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lundi, 23 avril 2007

Les CONSÉQUENCES d'un SCRUTIN

Les français se sont massivement exprimé ce dimanche 22 Avril en étant près de 85% à se déplacer aux urnes pour désigner celles et ceux de leurs candidats aux élections présidentielles.

C’est une victoire inespérée de la démocratie qui atteint, avec un tel taux de participation, un record inégalé depuis plus de 30 ans. On ne peut que s’en réjouir.

Ceci démontre que les français ont parfaitement entendu le message de celles ou de ceux des candidats qui leur disaient que le sort de notre nation se jouait par ce scrutin tant la situation de la France est grave et qu’il fallait casser le système en place.

C’est ainsi que François BAYROU a triplé son score de la précédente élection. Avec près de 19% des voix, il a mis fin au bipartisme dominant et créé au centre une force irréversible, une troisième force qui rassemblera dans un grand mouvement ceux des français qui ne se retrouvent pas plus dans les discours élimés de la droite que ceux de la gauche archaïque.

Chacun a surtout retenu l’effondrement du Front National de Mr Le Pen : il est vrai que la droitisation à outrance de Mr Sarkozy a laissé le candidat du Front National quasiment tout nu, une grande partie de son électoral ayant retrouvé dans le discours de Mr Sarkozy une grande part des thèmes favoris de leur ancien leader. Ce que nous n’avons cessé de dénoncer ici : ce scrutin nous a donné largement raison.

Demain, que ce soit avec Mme Royal ou avec Mr Sarkozy, la question est de savoir avec quelle majorité ils pourront gouverner.

Mme Royal n’a pas grand’monde sur sa gauche, cette dernière étant totalement laminée, notamment avec un Parti Communiste à son étiage historiquement le plus bas (±2%), ce qui sonne le glas d’un mouvement qui a tant marqué notre histoire pendant des décennies. Idem pour les Verts : ce que je prévoyais déjà ici même il y a peu.

Mr Sarkozy a peu de chance de voir se rallier à lui Mr Le Pen, pas plus que Mr De Villiers (à moins qu'on ne propose à ce dernier quelques députés pour pouvoir exister). Et quant aux chances de rallier à lui l’UDF, il lui faudrait pour cela entreprendre un virage considérable vers le centre et le programme socio-économique auquel l’UDF reste attachée. On ne peut imaginer que les électeurs de l’UDF vont se rallier massivement sous la bannière de Mr Sarkozy avec son actuel programme qui reste un véritable épouvantail pour notre démocratie, même si le discours peut parfois être (fort trompeusement) séducteur.

Les 15 prochains jours qui nous séparent du second tour vont être décisifs. Chacun va devoir se déterminer face à deux projets de société qui, en l’état actuel, sont aussi détestables l’un que l’autre.

Les français ont donné au centre de François BAYROU les moyens d’être la clef d’une possible réponse à ces interrogations essentielles qui engagent l’avenir de la France. Les deux candidats du second tour ne pourront pas l’ignorer.

JE NE VOUS ABANDONNERAI PAS

medium_images.62.jpg"J’ai une bonne nouvelle pour vous. A partir de ce soir, la politique française a changé et elle ne sera plus jamais comme avant. Malgré des manoeuvres innombrables, malgré l’alliance objective du Parti socialiste et de l’UMP, malgré des sondages manipulés – je veux rappeler que certains instituts n’hésitaient pas à annoncer ces dernières heures encore que l’extrême droite allait être devant nous, malgré ces forces considérables, plus de 7 millions de Français se sont réunis pour porter une magnifique idée du changement.

C’est à ces millions de Français que je pense : ils ont fait une magnifique campagne électorale. Ils ont formé une force nouvelle, La seule force nouvelle de la politique française. Ils ont ouvert un chemin d’espoir pour la France et ce chemin d’espoir ne s’arrêtera pas. Il y a enfin un centre en France. Un centre large, un centre fort, un centre indépendant capable de parler et d’agir au-delà des frontières d’autrefois. Ceux-là, ces millions de Français, ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France. Je vous le dis le mal de la France est plus grave qu’on ne le croit dans les deux partis qui sont encore ce soir arrivés en tête.

