Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 08 juillet 2013

SARKOLÂTRIE ET RÉALITÉS

Voilà qu’il suffit qu’une décision du Conseil Constitutionnel sanctionne lourdement les comptes de la campagne présidentielle de l’UMP et de son candidat Sarkozy pour que se réveillent aussitôt appétits et ambitions rampantes.

Alors qu’un courant extrémiste de l’UMP se réunissait ce week-end autour d’une fête champêtre et y accueillait son Président (certes justement contesté) Copé, mais réinvesti cependant quelques jours auparavant, il y fut accueilli par les participants scandant en cœur “Sarko, Sarko, Sarko” et non “Copé, Copé, Copé” pourtant tout auréolé encore de sa récente “victoire”. Sans défendre spécialement Mr Copé (et ses difficultés avouées avec les règles démocratiques les plus élémentaires), il faut admettre qu’un tel accueil avait de quoi nourrir ses cauchemars.

mouvement démocrate,politique,bayrouBref, autour donc des difficultés financières de l’UMP singulièrement aggravées par cette sanction de l’autorité suprême de l’État, voilà que s’éveille de nouveau une certaine idolâtrie autour de Mr Sarkozy. Peut-être pour trancher indirectement la rivalité Fillon-Copé qui divise profondément les adhérents UMP et dont certains n’hésitent même pas à flirter maintenant aux franges de l’extrême-droite avec les puissants courants Peltier, Buisson et consorts.

Prononçant ensuite son discours, Mr Copé de s’enfourner aussitôt dans la brèche causée par l’actuel danger en évoquant la nécessaire ”unité” de son parti et de tenter d’enfouir par la même occasion la parole de son rival Fillon. (Silence dans les rangs !)

Mr Copé est décidément mal inspiré. Le voilà présent dans une manifestation organisée par l’extrême-droite de son parti, accueilli précisément par Mr Peltier (dont chacun ne peut ignorer le parcours politique aventureux près l’extrême-droite) et les proches amis de son courant. Et, au lieu de s’en prendre aux dangers de cette extrême-droite, de ses influences internes dans son parti qui mettent en danger notre démocratie, Mr Copé a préféré s’en prendre - certes à mots couverts - à Mr Fillon, son rival. Qu’on soit ou non d’accord avec Mr Fillon, celui-ci est pourtant plus respectable que ces hôtes aventureux qui ont endossé opportunément les habits de la sarkolâtrie.

Et quand il s’agit ensuite d’évoquer le nécessaire redressement de la France, croyez-vous que Mr Copé parle projets, évoque les mesures nécessaires pour ce faire ? Non ! Il se contente de suivre la vague de la sarkolâtrie renaissante et beuglée par les amis présents de Mr Peltier.

(Il faut d’ailleurs remarquer qu’au cours de cette manifestation l’on a surtout remarqué les leaders de l’UMP qui se sont abstenus soigneusement d’y participer et énuméré ceux qui s’y sont commis étonnamment de leur présence. Ces derniers avaient-ils peur de louper le coche d’un sarkozysme peut-être renaissant ?)

Bref, Mr Copé s’est trompé d’adversaires. Et au lieu de condamner les déviances extrémistes de son parti, il les a adoubés.

Voilà donc que Mr Sarkozy tente un retour en force sur la scène politique pour prétexte d’aider son parti en danger.

A-t-il si peu confiance dans son Président actuel, pourtant récemment réinvesti dans sa fonction, pour le supplanter et lui ravir de fait sa place ? Décidément, le pauvre Copé n’est pas au bout de ses cauchemars ! Il se croyait enfin Président.... Et vlan, revoilà Sarkozy !

Mr Sarkozy va-t-il maintenant nous sortir de son chapeau de magicien de la politique les recettes du redressement de la France ? Ce diable d’homme en est bien capable, histoire de mettre tout le monde d’accord sous sa houlette.

Mais quelles recettes va-t-il nous amener ?

Si c’est pour nous faire un remake réchauffé de la politique qu’il a conduite pendant 5 ans et qui a mené la France dans le gouffre des dettes où elle est aujourd’hui enfouie, quand d’autres, tout autant confrontés cependant à la même crise financière mais plus vertueux et courageux, ont conduit leur pays dans les excédents de recettes et ont rabaissé la France au niveau de pays de seconde zone dont la voix ne porte guère plus dans les grandes décisions internationales, alors non !

Quel que soit le respect qu’on puisse porter à l’homme, à son énergie (qui contraste complètement face au côté mollasson de nos actuels dirigeants), si c’est pour nous resservir, à moins d’un sursaut, le même plat indigeste qu’on ne connait que trop et qui nous a conduits à la ruine, je ne peux que recommander à Mr Sarkozy - à titre personnel bien modeste - de rester chez lui à écouter les gazouillis de sa très charmante épouse qui sait si bien nous séduire de ses mélodies.

C’est le meilleur et seul service que Mr Sarkozy puisse rendre maintenant à la France.