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lundi, 16 avril 2007

LETTRE OUVERTE

Lettre Ouverte.rtf

NÎMES, le 16 AVRIL 2007


Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Chers amis, chères amies,


La FRANCE connaît actuellement une crise profonde que sept alternances successives n’ont pas réglée :

• un chômage touchant 4,5 millions de personnes

• un endettement de plus de 2.000 milliards d’euros (si l’on tient compte de la retraite des fonctionnaires non provisionnée)

• un pouvoir d’achat en baisse

• une compétitivité économique dégradée

• des banlieues en crise

• des services publics qui abandonnent progressivement les zones rurales

• l’Europe en panne de projet et qui se construit sans la FRANCE


Alors que la FRANCE a tout pour réussir, voici qu’elle doute d’elle-même, de sa capacité à affronter l’avenir, de demeurer l’une des grandes nations du XXIème siècle.


Dans cette situation de crise particulière, il faut une démarche politique nouvelle : c’est ce que propose François BAYROU.


Comme le Général DE GAULLE et Pierre MENDÈS-FRANCE ont su le faire avant lui quand l’état de la FRANCE l’exigeait, François BAYROU veut RASSEMBLER, plutôt que diviser, rassembler des hommes et des femmes issus de la gauche moderne et de la droite modérée, tous libérés du carcan des partis pour, qu’ENSEMBLE, ils et elles travaillent à des solutions plutôt que persévérer dans un affrontement idéologique qui a largement démontré sa stérilité sur ces 25 dernières années.


Une grande majorité de Français - qu’ils soient de droite, de gauche ou sans étiquette - pense qu’il faut une économie de marché performante et des politiques de solidarité et que les deux sont liées.


François BAYROU veut nous rassembler autour d’un PROJET, projet auquel je crois et auquel j’adhère sans réserves :

• c’est une politique d’égalité qui redonne à chaque Français les mêmes chances de réussir, quelle que soit sa condition sociale.

• c’est l’éducation, l’université et la formation qui deviendront une priorité absolue. C’est se fixer pour objectif que tous les enfants sachent lire, écrire et compter en 6ème.

• c’est un pays qui donne aux petites et moyennes entreprises la possibilité de se développer et donc de créer de l’emploi avec des mesures simples et dont l’efficacité est reconnue de la majorité des experts économiques.


Comme François BAYROU, nous voulons une République remise en ordre et où les politiques donneront l’exemple, où la responsabilité retrouvera un sens, la dépense publique enfin maîtrisée et mieux contrôlée. Un gouvernement de moins de 20 Ministres, un cumul des mandats enfin interdit, des parlementaires rémunérés en fonction de leur présence aux séances des Assemblées.


L’État et les services publics seront là où les Français en ont besoin et non plus uniquement dans les seuls quartiers nantis et déjà sécurisés. Le monde rural ne doit plus être abandonné.


La FRANCE est fragile : elle est aujourd’hui menacée d’éclatement. Il faut un Président qui rassemble et non un Président qui oppose les catégories de Français les unes contre les autres.


La FRANCE a un message qu’elle doit porter en Europe et dans le monde : il faut un Président qui soit à la hauteur de la situation.


La FRANCE est inquiète : il faut un Président qui la rassure.


Je crois profondément que François BAYROU est celui qui peut tous nous rassembler, représenter notre pays et rassurer nos compatriotes.


En 2002, les Français voulaient que les choses changent : Jean-Marie LE PEN a été porté au second tour contre Jacques CHIRAC. Çà n’a servi à rien et rien n’a changé, tout au contraire.


En 2007, en votant François BAYROU, vous affirmerez votre refus que la FRANCE continue sur le même chemin. Vous affirmerez votre désir d’une République nouvelle, pacifiée, qui s’attaque enfin aux vrais problèmes de la Nation, qui s’attaque à vos difficultés quotidiennes, plutôt que de chercher à satisfaire des appareils des partis, quels qu’ils soient, et les ambitions personnelles.


