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mardi, 20 novembre 2012

À PROPOS D'IMPLOSIONS EN CHAÎNE

La France a assisté, ce soir du 19 Novembre 2012, à l’implosion de l’UMP.

Tout comme elle assiste aussi, parallèlement, à l’implosion de la courte majorité de François Hollande.

copé-fillon.jpgCertes, à l’UMP, celle-ci a vu la victoire étriquée de J.F.Copé à sa présidence avec 98 voix d’avance seulement sur près de 180.000 suffrages exprimés. Mais celui-ci, dès son élection, se réclame aussitôt non d’une volonté de rassemblement mais d’une “droite décomplexée”. Et, si l’on s’en tient à ses propos de campagne, cette droite-là n’est qu’une droite très “lepénisante”. C’est une erreur qui ne pardonnera pas, surtout dans ces conditions-là.

Comme l’a traduit peu après le candidat défait - François Fillon - cette position consacre, outre les nombreuses fraudes utilisées à cette fin, la fracture “morale et politique” de l’UMP. Les mots sont durs et sans appel : l’UMP a bien implosé.

Qu’on ne s’y trompe pas : les conditions de toute (re)conquête du pouvoir par cette droite-là sont considérablement amputées. En effet, de par le monde (et pas seulement en France), il est prouvé que toute droitisation d’un candidat l’éloigne généralement du pouvoir. En France, cet été, on a vu un Sarkozy, très mal conseillé, notamment par un Buisson aux accents maurassiens, infléchir son discours vers une droitisation outrancière : on sait le résultat. Aux USA, il y a quelques jours, alors qu’Obama se représentait face à ses électeurs avec un bilan très décevant et lourd, bilan qui, normalement, aurait du le conduire à sa défaite, c’est cependant son adversaire Romney qui a fait l’erreur fatale d’infléchir son discours vers une droite pure et dure alors que toute son action passée, très sociale comme gouverneur de son état, ne l’y disposait pas : au final, ce n'est donc pas Mr Obama qui a gagné l'élection mais Mr Romney qui l'a perdue.

On pourrait multiplier ainsi les exemples....

L’UMP droitisante à la façon copéiste a, si elle persiste dans ses discours lénifiants, vraisemblablement perdu toutes chances de (re)conquête du pouvoir.

Cette (re)conquête-là ne peut, et ne pourra, se faire que dans un large rassemblement des français. Pas en continuant de les diviser entr’eux, pas en entretenant les éternels antagonismes ravageurs et suicidaires de droite contre gauche (ou vice-versa) où chacun bannit systématiquement l’autre. Ni en faisant ressurgir, en ultime sauveur, de la voiture balai le battu de la dernière élection.

Le centre, quant à lui, devant ces implosions en chaîne, et si certains de ses dirigeants qui s’en réclament aujourd’hui voulaient bien s’éloigner de leurs étroites considérations purement électoralistes, si ceux-là offraient, enfin, aux français la chance de se réconcilier entr’eux, ce centre-là devrait y trouver toute sa place en ayant un rôle déterminant et nécessaire de rassembleur. Et c’est bien autour de ce rassemblement que s’organisera tout futur pouvoir pour faire face aux périls où la France est placée. Toute autre stratégie est vouée à l'échec.

C’est le défi qui se présente aujourd’hui au centre : à lui de prouver, en surmontant enfin les egos des uns ou des autres, s’il est capable ou non de le relever.

mardi, 06 novembre 2012

À PROPOS DU GAZ DE SCHISTE

À PROPOS DU RAPPORT GALLOIS

ET LE GAZ DE SCHISTE


schiste.jpgC’est l’une des qualités du rapport Gallois, qui fait actuellement l'actualité (inspiratrice, peut-être ?) de la future politique gouvernementale, de ne pas faire l’impasse sur cette ressource énergétique - je parle ici du gaz de schiste - ressource immense qui se trouve sous nos pieds et dont les énormes réserves pourraient assurer tant le relais des énergies fossiles (qui s’épuisent et arriveront bientôt à leur terme), que notre indépendance énergétique pour de très nombreuses décennies. À côté, bien sur, des énergies renouvelables dont chacun sait à la fois les ressources mais aussi leurs limites, sans oublier l’énergie nucléaire dont on connaît aussi les risques et ses propres limites.

On sait les réserves, qui ne sont pas sans fondements, que font certains face à cette ressource nouvelle tant son exploitation peut être dangereuse pour notre environnement.

Le problème n‘est pas le gaz en lui-même, mais les techniques à mettre en œuvre pour l’extraire et l’exploiter dans des conditions sures : il est certain que ces techniques ne sont pas encore au point et on peut comprendre ceux qui s’élèvent contre toute exploitation aveugle, comme on le constate ici ou là dans nombre de pays étrangers, dans des conditions aussi incertaines et périlleuses.

FAUT-IL INTERDIRE ?

Mais le grand tors de cette attitude est d’interdire purement et simplement toute recherche et fermer la porte à cette ressource sous prétexte que nous ne maîtrisons pas encore une technique pérenne et respectueuse pour l’exploiter. C'est une attitude suicidaire.

Quand on voit fleurir certaines pancartes qui affichent “Non au gaz de schiste !”, c’est là une attitude aussi coupable que celle de ces exploitants hâtifs qui font fi, par ailleurs, des risques encourus. Et interdire, comme on le fait aujourd’hui, de s’approprier les techniques nécessaires pour sécuriser l’exploitation de cette ressource est une attitude totalement irresponsable, donc à bannir fermement : c’est nier la compétence et la capacité inventive de nos chercheurs, de nos ingénieurs, de nos techniciens pour résoudre une difficulté qui, comme toute autre, ne peut être indéfiniment insurmontable.

Le devoir de nos décideurs est donc d’encourager ces recherches, leur donner les moyens nécessaires pour qu’à terme elles trouvent une issue à la difficulté actuelle de cette exploitation. Car, en dépit des protestations aveugles de certains, exploitation de ce gaz il y aura bien un jour ou l’autre, car elle sera une nécessité absolue pour notre développement économique face à nos concurrents, et la défense de nos emplois.

Le devoir de nos décideurs est donc de se préparer dès aujourd’hui, et avec une constante application, à relever ce défi qui, quoiqu’en disent certains, conditionnera bien notre avenir.

Ce n’est pas là le moindre des mérites du rapport Gallois de ne pas se taire à ce propos.