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samedi, 26 août 2006

TABLES RONDES & ATELIERS

.... à l'UNIVERSITÉ d'ÉTÉ UDF à LA GRANDE MOTTE

medium_ue2006.2.jpgElles sont, cette année, particulièrement riches et font déjà événement.

Différentes personnalités venues de tous horizons seront présentes.


TABLES RONDES

Y interviendront :

Nicolas HULOT, Journaliste et animateur de télé
Jean-François KAHN, Journaliste, ancien Directeur
de l'"Événement du Jeudi", Directeur de "Marianne"
Guy CARCASSONNE, Professeur de Droit Public à PARIS X
Michel ROCARD, ancien Premier Ministre, Député Européen
Richard STALLMAN, Fondateur du Mouvement
et de la "Fondation pour le Logiciel Libre"
Michel BARNIER, ancien Ministre, Conseiller Politique de Nicolas SARKOSY
Frédéric ANCEL, Docteur en Géopolitique, Professeur de Relations Internationales
Adnan PAULUS, représentant en France du "Mouvement Démocratique Assyrien"
Éric ZEMMOUR, Écrivain, Journaliste politique au Figaro
• etc....

Les thèmes traités seront, notamment :

• Grands enjeux et actes citoyens : l’écologie au quotidien
• Réforme de l’administration, vers une autre décentralisation
• Construire une politique efficace de logement social en France
• Le service civique obligatoire pour reconstruire le pacte citoyen
• À la reconquête de la Démocratie : construire la 6ème République
• La réforme de l’État à travers un exemple : l’Éducation Nationale
• Logiciel libre et propriété intellectuelle
• Les enjeux de l'agriculture citoyenne de demain
• Construire ensemble le contrat unique
• Quelles perspectives pour l’Europe en 2007 ?
• Le rôle et l’influence de la France dans les conflits internationaux
• Intégration : construire l’égalité des chances
• La qualité des soins est-elle compatible avec l’exercice libéral ?
• L’égalité devant la Justice par le prisme des banlieues
• Vers un nouveau contrat social
• etc...

Pour connaître les jours et heures de ces tables rondes, consulter le programme complet de ces UE en clicquant ICI



ATELIERS

Ils sont - entr'autres - consacrés à différentes formations (générales et élections) comme sur la création et l'animation de "blogs" sur Internet auxquels participeront des "blogueurs" confirmés venus de tous horizons politiques.

Y interviendront :

Yves-Marie CANN, chargé d’études senior au département d’opinion publique de l’Ifop (Blog "Élection Présidentielle")
Stéphane TRANO, Journaliste Consultant (Blog "Mon genre")
Philippe THOMAS, Écrivain, Militant au PS (Blog "Fraise des bois, me voilà")
Philippe PINAULT, Directeur aux hébergeurs "Blogspirit" et "Hautetfort" (Blog "Philippe PINAULT")
HUGUES (Blog "Commentaires & Vaticinations")
Chantal TREGUER (Blog "Journal d'une Cantilienne")
• etc.....

et aussi des blogueurs sympathisants UDF :

Thierry B... "Cratyle" (Blog "Carnets de l'Éclusier")
Jérôme CHARRÉ (Blog "Jérôme CHARRÉ")
François VAN DE VILLE (Blog "François VAN DE VILLE")
Dr Farid TAHA (Blog "Farid TAHA")
Yves CLÉMENT (Blog "Yves CLÉMENT")
Frédéric X (Blog "Démocratie Sans Frontières")
X Jeune UDF (Blog "Le Calepin de BeM")
• etc....

Vous pouvez suivre la liste de ces blogueurs (et ceux dont la présence reste à confirmer), leurs liens en clicquant ICI



REPORTAGES & PODCASTS

En direct, sur ce même lien, chaque jour (du Jeudi 31 AOÛT au DIMANCHE 3 SEPTEMBRE, à 12h45 et 19h45) podcasts, reportages, interviews, coulisses, etc....

