Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 12 mars 2006

LA DETTE A (ENCORE) AUGMENTÉ...

Mauvaise nouvelle pour Thierry Breton, le Ministre de l'Économie : en 2005, la dette publique a fortement augmenté. Selon les calculs communiqués par Bercy, jeudi 9 mars, à la Commission économique de la nation, la dette publique a représenté 66,4 % du produit intérieur brut (PIB), soit 1 125 milliards d'euros, contre 64,7 % en 2004.

Pis, cette hausse s'est accompagnée d'une montée des prélèvements obligatoires, qui ont atteint 44,3 % du PIB contre 43,5 % en 2004. Ce chiffre s'approche du record de 44,9 % atteint en 1999.

Cette dégradation des finances publiques est du plus mauvais effet pour M. Breton, qui s'est fait le chantre de la réduction de la dette. Lors de la présentation de la loi de finances pour 2006, il y a seulement cinq mois, il avait indiqué que la dette se situerait à 65 % du PIB.

(Source Le Monde du 12.03.2006)

13:25 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 18 février 2006

NAUFRAGES

Nous étions déjà habitués aux “dérapages verbaux” de Mr LE PEN. Il nous faut désormais nous habituer à ceux de Mr FRÊCHE, le fougueux Président P.S. de la Région Languedoc-Roussillon. Celui-ci vient en effet de traiter publiquement les harkis de “sous-hommes”. Les excuses qu’on lui a ensuite fait lire n’effacent en rien l’odieux de ses déclarations : elles n’ont aucune crédibilité.

On sait Mr FRÊCHE, jadis homme capable de grandes impulsions quand il était Maire de MONTPELLIER, être aussi un homme de grande culture. Mais aurait-il trop bien relu le “Mein Kampf” de Mr Adolf HITLER ? C’est en effet sous la sinistre plume de ce dernier que l’on a trouvé la dernière fois le terme de “sous-hommes” s’adressant à des communautés qui n’avaient en rien mérité semblable opprobre.

LE PEN, FRÊCHE : voici le triste spectacle du naufrage de personnalités qui, aujourd’hui et peut-être sous le poids des ans, sombrent piteusement dans leurs divagations solitaires.

Mr FRÊCHE est aujourd’hui au P.S. et à ses amis de la gauche languedocienne ce qu’est le “Clemenceau” à la France : on ne sait plus quoi en faire et comment s’en débarrasser avec les pollutions verbales dont il est porteur.

Coulons-le dans l’abîme sans fond de notre mépris.

12:55 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (2)

mercredi, 15 février 2006

L'AFFAIRE CLEMENCEAU

"Nous apparaissons comme un pays qui n’est pas capable de traiter ses propres navires quand il les met à la retraite, qui n’est pas capable de traiter ses déchets dangereux comme l’amiante, et qui n’est même pas capable d’avoir un trajet sécurisé avec des documents prêts pour que le bateau soit traité et accueilli comme il le convient" (François BAYROU).

Cette déclaration traduit bien le malaise que ressentent tous les français devant le pitoyable spectacle de la fin de ce vaisseau qui a été longtemps l'orgueil de notre marine.

Ce malaise est d'autant plus vif quand on constate tous les mensonges dont on a entouré les conditions de son désarmement et de son désamiantage. Nul ne semble être aujourd'hui en mesure d'estimer, même de façon approximative, la quantité d'amiante qu'abritait ce navire, ni davantage le volume d'amiante qui a été effectivement retiré avant son exil.

Qui d'entre nous non plus n'a pas éprouvé un certain malaise devant le fait que l'on exportait ce qui restait d'amiante pour exposer de pauvres bougres indiens au périlleux travail d'en débarrasser ce qui en restait dans ce bâtiment ?

Sur un plan plus politique, cette affaire aura fait pour le moins une victime : Mme ALLIOT-MARIE, notre Ministre de la Défense Nationale, qui a couru le risque d'endosser cette opération avec beaucoup d'assurance. Elle est aujourd'hui désavouée. On la pressentait comme un possible "ange blanc" dans le paysage des candicats à l'élection présidentielle. Cet ange semble avoir brûlé ses ailes dans le naufrage du Clemenceau.