Voter pour François BAYROU, c’est donc donner une chance de faire bouger la FRANCE en faisant bouger nos lignes de pensée.


C’est ce que je crois. C’est ce que je souhaitais partager avec vous.


Je vous prie de croire, Madame, Mademoiselle, Monsieur, chers amis, chères amies, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.


François VAN DE VILLE



samedi, 14 avril 2007

L'AVERTISSEMENT de ROCARD

medium_image_27211930.jpg”Voter BAYROU, c’est s’opposer à l’extrême droitisation du candidat de l’UMP et c’est faire un pari gaullien du redressement de la France par le rassemblement des Français”

Michel ROCARD sait ce qu’il dit. “Elle ne peut pas gagner”, lâche-t-il, avec regret, en parlant de Mme ROYAL.

Les derniers sondages sur les intentions de vote lui donnent raison, les études sur les lignes de forces de l’opinion aussi. C’est sociologique autant que politique. Même si les R.G. démentent les informations données par le Nouvel Obs, l’éventualité d’une élimination de Mme ROYAL dès le premier tour est de plus en plus crédible. Selon certaines analyses, elle n’arriverait que quatrième derrière SARKOZY, BAYROU et LE PEN. Cela fait peur effectivement ! Mais cela se comprend…

Comme l'exprime fort bien le journaliste Daniel RIOT : Mme ROYAL a fait la meilleure campagne qu’elle pouvait faire, c’est-à-dire la moins mauvaise possible dans les conditions de sa sélection en interne. Le P.S. paye la lourde facture de deux analyses de fond manquées :

• celle de l’échec de JOSPIN (à cause du P.S. et non des voix perdues sur CHEVÈNEMENT et TAUBIRA)

• celle de la victoire du Non au référendum à cause d’un P.S. qui a fait pencher la balance d’une façon décisive offrant ainsi à l’ultra-gauche et à l’extrême droite une victoire que ces deux camps revendiquent en toute irresponsabilité…(Merci FABIUS !)

 Résultats : un programme du P.S. incohérent, des propositions présidentielles inconsistantes, une campagne en dents de scie, des thèmes qui ont fait le jeu d’une droitisation extrême de l’UMP, une absence totale de crédibilité économique et sociale, un grand flou sur les orientations européennes et internationales, un mystère total sur les conditions dans lesquelles elle pourrait Présider avec une majorité de gauche minée d’avance par des divisions internes… de fond.

Ce n’est pas en jouant à la fois sur ses qualités de séduction féminine si bien exploitée (d’une manière même parfois sexiste) dans les magazines pendant la campagne interne du P.S. et sur les réflexes machistes dont elle n’a pas été victime (c’est heureux !), mais qu’elle a mis en avant en jouant maladroitement sur une parano cultivée qu’elle pouvait redresser la situation… Elle avait été élue par les supporters (et non les militants) du P.S. parce qu’elle avait réussi à faire croire (avec la complicité de François HOLLANDE et de la plupart des responsables de Fédérations) qu’elle était la seule à pouvoir battre SARKOZY. A huit jours du premier tour, elle apparaît (et pas seulement dans les sondages) comme celle qui serait battue d’office par SARKOZY.

On aurait pu souhaiter une femme à l’Élysée. Mais ne voter pour une femme  que parce qu’elle est femme serait une attitude bien discriminatoire, ségrégationniste, sexiste. Un réflexe ”sarkozien” si l’on peut dire dans les logiques perverses de la ”discrimination positive” et de la… ”sélection choisie”.

Mme ROYAL a du pouvoir une vision mystique, un peu comme Mr SARKOZY. Mais si celui qui veut ”décomplexer la droite” en jouant avec le feu de l’extrêmisme fait peur parce qu’on sait où il est capable d’aller, dans une ”tout est possible”, même le plus ignoble, la Présidente du Poitou-Charentes inquiète parce que personne se sait où elle va et où elle irait.

