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jeudi, 31 mai 2007

RÉSISTER pour CONSTRUIRE

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RÉSISTER

POUR CONSTRUIRE !

RÉSISTER. C’est ce mot qu’ont gravé de leurs mains, ces femmes emprisonnées dans la tour de Constance, à Aigues Mortes, parce qu’elles n’acceptaient pas de renier leur Foi.

Un seul mot suffisait pourtant pour qu’elles retrouvent leur liberté, leur terre des Cévennes ou du Languedoc.

Mais, elles sont restées droites, dignes, dans leur choix, transmettant ainsi aux générations à venir, un peu de ce qui fait aujourd’hui la force et la fierté des femmes et hommes de notre région !

RÉSISTER. C’est aussi ce mot qui m’est venu à l’esprit, quand, il y a quelques années, François BAYROU a décidé de s’opposer avec courage, à cette bipolarisation de la vie politique française, qui stérilise notre pays depuis plus de 30 ans.

”Si l’on pense tous la même chose, a-t-il dit ce jour là, alors nous ne pensons plus rien”

Car la Vérité n’est pas plus d’un bord que de l’autre, ni l’intelligence, ni la compétence non plus.

Tout n’est pas blanc d’un coté, noir en face !

C’est donc au CENTRE qu’il a souhaité rassembler les femmes et les hommes, ouverts, modérés, tolérants, venus souvent d’horizons différents, mais déterminés à réussir, ENSEMBLE, à redresser la France.

C’est pour cela que je me suis engagé à ses cotés.

pour résister, car il ne faut pas laisser dans une démocratie, tous les pouvoirs dans les mêmes mains.

pour résister, car il n’est pas normal que les 7 millions de Français qui ont voté pour François BAYROU ne soient pas correctement représentés à l’Assemblée Nationale.

pour résister, car la plupart des grands problèmes que nous avons à résoudre dans notre pays, ne trouveront pas de solutions dans l’affrontement bloc contre bloc, mais plutôt dans la négociation et la recherche du consensus.

CONSTRUIRE

UNE FRANCE PLUS FORTE

• Car on ne doit pas se résigner au chômage, ni à l’exclusion, si l’on accepte de réformer avec courage notre système éducatif, à aider les Petites et Moyennes Entreprises à créer leur premiers emplois, à encourager la recherche.

• Car on ne doit pas se résigner à voir nos personnes âgées vivre avec difficulté en raison de retraites trop faibles.

• Car on ne doit pas se résigner devant les problèmes  rencontrés par les jeunes qui s’installent et peinent à trouver un logement décent et à un prix accessible.

• Car on ne doit pas se résigner à voir nos campagnes se désertifier, nos vignes arrachées et nos viticulteurs ou nos agriculteurs renoncer devant des charges trop lourdes.

• Car on ne doit pas se résigner à voir nos banlieues devenir des ghettos quand nous devons réimplanter l’État et la République au sein même de ces quartiers en difficulté.

• Car on ne doit pas se résigner devant l’immense tache que représente la préservation de notre Planète, et qu’il faut inscrire le développement durable et l’écologie au cœur de toutes nos politiques publiques.

• Car, enfin, on ne doit pas, on ne peut pas se résigner à voir l’Espoir et l’Ambition disparaître peu à peu de notre Pays !

Marc DUFOUR
Président de l'UDF
MOUVEMENT DÉMOCRATE (MoDem) de l'HÉRAULT
Site Marc DUFOUR

MORIN : BOUCHE COUSUE

1beff1f3e85dec0674932809b31ab757.jpgÀ moins d’avoir de sérieux “trous” de mémoire, nous avons encore aux oreilles les déclarations de certains des proches de François BAYROU - d’avant le 22 Avril - qui n’avaient pas de mots assez durs (voire parfois outranciers) à l’égard de Mr Sarkozy.

Nous pourrions avoir encore la larme à l’œil quand on se souvient de cette déclaration d’Hervé Morin : “Sans Bayrou, je ne serais rien !”. Que c’est beau et émouvant un tel geste de reconnaissance de la part de celui qui acceptait de devoir tout à son mentor en politique. On se souvient encore qu’il déclarait aussi, il y a peu, “qu’il ne fallait pas ne regarder qu’à droite”.

