs n'ont pas réussi à résoudre le problème du chômage, mais surtout le fait que dans le contexte de la mondialisation, le retour au "cocon national" est extrêmement tentant : la solidarité nationale ne se joue pas au niveau européen ou mondial, les budgets de la santé, de l'éducation, de la protection sociale sont exclusivement français. L'argument des souverainistes, c'est que dans le contexte de la mondialisation, l'Europe ne nous protège plus. Même si l'argument est fallacieux, il très parlant pour beaucoup.

     Et quant à l'Euro, monnaie dont la puissance devrait nous mettre à l'abri des grandes tempêtes internationales, on n'a jamais vu une monnaie exister longtemps sans une tête unifiée, sans harmonisation fiscale, sans une politique monétaire commune aux états. C'est aberrant.

 

     La vérité, c'est qu'il ne faut pas moins d'Europe mais PLUS d'Europe, mais d'une Europe UNIFIÉE.

 

       Hélas, il est très difficile de faire comprendre cela au grand public : les conclusions peuvent paraître mauvaises, même quand les arguments sont bons.

 

       Faut-il les taire pour autant ?

mercredi, 24 décembre 2014

L'ESPÉRANCE.... (VŒUX 2015)

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On croit qu’il est facile d’espérer....

Mais n’espèrent que ceux qui ont eu le courage de désespérer des illusions et des mensonges où ils trouvaient une sécurité qu’ils prennent faussement pour de l’espérance....

L’espérance est un risque à courir : c’est même le risque des risques....

L’espérance est la plus grande et la plus difficile victoire qu’un homme puisse remporter….

Georges Bernanos

 

-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

 

Puisse 2015 voir nos espérances....

d'un autre monde renaître.

Tel est le vœu que je forme pour vous....

pour tous vos proches....

et toutes nos nations.

mercredi, 24 septembre 2014

DJIHAD : LES VRAIES VICTIMES

 

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La menace, dont on ne peut sous-estimer les dangers et qui frappe actuellement toute une civilisation, jusque dans sa liberté d'être, de penser, d'agir, préoccupe à juste titre des populations entières, jusque chez nous, dans nos quartiers, dans nos cités, jusque dans notre intimité, face au spectacle d'une minorité d'égarés dépourvus de tout sentiment humain - et à qui on pourrait même retirer leur qualité d'êtres humains - cette menace, quelles en sont, quelles en seront les vraies  victimes ?

Je crois que ces fous égarés se trompent complètement de cible.

Les vraies victimes ne sont pas celles dont on menace de leur trancher lentement la tête au couteau avec une cruauté inouïe, mais les musulmans eux-mêmes.

Les vraies victimes c'est eux, pas ceux qu'on égorge, mais ceux qu'on croise et côtoie chaque jour dans nos quartiers, au travail, dans nos rencontres. Ces fous ne réalisent pas qu'ils portent atteinte à l'image même de ces musulmans - la majorité - qui veulent et ne désirent que vivre en paix, y compris leur religion. Ils ne réalisent pas que c'est eux, ces musulmans-là, qui seront blessés du regard au coin de l'œil qu'on leur portera désormais et qu'on soupçonnera désormais injustement.

Ces fous, parce que c'est leur vraie nature de fous, ne réalisent pas l'incohérence de leurs propres actes. Ils ne réalisent pas qu'ils sont eux-mêmes porteurs du germe de leur auto-destruction. Leur action est sans avenir non seulement par la force des équilibres humains (ils ne sont qu'une infime minorité), mais surtout par la volonté de l'immense majorité des musulmans d'être respectés comme simples citoyens.

Les vraies victimes, ce sont les musulmans eux-mêmes..

12:24 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 27 août 2014

LA 2ème GIFLE de Mr MONTEBOURG

Curieuse idée : j'ai ce soir une pensée particulière pour l'ex-ministre de l'Économie, Mr Arnaud Montebourg. Non seulement celui-ci a joué au "con" en se croyant tout permis, y compris, lui Ministre de la République, de tourner en dérision le Président de la République lui-même - oh l'insolence ! - qui lui avait confié cependant d'importantes responsabilités.

index.jpgLa gifle - que la majorité des français semble aujourd'hui approuver - n'a pas tardé : il s'est fait virer comme un malpropre dans les heures qui ont suivi sans même avoir le temps de s'en expliquer. Je ne rentrerai pas dans le débat politique qui opposait depuis des lustres ces 2 hommes qui se détestent à l'excès, ni sur l'erreur du Président de nommer un tel électron libre à la tête d'un ministère aussi symbolique que celui de l'Économie. C'était une erreur de casting de plus de Mr Hollande...., comme il en a l'habitude.

Mais, si ce soir j'ai une pensée particulière pour Mr Montebourg, c'est en constatant la 2ème gifle magistrale qui lui a été infligée à nouveau aujourd'hui lors de la nomination de son successeur : Mr Emmanuel MACRON (photo ci-dessus).

On aurait pu croire que Mr Valls, avec la complicité certaine de Mr Hollande, aurait nommé, pour lui succéder, un ministre de transition pour arrondir les angles abrupts qu'avait forgés Mr Montebourg dans ses (difficiles) "relations" avec ses partenaires économiques. Eh non : Mr Valls a passé le siège de Mr Montebourg au plus opposé des membres du P.S., situé à son aile la plus droitière qui soit, ardent défenseur de l'équilibre des finances publiques et de la liberté de jeu des marchés. Un anti-Montebourg pire que celui-ci ne pouvait imaginer pour occuper désormais son fauteuil à Bercy. Un virage à 180° dans la politique de ce ministère...., si on lui en laisse le loisir, évidemment.