10:25 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : UDF, Politique

jeudi, 03 août 2006

DOUSTE-BLAZY, Ambassadeur d'IRAN

medium_images.13.jpg"Dans la région, il y a bien sûr un pays comme l'Iran, un grand pays, un grand peuple et une grande civilisation, qui est respecté et qui joue un rôle de stabilisation (!) dans la région".

Celui qui a fait cette déclaration, pour le moins fracassante, n'est pas n'importe qui : c'est le Ministre des Affaires Étrangères de la France - Mr Philippe Douste-Blazy - qui a fait le déplacement à Beyrouth pour se rendre en personne à l'Ambassade d'Iran et affirmer cela au nom de la France devant une opinion internationale interloquée.

Les bras vous en tombent quand on sait que l'Iran est le commanditaire de fait du drame épouvantable qui frappe le Liban, y fait des victimes par milliers (sans compter toutes celles sur le territoire israëlien), détruit toutes les infrastructures vitales de ce valeureux pays, et ce contre la volonté même de la grande majorité des libanais. Iran encore qui ne cesse de proclamer - ces dernières heures encore - que son objectif est.... la destruction de l'État d'Israël. Lequel, bien sur, se défend avec une vigueur excessive. Mais l'enjeu est vital pour lui.

Pëut-on ignorer que l'objectif final de l'Iran est, vraisemblablement et au-delà, de placer ses futures armes nucléaires au bord de la Méditerrannée pour mieux atteindre l'Occident tout entier dont il ambitionnet, aussi, la destruction pour y établir partout l'Islam et sa charia ?

Après une telle bourde de notre Ministre - et ce n'est pas, hélas, sa première frasque - quelle peut être encore la voix de la France dans le monde alors que l'Europe reste perpétuellement aux abonnés absents ? Alors que la France, dans ce contexte, aurait pu être un intermédiaire de poids pour faire cesser ce conflit. Que reste-t'il de la volonté "d'équilibre" que la France proclamait il y a peu encore ?

François Bayrou a qualifié la visite de Philippe Douste-Blazy et ses déclarations à l'Ambassade d'Iran de "déplacées" : je trouve l'adjectif de François particulièrement modéré. Mais je le rejoins aussitôt tout-à-fait quand il dit que de tels propos sont "offensants" et appellent nos dirigeants à "rectifier notre attitude et nos choix".

Mais où sont actuellement nos dirigeants ?

Et pendant ce temps sacré de leurs vacances..., on tue et on détruit à chaque instant au Liban.

Pauvre Liban. Pauvre France.

18:55 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Politique, UDF

mardi, 20 juin 2006

LE DROIT D'EXISTER

medium_medium_medium_logo_u_244E3C.jpgLe soudain revirement du CSA est très significatif. Il est le couronnement du discours que ne cesse de tenir l'UDF depuis des années et, particulirement, depuis le Congrès de Lyon de Janvier dernier. L'UDF est - enfin ! - reconnue comme un parti libre de ses choix, n'appartenant ni à la majorité ni à l'opposition ni prisonnier d'aucun clan.

C'est un long combat - et ô combien marquant ! - que l'UDF vient de remporter. On commence enfin à sortir du guetto droite-gauche et considérer qu'il peut y avoir un autre choix que cette seule alternative. N'hésitons pas à dire qu'il s'agit là d'une importante victoire du pluralisme. François BAYROU a eu raison de conduire ce combat. Même si, pour l'emporter, il a fallu passer par le chemin d'une motion de censure.

L'UDF a, aujourd'hui, durement acquit le droit d'exister pour elle-même en toute indépendance. Le temps est maintenant venu pour elle de participer activement à la grande oeuvre de reconstruction de la France. C'est un immense chantier qui nous attend tous.

François VAN DE VILLE
Secrétaire Général de l'UDF du GARD
Membre du Bureau Politique National de l'UDF

22:50 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Politique, UDF

jeudi, 01 juin 2006

APPEL pour une VIème RÉPUBLIQUE

Les présidents UDF des groupes parlementaires au Sénat, à l’Assemblée et au Parlement européen, Michel MERCIER, Hervé MORIN, Marielle de SARNEZ, et Jean-Christophe LAGARDE, coordonnateur du groupe de travail de l’UDF pour une VIe République, ont tenu une conférence de presse à l’Assemblée nationale le 30 mai dernier pour lancer "l’appel des parlementaires de l’UDF pour une 6ème République".