Mais voici que son mentor a perdu - même si c’est fort honorablement - l’élection présidentielle. Et aussitôt la panique s’est emparé de ce “bon élève”. Et quoi ? Serait-il réélu député s’il n’avait pas son mentor à l’Élysée pour lui garantir le succès, le maroquin ou, pour le moins, le siège à l’Assemblée Nationale ? L’attitude qui s’en est suivie trahit bien son manque de maturité. Tel un gamin dans la cour de récréation qui craint recevoir une raclée, voici qu’il court vite se réfugier derrière le plus fort du moment : “Sarko, protège-moi !”. Et de promettre aussitôt qu’il lui donnera en gage toutes ses billes.

Voilà donc le fidèle bayrouiste d’hier devenu soudain le nouveau converti au sarkozysme. On appelle généralement ceux qui ont abjuré leurs opinions et trahit leur passé des ”renégats”.

Prenant (le faux) prétexte (pour se donner peut-être bonne conscience) que Bayrou tient ferme l’UDF au centre - pas au centre-droit ni au centre-gauche (ce qui ne peut être le centre) mais au vrai centre - que Bayrou déclare aussi que l’UDF ne retournera pas dans ses errements d’hier de compromission avec la droite qui a conduit la France là où elle est aujourd’hui (“Je ne voterai pas pour Sarkozy” déclare Bayrou entre les deux tours pour conjurer les soupçons dont déjà on l’accablait), que Bayrou déclare encore qu’il ne conclura pas davantage de pacte avec qui que ce soit à droite ou à gauche, Mr Morin, pris de panique, fait partie de ces “centristes” (il n’est hélas pas le seul !) qui n’osent avouer leur honte d’avoir des convictions de droite.

Et, pour éviter d’en trop souffrir, on feint donc l’amnésie.

Mr Morin avait dénoncé la collusion des proches de Mr Sarkozy avec les puissances d’argent et les médias. Il voulait “séparer les pouvoirs médiatiques et politiques”. Un nouveau PDG vient d’être nommé à TF1 pour remplacer le précédent partant à la retraite. Qui est nommé ? Un (très) proche de Mr Sarkozy. Qui annonce cette nomination ? Le Conseil d’Administration de TF1 ? Non : le Palais de l’Élysée lui-même. Mr Morin, lui, reste “bouche cousue”.

Mr Morin vantait, avec François Bayrou, le maintien de la carte scolaire pour “garantir l’égalité des chances”. Mr Sarkozy décide, lui, de la supprimer pour livrer l’école aux tris sélectifs, aux ”recommandations”, aux ”pressions”, aux dossiers scolaires, aux favoritismes, etc.... Mr Morin, lui, reste “bouche cousue”.

Mr Morin dénonçait cette droite qui avait endetté la France à un niveau insupportable compromettant l’avenir de plusieurs générations de français, même ceux encore à naître. Pour lui, comme pour Bayrou, la lutte contre la dette était un “combat social”. Mr Sarkozy, lui, décide de mettre la dette et le déficit “entre parenthèses”. Mr Morin, lui, reste “bouche cousue”.

Dans le même registre, Mr Sarkozy décide parallèlement d’alourdir le budget de plusieurs milliards, notamment avec le cadeau fiscal généralisé des intérêts des emprunts immobiliers. Mr Morin, lui, est toujours “bouche cousue”.

Mr Morin préconisait aussi l’égal accès de tous aux soins. Mr Sarkozy, lui, décide d’instaurer une franchise de ±75€ qui va priver de soins les plus démunis. Mr Morin, lui, reste “bouche cousue”.

Mr Morin voulait “moraliser la vie publique” et un “Parlement à l’image du Pays”. Mr Sarkozy, lui, veut en rester aux archaïsmes qui conduiront à ce que 7 millions de français ayant voté pour un renouvellement de nos institutions ne seront représentés au Parlement que par une petite poignée de députés. Mr Morin,lui, reste “bouche cousue”.

UN MINISTRE CÀ FERME SA G.....

Mr Morin voulait “faire échapper les nominations aux logiques de clans”. Mr Sarkozy nomme personnellement tout le monde et jusqu’au moindre sous-chef de cabinet de Ministre. Mr Morin, lui, reste “bouche cousue”. Mais il est vrai qu’on lui a donné en sucette un maroquin de Ministre dans une fonction où toutes les ficelles seront tirées depuis l’Élysée. Et un Ministre, çà ferme sa g...., ou çà démissionne ! C'est bien connu.

