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samedi, 07 juillet 2007

AIMER L'EUROPE

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Le titre, à lui seul, avait de quoi attirer. J’ai aimé lire, non sans une certaine avidité gourmande, le livre de Robert Toulemon : “AIMER L'EUROPE”.

Que Mr Sarkozy se pose en ”sauveur de l’Europe” est une chose. Que l’Europe soit sauvée en est une autre....  

Nous ne pouvons ne pas cerner les limites du ”succès” du dernier Conseil Européen : l’abandon des symboles mais aussi l’absence de toute correction des lacunes et des faiblesses du Traité Constitutionnel. On espérait un renforcement des dispositions relatives à l’énergie, au climat, à l’immigration, au social. On pouvait espérer une composition de la Commission assurant mieux son autorité. Au lieu de cela, l’élimination de la mention de la concurrence non faussée des objectifs de l’Union - dont elle demeure un instrument essentiel - apparaît comme une concession, heureusement sans portée, aux tenants français du "non" de gauche.

FAIRE SAUTER LE VETO ANGLAIS

Mon grand regret, c’est l’inexistence d’une Europe politique. Il faut faire sauter ou contourner le veto anglais : cela devient un impératif et une urgence !

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mercredi, 20 juin 2007

CHAPEAU SARKO !

e6b8138c0ce08c97441b68e47c888cd6.jpgIl est bon. Il est même excellent. Eh oui, je parle bien de Nicolas Sarkozy!

J’ai été suffisamment critique, satirique, alarmiste envers lui pour maintenant autocensurer les sentiments positifs que Sarkozy m’inspire aujourd’hui,  après ses débuts à l’Élysée, la formation de son gouvernement et  l’image de ”gagneur” qu’il sait donner à une France qui a effectivement besoin de voir ses structures (et bien des têtes) dépoussiérées, secouées, modernisées.

Son entretien ce 20 Juin avec PPDA et Claire Chazal était un petit chef d’œuvre de prestation télévisuelle pour un Chef d’État qui doit incarner la Nation et représenter une France qui avait perdu ce dynamisme et ce moral  sans lesquels l’avenir est bouché. Entre nous, Sainte Ségolène, dans la même situation, m’aurait sans doute fait lever les yeux au ciel. Sarkozy, lui, m’incite à regarder droit devant. C’est peut-être d’abord cela, ”l’effet Sarko”. Pauvre Ségolène: avec elle, la photo aurait été (parfois) bonne. Figée. Avec Sarko, c'est l'image et le son qui font impression. En mouvement.   

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mardi, 05 juin 2007

LE DANGER D'UNE TROP FORTE MAJORITÉ

49c3ca497d6f35b6ddaef61407931931.jpgQue l’on soit d’accord ou non avec son programme, il est un fait irréversible : Mr Nicolas SARKOZY a été élu Président de la République par un peu plus de 50% des français. Il est donc normal qu’il veuille mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu.

Que, pour mettre ensuite en œuvre ce programme, Mr Sarkozy ait besoin d’une majorité à l’Assemblée, quoi de plus naturel et de plus légitime?

Mais la question se pose aujourd’hui : de quelle majorité faut-il disposer à l’Assemblée Nationale pour pouvoir mettre en œuvre un tel programme ? La réponse est simple : il y a 577 députés ; donc la majorité détenant cette majorité absolue doit être au minimum de 289 élus.

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lundi, 04 juin 2007

RÉSISTER

J'ai reçu un très beau poème, en hommage à Marie DURAND, intitulé RÉSISTER, écrit en 1888 par l'arrière grand'mère paternelle de Claude DE GIRARDI.

(Je la remercie particulièrement de cet envoi)

Comme notre amie le dit si bien : "Résister, valeur intemporelle, valeur du moment"

01:55 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 19 mai 2007

SARKOZY - BAYROU : OBJECTF 2012 EN VUE

medium_images.64.jpgLa ”volaille” centriste  se dit (en privé) fort déçue : une seule sucette pour tant de bouches gourmandes de friandises du pouvoir !