19:00 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 09 février 2006

JUGE BURGAUD

Même si le temps m'a manqué pour entendre cette très longue audition de Mr BURGAUD devant la Commission de l'Assemblée Nationale, ce que j'en ai vu me laisse l'image d'un jeune magistrat sincère et honnête, mais lui-même broyé par la lourde machine judiciaire et ses règles intangibles dont il est le fragile serviteur.
Il n'était pas à l'aise. Nous non plus. Ce "spectacle" en était poignant, voire pathétique.
La solitude - toutes les solitudes - sont et restent de terribles drames humains.

09:15 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (4)

jeudi, 12 janvier 2006

CONTRIBUTION au CONGRÈS UDF

"UN CENTRE INDÉPENDANT EST UN BESOIN
DONNONS-LUI UNE RÉALITÉ
"

par Philippe De LONGEVIALLE
Président de l'UDF de l'Isère
et François VAN DE VILLE
Membre du Bureau Politique National de l'UDF

L'UDF est à la croisée des chemins. Son choix d'une indépendance totale tant vis-à-vis de l'UMP que du PS est aujourd'hui irréversible, sauf à disparaître rapidement, absorbée par l'un ou l'autre des 2 grands partis qui dominent la vie politique française, avec les dégâts que l'on connaît.

Ce choix d'indépendance est raisonné et raisonnable :
• raisonné car il tire les leçons de l'échec patent et aux conséquences lourdes de 25 ans de "cogestion en alternance" PS-RPR des affaires du pays
• raisonnable car il correspond à une évolution des français, prêts, au moins intellectuellement pour l'instant, à explorer d'autres voies que la gauche marxiste ou la droite conservatrice, qui ont toutes les 2 échoué à réformer le pays et assurer une vraie justice sociale sans laquelle il ne peut y avoir de projet collectif.

Un système politique et social  décadent :

À la tête de l'Etat, l'affrontement entre le Premier Ministre et son Ministre d'Etat, sous le regard absent et de toutes façons impuissant du Président de la République, achève de détruire mois après mois ce qui reste du socle institutionnel, déjà réduit à peu de chose par le 21 Avril 2002 et 30 ans d'échecs répétés.

L'UMP cherche sans succès à solder 10 ans de chiraquisme à l'échec patent.

Dans l'opposition, l'extrême gauche a retrouvé ses accents révolutionnaires sur fond "d'Internationale", tandis que le PS, pour une impossible synthèse, a renoncé à toute rénovation et à ses idéaux, allant même jusqu'à confier son projet européen à des partisans du non au référendum.

Le système politique rongé par l'irresponsabilité collective, et donc individuelle, offre le spectacle affligeant d'élus nationaux incapables d'assumer chez eux leurs votes au Parlement, de syndicats archaïques qui ont pour la plupart depuis longtemps cessé de se projeter dans l'avenir pour s'arc-bouter sur des avantages acquis, pourtant largement devenus virtuels, et une gestion paritaire des prestations sociales qui relève davantage du covoiturage en limousine entre syndicats que d'une véritable préservation à long terme des droits sociaux fondamentaux.

  Un Centre assumé et conquérant :

Paradoxalement, en créant le "parti unique" et en niant à l'UDF le droit même à l'existence, l'UMP a elle même tué d'entrée en 2002 la majorité Présidentielle et créé les conditions de l'existence d'un centre autonome.

Abandonnant l'illusion d'une majorité qui, depuis 2002, n'est que le faux nez du parti unique aux visées hégémoniques, l'UDF se donne enfin, par son indépendance, les moyens de constituer une majorité alternative, fondée sur des valeurs et un projet et non sur la perpétuation d'un système décadent, injuste et inefficace. En ne votant pas le budget (comment aurait elle pu voter un budget insincère, injuste et inefficace ?), l'UDF a fondé son existence autonome, premier pas vers un centre politique structuré, idéologiquement cohérent et abandonnant le "ni-ni" (ni droite ni gauche) pour incarner un vrai projet de rupture, reposant sur des majorités d'idées et non sur des alliances de circonstances ou de convenance.

Ce faisant, et à condition d'aller au bout de sa logique, l'UDF créera les conditions d'une véritable recomposition du paysage politique, en ouvrant un nouvel espace et en créant de fait de nouvelles perspectives.