Qu’est-ce donc que cette girouette ? Où sont ses convictions ? Il est vrai que, dans un article paru dans le Monde, il déclarait, sans vergogne vouloir “participer au festin”. Belle mentalité que voilà ! À nous la bonne soupe !

Mais, dans un article paru ce 30 Mai dans Le Figaro, on apprend cependant que, déjà, Mr Morin ne ferait plus l’unanimité chez les “pseudo-centristes” ex-UDF. Certains des futurs députés “pseudo-centristes” de l’UMP n’ont pas voulu davantage signer un article paru dans le Monde du 30 Mai appelant à constituer le futur “pôle centriste de la nouvelle majorité présidentielle”. Même Mr De Robien n’a pas voulu signer ! Et Mr Albertini a fait savoir qu’il refusait d’intégrer un mouvement “animé par Hervé Morin dont les propos et les actes récents ne correspondent pas à sa conception de la politique”. Et ce dernier de s’interroger de “l’efficacité de l’entrée très minoritaire” de centristes (il n'y en a qu'un !) au gouvernement. Il juge leur démarche “essentiellement tactique et personnelle”. Que cela est-il bien dit et avec quelle pudeur !

C’est déjà “çà” le “nouveau (pseudo) centre” UMP ? Çà promet !

P.S. : Même si cela est peu charitable - et parce qu’on peut bien rire de temps à autre - un hebdomadaire économique - très sérieux comme le sont généralement les publications économiques - rapporte que le nouveau Ministre de la Défense Nationale a envoyé, dès sa nomination, un bref “ordre du jour” aux armées. Cette pratique est tout-à-fait habituelle. Sauf que celui-ci était signé par un certain “Hervé Morin” et ne comportait pas moins de six fautes d’orthographe. Il parait que l’effet a plutôt été assez désastreux chez nos militaires, peu habitués de recevoir une missive ministérielle d’un niveau scolaire aussi pitoyable.

dimanche, 27 mai 2007

LE MIRACLE de la PENTECÔTE

SARKOZY et les SYNDICATS

Participant ”officiellement” ce matin de Pentecôte à une cérémonie religieuse, j’entendais de nouveau cette lecture des Actes des Apôtres : ”Comment se fait-il que chacun de nous (les) entende dans sa propre langue ?”

Tout respect gardé entre le sacré et le profane, me venait à ce moment l’image récente de ces marches du Palais de l’Élysée où l’on a vu s’y succéder des représentants syndicaux (déjà peu enclins à être d’accord entr’eux), puis des représentants d’organisations patronales ou d’entreprises (moins enclines encore d’entendre les mêmes choses que les premiers nommés). Et tous de dire leur ”satisfaction” de ce qu’ils venaient d’entendre de la bouche de notre nouveau Président.

Mais qu’a-t’il bien pu leur dire pour que tous affichent un tel même contentement ? C’est le nouveau ”miracle de la Pentecôte” où chacun a compris et entendu ce qu’il voulait entendre, et ce dans sa propre dialectique.

Je reste assez admiratif sur la force du langage et de l’image que sait fort bien manipuler Nicolas Sarkozy. Il sait indéniablement exercer une sorte de magie.

Il est vrai qu’il n’a rien d’un ”psychorigide”, notre nouveau Président. Surtout en cette période de campagne des législatives - qui s’annoncent pour lui, et de par la force d’un mode de scrutin qui fausse toute véritable représentation - des législatives gagnées d’avance mais qu’il veut transformer en véritable "sacre”. Même sa conception de la négociation, de la concertation et des réformes sociales a changé les habitudes les mieux ancrées.

Du moins en apparence.

Nicolas Sarkozy n’en est évidemment pas encore à imiter ce que proposait François Bayrou lors de sa campagne. Mais il s’en inspire. Il s’en inspire même fortement. Les UDF-Mouvement Démocrate (MoDem) devraient pouvoir s’en réjouir : cela confirmerait en effet la justesse des vues de François Bayrou, vues que pourtant Nicolas Sarkozy n’a cessé de dénigrer pendant tous les mois de la campagne présidentielle. Était-ce le tort de François que d’avoir raison avant Nicolas ? Mais, contrairement à Bayrou, Nicolas Sarkozy n’a pas voulu s’encombrer de cette exigence éthique comme la comprenait Bayrou : il s’est seulement emparé de l’apparence de l’image qu’il véhiculait.