Dans ces conditions, Michel ROCARD voit juste et le dit bien. Avec ce même courage qu’avait MENDÈS-FRANCE. Avec cet esprit de Résistance qui est la première des qualités politiques. Avec cet amour de la France et son souci des Français qui différencie les politiciens et les Hommes d’État.

Michel ROCARD n’a jamais incarné la ”deuxième gauche”, mais la première : celle qui rassemble celles et ceux qui fondent leurs politiques sur des analyses sérieuses de l’Histoire et de ses évolutions, des réalités d’aujourd’hui et de l’anticipation des impératifs de demain.

En fait, si le P.S. voulait entendre l’avertissement de ROCARD dans toute sa gravité et son ampleur, Mme ROYAL devrait se retirer maintenant de la compétition.

Les socialistes sont prévenus.

DERNIÈRE MINUTE : au moment de mettre en ligne ce papier, j'apprends qu'à son tour Mr Bernard KOUCHNER, ancien Ministre socialiste de la Santé et humanitaire mondialement connu, lui-même proche de Mme ROYAL dans son équipe de campagne, a rejoint dans un appel la position de Mr ROCARD. Il semble que Mme ROYAL a de plus en plus de soucis à se faire.

jeudi, 12 avril 2007

L'EXPLOIT de SARKOZY

medium_images.52.jpgRendre LE PEN… «modéré» !

Il fallait le faire ! Il eut mieux valu ne point le faire… Mais SARKOZY l’avoue lui-même, en privé (selon le Nouvel Obs) : «au deuxième tour, je suis sûr de l’emporter quel que soit le cas de figure car ni ROYAL ni BAYROU n’auront les voix des extrêmes gauches alors que moi, j’aurai celles de l’extrême droite !».

Il est vrai aussi que d’autres sondages révélés par le "Canard Enchaîné" et commandés par le Ministère de l’Intérieur (avant l’arrivée de BAROUIN) donne quelques sueurs froides dans l’équipe de Mr SARKOZY : bien des sondés qui disent «vouloir voter SARKOZY» voteraient en fait LE PEN…. Ce qui modifierait bien des pronostics. Quelques experts n’excluent pas un duel BAYROU-LE PEN ! Après tout ce serait la résultante de la majorité actuelle : celle qui en ont assez du «système», d’un système de fausses alternances….

D’où les surenchères «nationalistes» chez SARKOZY, d’où aussi l’obsession «identitaire» et les «dérapages» ou les aveux, sur les terrains glissants des idéologies «neuro-populistes» et des promesses on ne peut plus démagogiques. SARKOZY joue ce qui lui fait gagner des points dans les sondages : ce que savait faire Ségolène jusqu’à y noyer son âme…

"Napoléon SARKOZY".... Un mégalo sommeille chez tous les paranos....

Du coup, le candidat du Front national Jean-Marie LE PEN prend le masque du «bon petit père» moins anxiogène que le «gamin dévoré d’ambitions» de Neuilly, ce Rastignac 2007 d’une république qu’il rêve impériale…

«Vous êtes des Français à part entière» lance Jean-Marie LE PEN aux jeunes d’Argenteuil. En faisant passer l’ex-Ministre de l’Intérieur pour un dégonflé sinon pour un lâche. Et il est bien d’indulgence teintée de pitié pour les dernières déclarations de SARKOZY… La pédophilie inscrite dans les gênes ? Le candidat UMP «a repris les vieilles thèses du XIXe siècle sur le criminel-né». La citoyenneté française pour toutes les femmes martyrisées du monde ?  « On est là dans le domaine ubuesque»...

Les surenchères identitaires de SARKOZY ? De la surcompensation renchérit LE PEN…. «C'est un candidat qui vient de l'immigration, moi je suis un candidat du terroir. C'est vrai qu'il y a une différence, un choix qui peut être considéré comme fondamental par un certain nombre de Français», a-t-il déclaré en faisant allusion à ses origines hongroises, dont il s’est «lui-même servi comme argument pendant la campagne»

Quoi qu’il arrive SARKOZY aura déjà réussi à dédiaboliser LE PEN.