Pour cela, le Centre doit tordre le coup à l'image d'indécision qui lui est accolée depuis 30 ans. Il doit s'affirmer comme une entité à part entière de la vie politique au discours ferme et aux actes clairs, reposant sur des convictions, des valeurs et un projet, mais aussi des propositions concrètes, en phase avec le mal de vivre croissant de nombreux français, mais pour autant sans démagogie et sans angélisme, et en tenant compte des réalités économiques et de la situation mondiale. Nous devons rendre à chaque français sa fierté en permettant à chacun de vivre de son travail, de faire et assumer ses choix de vie fondamentaux en toute liberté, et de retrouver une ambition collective compatible avec la dignité humaine, l'amour des siens et la solidarité qui fonde les grandes civilisations.

Le fait est qu'aujourd'hui, nous le constatons sur le terrain, l'UDF n'incarne pas encore véritablement ce Centre pour de nombreux français. L'image de l'UDF est encore trouble, et cela a de multiples raisons :
• l'assimilation à l'UMP
• la difficulté médiatique à sortir du bipartisme
• une stratégie peu lisible, ramenant pour certains l'image de l'UDF à celle d'un "centre mou" prêt à s'allier au gré des circonstances
• la faiblesse de nos relais et de la diversité de notre expression
• l'audace que constitue la création d'une nouvelle offre politique, et qui suscite, chez certains électeurs de droite comme de gauche, interrogations et crainte de l'inconnu

L'UDF doit tirer les conséquences de cette situation et se transformer.

L'UDF doit quitter son habit de petit parti assiégé en lutte pour sa survie, pour incarner une force politique en devenir, ouverte et attractive.

Sa cohérence idéologique affirmée ne doit pas en faire un parti replié et centré sur lui-même, par crainte des divisions ou des trahisons qui ont été son lot par le passé, et qui ont fait peser sur lui de lourdes menaces. Nous sommes nombreux, dans le sillage de François BAYROU, à avoir payé comme lui au prix fort notre indépendance. Cela nous a aguerris, mais a pu aussi nous rendre méfiants et peut, si nous n'y prenons garde, nous pousser vers la tentation du repli  dans la crainte de nouvelles trahisons. La cohérence politique n'est pas incompatible avec des sensibilités différentes. Elle doit au contraire en traduire toute la richesse.

  Assumer notre diversité tant au niveau des idées qu'au niveau local :

L'UDF doit incarner ce qui a fait longtemps sa force et son attractivité, c'est-à-dire sa diversité et sa tolérance, dans le respect ferme et nécessaire des choix collectifs issus d'une démocratie interne rénovée et qui passe aussi, davantage qu'aujourd'hui, par ses fédérations départementales.

Ce Congrès doit être l'occasion de clarifier une bonne fois pour toutes nos choix politiques et notre stratégie d'indépendance maintes fois affirmée, afin que ne subsiste nul doute sur notre détermination. Il doit être aussi l'occasion de débattre du fond, c'est-à-dire de notre capacité à nous ouvrir, au-delà des appartenances à tel ou tel courant issu des amitiés ou des inimitiés des uns ou des autres, de nos origines politiques dans le sillage de tel ou tel.

L'UDF, parti de la décentralisation, doit aussi comme les autres partis, sortir de son parisianisme pour épouser dans son fonctionnement et ses idées la diversité de la "France d'en bas", fut-ce au prix parfois de quelques contradictions, qui sont le lot de toute structure en phase avec la vie des gens, par nature contradictoire.

Pour notre part, comme pour la grande majorité des militants, nous voulons une UDF libre, forte et courageuse, mais aussi ouverte, diverse et attentive aux préoccupations quotidiennes locales, sans idéologie ou dogmatisme, et donc avec pragmatisme, fut-ce sur des questions touchant à nos choix fondamentaux.

L'UDF doit devenir, tant dans ses ambitions que ses structures, et avant tout dans sa tête, un grand parti, c'est-à-dire capable d'assumer sans complexes à la fois efficacité, diversité mais aussi, nous y sommes tous attachés, convivialité.

10:55 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 30 mai 2005

NON ! Où EST TA VICTOIRE

Le 30/5/2005

Depuis ce 29 Mai, dès après la proclamation de la défaite française du “oui”, on entend de nouveau des choses fort étranges.

Je salue la lucidité de ceux qui ont vu immédiatement dans ce résultat la défaite des autistes qui nous gouvernent, et de ceux qui ont fait appel aussitôt à une refondation des mœurs politiques qui se sont insidieusement incrustées dans nos institutions.