Nous ne sortirons pas la France de la situation qui fait souffrir tant de femmes et d’hommes qui ont besoin qu’on s’occupe d’eux et pas des guerres de partis. Nous n’en sortirons pas sans un changement profond. Ceux-là, ces millions de citoyens ont voulu qu’on ne raconte pas d’histoire au pays, que l’on ne fasse pas de fausses promesses, qu’on les regarde comme des citoyens c'est-à-dire comme des responsables. Cette espérance que nous avons fait naître, j’en ai la charge, je ne l’abandonnerai pas, ni une minute, ni une seconde pendant les jours, les semaines et les mois qui viennent. J’aime cette espérance. Je mettrai toutes mes forces à rénover la politique française. Je l’ai rénovée hier, je la rénoverai demain. Je n’abandonnerai aucune de ces convictions. Je ne reviendrai pas en arrière.

Je récuse et je récuserai toujours l’idée qu’il n’y ait en France que deux idées de l’avenir. L’avenir de la France exige au contraire qu’on fasse vivre ensemble les valeurs des uns et des autres. L’avenir de la France exige une démocratie profondément nouvelle, honnête avec des rêves et des principes si souvent bafoués depuis longtemps. Toutes les décisions que je serai amené à prendre dans les jours qui viennent, toute les positions que nous adopterons, seront inspirées par cette seule conviction : la nouvelle politique est en train de naître, cette espérance est grande et juste, et personne, vraiment personne ne l’arrêtera.


François BAYROU

samedi, 21 avril 2007

DEVOIR DE RÉSERVE

Les anciens Présidents de la République sont, aux termes de la Constitution, Membres de Droit à vie du Conseil Constitutionnel.

À ce titre le Président Valéry GISCARD D'ESTAING en fait naturellement partie.

Cependant chaque Membre du Conseil Constitutionnel, organe régulateur suprême dans nos institutions et qui est appelé, en dernier recours, à "dire la Loi", se doivent d'être au-dessus des partis et du débât démocratique. Ils ont donc obligation rigoureuse de garder un "devoir de réserve" absolu.

Nombreux sont ceux qui ont été "surpris" - parfois même "outrés", et à juste titre ! - de constater que ce Membre du Conseil Constitutionnnel se soit autorisé à enfreindre ce devoir de réserve pour déclarer très officiellement son soutien à l'un des 12 candidats en lice pour l'élection présidentielle.

Mr GISCARD D'ESTAING s'est de lui-même disqualifié pour continuer de sièger dans ce Conseil suprême de la République.

Espérons qu'il aura le courage de tirer de lui-même les conséquences de ses actes.

vendredi, 20 avril 2007

LE POUVOIR REND FOU

”Le pouvoir rend fou” disait Françoise Giroud.

IL SUFFIT DE BIEN LE LIRE ET DE BIEN L’ECOUTER…

Sarkozy est fou de pouvoir avant de goûter vraiment l’ivresse du pouvoir. Cela se voit et s’entend : il suffit de décrypter ses déclarations, ses gestes, ses postures, ses élans naturels et ses rôles de composition…

Les pires réquisitoires que l’on peut prononcer contre lui sont à tirer de ses propres dires, de ses audaces, de son culot, de son arrogance, de ses incohérences assumées, de ses esquives, de ses détournements de questions. Un régal pour les psychanalystes… 

”Marianne” publie dans sa dernière livraison un dossier qu’il faut lire. Un dossier, surtout, que toutes celles et ceux qui sont tentés de le suivre et de le porter au pouvoir devraient lire. Par simple esprit de responsabilité. Pour ne pas avoir à  dire, un jour, ”on ne savait pas” ou ”Ah ! Si l’on avait su !...”

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Pas de vraies révélations, pas d’infos qui appellent des démentis ou des confirmations, pas de scoops : des faits, des citations, des témoignages dignes de foi… Et de belles questions : sur la presse endormie, ”munichoise” en un sens, sur le journalisme trahi, sur le ”système totalitaire” déjà en place en Sarkozye, sur l’autocensure généralisée y compris dans cette UMP que le petit Nicolas, si sympa, a phagocytée, mangée, dévorée. À coup… de coups tordus, de colères, d’habileté, de promesses, de trahisons, de menaces, de pressions en tous genres…

Et avec cette magie du verbe qui font la fortune des prédicateurs américains, cet art d’hypnotiser les foules qui n’a rien d’unique dans l’histoire, ces talents du joueur de flûte de la légende qui conduit la meute à la noyade.