Que disait-il déjà Jacques CHIRAC en faisant ses adieux ? Ah !Oui … «Ne composez jamais avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre. Dans notre histoire, l'extrémisme a déjà failli nous conduire à l'abîme. C'est un poison. Il divise. Il pervertit, il détruit. Tout dans l'âme de la France dit non à l'extrémisme.

«Le vrai combat de la France, le beau combat de la France, c'est celui de l'unité, c'est celui de la cohésion. Oui, nos valeurs ont un sens ! Oui, la France est riche de sa diversité ! Oui, l'honneur de la politique, c'est d'agir d'abord pour l'égalité des chances ! C'est de permettre à chacun, à chaque jeune, d'avoir sa chance. Ce combat, malgré tous les obstacles, et même si je mesure le chemin qui reste à parcourir, il est désormais bien engagé. Il doit nous unir dans la durée. C'est l'une des clés de notre avenir»
.

Comme disait Mr Azouz BEGAG, «il risque de nous manquer ce CHIRAC !»

dimanche, 08 avril 2007

LA DÉMAGOGIE de Mr LE PEN

medium_Le_Pen_Jean-Marie_-_Damien_Lafargue.jpgBien étonnante cette proposition du candidat LE PEN qui, à défaut d’être en bonne position dans les sondages, se prête à préconiser dans son programme - à géographie variable - la dépénalisation de fait des délits de conduite automobile, de remonter de 10 à 20 km/heure les vitesses autorisées, tant dans les agglomérations que sur les routes et autoroutes.

Pour les innombrables victimes, souvent des handicapés à vie (quand il ne s’agit pas purement et simplement de morts laissant derrière eux veuves et orphelins), victimes de ces "fous du volant", il y a de quoi frémir d’indignation.

Mais, outre cet aspect déjà essentiel, on sait que le strict respect des actuelles limitations de vitesse a permis de diminuer fortement les consommations d’énergies fossiles (dont les réserves ne cessent de décroître) ainsi que leurs rejets de gaz à effet de serre.

Et quand il est question de diminuer de nouveau ces rejets de 15% d’ici 5 ans pour "sauver la planète”, on peut se demander si Mr LE PEN n’est pas complètement tombé sur la tête.

Un tel degré d’irresponsabilité le disqualifie totalement quand il prétend vouloir diriger la France ?

Quand la démagogie vous tient....

samedi, 07 avril 2007

DÉRAPAGE VERBAL

L’incroyable "dérapage" de Nicolas SARKOZY sur la pédophilie et le suicide des jeunes

medium_images.50.jpg"C'est glaçant !".

De Corse où il était en déplacement vendredi 6 et samedi 7 avril, François BAYROU a jugé d'une "extrême gravité" les propos tenus par Nicolas SARKOZY dans Philosophie Magazine du mois d'avril. Dialoguant avec le philosophe Michel Onfray, le candidat de l'UMP, y déclarait "incliner à penser qu'on naît pédophile"."Et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions pas soigner cette pathologie", ajoutait-il.

"Cela voudrait dire que le destin est joué à l'avance, qu'il n'y a aucune place pour le travail de prévention", s'est indigné le candidat centriste. "Je ne crois pas qu'il y ait un médecin, un psychiatre qui puissent entendre ces propos sans frémir", a-t-il ajouté. C’est là le retour de la thèse philosophique de la ”prédestination” qui prétend que nul homme ne peut être maître de son destin.

François BAYROU a estimé que les propos de Mr SARKOZY constituaient "un dérapage très lourd de conséquences". Dans le même magazine, l'ancien Ministre de l'Intérieur considérait également que, ”s'il y a 1.200 ou 1.300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable" .