Hervé Morin en son ministère régalien représente à la fois, sous la direction de l’Élysée bien sûr, les anciens UDF ralliés à l’UMP dès 2002 (De Robien, Douste-Blazy, etc.... mis au placard), Raffarin (passé aux oubliettes), Méhaignerie (mis à la retraite), Simone Veil (envoyée dans les abysses de l’Histoire), les (nombreux) transfuges de l’après premier tour des Présidentielles 2007 et les futurs députés du ”pôle sarko-centriste” qui doit naître ou dans l’UMP ou en marge de l’UMP, après les législatives. C’est beaucoup pour un seul homme ! Même si le terne  Bussereau a été sauvé des eaux au dernier moment.

ROULÉS DANS LA FARINE


En fait, voilà bien longtemps que le centrisme avait été aussi peu représenté, qualitativement et quantitativement, au sein d’un gouvernement de droite. Plus besoin d’être roulé dans la farine et d’être frits les centristes borgnes ! ”Nous aurons des places de Secrétaires d’État... après les législatives”, se consolent-ils. À l’image de Maurice Leroy, cocufié dans son ralliement à Sarkozy par son ami Morin.

Heureusement (pour ceux qui se recommandent du centrisme), les radicaux valoisiens sont toujours là, avec un Borloo fort d’un grand ministère (mais amputé) et les idéaux européens tant chantés sont incarnés par.... des hommes de gauche ! Kouchner et Jouyet !

Pourquoi cette sous-représentation du ”Centre” ? Parce que Sarkozy sait ce qu’il veut, et qu’il dose ses distributions de bonbons. Surtout à des opportunistes du ventre (pardon, du centre) qui doivent déjà dire merci d’avance à leur siège parlementaire (peut-être) sauvé par la généreuse UMP.

D’abord, Sarkozy veut maintenir la pression sur les déserteurs de Bayrou jusqu’aux législatives, voire jusqu’aux municipales. Il connaît trop la versatilité des politiques pour ne pas les considérer avec cynisme et prudence.

Ensuite, il a suffisamment de déceptions à soulager chez les UMP pour négliger les plaies d’amour-propre mal placées des ”centristes”. Pour lui ”l’ouverture” (si l’on peut dire) c’est l’arrivée de Kouchner, de Hirsch, de Jouyet. Pas celle de Morin ! Désolé pour l’ego du Normand !

Enfin, politiquement, Sarkozy, toujours avec un coup d’avance dans sa tête de joueur d’échecs qui fait des réussites, a déjà une priorité : sa réélection. Cela passe (entr’autres) par l’implosion de la ”révolution Bayrou” et de la tentative d’implanter une force pivot dans le paysage politique. Le rêve de Sarkozy : transformer l’héritier  d’Henry IV en ”poule au pot”.

Bayrou, dans l’optique 2012 et quelles que soient ses épreuves et sa solitude actuelle, peut être en effet plus dangereux pour lui qu’un P.S. condamné (sauf révolution interne fort hypothétique) à jouer les oppositions formelles plus que réelles.

Question d’idéologie et de positionnement générationnel. Question de rapports de forces politiques aussi : un P.S. prisonnier du mythe de ”l’union de la gauche” n’est pas mûr pour une adhésion à une social-démocratie moderne. DSK plait à la bourgeoisie, mais c’est toujours l’électorat populaire qui manque à la gauche. Et ce n’est pas la Royal, qui a tort de ne pas reconnaître sa défaite, qui peut incarner une orientation idéologiquement musclée. Le fait qu’elle ait renoncé à se présenter aux Législatives va la priver du rôle de leader de l’opposition au Parlement.

D’où les manœuvres avec les radicaux dits de gauche (qui ne sont pas terminées), d’où le débauchage de sociaux-démocrates qui étaient prêts à soutenir François Bayrou (on se souvient de l’appel de Kouchner et on sait que Jouyet est l’un des signataires de l’appel des ”Gracques” en faveur de Bayrou). D’où aussi le total mépris qu’il affiche envers Bayrou, ostensiblement ignoré.