Plus dangereux que Le Pen, Sarko ? Qui porte la peste ? Qui porte le choléra ? En serions-nous  là ?… Le seul fait de devoir se poser la question met en relief un sacré problème !

Sarkozy ne ”décomplexe pas” la droite française, comme il se plait à le souligner : il l’entraîne vers un néo-conservatisme extrême venu des terres anglo-saxonnes mais nourri d’engrais hérités des Barbares et de leurs dieux païens. Un néo-conservatisme qui est, bien sûr,  différent de l’archéo-conservatisme à la française incarné par Le Pen.

Celui-ci teinté de nostalgies des années 30, marqué par le regret que le pétainisme ait subi l’hitlérisme (et non l’inverse), imprégné  de nostalgies coloniales et de fantasmes fascisants, se fonde sur des anti-valeurs inacceptables pour un Républicain. Mais, comme le dit le journaliste Daniel Riot, il peut être combattu de front (si l’on peut dire), fermement, ouvertement. Et Le Pen (jusqu’à preuve du contraire) ne s’inscrit pas dans une perspective de prise de pouvoir, même si son offre de faire partie d’un gouvernement avec Sarkozy en cas de crise nationale grave n’est pas à prendre à la légère…
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samedi, 14 avril 2007

EUGÉNISME & DÉMOCRATIE

medium_images.55.jpgJ’ai beaucoup trop d’estime, et parfois d’amitié, pour nombre d’élus et de militants de l’UMP que je côtoie quotidiennement, la plupart d’ailleurs fort sincères dans leurs convictions, pour ne pas être tenté de me tourner vers eux, hors tout débat politico-politicien, et leur faire part combien certaines dérives, que j’observe chez Mr SARKOZY, me préoccupent au plus haut point.

Je comprends que ces élus, ou ces militants, veuillent incarner la ”vraie droite”, celle respectueuse des valeurs essentielles de la République et des Droits de l’Homme, celles héritées d’une longue tradition humaniste puisée depuis la profondeur des âges de notre si riche Histoire : la France n’a pas à en rougir car elles sont à mettre au crédit de l’honneur, du prestige et du rayonnement de notre Nation. Qu’on ne vienne donc pas me faire ici un procès d’intention.

Mais, dans le débat d’aujourd’hui, et à la veille d’un scrutin où le sort de la France va se trouver de nouveau à un carrefour essentiel, j’estime qu’il nous est posé des questions de fond, des questions d’éthique sur le type de société que nous voulons construire. Et il est de notre responsabilité à tous de devoir réagir en conscience.

Aux yeux de celles et de ceux qui croient en la perfectibilité - et à la responsabilité - des Hommes et des Femmes, à la puissance de la Culture sur la Nature, aux vertus du vrai questionnement face aux vices des fausses certitudes, à l’utilité sociale et sociétale de la Politique face à la vanité des exercices du Pouvoir, et aussi aux forces de l’acquis sur les données de l’inné, nous pourrions espérer que Mr SARKOZY n’a pu que se laisser aller à un toujours possible dérapage face à quelques soucis électoraux qu’on peut comprendre. Ce serait certes moins grave qu’un aveu de conviction.

Mais, hélas, et c’est un fait peu contestable, au fil de cette campagne commencée par Mr SARKOZY il y a plusieurs années sous divers habits ministériels, il est des signes successifs et fidèles dans leur ligne qui ne manquent pas d’inquiéter nombre de français.

Je pourrais évoquer d’abord cette forme de ”néo-conservatisme” qui est apparu dans son raisonnement.

Le ”néo-conservatisme” n’est pas une expression politique : il est actuellement incarné par Mr BUSH Junior, celui-là même devant lequel Mr SARKOZY est allé faire comme une sorte d'acte d’allégeance. Il faut le dire, même si je n’ignore pas que cela agace souvent qu’on évoque cet incident....
....le ”néo-conservatisme” n’est pas davantage une doctrine économique conceptualisée par l’”École de Chicago” et fondée sur un hyper-libéralisme qui trahit même le mot ”libéral”, un hyper-capitalisme qui est une forme de cannibalisme et la loi de la jungle financière qui cantonne le mot ”valeur” dans le seul lexique boursier....
....le ”néo-conservatisme” n’est pas qu’une attitude qui privilégie le langage et les pratiques guerrières, les instincts d’une animalité drapée dans des voiles de la religiosité des Croisés, mais il est d’abord le ”degré zéro de l’humanité”....
....le ”néo-conservatisme” c’est d’abord une métaphysique, une mystique, une pensée, une morale. Il comporte un postulat de base : le vieux mythe de la prédestination, de l’inné ravivé, rafraîchi, modernisé par la foi en une génétique-reine, du naturalisme biologisant.

