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vendredi, 23 février 2007

SÉGO JUGÉE PAR LES SIENS

medium_images.40.jpg À lire :

Ségolène ROYAL jugée par les siens

Édifiant !

01:10 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : UDF, politique

jeudi, 22 février 2007

DÉCLARATION du Collectif SPARTACUS

medium_sarkolene.jpgNous, socialistes et Français de gauche...

par SPARTACUS
(Collectif de 30 hauts fonctionnaires en activité dans l'administration centrale)

Nous, socialistes et Français de gauche, revendiquons hautement notre soutien à François Bayrou et aux idéaux de rassemblement et de redressement qu'il incarne. Notre détermination, déclarée dès l'automne 2006, s'est encore renforcée depuis les déclarations de candidature de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal.

Les annonces de programme des uns et des autres témoignent d'une erreur de jugement de la situation réelle de notre pays. La candidate du parti socialiste a formulé, le 11 février, 100 propositions en voulant sans doute imiter les 110 propositions de François Mitterrand. Mais la situation de la France en 2007 n'est pas la situation de la France en 1981. Notre pays est endetté et nous vivons déjà, sans nécessairement en être conscients, aux dépens de nos enfants et de nos petits-enfants : près de 1 200 milliards d'euros d'endettement de l'Etat ; 900 milliards d'euros de financement à prévoir pour les retraites ; enfin les collectivités locales elles aussi glissent peu à peu d'une situation saine vers un déficit chronique.

Madame Royal fait des chèques en blanc. Ces cent propositions sont autant de traites tirées sur le «compte France» déjà largement à découvert. Comment seront-elles financées ? Rien n'est précisé. Rien n'est indiqué non plus sur le réaménagement pourtant indispensable de la fiscalité ou sur la question cruciale des retraites. Rien enfin sur les moyens de relancer la croissance qui, seule, permettrait de réduire chômage et déficits publics et de financer l'ensemble de son programme. Mme Royal compte donc gérer la France comme on gère une région ou un département : en augmentant les prélèvements et en créant toujours plus de charges pour la collectivité. Ou bien elle ne s'intéresse guère au chiffrage de son projet donc à son réalisme. La démission d'Eric Besson, secrétaire national du parti socialiste à l'économie, en est une démonstration éclatante. Sa seule réponse consiste à dire que la croissance de l'économie fournira le carburant nécessaire dès son élection. Comme avec une baguette magique, alors même qu'aucune de ses propositions ne prévoit un soutien à la création et au développement des entreprises. Aucune. Cet oubli témoigne d'une méconnaissance vertigineuse de l'économie de notre pays. A moins que cela ne corresponde à une méfiance systématique vis-à-vis des centaines de milliers d'artisans, de professions libérales, de responsables d'entreprises agricoles et commerciales qui sont dans l'attente de mesures simples comme celle proposée par François Bayrou avec l'exonération de charges sociales pour la création de deux emplois par entreprise.

Que dire des propositions de Nicolas Sarkozy ? Sa prodigalité électoraliste vient d'être démentie et corrigée par ses propres amis de l'UMP qui n'en peuvent plus des promesses ciblées et sectorisées par catégories électorales avancées par le ministre-candidat.

Sa mesure phare qui consiste à baisser de quatre points les prélèvements obligatoires par rapport au PIB représente 78 milliards d'euros à financer. L'économiste Thomas Piketty a démontré que cela correspondait à la suppression conjointe de l'impôt sur le revenu, de l'impôt sur la fortune et de l'impôt sur les sociétés. M. Sarkozy nous prépare bien une France sans foi ni loi, une France ultralibérale. Nous constatons que ce programme, Nicolas Sarkozy l'étend maintenant sur dix ans.

Nous, socialistes et Français de gauche, croyons à la voie proposée par François Bayrou. Pourquoi ? Il a été le seul et le premier à poser les vraies questions pour l'avenir de notre pays et à apporter les bonnes réponses :

• notre dette publique nous engage vis-à-vis des générations futures. Il faut revoir le processus de la dépense publique pour plus d'efficacité et donc plus de justice. Et inscrire dans la Constitution le principe d'interdiction d'un déficit des dépenses de fonctionnement de l'Etat.

• notre Education nationale repose sur un corps d'élite. Nos enseignants, de formation initiale et continue, doivent disposer des moyens nécessaires à leur mission. Et plus que tout de notre reconnaissance.