Dressant le constat de la crise institutionnelle qui bloque toute réforme, ils appellent à un changement de nos institutions, préalable nécessaire au redressement du pays. L’appel des parlementaires UDF pour une VIème République a pour objet de retrouver l’efficacité de la décision publique et la confiance des citoyens dans l’Etat et leur système politique.
Les parlementaires UDF font le constat que la Vème République ne garantit plus l’unité nationale, la stabilité gouvernementale et le bon fonctionnement des pouvoirs publics. Ils expliquent également que la concentration des pouvoirs va de pair avec l’impuissance du pouvoir puisque les grandes réformes pourtant voulues par le pouvoir ont été abandonnées et conduisent à l’immobilisme. Ils soulignent enfin deux dérives de la Ve République : celui qui est élu, le chef de l’Etat, ne gouverne pas et celui qui n’est pas élu, le Premier ministre, gouverne ; la représentation du peuple n’est pas assurée puisque tous les courants d’opinion n’ont pas de députés à l’Assemblée nationale.

Les parlementaires UDF veulent donc fonder une VIème République qui repose sur trois principes : la responsabilité, la légitimité et le contrôle :
 -Responsabilité : le chef de l’Etat "détermine et conduit la politique de la nation" et rend des comptes au peuple;
- Légitimité : le Parlement représente la diversité des opinions et des origines sociales et ethniques grâce à une dose de proportionnelle, le Parlement retrouve également la maîtrise de son ordre du jour et de ses votes pour laisser place au débat, ce "temps pour convaincre"
- Contrôle du pouvoir, enfin, qui doit devenir une règle permanente et garantir la transparence et l’équité pour les Français, ainsi qu'un Etat impartial.

Un blog réservé à cet appel a été inauguré. Il sera destiné à débattre sur les institutions et à recueillir les signatures d’une pétition en faveur d’une 6ème République.

L’UDF a également prévu de tenir des réunions publiques dans toute la France. Le projet de Constitution sera présenté le 4 octobre prochain, date anniversaire de la Constitution de la Vème République.

13:30 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : UDF

lundi, 29 mai 2006

ANNIVERSAIRE D'UNE DÉFAITE

Voici un an, ce 29 Mai, la France a perdu la bataille de la construction de l’Europe.

Étrangement, il se trouve aujourd'hui des "individus" - comment les appeler autrement ? - pour fêter l’événement comme s’il s’agissait d’une victoire. Alors qu’il s’agit bien d’une défaite de la France dans l’œuvre historique qui fut toujours la sienne de construire une Europe de paix et de partage des valeurs et dont elle fut l’une des co-fondatrices.

On critiquait déjà Mr Chirac pour ses scandaleuses célébrations des défaites françaises - comme la présence de notre Charles-De-Gaulle pour fêter le désastre de Trafalgar - et son silence honteux quand on aurait du célébrer la victoire glorieuse de nos armes quand celles-ci ont contribué au rayonnement de la France. Mais Mr Chirac semble faire aujourd’hui école puisqu’il se trouve aujourd’hui des "célébrants" de cette autre défaite de la France. Ces gens-là marchent décidément tous sur la tête !

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jeudi, 04 mai 2006

IMMIGRATION : à côté de la plaque !

Depuis 30 ans, le problème de l’immigration empoisonne la vie politique française : pour les uns, il faut ouvrir grandes les portes et régulariser tous les clandestins, pour les autres, il faut empêcher toute nouvelle immigration. Et chaque nouvelle majorité qui arrive au pouvoir reprend le sujet et légifère de nouveau : depuis 1974, les textes réglementaires ont déjà été changés 34 fois.