Le ”Bien et le Mal” existent, naturellement, ils se combattent. ”Nous naissons bons ou mauvais et, quoiqu’il arrive, quoiqu’on fasse, tout est déjà réglé par la Nature”. Une Nature qu’on peut appeler Fatalité, ou Destin, ou Dieu. Une nature figée.

Ce ”néo-conservatisme” donne à Mr SARKOZY une propension de vouloir être désormais à la droite de la droite. Et plus le temps passe, plus les incertitudes naissent, plus cette propension se développe.

Déjà, en 2006, dans un projet de loi contre la délinquance, n’avait-il pas proposé une disposition qui permettait de ficher tout individu dès l’âge de 3 ans (!) dès lors que celui-ci, à la crèche ou à la maternelle, montrait déjà des signes d’insoumission ? Non soutenu par Mr DE VILLEPIN, Mr SARKOZY n’a pas insisté et le projet est tombé à l’eau. Jusque quand ?

Plus récemment, on entend de la bouche de Mr SARKOZY qu’on naît ”pédophile”, ou avec des ”tendances suicidaires”. Si on le suit dans ce raisonnement, on naît donc criminel, violent, violeur, chômeur, paresseux, handicapé, délinquant, homosexuel.... ou juif. C’est la plus typique des thèses ”néo-conservatrices” qui reviennent à réduire l’humain au biologique et à dire : ”On n’y peut rien !”.

Logiquement, et pleinement dans ses fonctions, Mgr André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris, a critiqué ces propos : ”L’Homme est libre. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans une société qui fait déjà une chasse génétique. Quand on décrète que des enfants atteints de trisomie 21 ne doivent pas naître, qu’est-ce qu’on fait ? Ce qu’il y a de plus grave encore, c’est l’idée que l’on ne peut pas changer le cours de l’existence. C’est dire que quelqu’un est prédéterminé par la famille qui l’a entouré, les conditions dans lesquelles il a vécu. Cela veut dire que l’Homme est conditionné absolument, donc sans liberté et sans responsabilité. Il y a là un relent d’eugénisme”.

EUGÉNISME !

Le mot est lancé, même s’il n’a jamais été prononcé par Mr SARKOZY. Étymologiquement, en grec, “eu” (=“bien”), “gennân” (=”engendrer”). Ce qui signifie ”bien naître”. Un vieux rêve qui a tourné en enfer en plusieurs périodes de nos sociétés. Les nazis n’avaient rien inventé : les enfants nés malades ou faibles, les handicapés mentaux et physiques, ou encoe juifs, tsiganes étaient tués dès la naissance. De cette manière, seuls les plus forts subsistaient et pouvaient se reproduire.

Aujourd’hui, la science offre des possibilités jusqu’ici inconnues qui faisaient déjà rêver les médecins, les juristes, les psychiatres, les politiques, les philosophes (comme Alexis Carrel, Prix Nobel 1912), avant même l’arrivée d’Adolf HITLER. Il y a des scientifiques d’extrême-droite qui estiment même qu’il faudrait faire des tests génétiques à la naissance ou faire un tri des embryons pour éliminer les pédophiles ou les homosexuels dès avant leur naissance.

On crée donc indirectement le camp des ”honnêtes gens” et celui des ”autres”, les fraudeurs, ceux qui se lèvent tard (ou ne se lèvent pas), les paresseux, les chômeurs, les rebelles, etc.... Nous sommes déjà dans le mode binaire qui crée le camp des ”bons” face au camp des ”mauvais”. Si vous n’êtes pas à droite (”les bons”), vous ne pouvez être qu’à gauche(”les mauvais”).

Cette certitude autorise tout (”Tout devient possible !”) affirme le journaliste Daniel RIOT : le cynisme, l’absence de scrupules, l’irrespect, le culot, le toupet, le ”fascisme de la langue”. Le mensonge peut, lui-même, devenir ”noble” puisqu’il s’avère indispensable pour que l’élite gouverne le peuple, le ”vulgum pecus”, la masse des gens ”vulgaires”, le ”troupeau”, la ”racaille”.