”On lui a tout piqué”, ironisent ses proches. À peine arrivé à l’Elysée, Sarkozy pique les idées de Bayrou sur le ”gouvernement des meilleurs”, mais en ignorant  évidemment le contexte dans lequel ce cabinet (version Bayrou) devait être constitué et les réformes institutionnelles que cela impliquait.

LE BRAS DE FER SARKOZY-BAYROU


Ce bras de fer entre Sarkozy et Bayrou va sans doute s’installer dans la durée, surtout si François Bayrou réussit à maintenir la mobilisation populaire de son "MoDem". Encore faut-il que le Mouvement Démocrate fasse un minimum de score aux législatives, du moins en voix, à défaut d’en faire en nombre de sièges de par le système vicié actuel.

Le plus dur pour Bayrou est peut-être à venir. Raison de plus pour que ceux qui partagent sa vision de la démocratie l’aident dans ce qui est effectivement une force de ”résistance” (même si l’UMP feint de s’offusquer du mot).

La République mérite  plus que des changements de style à la Cour. Les allusions aux Kennedy ou à la Principauté de Monaco ont quelque chose de pathétique : en retard d’une révolution people, la France ? Restons sérieux. "Gala" ou "Voici" ne sont pas encore des journaux politiques. Et tentons d’influencer pour le mieux le cours des choses. La démocratie ne se réduit pas à quelques dimanches électoraux.

Les propositions de réformes institutionnelles que savait si bien expliquer Hervé Morin (jusqu’à ces derniers jours) restent des nécessités impératives. Comme cette dette qui semble bien oubliée. Comme cette nécessité d’inventer de nouveaux rapports entre l’économie et le social, entre l’épanouissement personnel et la solidarité collective. Comme ce tissu social qui reste plus déchiré qu'on le dit en ces jours de fête.

Ce n’est évidemment pas, souligne Daniel Riot dans un récent papier, avec un Parlement croupion fait d’un bloc de robots à approuver et d’un autre de machines à rejeter que nous allons améliorer les structures et les mœurs politiques.

mardi, 08 mai 2007

GÉOMÉTRIE POLITIQUE

Qu’est-ce que le "centre" en politique ?


Depuis ce 6 Mai, on entend des choses bien étranges dans la bouche de certains de nos responsables ou de nos élus. Pour les uns, le centre ne peut être que ”centre-droit” : et de là ils sont prêts à s’allier avec la droite sarkozyenne (jusque dans ses logiques extrêmes), ne serait-ce que pour s’assurer une (ré)élection qui leur parait problématique (j’y reviendrai plus loin). D’autres répliquent aussitôt : “Non, il faut que le centre soit ”centre-gauche” en jetant un œil intéressé et gourmand vers un Parti Socialiste qui pourrait fort bien éclater et laisser en déserrance sa frange ”social-démocrate” qui n’est pas tant éloignée de nous.

Au risque de passer pour un naïf invétéré (j’assume !), je vous avoue franchement ne plus rien comprendre à cette théorie de centres “excentrés” : le ”centre”, pour moi, il n’est ni à droite, ni à gauche, il est au centre. Point barre. Les autres positions géométriques n’ont aucun sens.

On peut, tout en étant au ”centre” avoir, de par sa culture, sa formation, sa tradition, des affinités avec des valeurs de la droite ; tout comme d’autres, pour les mêmes raisons, porter des valeurs de la gauche. Il n’y nulle honte à cela, ni à afficher ces différences de sensibilité. C’est la définition même du ”centre”. C’est ce qui fait sa richesse, sa diversité et sa capacité de créer un foisonnement d’idées. C’est un point de rencontre et de rassemblement entre ces divers courants qui constituent la société française, telle qu’elle est et telle qu’elle s’exprime à travers les urnes de scrutins en scrutins.