"Émettre l'idée que les adolescents qui se suicident le font parce qu'ils sont nés comme ça, c'est ignorer le travail de cicatrisation que l'on peut faire. Ce ne sont pas des propos raisonnables", a dénoncé François BAYROU, jugeant qu'"un point de repère est perdu"."Ces propos sont graves et inquiétants parce qu'ils s'inscrivent en rupture avec l'humanisme, (et parce ) qu'aucune philosophie, aucune religion, aucune école de pensée ne peut les accréditer, a-t-il ajouté. Qu’est-ce qu'on va enseigner en philosophie à nos enfants si le Président de la République pense que la pédophilie est une affaire de naissance ?”

Un précédent, une logique

Pour le candidat centriste, les déclarations de Mr SARKOZY ne peuvent être considérées comme fortuites. L'ancien Ministre de l'Intérieur, rappelle François Bayrou, avait espéré un temps imposer dans son projet de loi sur la prévention de la délinquance, en 2006, un ”dépistage précoce, chez les jeunes enfants (dès l’âge de trois as), des troubles de comportement”, avant d'être contraint à faire machine arrière.

"De dérapage en dérapage, de surenchère en surenchère", la campagne perd son "cadre démocratique", a estimé François BAYROU qui dit "s'interroger" sur le choix stratégique de son rival de l'UMP. "Cherche-t -il à se garantir un report des voix du Front national au second tour ? Mais plus il radicalise ses positions, plus il s'éloigne d'une partie de son électorat", a-t-il ajouté.

François BAYROU s'est, en tout cas, vu conforté dans sa volonté de défendre "une autre idée de l'ordre"."L'ordre, cela commence quand il y a la paix dans les esprits. Si vous choisissez l'affrontement, vous n'avez pas l'ordre mais le désordre”, a-t-il assuré. ”La sécurité vient d'abord de la manière dont les gens se regardent entre eux. S'ils s'acceptent et se comprennent, alors vous avez la sécurité".

Observant la tonalité que ses deux principaux adversaires impriment à leur campagne, le candidat de l'UDF veut au contraire affirmer une volonté de rassemblement et d'apaisement, y compris dans sa manière de mener campagne : "La politique, cela ne se fait pas avec des murs de gardes du corps qui vous protègent. Il faut que les gouvernants soient, dans le peuple, dans leur élément", proclame-t-il.

samedi, 31 mars 2007

CITATION

J'ai reçu d'un de mes fidèles lecteurs "émigré" au Royaume-Uni (Mr Philippe SARRUT) la maxime suivante tirée d'Ortega y Gasset :

"Être de gauche ou être de droite, c'est choisir une des innombrables manières d'être un imbécile : toutes deux, en effet, sont des formes d'hémiplégie morale".

À méditer....

jeudi, 22 mars 2007

QUELLE MAJORITÉ ?

QUELLE MAJORITÉ POUR GOUVERNER ?

On a pu remarquer cette étonnante complicité qui s’est spontanément établie entre les deux complices du système - Mr Sarkozy et Mme Royal - pour, en chœur, “dénoncer” la supposée absence de majorité dont serait privé, à leurs dires, François Bayrou s’il était élu Président de la République.

On croit rêver. Et si on retournait la question ?

Que ce soit l’un ou l’autre de ces deux candidats issus du système que l’on connaît depuis 25 ans - et qui nous a conduits là où nous sommes aujourd’hui - l’un ou l’autre ne pourrait être élu qu’avec un peu plus de 20% des voix, c'est-à-dire contre une majorité de près de 80% des français résolument inconciliables qui n’auraient pas voté pour eux.

Quelle majorité alors pour l’un ou l’autre de ces deux-là s’ils ne veulent pas gouverner contre l’immense majorité des français, ou réduire sensiblement l’écart qui les éloignerait tant d’eux ?

Étant exclu que les amis de François Bayrou puissent se renier - au risque de se faire déconsidérer définitivement aux yeux des français et de l’Histoire - en s’alliant avec l’un ou l’autre des candidats issus d’un système qu’ils n'ont cessé de dénoncer et de combattre, Mr Sarkozy ou Mme Royal devront donc partir à la recherche d’une introuvable majorité, sans le soutien de Mr Bayrou.