• nos besoins collectifs de tous ordres ; santé, défense, culture, diplomatie... doivent eux aussi faire l'objet d'une protection et d'une sérénité que seul l'idéal de rassemblement de François Bayrou peut incarner dans les circonstances présentes.

Enfin, nous, socialistes et Français de gauche, estimons que le choix incohérent et erratique du parti socialiste conduit la gauche française à son échec pour l'élection présidentielle. Inexorablement.

Pour toutes ces raisons, et malgré notre fidélité à un parti qui a été pendant longtemps un modèle de démocratie interne, nous persistons à penser que seul François Bayrou incarne aujourd'hui l'esprit de courage, de responsabilité et de clairvoyance nécessaire pour redresser la situation de la France. Nous lui faisons confiance pour rassembler enfin les Français autour des valeurs républicaines qui nous sont chères. Pour les électeurs de gauche, le véritable vote utile pour faire barrage à Nicolas Sarkozy, c'est Bayrou. Lui seul sera en mesure de battre le candidat UMP au deuxième tour de la présidentielle

lundi, 29 janvier 2007

LES EXPERTS ÉCONOMIQUES VOTENT BAYROU

L'Expansion a publié, dans son numéro de février, les évaluations de six experts au sujet des projets des principaux candidats à la présidentielle 2007.

Seul François BAYROU obtient la moyenne de la part de tous les experts, avec un total de 7/10.

Il devance les cinq autres :
• Nicolas Sarkozy obtenant 5/10 ;
• Ségolène Royal 4,5/10 ;
• Dominique Voynet 4/10 ;
• Jean-Marie Le Pen 3/10 et
• Marie-George Buffet 2,5/10.

Elie Cohen qualifie de "début de crédibilité européenne" le projet de François Bayrou, tandis que Denis Ferrand souligne la bonne idée de la "défiscalisation des revenus tirés des brevets déposés par les centres de recherche européens".

Défiscaliser les revenus des brevets

Le candidat centriste se distingue de ses concurrents aussi sur l'Europe : lui ne fait pas dans l'euroscepticisme, quitte à courir le risque du statu quo. Pas question de revenir sur l'indépendance de la BCE, «même si l'Eurogroupe doit décider de la politique économique européenne», précise sa fidèle lieutenante, Marielle de Sarnez. Le protectionnisme ? «À manier avec prudence», répond-elle. L'Union doit tout faire pour promouvoir ses normes sociales et environnementales, mais dans le cadre des accords de libre-échange. Tout au plus, le «centriste intégral» souhaite - sur le modèle de la législation américaine - un Small Business Act européen qui garantisse qu'une part significative des marchés publics soit réservée aux PME du Vieux Continent. Enfin, pour favoriser l'innovation à l'intérieur de l'Union, il propose de défiscaliser les revenus tirés des brevets déposés par les centres de recherche européens...

Voici le lien vers l'article complet

15:44 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : UDF, Politique

jeudi, 02 novembre 2006

INTERVIEW de F.BAYROU sur PoliticShow

François BAYROU a accordé le 21 Octobre 2006 un entretien de près de 3 heures à "PoliticShow".

Cet entretien est divisé en 13 parties (toutes en ligne ici). Tous les sujets sont abordés, qu'ils soient personnels, touchent ses engagements, sa vision de la politique, de la Société, de la France et sa place dans le monde, ou ses projets.

Voici ci-après les différents thèmes abordés :

01 - Introduction (7')
02 - Les Livres (7')
03 - Ses débuts (14')
04 - La gifle (7')
05 - Où est l'UDF (11')
06 - La rupture (13')
07 - Le Traité sur la Constitution Européenne et l'UDF (13')
08 - La politique et les médias (22')
09 - Le nouveau Bayrou (21')
10 - Projets et Horizons (12')
11 - Le Projet Présidentiel 1/2 (15')
12 - Le Projet Présidentiel 2/2 (19')
13 - Pour ou Contre (7')

Ces documents sont passionnants à suivre et révélateurs de "l'homme Bayrou".

dimanche, 15 octobre 2006

AU NOM DU TIERS-ÉTAT

medium_FB.jpg

Le pouvoir est verrouillé, le peuple n'y a plus aucune place : on est revenu à l'Ancien Régime.