Quand j’entends certains, comme Hervé MORIN - homme que, par ailleurs, j’estime considérablement - nous dire aujourd’hui qu’il s’allie dans un futur ”groupe centriste” qui serait constitué dans la mouvance UMP (dont l’une des contraintes exige par ailleurs l’approbation de tous les projets de loi qui seront présentés par le gouvernement) et ce sous prétexte qu’il ne veut pas être ”dans l’opposition pendant 5 ans" (comme il croit que François BAYROU le suggère en créant le ”Mouvement Démocrate”), je crois qu’Hervé MORIN est dans l’erreur la plus totale et qu’il est tombé à son tour dans ce manichéisme propre à la culture UMP qui veut que lorsqu’on n’est pas ”clairement” dans la majorité, on ne peut être que dans ”l’opposition”. On ne connaît que trop cette musique.

C’est se rendre de nouveau complice de cette France hémiplégique, coupée en deux, camp contre camp, ou tout ne peut être que ou tout noir ou tout blanc, sans couleurs ni nuances entre les deux. Ce qui nous a fait tant de mal dans notre Histoire sociale et que nous n’avons cessé de dénoncer au cours de la campagne électorale. Alors qu’en restant au centre - le vrai : celui qui rassemble et non celui qui divise - on peut jouer un rôle éminent (j’allais dire un rôle ”charnière”), approuver et agir en toute loyauté quand une proposition de loi va dans le bon sens, intervenir, ou alerter quand on pense qu’elle est perfectible, s’y opposer fermement quand on pense qu’elle est mauvaise. C’est une liberté que le vrai centre doit s’accorder, alors que l’autre centre sera totalement bâillonné.

Une division du centre semble être maintenant annoncée : j’affirme qu’elle est totalement suicidaire.

Alors que la dynamique BAYROU a rassemblé le 22 Avril près de 19% des français, alors que les sondages les plus récents accordent aujourd’hui encore entre 12 à 15% des voix au futur “Mouvement Démocrate” - ce qui en ferait la 3ème force politique en France, largement avant celle du Front National et les 8% qu’on lui attribue - considérant qu’environ l’UDF attire à elle ±40% de sympathisants de gauche, et tout autant encore de la droite, plus 20% de divers autres courants, les 12 à 15% reconnus par ces sondages au profit du ”Mouvement Démocrate” se diviseraient en 2 parts (probablement inégales entre la mouvance ex-UDF et l’autre UMP). C’est-à-dire que ces parts éclatées nous mettraient de nouveau au même niveau que le FN. Le suicide annoncé !

Je ne critiquerai pas ces députés qui ont soutenu François BAYROU jusque le 1er tour des présidentielles et se voient aujourd’hui ”menacés” (le mot est faible) d’être éliminés de leur travail de parlementaire par le ”rouleau compresseur” du parti dominant.

Beaucoup d’entr’eux sont mes amis et je sais le drame qu’ils vivent aujourd’hui devant le choix qui leur est imposé. Moi-même - qui ne suis pas, fort heureusement, député mais membre de cette famille centriste depuis plusieurs décennies - je suis aujourd’hui consterné de la voir ainsi manipulée pour que demain elle ne représente plus que l’ombre de ce qu’elle était le 22 Avril. C’est un vrai drame. Suis-je seul à le vivre mal ?

Le moment n’est cependant pas de baisser les bras, mais de dire haut et fort nos valeurs, et de les porter jusqu’au bout. En toutes circonstances

.
Les français sauront les reconnaître, le moment venu.

mardi, 01 mai 2007

DÉMENTI de Pierre ALBERTINI

medium_images.63.jpgPierre Albertini (Député-Maire UDF de ROUEN ) adresse un démenti cinglant à de Robien

Dans le cadre d'une clarification pour expliquer son vote en faveur de Nicolas Sarkozy, Pierre Albertini a vigoureusement affirmé son intention de participer à la création du nouveau ”Parti Démocrate” (appellation provisoire) et a adressé une réponse sans ambiguïté aux déclarations fantaisistes de Gilles de Robien :

 ”Je n'ai aucune intention de me rallier à la démarche de Gilles de Robien qui cherche à empêcher la transformation de l'UDF en un Parti Démocrate”

Il a par ailleurs récusé la thèse de Nicolas Sarkozy sur les causes de la pédophilie, et avancé quelques remarques sur le nécessaire pluralisme des médias.