Le mensonge devient l’outil premier de la ”raison d’État”. Ce que les gens ”croient” a plus d’importance que la vérité des faits : c’est, par exemple, BUSH et les ”armes de destruction massive” de Saddam HUSSEIN, c’est SARKOZY et ses statistiques faussées, ses démentis pleins d’assurance, des affirmations gratuites, ses promesses intenables, ses proclamations vertueuses, ses vérités étouffées, ses détournements de références historiques, etc....

Mr SARKOZY est bien sorti du système culturel français et européen. Quand je vous disais en introduction ma préoccupation.... Oui : c’est bien de l’avenir de notre Société dont il s’agit aujourd’hui.

Le choix qui sera fait par les français dans quelques jours n’est pas une simple étape politique pour remplacer tel gouvernant pour en mettre un autre : c’est un choix de société et de civilisation qui sera fait. C’est la place de l’Homme dans cette Société qui sera déterminée.

Et cela dépasse, et de loin, tous les discours que l’on peut entendre.

jeudi, 12 avril 2007

L'ÉCOLOGIE à GRANDE GABEGIE

medium_images.51.jpgAu fait, vous entendez beaucoup Mme VOYNET parler d’écologie ? À moins que nous soyons tous devenus sourds, non ! Madame fait dans le social et elle pleure sur elle-même !

Les Verts vont payer très cher les quelques sièges que le PS… ne lui a pas encore réservés aux législatives. Mais les Verts seront-ils encore un parti après le 22 avril ?

La recomposition politique ne fait que commencer…

Au centre, sous l’aile de BAYROU, le Vert est déjà passé à l’orange… Il y a plus de mesures écologistes dans le projet de l’extrême Centre de François BAYROU que dans le programme de Mme VOYNET.

C’est ainsi.

MORALISER LA VIE PUBLIQUE

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Politique et justice.... Indemnités des patrons déchus.... Lutte contre les patrons voyous et les « grands fraudeurs »...

Des engagements précis de François BAYROU qui tranchent avec les pratiques menées ou encouragées ces dernières années par la droite et par la gauche…


De deux choses l’une…

Soit les infos du "Canard Enchaîné" sur un accord secret SARKOZY-CHIRAC sur une amnistie déguisée pour le Président sortant sont vraies, complètement ou partiellement, et c’est grave. Les démentis donnés sur le ton de la haine, du mépris ou de l’ironie ajoutent même à la gravité des choses…

Soit elles sont fausses. Et dans ce cas ce ne sont pas des démentis que l’on doit attendre mais des poursuites judiciaires. Le droit de la presse implique des obligations pour tous les journaux, y compris ceux dites «humoristiques»… La liberté d’expression a des limites. La gravité des choses exige des clarifications plus nettes que les phrases du style «C’est grotesque, blessant, mensonger»

«QUE L’ON SOIT PUISSANT OU MISÉRABLE»

Dans ces conditions, François BAYROU a raison de réagir comme il a réagi (contrairement à Ségolène ROYAL toujours très distraite sur ce qui fait remettre en cause un système dont le PS est co-profiteur depuis 25 ans…)

"Si c'est vrai, c'est évidemment inacceptable. Si les puissants s'entendent entre eux pour qu'il n'y ait pas de suite à des dossiers dont tout le monde sait qu'ils sont engagés depuis longtemps, et dont on connaît la gravité, c'est quelque chose que les Français n'accepteront pas.

Moi élu Président, les procédures seront organisées normalement et elles iront à leur terme.

La justice doit être indépendante et tous doivent être égaux devant la justice, qu'ils soient puissants ou misérables. Il faut avoir ce respect pour les humbles, que les puissants soient eux aussi soumis à la loi. Les petits fraudeurs, on les poursuit avec sévérité, mais les gros fraudeurs, il y a pour eux un traitement spécial, y compris amical. Bernard TAPIE soutient Nicolas SARKOZY, tout va bien et personne ne s'en étonne!"


QUELQUES 12 MILLIONS D’EUROS DE PRIME DE DÉPART !