À propos de la méthode - habilement actuelle - de Sarkozy, le voici donc transformé pour le moment en ”force souriante”. Le Monde écrit à ce propos : ”C’est peut-être la force de la méthode Sarkozy. En sortant de leur rencontre avec le Président de la République, chacun des partenaires sociaux a cru entendre ce qu'ils étaient plus ou moins venu chercher.... Le risque existe alors, une fois les éclaircissements apportés, de la déception”.

Oui, c’est vrai. Car après le temps des illusions, suivra inévitablement celui des désillusions. Et là le langage changera. Le charme sera rompu. Et nous serons face aux réalités. Mais, hélas, avec un Parlement qui n’aura pas, une fois encore, les moyens de défendre les français.

Ceci souligne avec force la nécessité d’envoyer au Parlement non pas des ”béni oui-oui” - sortes de machines à approuver tout ce que décidera le Gouvernement, même quand ils ne seront pas d’accord - mais des Députés sans œillères, sans consignes, ouverts, indépendants et libres. Soucieux avant tout de promouvoir  une ”démocratie sociale” authentique et vivante. Pas des Députés soumis à la Loi du Prince.

Voilà qui ne facilite pas le travail des stratèges en politique de tous bords. Et encore plus d’une gauche en totale décomposition, partie en campagne sans illusions aucunes. Qu'en restera-t’il après ?

vendredi, 25 mai 2007

LE SUICIDE

"Si un certain nombre de parlementaires vous abandonnent, c'est dommage. C'est un incident"

"Mais si vous abandonnez une idée, l'idée dont vous avez vécu, ce n'est pas un incident. C'est un suicide"

André Malraux

"Jamais les ralliements n’ont préparé de grandes choses. Les ralliements, les changements de camp, préparent toujours des déceptions et des disparitions.
Ceux qui parviennent à changer le monde, à marquer leur temps, ce ne sont jamais ceux qui cèdent aux pressions et aux tentations ou à la crainte, ceux qui y parviennent, ce sont ceux qui ne cèdent pas"

François Bayrou

jeudi, 24 mai 2007

LES BIENS NOUVEAUX

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"Lorsque le goût des jouissances matérielles se développe chez un de ces peuples plus rapidement que les lumières et que les habitudes de la liberté, il vient un moment où les hommes sont emportés et comme hors d’eux-mêmes, à la vue de ces biens nouveaux qu’ils sont prêts à saisir....

....Si, à ce moment critique, un ambitieux habile vient à s’emparer du pouvoir, il trouve que la voie à toutes les usurpations est ouverte. Qu’il veille quelque temps à ce que tous les intérêts matériels prospèrent, on le tiendra aisément quitte du reste. Qu’il garantisse surtout le bon ordre. Les hommes qui ont la passion des jouissances matérielles découvrent d’ordinaire comment les agitations de la liberté troublent le bien-être, avant que d’apercevoir comme la liberté sert à se le procurer....

....Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien ; mais je ne veux pas oublier cependant que c’est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie. Il ne s’ensuit pas assurément que les peuples doivent mépriser la paix publique ; mais il ne faut pas qu’elle leur suffise.

....Une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l’ordre est déjà esclave au fond du cœur”


Alexis de Tocqueville
De la démocratie en Amérique, livre II

01:05 Publié dans SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (0)

HISTOIRE DE FRIC

dec0b5565282b564f79153a4318675ab.jpgFrance 3 en a fait un reportage dans le 19-20 avec une image de Morin, pâle et livide mais silencieux, qui inspire plus de pitié qu’autre chose. Le Canard enchaîné s’en est fait aussi l’écho : voici que le chef du ”commando Ravaillac”, Ministre de la Défense, est passé à l’attaque. Il a mis toute sa famille et ses collaborateurs en ordre de bataille pour les Législatives. 

Non seulement François Bayrou a été lâché et trahi par Morin qui est allé au rata, mais le Ministre de la Défense s’illustre en donnant une bien vilaine image de ce que peut être un ”centriste” qui se lâche. On savait depuis longtemps que le pouvoir rend fou, mais à ce point ! Et aussi vite !

Hervé Morin ”aurait” donc quitté Bayrou ”dans les larmes et dans la douleur ?” Mais il s’est aussitôt auto-proclamé général en chef des ”flingueurs” de Bayrou, du ”commando Ravaillac” qui, sur ordre sarkozyen donné devant tous les responsables UMP, a été chargé de ”kärcheriser définitivement” l’homme de la ”troisième chaise”, de la ”nouvelle voie”.