Depuis un quart de siècle, le pouvoir absolu de cette V° République finissante, appuyé sur des forteresses financières et médiatiques, a réduit le peuple français à la condition du tiers-état de 1789.

Jamais la phrase de Sieyès n'a paru plus juste : "Qu'est-ce que le tiers-état ? Tout. Qu'a-t'il été jusqu'à présent dans l'ordre politique ? Rien. Que demande-t'il ? À devenir quelque chose"

Voilà des années que François Bayrou dénonce la crise de ce régime et la manière dont les clans se l'approprient. Sur ce thème, depuis la tribune de l'Assemblée Nationale, il a pris comme cible les abus de pouvoir et défendu les droits du peuple français et du Parlement.

"Au nom du Tiers-État" : ces textes de combat sont un réquisitoire contre le mépris des citoyens.

jeudi, 05 octobre 2006

Le PRÉ-PROJET de l'UDF

medium_albertini.jpgLe Bureau Politique de l'UDF(*) s'est réuni ce Mercredi 4 Octobre à PARIS autour de François BAYROU.

Après un vaste et très riche débat qui a suivi la déclaration préliminaire de François BAYROU sur l'actuelle situation politique, c'est Pierre ALBERTINI, Député UDF et éminent constitutionaliste, qui a été appelé à présenter le pré-projet de l'UDF.

(Il ne s’agit pas du projet du candidat à l’élection présidentielle même si celui-ci s’en inspirera)

Pierre ALBERTINI a expliqué que l’UDF récuse, contrairement à ce que l'on entend ici ou là, l’imitation servile d’un modèle étranger quel qu’il soit.

L’UDF veut retrouver les fondements de notre pacte républicain :
• l’égalité des chances en donnant à chacun les moyens de s’épanouir
• la solidarité active qui redonne à chacun la dignité
• l’élitisme républicain qui est la promotion sociale en fonction de ses mérites.

Pierre ALBERTINI a présenté ce projet en quatre grands axes :
• la révolution civique a pour ambition d’organiser différemment le rapport entre l’Etat et la société civile.
• un État impartial recentré sur ses missions fondamentales
• une société civile autonome qui libère les capacités de création et d’initiative des individus.
• le service civil pour tous les jeunes
• l’allocation universelle pour les titulaires de minima sociaux
• une nouvelle écologie politique
• fondation d’une nouvelle démocratie : l’UDF propose une VIe République avec un chef de l’Etat responsable, un Parlement de plein exercice et des autorités de régulation et de contrôle indépendantes
• la croissance et la solidarité
• un libéralisme tempéré et régulé
• l’Éducation, la Recherche, l’enseignement supérieur et la culture
• un axe sur la France dans l’Europe et dans le monde.

Ce pré-projet sera proposé pour être adopté le 12 novembre prochain lors du Conseil National de l’UDF. Ensuite, chaque fédération en recevra le texte et pourra s’en saisir. Ce projet ne sera définitivement fixé que pour les législatives de 2007.

(*) Pour la Fédération du GARD, participaient à ce Bureau Politique : Corine CASANOVA, Ariane FOURNIER, Yvan LACHAUD et François VAN DE VILLE

00:55 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Politique, UDF

lundi, 02 octobre 2006

LE DEGRÉ ZÉRO

medium_debat.jpgAlors qu’à l’approche des échéances électorales nous pouvions attendre que s’établisse un grand débat autour des sujets qui préoccupent profondément les français, eh bien non : on a décidé, probablement “en haut lieu”, de vider les poubelles du Rainbow Warrior, de découvrir qu’un certain militaire - qui aurait trempé dans ce complot monté alors de toutes pièces par le locataire de l’époque de l’Élysée - porterait le nom de... Royal. Le propre frère d’une certaine candidate.

Et voilà de suite que les premières pages de nos grands quotidiens “indépendants du pouvoir” (comme chacun sait) font de cet événement “la une” de l’actualité.

Sans vouloir défendre qui que ce soit, qu’il (ou qu’elle) soit de droite, de gauche ou d’ailleurs, nous voici ramenés, par ceux qui ont intérêt à ce que cela soit comme çà, au degré zéro du débat démocratique.

À qui cette absence de débat profite-t’il ? On peut deviner la réponse.