Ceci est révélateur de notre incapacité de mettre en œuvre une politique d’immigration claire, reposant à la fois sur la durée, le pragmatisme, le réalisme, l’humanisme et l’efficacité. Cette incapacité n’est qu’une des carences dont souffre notre société. Et même quand une Loi est votée par le Parlement après d’interminables palabres, les décrets d’application, plusieurs années après, ne sont toujours pas publiés et la Loi reste lettre morte (c’est le cas pour la Loi de 2003 qu’avait fait adopter un certain.... Nicolas Sarkozy). C’est bien le signe qu’on ne parvient pas, malgré les apparences, à créer une véritable adhésion de tous autour de ce problème.
J’entendais récemment un parlementaire (ami) rappeler les 3 piliers de notre tradition républicaine : • citoyenneté • laïcité • égalité. Il est bon de ne pas oublier ces règles alors que l'on verse de nouveau dans un de ces débats purement politiciens comme on ne cesse d’en offrir le spectacle.

Rappelons d’ailleurs au passage que les socialistes, qui affectionnent tant ce genre de débats, n’ont pas toujours fait preuve d’esprit de responsabilité lorsqu’ils étaient au pouvoir : on ne peut que les inviter aujourd’hui à une grande modestie.

Le problème de l’immigration est donc un véritable défi : un défi pour la France, oui ; mais aussi et surtout un défi pour l’Europe toute entière. L’action à mettre en œuvre doit au moins épouser ce contour européen, nos vraies frontières étant bien désormais celles de l’Europe et non plus celles de notre petit hexagone. Ce qu’on oublie un peu trop souvent.

L’immigration “subie” aujourd’hui, “concertée” ou “choisie” (peut-être demain ?), doit d’abord être une immigration “responsable”.

Mais il est fort à craindre que cette immigration “choisie” - qui nous est aujourd’hui proposée par une loi (de plus !) dans notre cadre hexagonal - ne remplacera pas l’immigration “subie” mais se superposera tout simplement à l’autre. Car vouloir éradiquer l’immigration “subie” sans s’attaquer aux causes réelles de ce mal, c’est-à-dire sans parler de coopération et de développement des pays d’origine, c’est se lancer dans une aventure vouée à l’échec.

Le meilleur moyen de dissuader les candidats à l'immigration, c'est de leur donner les moyens de vivre dans de bonnes conditions chez eux, d’y encourager l'instauration de régimes démocratiques, d’y lutter contre la corruption, de faire en sorte que l'aide internationale arrive à destination et d’engager des efforts gigantesques pour enrayer les pandémies.

Ce n’est qu’une fois les causes de ce mal abordées avec réalisme et volonté qu’on pourra ensuite s’interroger sur les mesures hexagonales proposées aujourd’hui et dont nul ne sait si l’état de déliquescence où se trouvent aujourd'hui l’État et nos gouvernants autorisera qu’elle puisse être appliquée avant longtemps, si ce n’est jamais.

Mais, puisqu’une fois encore, il est proposé de légiférer dans le cadre de notre petit hexagone, il est un certain nombre de questions que soulève la Loi proposée et qui restent sans réponse : • est-il raisonnable, dans un pays qui compte aujourd’hui ±5 millions de demandeurs de vrais emplois, d’envisager d’y faire venir des “cerveaux” venus de pays en voie de développement quand ils y seraient certainement plus utiles sur place pour construire ceux-ci ? • quelles sont les perspectives offertes à ceux qui sont déjà présents en France et qui fournissent le plus gros contingent de nos demandeurs d’emploi ? • quels moyens leur donne-t-on pour parvenir à une véritable intégration dans notre société et le monde du travail ? • quels moyens donne-t-on aux ZEP, à nos écoles, aux quartiers sensibles pour que ces populations, leurs enfants, apprennent à parler français, découvrent nos valeurs, apprennent nos us et coutumes alors que, sans cet apprentissage, ils sont tous voués à l’échec ? • quels moyens sont donnés pour éradiquer la polygamie, la polyandrie qui sont une plaie dans notre société et en “pompent” une importante substance des aides sociales au détriment des autres ayant-droits “normaux” ? • quels moyens sont apportés pour rétablir l’égalité des droits et particulièrement ceux de la femme dans ces foyers désorientés ou “récupérés” pour être mieux exploités ?