Autre affaire, autre «sale affaire», autre scandale révélateur de dysfonctionnements inadmissibles et d’injustices qui font devraient faire hurler : les indemnités (légales !) reçues par les dirigeants de grosses entreprises (nommés souvent sous influences politiques)… Les PDG justifient toujours les sommes qu'ils touchent par les risques qu'ils prennent. Or, dans le cas de Noël FORGEART, son départ est lié à son échec dans la gestion d'Airbus. Il est, en plus, soupçonné de délit d'initié lorsqu'il a réalisé une plus-value de 2,5 millions d'euros en levant ses stock-options. Au total, il a touché 11à 12 millions d'euros. FORGEART donne l'impression d'être au-dessus des lois. Aucune sanction, aucune mesure ne pourront être prises à son égard parce que tout cela est légal.

Noël FORGEART (il est ni le premier et ni le dernier si rien ne change) illustre de façon paroxystique plus que scandaleuse le contraste  entre le sort des PDG, forts de privilèges indécents, et leurs salariés, traités avec cynisme et légèreté, avec inhumanité et indignité. En pleine crise, aucun salarié d'Airbus n'aurait pu bénéficier des avantages qui lui ont été accordés. Il a obtenu un préavis de six mois et conserve ses stock-options. Si l'action EADS grimpe, il pourra les encaisser…

Aux Etats-Unis, un patron qui doit quitter ses fonctions à la suite d’une mauvaise gestion ou d’erreur de stratégie part avec zéro dollars en poche. Et quand il y a manque de transparence ou soupçons de malversations, la justice est saisie…

Nos hyper-capitalistes hexagonaux voudraient donc les avantages du système américains sans en subir les contre parties !

OUI À LA LOI PROPOSÉE PAR BAYROU : il est plus que  temps… La droite ne l’a pas fait.... La gauche non plus.

Il ne s’agit pas de crier au scandale et de verser des larmes de circonstances, comme le fait aujourd’hui Ségolène ROYAL, sur le contraste entre les hyper-nantis et les malheurs des salariés malmenés. Il s’agit de prendre des mesures efficaces : en l’occurrence cela passe par une loi !

NON AU CAPITALISME DE CONNIVENCE ET D’OPACITÉ

«Il n'y a pas un jour sans qu'on apprenne des informations troublantes sur la manière dont les hauts dirigeants d'entreprise se voient attribuer des sommes incroyables, qu'aucun salarié ne peut même imaginer dans ses rêves les plus fous. Il n'est plus possible de voir se multiplier les scandales, les indemnités qui peuvent atteindre des millions d'euros. Cela choque infiniment et nuit à l'image de l'entreprise», a précisé François BAYROU

«Cette loi obligera à la transparence dans la vie économique, à la prise de décision en Assemblée Générale, au lieu d'avoir ce capitalisme de connivence, d'opacité où tout se décide au sein d'un petit groupe, a-t-il ajouté en estimant : «Nombre de grands chefs d'entreprise n'acceptent pas cette idée(…) mais ils se trompent car ce qui est en train de se passer nuit considérablement à l'image de l'entreprise». «Il faut que l'Etat fasse ce qu'il faut pour que la vie économique de notre pays ne soit plus ainsi constamment soupçonnée».

Ces déclarations de François BAYROU ne sont pas dictées par l’actualité du moment… Elles relèvent de ce qu’il appelle la ”social-économie” et la ”démocratie sociale”. Elles sont à mettre en convergence avec, entre autres, les engagements pris dans le Nord, mardi, par le candidat de «l’extrême centre» pour pénaliser les entreprises qui jouent à l’accordéon avec les emplois non pour le bien de leur entreprise ou pour faire face aux aléas de la conjoncture mais pour leur seul profit.

Pour redonner le moral aux français, il faut moraliser la vie publique : c’est un IMPERATIF et un préalable au redressement da la France.

(Daniel RIOT)

samedi, 24 mars 2007

Les DISPARITIONS D'OPPOSANTS

medium_images.49.jpgComblant un vide juridique en adoptant une convention internationale contre les disparitions forcées, l'ONU a créé un comité appelé à examiner les plaintes portant sur ce nouveau crime international.

“Vous ne pouvez pas torturer ou exécuter quelqu'un librement, mais vous pouviez jusqu'ici faire disparaître quelqu'un”, explique François Van de Ville (Jr) (*) dans une déclaration à la presse internationale. Cette convention, la huitième adoptée par l'ONU, introduit un nouveau crime dans le droit international.