MÊME LE CHAUFFEUR !

Et pour cela tous les moyens sont bons. Y compris celui de recruter des ”soldats de l’ombre” et des ”soldats fantômes” pour les Législatives. Il a dû faire vite pour mettre sur pieds un (provisoire) ”PSLE” et avoir des candidats dans plus de 50 circonscriptions pour bénéficier des subsides d’État et en priver Bayrou, son ancienne idole qu’il brûle désormais au lance-flammes. L’UMP lui a donné un coup de main (histoire de le noyauter un peu plus). Mais Morin a du mobiliser toute sa famille avec un sens aigu du sacrifice : tout le monde y est passé, de l’épouse, du frère, du cousin, d’amis jusqu’aux collaborateurs les plus proches ou les plus obscurs, le webmaster, les porte-serviettes, etc..... Même le chauffeur y est allé de sa candidature ! Et on les retrouve inscrits dans l’Ariège, la Creuse, le Lot, les Pyrénées Atlantiques (tiens, chez Bayrou !), du Nord au sud en passant par la Normandie, bien sûr !

On comprend la réaction d’Éric Azière, chargé des élections et des fédérations à l'UDF Mouvement Démocrate (MoDem), qui brocarde à juste titre  ”l'armée de figurants” du PSLE.

Et tout ce charivari parce que les règles du financement public des partis a établi que chaque voix recueillie au premier tour des législatives vaut au moins 1,66 € par an pendant 5 ans (ce montant, valable pour la législature précédente, doit être réévalué), mais à condition toutefois de passer la barre des 1% dans 50 circonscriptions.

Ah, encore une histoire de fric ! Quand çà vous colle à la peau....

mercredi, 23 mai 2007

MAURICE L'ENCHANTEUR

829c2613c88b6724c2a596503b7affc0.jpgLu dans Le Monde :  ”Leroy, Morin : cela sonne comme une enseigne de bricolage. Jusqu'au 22 avril, ces deux-là étaient à la pointe de la campagne de François Bayrou. Au lendemain du 6 mai, ils étaient pressentis pour entrer dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy. L'un, Hervé Morin, a hérité du portefeuille de la Défense. L'autre, Maurice Leroy, après avoir été envisagé pour prendre l'agriculture, devra ronger son frein jusqu'au lendemain des législatives et la distribution des lots de consolation”

INSCRIT SOUS 2 PARTIS !

C'est peut-être pour cela que, selon le Canard Enchaîné, Maurice l'enchanteur n'a pas hésité à inscrire sa candidature sous deux appartenances à la Préfecture (!) : le "PSLE" des ”22 S....” (comme disent les vrais UDf qui n'ont pas la langue de bois dans le sciure) et l'UDF-MOUVEMENT DÉMOCRATE (MoDem). Le Canard décerne à Maurice Leroy la ”palme de  la duplicité”.

Il est vrai que cet homme d'appétit qui ”mange à tous les râteliers” a été à bonne école. Il fut stalinien avant d'être ”pasquaïen" puis centriste. Comme d'autres, il n'a pas trahi Bayrou. C'est Bayrou qui a eu tort de lui (et de leur) faire trop confiance... Sarkozy les a transformés en ”hommes de mains” ; il compte sur eux pour ”flinguer une fois pour toutes”, ”dessouder définitivement Bayrou qui ne sait même plus où il habite”, comme il l'a dit à ses ”troupes”.

On voit mieux pourquoi Morin a été nommé à la Défense: c'est le chef des ”tontons flingueurs” anti-Bayrou ! Ravaillac n'avait pas eu besoin d'un Ministère pour flinguer Henri IV !

”Ils ont préféré leur confort à leurs convictions”, lâche amèrement Jacqueline Gourault, une des gardiennes du temple Bayrou. ”Les députés, en ce moment, c'est comme la migration des gnous : ils cherchent les points d'eau”, renchérit Bernard Lehideux, responsable des élections à l'UDF. Ils ont trouvé tant d’eau dans leur rata qu’ils risquent de se noyer, ces gnous.

Mais, comme disait un humoriste, pour les ”centreux”, le choix, c’était ”fromage ou… déSert”. Sarkozy leur a promis "fromage et deSSert". S'ils restent sages, obéissants et soumis pendant (au moins) cinq ans.