Alors, qu’on légifère sur l’opportunité d’organiser des “grand-messes” au cours desquelles on remettrait à ces immigrés leur carte de séjour ou de nationalité française, qu’on soumette cette délivrance à la connaissance de notre langue et de nos lois, pourquoi pas ? Mais est-ce là l’essentiel ? Et abroger la Loi qui autorise la délivrance de la carte de résident après un séjour de 10 ans sur notre sol, n’est-ce pas favoriser à terme la clandestinité de ces populations ?

Je ne crois pas, pour ma part, que c’est en gadgétisant le problème qu’on le résoudra durablement. Ce n’est pas davantage en empruntant la phraséologie d’idéologies extrémistes - et sans hésiter de tomber dans le populisme le plus stérile - qu’on contribuera à la nécessaire cohésion nationale et le large consensus autour d’un vrai projet qui attaque le mal à sa racine.

Nous sommes, une fois de plus, “à côté de la plaque”.

04:50 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Politique

lundi, 10 avril 2006

TOUT EST À REBÂTIR

François VAN DE VILLE
Membre du Bureau Politique National de l'UDF

communique :

Le Président de la République et son Premier Ministre ont enfin tiré les conséquences de leur mauvaise gestion d’une crise issue de la non-préparation d’un projet de Loi essentielle rédigé sans dialogue ni concertation préalables.

Mais rien n’est fini pour autant : les dommages causés par ces incuries sont immenses et irréversibles. Tout est à rebâtir, y compris nos institutions dont le mauvais usage qui en a été fait rend aujourd’hui nécessaire leur reconstruction.

Il n’est plus impossible de penser que la Vème République a désormais rendu l’âme de par la faute de ceux qui en ont bafoué et dévoyé les règles les plus fondamentales. Nous sommes aujourd’hui dans une crise institutionnelle grave. Le contrat entre la République et le Peuple est rompu. Il est à réécrire car la nécessaire confiance qui les liait est désormais ruinée.

Il n’est plus impossible de penser que celle-ci ne sera rétablie, non par des replâtrages qu’on entend être proposés ici et là et devenus aujourd’hui totalement anachroniques, mais par la refondation d’une autre République et d’une Constitution nouvelles.

C’est un nouvel espoir et une confiance restaurée qu'il faut faire renaître entre les français et leurs institutions pour changer des méthodes qui nous ont conduits au désastre actuel.

23:50 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (2)

vendredi, 31 mars 2006

CONTORSIONS

François VAN DE VILLE
Membre du Bureau Politique National de l'UDF

communique :

L’absence totale de tout dialogue préalable tant avec les différents partenaires concernés qu’au sein même de la représentation nationale a conduit la France dans une crise non dépourvue de graves dangers.

La méthode choisie pour entreprendre la réforme du Code du Travail - réforme devenue nécessaire car constituant actuellement un véritable frein à l’emploi dans le contexte de compétition internationale où nous sommes désormais placés - a été détestable. Elle ne pouvait qu’aboutir à des crispations stériles mettant la Nation en péril.

Le Président de la République avait donc le choix ou de ne pas promulguer la Loi conformément à l’article 10 de la Constitution et demander au Parlement de réexaminer le premier texte voté : mais c’était désavouer son Premier Ministre. Ou de promulguer la Loi après le feu vert donné par le Conseil Constitutionnel : c'était la faire passer en force.

Finalement, le Président de la République a pris une décision mi-chèvre mi-chou. Il décide à la fois de promulguer la Loi mais il interdit parallèlement tout aussitôt qu’elle soit mise en application. Et il décide ensuite de demander au Parlement de voter une autre Loi pour modifier celle tout juste promulguée. On aurait pu croire qu’il était plus simple de renvoyer le précédent texte en examen devant la représentation nationale dans le cadre d’un dialogue enfin rétabli.

C’est une contorsion sans aucun précédent de l’application d’une Loi aussitôt bannie dès que promulguée.