Il semble que ce soit bien le programme économique de la candidate du PS qui s'est avéré rédhibitoire pour Pierre Albertini. Pour autant, son vote n'est nullement une adhésion au programme de l'UMP et de Nicolas Sarkozy.

samedi, 28 avril 2007

COMMENT VOTER au 2nd TOUR ?

medium_images.60.jpgCOMMENT VOTER quand on avait misé sur BAYROU ?

Questions que j’entends de partout et, particulièrement, depuis la prise de position (strictement personnelle) en faveur de Nicolas SARKOSY de mon ami Yvan LACHAUD, Député UDF du GARD : ”Peut-on voter SARKOZY au second tour quand on a voté BAYROU au premier ? Peut-on voter ROYAL quand on a voté BAYROU ? Après avoir voté BAYROU et écouté son refus de donner des consignes de vote, la logique ne se réduit-elle pas en une alternative dont une branche est l’abstention et l’autre un vote blanc ou délibérément nul, en glissant une feuille de couleur orange, par exemple”

Ayant apporté ma voix et mon soutien plus qu’actif à mon autre ami (de longue date), François BAYROU, je suis tenté de répondre "oui” aux trois questions.

Signe d’indécision ? NON. Signe de mollesse ? NON. Signe de ce  réflexe centriste du ”cul entre deux chaises” ? NON. Comme dit BAYROU en souriant, d’ailleurs, ”il n’y a plus deux chaises mais il y en a trois !”. Signe d’embarras ? OUI

L’embarras se comprend, en effet. Les ”supporters" et les ”inconditionnels” de l'une ou de l'autre ont bien de la chance, surtout s'ils agissent plus par réflexe que par réflexion...

J’ai voté BAYROU par conviction, par totale convergence de vue avec lui sur les constats de réalité  faits par lui, sur les propositions contenues dans son projet, sur sa volonté de s’attaquer aux problèmes par des réformes structurelles et institutionnelles. En mettant fin à un ”système usé” et à des pratiques politiques indignes d’une Démocratie authentique et moderne. NON à la dette et au surendettement du pays. NON au déficit démocratique de la Nation. NON à la culture des peurs et des réflexes de repli sur soi…

J’ai voté BAYROU par identité de valeurs et d’aspirations, non dans des discours mais dans des actions en profondeur, audacieuses et cohérentes pour  lier la Liberté et l’Égalité (ces deux aspirations contradictoires) par une Fraternité recouvrée et réinventée, ce qui implique de remettre l’Homme et les principe d’Humanité au cœur de toute action.   Réconcilier l’État (à rendre ”impartial”) avec les citoyens. Sortir la République de ses ornières monarchistes, antidémocratiques, oligarchiques et démagogiques.  Réconcilier la Nation et la Société. Reconstituer des liens sociaux forts pour recoudre un tissu social déchiré. Redonner à la France une influence qu’elle n’a plus en Europe et dans le monde, ce qui passe par un regain de fierté d’être Français, sans arrogance, sans nombrilisme et sans cet "escargotisme” (Daniel RIOT) si dévastateur. 

Mais j’ai aussi voté pour BAYROU en raison  des vertiges citoyens qu’ont provoqués chez moi les deux autres candidats en ”flèche”, les représentants des deux citadelles coresponsables de la situation actuelle de la France, des conditions de vie des Français depuis si longtemps et porteurs de périls graves :
• démocratiques, moraux et sociétaux, sociaux et… européens pour Nicolas SARKOZY, si inspiré par les néo-conservateurs anglo-saxons à la sauce néo-bonapartiste (cela n’est en rien un procès d’opinion !…)
• économiques, financiers et sociaux et… européens  pour Ségolène Royale, si prisonnière des archaïsmes de pensée d’un P.S. qui n’a pas su tirer leçons de ses échecs (pas seulement électoraux) de l’ère Jospin et se dépouiller d’idéologies d’un autre âge qui ont partout provoqué des catastrophes. Une partie de la gauche considère toujours que  ”social-démocrate” = “social-traître” a réussi à transformer ”libéral” en gros mot, ”européen” en insulte et ”mondialisation” en diabolisation généralisée…