Réparation

Selon les données des Nations Unies, 41.000 disparitions dans 90 pays, le plus souvent d'opposants politiques ou de défenseurs des Droits de l'Homme, n'ont toujours pas été élucidées depuis 1980. “Vous vous contentiez de venir au petit matin enlever quelqu'un sans laisser de trace, ce n'était pas un crime, explique François Van de Ville (Jr). Aucun proche ne pouvait demander réparation devant une instance internationale ou même nationale”.
 
Les Etats signataires doivent faire entrer les disparitions forcées dans leur droit. Ils s'engagent à poursuivre les auteurs et commanditaires, à interdire les détentions secrètes, à garantir le droit des proches à la vérité et celui des victimes à réparation. La convention crée également un comité de dix experts indépendants chargés d'examiner les plaintes.

Écart

Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps ? Responsable des relations avec l'ONU à l'association Human Rights Watch, Steve Crawshaw met en cause les réticences de certains Etats, notamment les Etats-Unis et la Russie, et la “léthargie”  des autres. “Les Etats-Unis sont clairement en violation de la convention ces dernières années. Sous prétexte de guerre contre le terrorisme, des gens ont été enlevés et sont détenus sans être inculpés ou jugés”. Les pays d'Amérique latine qui ont souffert de ces exactions, notamment l'Argentine, ont joué un rôle moteur. Il distingue également le “rôle clé” de la France.

Reste à savoir quelle sera l'efficacité de cette convention qui, comme toutes celles adoptées par l'ONU, suppose la coopération des Etats. “Il y a toujours un écart avec la réalité, on le voit bien avec la torture, observe Steve Crawshaw. Mais c'est un signal important qui vient d'être envoyé. C'est une manière de dire à quel point ce crime est terrible”

(*) : François VAN DE VILLE (Jr) est Conseiller Diplomatique pour les Droits de l'Homme à la Mission française auprès des Nations Unies à New York.

dimanche, 11 mars 2007

Les CUISINES (2)

medium_images.44.jpgJ’aurais pu ouvrir un nouveau chapitre des “Coquins et Copains”. Mais puisque j’avais déjà mis en ligne en Décembre dernier une note (n°1) sur “Les Cuisines”, voici donc le numéro 2.

RENTE À VIE

Mr Jean-Louis DEBRÉ, Président de l’Assemblée Nationale sortante, a donc été récompensé de sa fidélité à Mr CHIRAC en devenant le nouveau Président (nommé par lui) du Conseil Constitutionnel, la plus haute institution de la République appelée à dire la Loi. Passons !

L’Assemblée Nationale n’ayant plus de Président, même si ce n’est que pour expédier les ”affaires courantes”, et puisqu’il faut bien se hâter de nommer les ”petits copains”, c’est un autre fidèle de Mr CHIRAC - et aussi compagnon de Mme ALLIOT-MARIE - qui a été élu au ”perchoir” et est ainsi devenu, pour quelques semaines, le nouveau Président (sans activité ou presque) de l’Assemblée Nationale, élu par les députés UMP qui, à eux seuls, y détiennent, on le sait, la majorité absolue.

On pourrait l’admettre. Sauf lorsqu’on apprend que tous les anciens Présidents de l’Assemblée Nationale, même s’ils ne l’ont été que très temporairement, ont droit à vie au service d’une voiture de fonction avec chauffeur, et d’un bureau personnel ”ès-qualité” de belle facture dans les locaux mêmes de la dite Assemblée.

Belle rente à vie pour quelques semaines d’une pseudo-fonction !

Cà ne fait même pas rêver tant cela est dégoulinant de tout ce que les français ne veulent plus voir.

PAUVRES DÉPUTÉS BATTUS

Pendant cette même période d’inter-règne, les députés viennent d'avoir la bonne surprise d’apprendre par courrier que les dirigeants réunis de l’UMP et du P.S. - tiens, tiens ! - se sont arrangé pour accorder aux députés sortants et qui ne seraient pas réélus, leurs indemnités - soit un peu plus de 5.000€ net par mois - non plus comme c’était le cas jusqu’ici pendant les 6 premiers mois à suivre (histoire de leur laisser le temps et les moyens de retrouver un job), mais pendant 60 mois (5 ans !), c’est-à-dire tout le temps de la législature à suivre, le temps pour eux de préparer leur réélection.... en 2012.