”De la Servitude Volontaire”
de LA BOÈTIE est-elle une œuvre qui figure dans les bibliothèques de l'Élysée, cet objet de décoration qui donne de la profondeur à celui pose devant ?

lundi, 21 mai 2007

70.000 pré-adhésions au MoDem

0a18a697f291895115dc771cad379c0d.jpgFrançois Bayrou l’a annoncé le 20 Mai dans France Europe Express sur France 3 : le cap des 70.000 pré-adhésions au Mouvement Démocrate est franchi. Sans pub, sans tapage, sans racolage. Le signe d’un besoin citoyen fort, d’un appel civique fort, d’une demande démocratique forte. Il s’agit là, a-t-il précisé, d’adhésions nouvelles, qui s’ajoutent à  celles enregistrées à l’UDF (quelque 30.000 au dernier Congrès).

Ce mouvement est le premier du genre et ne s’explique pas que par internet. Il constitue ”un parti d’un type nouveau, un parti du XXI° siècle, dit Bayrou. Cela implique évidemment des devoirs et des responsabilités particulières pour les animateurs de ce Mouvement. Bayrou est le premier à en avoir conscience. Celles et ceux qui sont investis par ce Modem aux Législatives aussi. Des profils nouveaux pour un type nouveau de députés.

Au cours de l’émission, François Bayrou a refusé de polémiquer à propos des ralliements des députés UDF à l’UMP. Il a seulement souligné que ”l’ouverture” pratiquée par Sarkozy était contraire à ce que le candidat de l'UMP avait dit durant la campagne et ne correspondait pas du tout à ce que lui-même préconisait (et préconise toujours) :  ”Je proposais un rassemblement, non une logique de ralliements et d’allégeances”. “S’allier n’est pas se rallier”. “L’alliance n’est pas le ralliement”

DES DÉPUTÉS

QUI DÉFENDENT LE CITOYEN


S’inquiétant de la situation ”sans précédent et du ”scandale démocratique” que représente la ”concentration inédite” des pouvoirs ”entre les mêmes mains”, Bayrou a insisté sur la nécessité citoyenne de ”ne pas se laisser confisquer le pluralisme” et de constituer des contre-pouvoirs forts de leur liberté de jugement, d'appréciation et de propositions, donc d’élire des députés qui ”défendent les citoyens face au pouvoir et non le pouvoir face aux citoyens”. Sans être ni béni oui-oui, ni béni non-non, ni machines à approuver, ni robots à rejeter. Sans avoir des mandats impératifs, sans devoir répondre à des consignes de partis, sans être prisonniers d’engagements partisans. Mais avec le souci de défendre, en conscience, l'intérêt général et de se faire les porte parole de leurs électeurs.

DES MAJORITÉS LOCALES


Interrogé sur les futures  municipales, François Bayrou a réaffirmé sa conviction que, comme d’autres démocraties, ”il faut pour les élections locales des majorités locales qui peuvent ne pas être les mêmes que sur le plan national”. Pas de manoeuvres, pas de magouilles, mais des alliances faites dans la transparence autour de programmes d'actions clairs, dans la ligne des ”contrats de législature” qu'il proposait au niveau national.

La ”voie nouvelle” qu'ouvre le Mouvement Démocrate se traduira par des modes de fonctionnement nouveaux, authentiquement démocratiques et citoyens : les adhérents seront directement associés à l'élaboration des statuts du Mouvement et notamment de sa ”Charte éthique” dont il se dotera.

jeudi, 17 mai 2007

SARKOZY à l'Élysée

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Un beau sacre républicain


Il les a bien enfilés ses habits neufs de Président de la République ! Solennel, quand il faut. Recueilli, quand cela s’impose. Ému, avec retenue. Humain, avec un baiser tendre à Cécilia. Grave, mais souriant. Respectueux du protocole… en prenant plaisir à le transgresser. Pour des mini bains de foules comme il les aime. Pour reprendre le pas de "l’homme pressé". Pour jouer du portable dans sa voiture. Un peu lent, pour lui, le pas des chevaux de la Garde ou des marches de la revue des troupes (d’élites) !  

Il a applaudi Chirac à sa sortie de l’Elysée. Comme pour mieux marquer sa différence dans sa première allocution sous les lambris dorés de sa nouvelle résidence. Un vrai programme qui annonce bien des changements. Une rupture avec des "comportements passés".