De plus, ni Mr SARKOZY, qui a trop montré ses faiblesses et ses aspects pervers malgré ses jeux d’excellent comédien, ni Mme ROYAL, qui a trop démontré son caractère versatile,  ne me paraissaient dignes d’assumer sereinement les fonctions régaliennes que doit assumer le locataire de l’Élysée au nom des Français…

Là, nous sommes dans le jugement subjectif, intuitif même. Mais une élection, c’est un contrat de confiance : j’ai signé avec BAYROU. Je ne signerai pas en toute liberté de choix avec ses deux concurrents sélectionnés au premier tour…

Ce dernier constat à lui seul pourrait rendre légitime un vote blanc (ou nul selon la loi actuelle que BAYROU voulait changer) ou une abstention au deuxième tour.

Le vieil adage ”au premier tour on choisit, au deuxième on élimine” a trop montré sa perversité. En 2002 notamment : quel est le vainqueur qui n’instrumentaliserait pas les voix dont il a bénéficié par refus, par défaut, par choix ”entre deux maux” ? C’est en cela (et en cela seulement) que le slogan ”élection piège à cons” a du sens… Mais quel autre système présente-t-il des pièges moins redoutables ? Trop de gens dans le monde se battent encore pour avoir le droit de vote pour que celui-ci ne soit pas aussi un devoir…

Mais, à partir de ces constats, chacun doit se sentir libre et RESPONSABLE de son choix.  C’est cela la ”liberté de vote” (qui existe de toutes façons, les voix n’appartenant qu’à ceux qui les donnent et non à ceux qui les reçoivent)…

La responsabilité consiste donc à savoir imaginer toutes les conséquences directes et indirectes de son vote (ou de son non-choix). Pour soi-même, pour les valeurs qu’on prétend porter, pour la ”sensibilité politique” que l’on peut avoir.

Très franchement, je ne sais pas encore quel bulletin je glisserai dans l’urne le 6 Mai prochain. La campagne est faite pour affiner les jugements, bien peser tous les arguments. Le débat de ce samedi matin (qui a constitué une grande première, qui n’avait rien d’antidémocratique, contrairement à ce qu’affirme Mr SARKOZY, et a même été un apport important dans le sens d’une plus grande clarté des projets respectifs des uns et des autres), puis le face à face du 2 mai auront peut-être une influence.

Deux certitudes, en attendant :

• Je ne perdrai jamais de vue les raisons qui m’ont fait voter BAYROU.

• Je sais déjà ensuite que, quelque soit le résultat de la Présidentielle, l’exigence et l’espoir incarnés par BAYROU doivent se traduire aux Législatives par des votes d'intelligence, de contre-pouvoir constructif et de volonté de rénovation de la vie politique. Ce n’est pas là ”se montrer de droite si la gauche gagne et de gauche si la droite l’emporte” (comme a ironisé Mr SARKOZY). C’est se montrer fidèle à la démarche ”centrale” de François BAYROU et progresser sur le chemin, difficile mais indispensable, de la ”révolution tranquille, sereine et responsable” mise au programme du Parti Démocrate.

jeudi, 26 avril 2007

LES FAUX NEZ

medium_images.59.jpgIls sont de droite : c’est leur choix. Qu'ils l'assument !

Être de droite n'est pas une maladie honteuse. Ce qui est honteux c'est de tricher avec soi-même et avec les autres... Ils n’ont pas à se donner des faux nez et les masques d’un centrisme qui n’a rien de central. Surtout quand ils adhèrent à un ”projet de société” qui n’est en rien libéral, humaniste, chrétien-démocrate mais inspiré par un ”néo-conservatisme” à la mode bonapartiste. Et teintée d'idées qui, voilà peu de temps encore, étaient propagées par ces ”extrémismes” que CHIRAC a tant condamnés avec raison.