C’est à “çà” qu’est ramenée aujourd’hui la démocratie française en 2006.

Il est plus que temps de la rétablir enfin dans ce pays.

dimanche, 24 septembre 2006

SONDAGES & CONNIVENCES UMP/P.S.

medium_sondage.jpgQuand on parle sondages, on se souvient que les grands organismes de sondage - réputés les plus “fiables” - nous prédisaient en 1995 la victoire de Balladur, en 2002 celle de Jospin et, en 2005, celle du “oui” au référendum européen. On sait le résultat final.

Aujourd’hui, où en sommes-nous ?

À en croire ces mêmes organismes, l’élection aux présidentielles se jouera dans un mouchoir de poche entre Mr Sarkozy et Mme Royal. Il est vrai que ces organismes ont pour principaux clients les grands médias contrôlés indirectement par l’UMP ou le P.S. et que, sur ce point, ils sont cohérents avec eux-mêmes et leurs propres intérêts financiers.

Sauf que cette mécanique bien huilée par ces deux-là commence à donner certains signes de dérèglement et les choses tournent de moins en moins rond pour eux.

Dans un sondage réalisé par Ipsos au sein des militants du seul P.S. (entre le 8 et le 16/9), Mme Royal caracolait en tête avec 56%, laissant loin derrière (40 points d’écart) tous ses autres camarades candidats du P.S.. Mais 5 jours après la pâle intervention de Mme Royal à Lens et ses difficiles rapports avec les jeunes, voici que Mme Royal tombe soudain à 43% chez ses petits copains du P.S.. La partie n’est pas perdue pour notre Pimprenelle nationale, mais çà trouble quand même un peu les grands stratèges dont le métier est - on le sait - de manipuler l’opinion publique au gré de leurs mentors.

Petit détail qui a quand même son importance : le premier sondage a été réalisé sur un panel de 532 sympathisants de gauche, et le second sur un panel de 409 de même sensibilité. Or chacun sait qu’en dessous de 1.000 sondés, aucun sondage n’est digne d’être considéré comme sérieux. Vous avez parlé de “grands organismes de sondage fiables” ?

Prend-on les français pour des “buses” ?

Mais voici qu’un grain de sable autrement plus sérieux vient de se glisser dans cette mécanique des sondages ; et ce grain de sable a fait l’objet d’un article du (très sérieux) grand quotidien régional “La Voix du Nord” (qui n’est pas du tout, et de très loin, un “canard local”). Il est vrai aussi que ce quotidien n’est pas contrôlé par des intérêts financiers franco-français et que toute tentative de mainmise du P.S. et de l’UMP sur cet organisme de presse est autrement plus ardue.

“La Voix du Nord” donc du 22 Septembre reprend un sondage effectué sur un panel de 3.792 électeurs - excusez du peu ! - issus de tous bords politiques et qui donne des résultats qui font plutôt désordre dans le bel ordonnancement voulu par nos Nicolas et Pimprenelle. Jugez-en :

À la question posée : “Parmi ces candidats potentiels, pour qui voteriez-vous lors du premier tour de la présidentielle ?”, les réponses sont les suivantes :

François BAYROU : 28%
• Ségolène Royal : 19%
• Nicolas Sarkozy : 17%
• Jean-Marie Le Pen : 10%
• autres candidats : 21%
• ne voteront pas : 6%

Oui, vous avez bien lu, Bayrou premier de la classe !

Voilà qui a de quoi émouvoir bien des états-majors. Et ils ne manquent pas de l’être ! Et aussitôt de se gausser de l’organisme (totalement indépendant) qui a organisé ce sondage - “Agoravox” - soulignant au passage que ce sondage s’est fait via Internet (1 français sur 2 y a actuellement accès), que la population des internautes ne serait pas “représentative” (sic !) de la population française (c’est vrai, vous et moi qui êtes ici branchés devant votre écran nous descendons tous de la planète Mars !). Et nos IPSOS, BVA et consorts de souligner “qu’eux” sont des organismes “fiables”, que leur méthodologie "ne souffre d’aucune lacune” (Ah oui, il faut oublier 1995, 2002, 2005, etc...!).

Mais redevenons un peu sérieux. Rien n’est gagné pour François Bayrou, malgré ce sondage (d)étonnant. Car ce n’est qu’un sondage d’un moment précis et fait à six mois d’une élection. Et on sait que rien ne se jouera avant les toutes dernières semaines précédant la consultation.