”Enfants de France”

 
Ce n’était pas le Panthéon... Mais la cérémonie du Bois de Boulogne a pris à la tête, au cœur et aux tripes les plus blasés des citoyens. Merci Max Gallo ! Merci pour cette Marseillaise chantée qui fait se lever les corps. Merci pour cette lettre d’adieu de Guy Môquet qui arrache les larmes. Merci pour ce Chant des Partisans qui, dans ce lieu tranquille du Bois de Boulogne, près de la cascade, est en fait un rappel : construisons une Europe unie, un avenir ”où les bourreaux n’auront plus leur place”

”Enfants de France"… Je pleure et l’applaudis, écrit Daniel Riot. Comme Delanoë, visiblement. Comme tous les Républicains. Et les gros plans du visage du nouveau Président pendant le Chant des Partisans resteront comme des images dignes de l’événement. Du grand Sarkozy. Le nouveau Président a marqué son entrée dans l’Histoire sous le signe d’une Histoire tournée vers l’avenir.

Il est des moments où toutes les polémiques politiciennes, tous les désaccords politiques, toutes les appréhensions (même légitimes)  s’effacent naturellement.  Nicolas Sarkozy a brillement réussi son entrée en fonction.

C’est bien pour la France. Qu’il passe sans transition du ”sacre” parisien à Berlin est une excellente chose pour l’Europe. Que souhaiter de plus en ce jour qui marquera la mémoire collective des Français ?

dimanche, 13 mai 2007

UN APPEL de PERSONNALITÉS de la SOCIÉTÉ CIVILE

POUR LE MOUVEMENT DÉMOCRATE

INDÉPENDANT et RÉNOVATEUR


Le verdict des urnes est sans appel. Félicitations et encouragements au nouveau Président. Sa légitimité est incontestable et, avec respect et esprit de responsabilité, nous souhaitons qu’il puisse réussir pour la France au-delà des impasses dans lesquelles les fausses alternances l’ont placée.

Mais la démocratie ne se réduit pas à une seule élection. La démocratie est un jardin exigeant et chatoyant nécessitant une attention permanente. C’est l’engagement citoyen qui est le ferment du ”Vivre ensemble”.

En même temps, nous nous devons de rester lucides. Les constats sont évidents :

• La forte participation électorale est une marque d’intérêt des citoyens pour la démocratie que l’on se doit de faire vivre et améliorer en permanence, à tous les niveaux.

• La finale ”bipolaire” des Présidentielles qui a opposé une droite ”décomplexée” à une gauche bien ”floue” ne signifie pas que les français ont voulu pérenniser un système qui coupe la France en deux, voire en deux clans. Les chocs idéologiques hérités des siècles passés n’ont plus de fondements rationnels et raisonnables.

•Les volontés de ”rassemblement” ou de ”ralliement” affichées par les uns et les autres sont plus des choix tactiques que de conviction.

• L’attrait pour les idées défendues par François BAYROU est porteur de sens et d’espoir, pour une France nouvelle et une pensée politique nouvelle.

Nous sommes au début d’une ère de restructuration et de clarification sur l'ensemble de l’échiquier politique et nous nous y inscrivons dans la fidélité aux idées de François BAYROU.

Les signataires de ce texte, par conviction, soutiennent l’initiative de François BAYROU de créer un ”Mouvement démocrate” central  ouvert et équilibré. Souhaitées par les Français, la ”social-économie” et la ”démocratie sociale”, au cœur du projet porté par François BAYROU, sont les deux piliers du renouvellement d’une pensée politique adaptée aux impératifs d’aujourd’hui et aux défis de demain.

Il s’agit de remettre l’Homme au cœur de toute action. Pour concilier compétitivité et solidarité et retisser ainsi un tissu social déchiré. Pour qu’une France redevenue fière d’elle-même, sans arrogance, soit désormais le moteur d’une véritable Europe politique.

Voilà pourquoi nous nous engageons, courageusement et honnêtement.

Le meilleur moyen de continuer la ”révolution tranquille et sereine” initiée par François BAYROU, est de rejoindre sans délai le ”Mouvement Démocrate”, au carrefour des héritages authentiquement libéraux, radicaux, gaullistes sociaux, chrétiens-démocrates, sociaux-démocrates, écologistes donc humanistes et personnalistes.

C’est ce que nous ferons ensemble à travers les grandes figures du centrisme du siècle passé, où la tolérance et le respect de la diversité ont toujours prévalu.