À chacun son opinion et ses options. Il n’y a pas ”deux France”, mais une France plurielle. Le ”ni de droite ni de gauche”  de François BAYROU est un ”au-dessus de la droite et de la gauche”. En dehors surtout du chant des sirènes de la démagogie et des jeux politiques qui tiennent de bals masqués, des jeux de marionnettes et des spectacles de rôles…

Combien sont-ils parmi les sept millions d'électeurs centristes de François BAYROU à pouvoir voter Nicolas SARKOZY le 6 mai ? Les sondages (toujours à prendre avec des pincettes) répondent : ±40 %. Ce qui laisse entendre que les autres électeurs (±60%) préféreraient ou glisser dans l'urne un bulletin socialiste ou voter blanc. C'est un constat. C'est un fait.

Le candidat de l'UMP va donc, logiquement, tenter d'augmenter cette part en donnant à son discours des accents plus humanistes, plus généreux, plus "social", plus aptes à conquérir les centristes. Il s'y est employé, dès dimanche, en proposant ”un nouveau rêve français” et en promettant de ”protéger les Français (…) qui ont peur de l'avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure”. L’anxiogène se veut rassurant et entame sa campagne avec un mot d’ordre : ”dédiabolisez-moi”.

Les rôles sont partagés au sein des droitistes du centre de l’UMP. L'ancien premier ministre Jean-Pierre RAFFARIN, dans son rôle préféré : il va jouer les ”Monsieur bons offices” pour faire vivre l'idée du ”rassemblement élargi” autour de Mr SARKOZY. ”Nous voulons gouverner avec une majorité ouverte, avec plusieurs pôles, y compris avec des gens de gauche”, affirme cet ex-UDF artisan de la création de l'UMP en 2002.

L'ancien chef du gouvernement (de droite) promet, sans plus de précision, des ralliements également à gauche à la suite de celui, dimanche soir, d'Éric BESSON, l'ancien secrétaire national à l'économie du Parti socialiste.

Aux cotés de RAFFARIN : Jean-Louis BORLOO. Lui promet des carottes à la crème à tous les lapins gourmands… En cirant les chaussures de François BAYROU : ”le message extrêmement important (du score de Mr BAYROU), c'est que, sur un certain nombre de sujets, les gens qui n'ont pas exactement les mêmes idées puissent travailler ensemble. C'est à l'évidence une ouverture politique”

Gilles DE ROBIEN, seul ministre centriste du quinquennat de Jacques CHIRAC, lui, se glisse dans la peau du Croisé vengeur et du sergent recruteur. Sa  mission : convaincre les deux tiers des 29 députés UDF de soutenir Mr SARKOZY, en échange d'une clause de non-concurrence de l'UMP dans leur circonscription. L'objectif est ”d'assécher” la représentation de l'UDF à l'Assemblée Nationale pour l'empêcher de constituer un groupe autonome. Du débauchage, un par un. Du chantage pour tous. Des promesses en veux-tu en voilà. Il va même jusqu’à s’engager à garantir aux ”ralliés” une ”indépendance de jugement et de vote” à l’égard de l’UMP. Que c’est beau !

Pour cause : avec des candidats dans toutes les circonscriptions, l’UDF métamorphosée en ”Parti Démocrate” peut sérieusement jouer les ”empêcheurs de paraître en rond”, même avec un scrutin majoritaire à deux tours. Avec 21% sur Paris et plus de 22% sur Strasbourg, par exemple ! Bien des triangulaires peuvent créer des surprises désagréables pour les tenants de ce faux bipartisme qui, à force de diviser la France en deux, la coupe en tranches… et la lamine depuis 25 ans.

Comme l’écrit Daniel RIOT dans un éditorial : ”La vie continue. Et la démocratie est un jardin qui ne se cultive pas que les jours de scrutin”.

mardi, 24 avril 2007

UN MILITANT DE BASE S'EXPRIME

À mon tour de préciser la position d'un militant de base qui ne veut surtout pas que tout ce qui a été fait depuis quelques mois n'ait servi à rien ou si peu.