Pourtant, à force de ne plus voir la différence qu’il y a entre les programmes de Nicolas et de Pimprenelle (qui ne cessent de se “piquer” mutuellement leurs idées), il est vrai que ce sondage révèle une évolution très sensible de l’opinion française, et que François BAYROU a visé juste en mettant le pied dans la fourmilière UMP-P.S., que son message hors les perpétuels mêmes sentiers ravinés depuis 25 ans de ces deux-là commence à être entendu des français. Malgré l’ostracisme organisé des grands médias qui veulent l’ignorer dédaigneusement.

Voilà un sérieux encouragement pour notre ami François.

14:50 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : UDF, POLITIQUE

mercredi, 06 septembre 2006

CONNIVENCE UMP - P.S.

medium_GDF.jpgLe Parlement, réuni en session extraordinaire, est appelé à examiner une proposition de loi en vue de privatiser GDF (Gaz de France), la participation de l’État étant projetée d’être ramenée de 70 à 34% dans le cadre d’une fusion avec Suez.

Sur le fond du débat :

Au moment où nous sommes, c’est-à-dire en pleine crise de l’énergie dont on sait que les coûts vont aller sans cesse croissants, au moment où nous prenons conscience de la réalité des risques climatiques - dus notamment aux rejets de gaz à effets de serre - cette initiative est tout-à-fait inappropriée : l’État doit, en de telles circonstances et plus que jamais, garder la pleine capacité politique de ses énergies.

L’énergie est en effet un secteur stratégique qui doit rester sous contrôle public : remettre ce secteur entre les mains d’entreprises privées, c’est exposer les consommateurs à des enjeux qui seront à l’opposé de l’intérêt général.

Et quand on sait que tout ce remue-ménage a été entrepris sous le - seul ! - prétexte qu’une entreprise italienne pourrait s’intéresser à une entreprise privée française (Suez) : cette conception du “patriotisme économique” que défendent Mrs De VILLEPIN et SARKOZY montre combien est long le chemin qui devrait les conduire vers une conception européenne moins archaïque que la leur.

Sur la forme du débat :

Alors qu’il était Ministre de l’Économie (c’était il y a peu), Mr SARKOZY s’était solennellement engagé devant le Parlement à maintenir GDF dans le giron de l’État. Aujourd’hui qu’il a changé de ministère, il a oublié ses promesses d’hier et s’apprête à laisser privatiser GDF.

Il est vrai que Mr SARKOZY n’en est pas à une contradiction près : on le croyait européen et libéral et... le voici qui donne des gages à ceux qui contestent l’euro fort. Et, en plus, le voici aussi qu’il s’autorise à mettre en garde le gouvernement contre les “dangers de la remise en ordre des finances” de la France (quand celle-ci a plus de 1.100 milliards € de dettes à payer plus les intérêts qui s’accumulent chaque jour !).

Mr SARKOZY se noie décidément dans le flot de ses contradictions. Mais il est vrai, qu’avant lui, il y avait déjà eu de réputés antécédents sous le règne de Mr MITTERRAND.

Mais Mr SARKOZY, lui, peut aujourd’hui tout se permettre : il sait que son parti - qui représente moins de 20% des électeurs qui se sont exprimés - dispose (de par les scandaleuses distorsions du système du scrutin majoritaire sans contrepartie aucune) de la majorité absolue au Parlement. Et tant Mr De VILLEPIN que Mr SARKOZY ne veulent pas s’encombrer d’un débat de fond où les vrais problèmes pourraient être abordés pour mûrir la réflexion des députés et sénateurs avant qu’ils n'engagent l’avenir énergétique de la France : ils veulent, tel un hochet, “leur” fusion GDF-SUEZ et ils l’obtiendront, quel qu’en soit le prix à payer pour les français.

Et, dans cette affaire, que croyez-vous que font les amis de Mme ROYAL ? Eh bien, ils se comportent en parfaits alliés de fait de Mrs De VILLEPIN et SARKOZY : en déposant plus de 130.000 amendements (dont 40.000 pour le seul P.S.), ils savent pertinemment qu’il n’y a plus de débat possible au Parlement et que cette “affaire” sera vite “emballée” dans un 49-3 voté en quelques heures sans aucun dialogue par les seuls députés UMP.