Il est étrange qu’on doive aujourd’hui évoquer la nécessité de rétablir la démocratie en France, pays qui en a pourtant été l’un des chantres fondateurs. Il est consternant que sous le régime politique où nos actuels dirigeants nous ont désormais placés, il faille constater l’échec de notre système de gouvernance. Voir aujourd’hui un Parlement, qui n’est qu’une caricature de la représentation nationale et où des pans entiers de la population française n’y ont même pas un seul député pour s’exprimer en leur nom, voir ensuite ce même Parlement muselé au mépris même du texte et de l’esprit de nos institutions, force est de constater que la France est en effet tombée dans une crise très grave dont le 29 Mai n’a fait qu’en exprimer l’exaspération.

Ce n’est pas le changement d’un homme à la tête du Gouvernement qui résoudra le mal français tant qu’on n’aura pas réformé le système de domination où nos gouvernements successifs, comme notre Parlement, sont tous placés. On a dévoyé la démocratie française.

La première urgence est donc d’ouvrir un vrai débat pour rétablir le fonctionnement de notre démocratie.

Et l’Europe, dans tout cela ?

Contrairement à ce qu’on entend ici et là depuis ce 29 Mai, la Constitution, si longuement et laborieusement élaborée par les représentants des 25 états membres, plus une centaine d’intervenants issus de courants de pensée les plus divers qui, tous, ont été appelés à en discuter le texte et établir de difficiles compromis, cette Constitution va évidemment continuer son chemin. Sur 10 pays qui ont déjà été appelés à la ratifier, neuf, et non des moindres, l’ont déjà fait. Seule la France, jusqu’ici, l’a rejetée.

Non parce que les français sont hostiles à l’idée européenne mais parce que, ce 29 Mai, ils ont rejeté leur système politique et leurs gouvernants : les plus récents sondages en témoignent largement.

15 autres états, jusque l’automne 2006, seront appelés à leur tour à examiner cette Constitution et dire si, oui ou non, ils en ratifient le texte. Quelle sera l’influence du rejet français sur ces 15 votes à venir ? C’est là qu’est la clef de l’avenir de cette Constitution et, donc, de l’Europe. Il est difficile de s’exprimer sur cette influence, supposée ou non.

Mais quand on entend, depuis ce 29 Mai, que la Constitution “c’est fini” et simplement parce que la seule France l’a rejetée, est-on vraiment sérieux ? Croit-on encore que l’influence de la France en Europe est telle qu’elle va provoquer une sorte de raz-de-marée emportant ce projet dans l’opprobre et l’oubli, balayant d’un coup de serviette les ratifications déjà prononcées et celles en projet ? De qui se moque-t-on ?

C’est là surestimer le poids de la France : la France, c’est 13% seulement de l’ensemble de la population européenne (ce qui ne fait pas, de loin, une majorité), vieux pays au passé riche et glorieux mais devenu une petite “moyenne puissance”, avec d’énormes lacunes dans ses résultats économiques. La France encore, avec son partenariat privilégié avec l’Allemagne, pouvait hier peser de tout son poids dans cette construction, partenariat aujourd’hui dissous puisque, d’une part, il est établi que Mr Chirac ne représente plus que lui-même et a perdu toute autorisé pour s’exprimer avec force, mais d’autre part aussi parce que prochainement l’Allemagne risque de basculer à droite avec l’arrivée au pouvoir d’une chancelière venue de l’Est et dont il faut craindre qu’elle n’ait pas, pour la France et son Président, les mêmes yeux de Chimène que l’actuel Chancelier.

Rien aujourd’hui ne laisse supposer qu’une majorité d’états va rejeter cette Constitution. Ce d’autant que nos partenaires sont depuis longtemps habitués aux sautes d'humeur des français et de leurs éclats ; mais aussi surtout lassés de notre arrogance et de notre fatuité à vouloir donner des leçons à tous et à propos de tout. Au-delà des discours officiels prononcés sous l’émotion du moment, combien se réjouissent aujourd’hui secrètement, chez nos partenaires, de cette mésaventure de la France et le fait que celle-ci devra désormais se faire beaucoup plus modeste que d'habitude dans ses prétentions ?

Je cherche en vain où se trouve la victoire du “non”. Sauf à, peut-être, créer un sursaut dans le système de nos institutions nationales. Mais l’Europe, elle, va continuer sa marche vers sa construction. Et bien au-delà du “non” français.

Il restera à la France à rattraper le temps perdu. Celui peut-être d’une génération entière. Et de s’en donner les moyens.

Ainsi va l’Histoire.

20:40 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0)