Ô, me dira-t-on, cette fort généreuse cagnotte serait alimentée par un fond financé par une cotisation (sorte d'Assedic) que paieraient les députés pendant tout leur mandat. Sur la forme, l’honneur est peut-être sauf. Sauf que les salariés de France payent tous, eux aussi, une cotisation aux Assedic, laquelle ne leur donne droit qu’à une indemnité en "peau de chagrin" et ce pendant quelques mois seulement.

Quand, à Perpignan, j’ai entendu François BAYROU dénoncer ces petits arrangements "entre amis” UMP et P.S. et dire qu’il devenait urgent de remettre un peu d’ordre dans cette République, les milliers de personnes présentes ont applaudi à tout rompre. Moi aussi.

N’en auriez-vous pas fait autant ?

LÀ Où IL Y A D’LA GÊNE....

Un grand quotidien du Languedoc-Roussillon rapporte aujourd’hui qu’un Secrétaire Départemental de l’UMP de cette région aurait inscrit d’office - et sans même les consulter - tous les adhérents de ”son” parti au "Comité de Soutien de Nicolas SARKOZY". Et çà râle plutôt dans les rangs.

Faut-il rappeler qu’à l’UMP on y trouve de tout et que ce ”tout” ne fait pas pour cela ”un tout” ? : il y a des pro-chiraquiens et des anti, des gaullistes et des (ex)RPR, des anti-sarko viscéraux et aussi.... des (ex)UDF qu’on avait déjà inscrits d’office à l’UMP en 2002 - et de la même façon toute aussi cavalière sans non plus les consulter - quand certains des dirigeants de l’une des composantes de l’UDF de l’époque et à laquelle ils appartenaient (Parti Républicain, PPDF, Parti Radical, Adhérents Directs, etc....) avaient (délicatement) ”balancé” leur fichier d’adhérents à l’UMP contre.... quelques promesses de juteux maroquins. Ces ”adhérents déportés d’office” n’étaient déjà pas très contents à cette époque : mais comme on se faisait alors encore quelqu’illusion sur la volonté de rassembler dans un même grand parti tout neuf toutes ces familles politiques en respectant leur identité - illusions bien perdues depuis ! - ces adhérents attendaient de voir.

Aujourd’hui, ils y voient plus clair. Et de dénoncer aujourd’hui le ”dirigisme et l’autoritarisme” du dit Secrétaire Départemental de l’UMP qui les manipulerait ainsi contre leur gré. Ce Secrétaire Départemental est par ailleurs aussi Maire d’une grande Ville où il y brillerait déjà par son ”manque de concertation et ses passages en force” (dixit). Tous ces "soutiens" forcés du cher Nicolas en ont marre et ils le disent maintenant haut et fort.

Faut-il s’étonner que l’UDF voit revenir aujourd’hui dans ses rangs nombre de ces ”déportés d’office” prisonniers jusqu’ici des griffes possessives de l’UMP ?

”Là où il y a d’la gêne, il n’y a pas d'plaisir !” affirme le dicton. Pourquoi l’UMP se priverait-elle de ces petits plaisirs-là ? Quand je vous parlais ”cuisine”.... Par ici la bonne soupe !

dimanche, 04 mars 2007

L'EXPANSION : BAYROU MEILLEUR CANDIDAT

Le numéro de Mars du magazine ”L’Expansion" publie une étude sur la politique de l’emploi des principaux candidats à la présidentielle : ”Comment remettre les Français au travail ?”

6 spécialistes ont évalué les projets sur l’emploi :

- François BAYROU obtient la meilleure note avec 6/10, son projet constituant "le bon compromis”.
- Ségolène Royal est en seconde posiion avec 5,5/10, avec un projet jugé ”encore trop flou”.
- Nicolas Sarkozy n’obtient que la moyenne (5/10) avec un projet jugé ”pas convaincant”.

Dans un précédent numéro, ”L’Expansion” s’était aussi penché sur les ”programmes européens”.
François BAYROU était déjà en tête, seul à obtenir une note au-dessus de la moyenne : 7/10 avec appréciation au "tableau d’honneur”.
- Nicolas Sarkozy était second, avec la moyenne de 5/10 et l’appréciation ”peut mieux faire”.
- Ségolène Royal en 3ème place avec seulement 4,5/10 et une appréciation ”trop juste”