Et quand on voit le brillant parcours de cet énarque exposé soudainement en pleine lumière médiatique, quand on sait que celui-ci a fait toutes ses études secondaires chez les jésuites à Amiens (il a même épousé son professeur de français qui enseignait dans cet établissement), quand on sait qu'il a fait partie de la Commission Attali (désignée par Nicolas Sarkozy et dont il fut même le rapporteur !), quand on sait ensuite qu'il a été formé à l'école de la Banque Rothschild où il a mené de brillantes négociations financières qui lui ont rapporté une confortable fortune, je n'ose imaginer la nuit que va passer Mr Montebourg pour préparer le discours d'usage pour accueillir son successeur : un vrai cauchemar ! Dur, dur ! Alors que Mr Montebourg, lui, est désormais au  chômage (il n'est pas député mais simple conseiller général) et en recherche d'emploi dans la magistrature (il était avocat).

images.jpgEnfin, à Bercy, on écoutera aussi d'autres musiques, sur d'autres gammes : Mr Macron a été 3ème prix de piano au Conservatoire d'Amiens. Peut-être la musique y sera-t-elle différente et nous changera des petites phrases assassines qu'on y entendait couramment ?

Sacha Guitry pourrait réécrire une nouvelle version de sa célèbre pièce : "Faisons un rêve". Il est vrai que l'heure où je rédige cette petite réflexion s'y prête.

Bonne nuit à vous tous.

lundi, 26 mai 2014

APPARENCE & ILLUSION

mouvement démocrate,bayrou,politiqueNous apprenons, ce soir des élections européennes, que, devant la déroute des deux partis complices dominants français - le P.S. et l'UMP - Mr Hollande convoque d'urgence, ce lundi matin, a potron-minet, une réunion pour "réagir" face à cette situation nouvelle.

Le "pôvre" ! Voilà notre François Hollande plongeant de nouveau dans l'illusion d'un pouvoir dont il ne s'aperçoit pas encore que, ce soir, il ne le lui appartient plus du tout.

Car de quoi s'agit-il ?

Les élections du 25 Mai, en envoyant au Parlement européen comme députés français près de 30% de son contingent représentant l'extrême droite, les deux partis dominants traditionnels complices jusqu'ici de la bipolarisation régnante (P.S./UMP), et ne représentant plus, de leur côté, que 40%, et les derniers 30% restant étant pratiquement étanches aux combinaisons des premiers nommés, le problème n'est pas la nature du contingent des 30% de députés élus appartenant au F.N. - car ceci ne changera rien (ou pas grand-chose) dans les décisions du Parlement européen car l'extrême droite y est très divisée et très minoritaire encore - mais le fait que la France n'aura désormais plus aucun poids dans les instances européennes décisionnelles à côté des autres mastodontes dominants. De fait, la France n'y existera plus du tout : nous y tiendrons désormais que le rôle du nain politique et économique de l'Europe. Mme Merkel y aura les mains libres.

Déjà, en 2012, Mr Hollande, tout auréolé de sa victoire aux présidentielles, avait déjà promis qu'il interviendrait, sitôt élu, dans les orientations de la politique européenne. On connaît le résultat : il en est revenu totalement bredouille, au grand dam de ses électeurs.

Alors aujourd'hui, après deux défaites électorales retentissantes - celle des municipales, puis celle des européennes - que peut prétendre encore Mr Hollande obtenir ? RIEN ! Moins que rien !

Certes, l'élection du nouveau Président de la Commission européenne - commission qui fixe de fait les grandes orientations européennes proposées ensuite aux chefs d'état qui en décident - n'est pas encore acquise : il faudra attendre des mois de tractations quasi secrètes avant qu'on connaisse l'heureux élu. Pour l'instant, une certaine majorité semble désigner le luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Si c'était lui qui devrait l'emporter, ce serait la pire nouvelle pour Mr Hollande : Mr Juncker est totalement rebelle à toute concession accordée à quelque pays que ce soit pour la réduction de leur dette et des efforts qu'ils devront entreprendre dans l'urgence pour la ramener à la norme commune fixée, et ce dans le plus bref délai.

Mr Hollande espérait jusqu'ici (ou du moins, on peut le supposer !) la victoire, à cette fonction, de son "ami" socialiste, Mr Martin Schulz, lequel montrait une certaine volonté d'être moins ferme dans l'application des normes européennes, même au prix d'augmenter un peu plus la dette commune. Hélas, les chances de Mr Schulz d'être élu se sont évanouies. À moins que, pour contrer l'élection de son rival - Mr Juncker - Mr Schulz fasse alliance avec les centristes de Mr Guy Verhopstadt : mais dans ce cas, celui-ci exigera la présidence de la Commission et Mr Schulz n'aura plus grand-chose à dire. Et l'on sait que Mr Verhopstadt n'est pas homme à laisser filer la dette à tout crin.

Dans le drame qui s'est donc joué aujourd'hui en France au travers des élections européennes, même si celles-ci révèlent le délitement de la vie politique française au profit de l'extrême droite - ce qui éveille notre devoir de grande vigilance et de réformes profondes de moralisation au sein de notre nation - le vrai drame n'est pas la résurgence du parti de Mme Le Pen, mais la disparition de la France comme grande nation influente sur les affaires du monde et de l'Europe.

Et ce n'est pas Mr Hollande qui est en capacité de restaurer son rang à la France : il faut, pour y parvenir, une autre dimension d'homme.

Tout ne devient donc qu'apparence et illusion.