Ce genre de gymnastique est incompréhensible pour le plus grand nombre. Elle ne peut que décrédibiliser un peu plus l’esprit de nos institutions qui se trouvent ici totalement dévoyées.

23:55 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (2)

mercredi, 15 mars 2006

POUR UN DIALOGUE LUCIDE

François VAN DE VILLE
Membre du Bureau Politique National de l'UDF

communique :

1°/ Le chômage des jeunes frappe plus durement en France que chez la plupart de nos partenaires européens. C’est une situation dont il faut clairement analyser les raisons et à laquelle il faut mettre fin.
Le CPE aurait pu être une (éventuelle) réponse à ce grave problème s’il n’incluait de lourdes erreurs d’appréciation. Les mesures d’accompagnement annoncées par Mr le Premier Ministre ne peuvent les atténuer.
Il est nécessaire que le CPE retourne au plus tôt face à la représentation nationale pour être profondément réexaminé. L’usage du 49-3, qui a muselé les parlementaires lors du premier examen de ce texte et empêché toute proposition d’amélioration, a été, en cette circonstance, une décision aussi inutile que scandaleuse et dont on mesure aujourd’hui les conséquences.

2°/ la précarité frappe aujourd’hui en France tous ceux qui ont un emploi, quelle que soit leur tranche d’âge, des plus jeunes aux plus âgés. Elle frappe tout autant nombre d’entreprises dont la pérennité est aujourd’hui menacée face à l’émergence d’économies nouvelles qui mettent à mal leur compétitivité sur tous les marchés.
Face à cette situation, il faut redonner à tous nos concitoyens de meilleures chances d’emploi en balayant tout ce qui est susceptible de freiner celui-ci.
L’actuel Code du Travail est, par ses rigidités issues d’un autre temps, l’un de ces freins.
Il est nécessaire que l’ensemble des partenaires sociaux se concertent pour remettre à plat l’ensemble de ce Code devenu aujourd’hui obsolète et en faire un instrument de l’amélioration des conditions et des chances de chacun sur le marché de l’emploi.

3°/ on ne peut que condamner fermement les groupuscules minoritaires et autres manipulés qui saccagent nos établissements et détruisent les matériels pédagogiques.
On ne peut que condamner tout aussi fermement les mêmes qui empêchent le fonctionnement de la démocratie interne et refusent le droit de s’exprimer à ceux qui veulent poursuivre leurs études pour tenter d’obtenir, dès cette année, les diplômes qu’ils espèrent, alors qu’ils constatent que cette possibilité ne cesse de s’éloigner dans les circonstances actuelles.
L’accès à l’enseignement est un droit imprescriptible que nul groupe, sous quelque prétexte que ce soit, ne peut enfreindre.

4°/ il a toujours été constaté que les désordres sont une arme à double tranchant : ils lassent vite les populations dans leur profondeur, quel que soit le bien-fondé des demandes exprimées. Ils sont à terme stériles.
On ne peut qu’inviter qu’il y soit mis fin rapidement et que soit ouvert entre tous les partenaires un dialogue lucide.

12:05 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (4)

dimanche, 12 mars 2006

LA DETTE A (ENCORE) AUGMENTÉ...

Mauvaise nouvelle pour Thierry Breton, le Ministre de l'Économie : en 2005, la dette publique a fortement augmenté. Selon les calculs communiqués par Bercy, jeudi 9 mars, à la Commission économique de la nation, la dette publique a représenté 66,4 % du produit intérieur brut (PIB), soit 1 125 milliards d'euros, contre 64,7 % en 2004.

Pis, cette hausse s'est accompagnée d'une montée des prélèvements obligatoires, qui ont atteint 44,3 % du PIB contre 43,5 % en 2004. Ce chiffre s'approche du record de 44,9 % atteint en 1999.

Cette dégradation des finances publiques est du plus mauvais effet pour M. Breton, qui s'est fait le chantre de la réduction de la dette. Lors de la présentation de la loi de finances pour 2006, il y a seulement cinq mois, il avait indiqué que la dette se situerait à 65 % du PIB.

(Source Le Monde du 12.03.2006)

13:25 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0)