Mr Sarkozy aurait-il d’autre choix que de s’associer ou avec Mr Le Pen, ou avec Mr De Villiers. Çà promettrait bien des surprises ! À faire frissonner.

Et dans l’autre hypothèse, si c’était Mme Royal qui était élue, elle serait bien obligée de se tourner, pour élargir un peu sa base, vers le facteur Besancenot, ou Mme Laguiller, ou encore Mme Buffet et, éventuellement, ce qui resterait de verts. Dans le genre “rétro”, il serait difficile de faire mieux.

Alors, et François BAYROU, me direz-vous ? Lui aussi pourrait n’être élu qu’avec seulement un peu plus de 20% des voix, comme les deux autres.

Mais c’est là qu’est toute la différence : François Bayrou formerait aussitôt une coalition avec des femmes et des hommes de bonne volonté issus tant de la gauche aux convictions européennes, de la droite républicaine et du centre, ensemble réunis dans un large mouvement social-démocrate. Et il n’en manquera pas : ce sera plutôt le trop-plein des candidats pour gouverner avec lui ! Et là donc, sitôt élu Président, se formerait donc une large majorité qui pourrait ensuite se présenter devant les électeurs pour former le nouveau Parlement. Donc une majorité beaucoup plus large que ne pourront jamais former ni Mr Sarkozy, ni Mme Royal.

L’art consommé de ces deux-là, on le constate, est donc de tenter, l’un de concert avec l’autre, de mystifier les français en leur faisant croire des sornettes quant à la formation d’une majorité qu’eux n’auront pas et que François Bayrou, lui, a plus de chance de pouvoir fonder beaucoup plus largement, hors les systèmes des clans et des partis.

Mais comme cette vérité-là ils la connaissent bien, ils préfèrent répandre un rideau de fumée et la cacher aux français. Leur mépris des citoyens est insondable.

mercredi, 21 mars 2007

LA SUPERCHERIE ÉCONOMIQUE

medium_images.46.jpgC’est de la supercherie économique des sarkosystes dont je veux parler ici.

Les supporters du candidat-président du CAC 40 et du show-biz viennent de nous pondre une étude, issue d’un obscur “institut de conjoncture”, selon laquelle ce qu’il appelle les “emplois Bayrou” ne créeraient au mieux que 90.000 emplois. Et il se base, pour l’affirmer, sur un supposé “effet d’aubaine”, issu des processus d’embauche et de fin de contrat, qu’utiliseraient éventuellement certaines entreprises peu scrupuleuses.

C’est une malhonnêteté scandaleuse qui cache mal la panique qui s’est emparée du camp UMP. Malhonnêteté parce qu’ils omettent de dire que le dispositif proposé par François BAYROU ne peut profiter qu’aux seuls nouveaux emplois créés et non aux emplois de remplacement des fins de contrat.

Charles de Courson n’en décolère pas : “Ce rapport est une farce ! C’est une analyse fallacieuse et partiale, un missile téléguidé du grand patronat sarkozyste”. Il est vrai que proposer 2 nouvelles créations d’emploi sans charge pendant 5 ans profitera plus aux PME qu’aux grandes entreprises des amis du CAC 40 de Mr Sarkozy. Et les patrons de la CGPME - qui eux ne sont pas au CAC 40 - et qui ont reçu récemment François BAYROU se sont en effet montré emballés de sa proposition.

Mr Sarkozy est décidément très mal conseillé. De plus, un rapport de la Cour des Comptes - organisme autrement plus sérieux que cet obscur “institut de conjoncture” sorti de la boîte à malices de Mr Sarkozy - reconnaît une certaine efficacité à un dispositif qui est.... pratiquement la copie conforme à celui que propose aujourd’hui François BAYROU pour remettre la France au travail.