Quand je vous disais que, de fait, les SARKOZY et ROYAL sont de connivence.

14:55 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : UDF, Politique

lundi, 28 août 2006

LETTRE OUVERTE d'une LIBANAISE...

.... à Mr George W. BUSH, Président des USA

medium_images.14.jpg"J’avais des doutes … Aujourd’hui, j’en suis sûre : ou vous avez du sang nazi dans les veines ou il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans votre tête.

"Vous décidez de faire régner l’ordre en Iraq … et vous y semez la mort et le désordre. Vous décidez de donner sa chance à l’autorité palestinienne … et vous aidez Israël à mettre Gaza à feu et à sang, à séquestrer le tiers de son gouvernement, à affamer et avilir vieillards, femmes et enfants.

"Vous décidez d’appliquer la résolution 1559 et en finir avec le Hezbollah.... et, par le biais du même Israël, vous financez, encouragez, planifiez la destruction systématique du Liban, ce pays qui vient à peine de se relever de 30 ans de guerres et d’occupations.

"Ce que vous faites là, M. Bush, ne s’appelle pas non-assistance à populations en danger. Cela s’appelle tout simplement "crime contre l’humanité" et, à  l’instar de Milosevic et consorts, l’histoire devra vous demander des comptes.

"John Bolton, votre représentant "sioniste" auprès de l’ONU, organisme que vous vous donnez la joie de castrer, a déclaré haut et fort : "Ce serait une erreur d’établir une équivalence morale entre les pertes civiles libanaises et israéliennes". Autrement dit : nous sommes des "goïm", une
sous race qu’on peut exterminer à souhait, sans remords ni regrets.

"Condoleezza Rice, votre secrétaire d’état aux affaires "étranges" déclare : "Un nouveau Moyen-Orient est en train de naître" et "Il est temps que la démocratie s’implante dans cette région".

"D’abord, le Liban, l’une des plus anciennes démocraties du monde, vous en sait gré. Il ne vous attendait pas pour organiser sa démocratie, lui qui essaie de réparer vos erreurs sur son territoire depuis plus de 50 ans.

"Ensuite, à quel prix réorganisez-vous ce Moyen-Orient ? Sur quelles bases ? Sur des décombres, des cadavres, des haines, des espoirs perdus, des vengeances latentes … ?

Monsieur Bush,

"La guerre n’appelle que la guerre … jamais la paix. La haine invite à la haine. Le désespoir au suicide.

"Prenez garde … ce Moyen-Orient que vous mettez sur pied risque de se muer en un monstre qui se retournera un jour contre vous.

Monsieur Bush,

"C’est à vous que nous devons apprendre la démocratie.

"Pour votre gouverne, la démocratie se pratique sur le terrain : elle est respect, amour, compréhension. Elle n’est pas avilissement, dirigeants vendus et peuples soumis.

"J’imagine que vous avez de la difficulté à comprendre qu’un peuple ait des racines qui remontent, loin, très loin dans le temps, bien au-delà des 230 ans de l’adolescente "civilisation" américaine, née du premier grand génocide de l’ère moderne.

Monsieur Bush,

"Vous pouvez nous anéantir avec vos obus. Mais vous ne nous prendrez jamais notre âme…

"Vous pourrez fuir, dans votre bureau ovale, les pleurs des veuves et des enfants, les cris des mères, la souffrance de toute une jeunesse désemparée. Vous pourrez éteindre votre téléviseur, mettre la musique à fond, vous cacher de honte au dernier sous-sol de votre Maison Blanche, mais vous ne pourrez rien contre cet "œil qui était dans la tombe et regardait Caïn".

Maya Najjar

najjarmaya@hotmail.com


Note de François VAN DE VILLE : j'ai reçu cette "lettre ouverte" par l'intermédiaire d'un ami commun qui l'avait lui-même reçue, avec "prière de publier". Elle est évidemment écrite sous la seule responsabilité de son signataire. Mais elle constitue une sorte "d'appel au secours" qui traduit bien le sentiment des "vrais" libanais, victimes eux-mêmes du Hezbollah et de la réaction démesurée d'Israël. Il m'était difficile de ne pas diffuser cet appel.

18:15 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : UDF, Politique