Aujourd'hui nous appartenons à une famille politique qui existe réellement par elle-même et qui a fait la preuve sur le terrain qu'elle commençait à s'enraciner dans la vie de nos compatriotes. C'est la raison pour laquelle j'ai beaucoup apprécié la réaction de François Bayrou dimanche soir, qui a confirmé que nous pouvions compter sur lui pour garder et amplifier le socle sur lequel notre formation politique est assise.

C'est d'ailleurs le discours attendu par nombre de militants et d'électeurs qui ne souhaitent pas un ralliement pour l'un ou l'autre des 2 candidats. Il paraît impensable en effet que nous soutenions un candidat qui s'est clairement placé sur la droite de la droite de l'échiquier politique pour récupérer les voix du FN. Pauvre Mme Veil : qu'attend elle de Mr Sarkozy? Je ne cite qu'elle, tellement les autres UDF ralliés sont insignifiants et pathétiques, au même titre que Besson autre traître à qui la devise " plutôt mourir que se déshonorer" est à mille lieues de son petit esprit.

En ce qui concerne la candidate socialiste, le contexte est un peu différent : il est évidemment surréaliste d'envisager un rapprochement sur la base d'une union de la gauche reconstituée avec Mme Buffet, du haut de ses 1,8% des voix, comme gardien du temple. Malgré tout il y a quand même davantage de points de convergence entre les programmes de François Bayrou et de Ségolène Royal. C'est problablement insuffisant pour appeler à voter pour elle, mais c'est quand même un début pour l'avenir, surtout si Sarkozy est élu.

J'en viens donc à ma grande inquiétude et à celle de nombre de nos amis militants : il y a malheureusement de plus en plus de fissures dans la faible carapace de certains de nos élus. J'ai cru comprendre que Sarkozy serait reçu ce soir très, très cordialement par un édile important de l'UDF à Rouen. J'ai aussi entendu çà et là que des députés UDF commençaient à céder aux sirènes venues de l'UMP afin de sauver leur siège ou leur municipalité. J'espère que tout cela n'est que ragots de journalistes.

De toutes façons, nous allons bientôt savoir et je suis certain que François Bayrou saura faire le nécessaire pour pouvoir capitaliser sur les presque 19% de voix obtenues dimanche dernier. Il saura, j'en suis sûr, rappeler à ses élus que la fidélité aux idées est, et doit être, une valeur capitale chez nous et que les plus grandes victoires sont toujours celles obtenues dans la difficulté.

Une de nos amies qui a passé beaucoup de temps sur les marchés ces dernières semaines me demandait très récemment si nous pouvions avoir confiance : je lui ai bien entendu répondu que oui. Notre candidat a toujours su faire preuve de courage : il a refusé la soumission à la loi du plus fort il y a cinq ans, il a refusé un portefeuille prestigieux. Bref il a refusé de faire allégeance ce qui n'a pas été le cas de tous les membres de son groupe parlementaire.

Dans ces conditions je suis de ceux qui pensent que certains doivent se déterminer rapidement et franchement et que leur adhésion au nouveau parti appelé à remplacer l'UDF soit conditionnée à une discipline de parti. Il y a sans doute à l'UDF quelques militants prêts à prendre des responsabilités sur des bases claires, et je suis certain que le nouveau parti démocrate social (peu importe son nom) a tout à y gagner.

Voilà quelques pensées très personnelles sur les évolutions à venir de notre mouvement. Je ne suis certes qu'un modeste adhérent, mais je crois savoir que mon opinion est partagée par beaucoup qui n'osent pas l'exprimer. Je souhaite même qu'elle soit transmise en haut lieu et que nous soyons très nombreux à faire cette démarche.

Un dernier mot : je suis un adepte de la formule " res, non verba". Pour ceux qui n'ont pas fait de latin je traduis : des réalités, non des mots.

Michel ESCATAFAL