Quand Mr Sarkozy en est aujourd’hui réduit à n’utiliser que le mensonge pour rallier à lui les électeurs hésitants, il faut craindre que la campagne ne tombe bien bas.

samedi, 17 mars 2007

UNE ÉTAPE IMPORTANTE A ÉTÉ FRANCHIE...

La semaine passée marquera une étape importante dans la campagne pour l’élection présidentielle d’avril 2007.

Première marche décisive : le Centre existe dans notre pays. François Bayrou incarne une troisième voie qui pèse désormais autant que la gauche ou la droite. Les sondages donnent à chaque candidat entre 24 et 27%.

Seconde marche lourde de conséquence : le P.S. est profondément divisé. D’un côté Laurent Fabius et de l’autre Dominique Strauss-Kahn. Quand ce dernier demande à François Bayrou de soutenir Ségolène Royal si elle passe le premier tour, tout le monde comprend qu’il lui propose une coalition PS/UDF. Mais dès le lendemain Fabius lui rétorque qu’il n’en est pas question ! Il faudra bien savoir un jour si la candidate socialiste souhaite gouverner avec l’extrême gauche.

En réalité les électeurs qui veulent un socialisme moderne, social-démocrate et européen comprennent tous les jours un peu plus que le P.S. n’est plus le pivot de la vie politique qu’il était sous François Mitterrand.

Troisième marche toute aussi importante : le candidat de l’U.M.P. ne peut désormais espérer progresser que sur le Front National. C’est pour cela que son candidat vient de renoncer à la tradition républicaine de l’intégration pour prôner l’assimilation et ainsi devancer les désirs de l’extrême droite.

Voilà pourquoi un Jean-Louis Borloo fait savoir qu’il n’y a pas d’accord entre lui et Nicolas Sarkozy. Mais que dire des propos de Jacques Chirac, je le cite :
« (…) ne composez jamais avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre. Dans notre histoire, l'extrémisme a déjà failli nous conduire à l'abîme. C'est un poison. Il divise. Il pervertit, il détruit. Tout dans l'âme de la France dit non à l'extrémisme.
Le vrai combat de la France (…) c’est celui de l'unité, c'est celui de la cohésion .Oui, la France est riche de sa diversité ! Oui, l'honneur de la politique, c'est d'agir d'abord pour l'égalité des chances ! C'est de permettre à chacun, à chaque jeune, d'avoir sa chance. »


Quel désaveu pour la campagne du ministre candidat Sarkozy. Alors oui, le citoyen Jacques Chirac se prononcera sans doute pour le président de l’U.M.P. mais on peut se demander quel sera son candidat de cœur ?

En réalité les électeurs qui veulent le rassemblement du peuple français comprennent jour après jour que le parti de Nicolas Sarkozy n’incarne plus ce désir de vivre ensemble qui fonde la Nation française.

Pour ces raisons il appartient, ici et maintenant, aux hommes et aux femmes de bonne volonté de préparer l’étape finale qui conduira au vrai changement d’époque. En votant pour François Bayrou nous pouvons renouveler en profondeur le paysage politique. Nous pouvons construire les fondations d’un grand parti démocrate. Nous pouvons réconcilier l’économie et le social. Voilà un réel projet pour notre pays et un Président pour le porter.

Régis VEZON
Délégué Départemental de l'UDF du GARD

jeudi, 08 mars 2007

PROJET D'ESPOIR

medium_couv.jpgFrançois BAYROU dévoile son "Projet d'espoir" pour la France

Il était annoncé. On l'attendait. Il est arrivé ce Jeudi 8 Mars chez tous nos libraires (Éditions Plon).

Cet ouvrage complète très utilement le projet présidentiel de François BAYROU que nous connaissions tous et ses très nombreuses propositions déjà publiées depuis plusieurs mois, notamment sur son site Internet.

Vous trouverez la présentation de cet ouvrage Projet d'espoir dans un article qui lui est longuement consacré.

C'est le livre événement de la campagne présidentielle.

À lire impérativement.