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mercredi, 26 septembre 2012

LE COUP DE PIED de Mr BORLOO

mouvement démocrate,bayrou,politiquePour le cas où nul ne l’aurait pas déjà compris, la réponse de Jean-Louis Borloo à la main tendue de François Bayrou est “non”. Et pour qui serait ou sourd ou aveugle, Mr Borloo ne cesse de le marteler à longueur de déclarations.

C’est une sorte de coup de pied de l’âne : sauf que Mr Borloo se trompe ici de cible. Ce n’est pas, chez lui, sa première erreur.

Au hasard des billets qu’on relève sur la toile à ce propos - car cette évidence est maintenant incontournable -  j’ai remarqué celui d’Olivier Nataf, Vice-Président du MoDem (français de l’étranger) et co-fondateur du MoDem US. Et celui-ci de remarquer justement : “Il y a (déjà) un courant à l’UMP qui se revendique du centrisme et de l’humanisme : ceux qui se retrouvent dans cette alliance automatique ont donc déjà un espace d’expression”.

Et David Guillerm, un autre internaute, de poursuivre (“L’UDI, wait and see”) : “J’ai du mal à me positionner sur l’UDI, rassemblement de centre droit, affilié systématique à l’UMP et ses alliés. J’ai du mal à me reconnaître dans un mouvement qui, avant même le moindre scrutin, a déjà abandonné le combat électoral au profit de futures alliances avec l’UMP. Je ne comprends pas que l’on puisse faire de telles déclarations sans connaître le futur programme de l’UMP”.

Une logique imparable !

Et Olivier Nataf (déjà cité plus haut) de continuer par ailleurs son billet : “L'UDI rate une occasion historique de mettre le centre au pouvoir.... Le centre-droit est une supercherie électoraliste et une escroquerie idéologique. L'objectif de ce nouveau parti est de se mettre en position de négocier des postes avec l'UMP, mais pas pour appliquer d'autres idées que celles de la droite une fois au pouvoir.... La bipolarisation est incontournable, mais le bipartisme ne l'est pas : l'UDI se soumet aux deux..... Il ne s’agit pas de choisir entre la gauche et la droite, mais de proposer un troisième projet de société”.

Peut-on espérer un sursaut de Mr Borloo sous la poussée d’authentiques centristes qui se trouvent heureusement à ses côtés ?

Mr Borloo nous a déjà habitués à de nombreuses volte-faces. Celle-ci serait vraiment salutaire.

mardi, 18 septembre 2012

LE VOTE DES ÉTRANGERS NON COMMUNAUTAIRES

vote.etrangers.jpgC'était déjà une des promesses de François Mitterrand en 1981, voici 30 ans. Elle n'a pas été tenue faute du consensus nécessaire pour faire adopter cette loi : il fallait obtenir la majorité des 3/5° du parlement réuni en Congrès pour modifier la Constitution. Cette majorité, François Mitterrand ne l'a jamais eue, et de très loin. Ou il fallait faire voter les français dans le cadre d'un référendum : ce n'était pas gagné d'avance. Prudemment, François Mitterrand s'est abstenu d'aborder une telle épreuve.

Aujourd'hui, les choses n'ont guère changé : François Hollande, pas plus que Franços Mitterrand, ne dispose de la majorité des 3/5° du Congrès. Il lui manque plus d'une trentaine de voix : c'est mieux qu'à l'époque de Mitterrand, mais cela reste insuffisant. Où prendre donc ces 30 voix pour conforter ce vote ? D'aucuns évoquent une "opération de charme" vers les centristes : mais ceux-ci sont-ils majoritairement favorables au vote des étrangers non-communautaires dans les élections locales ? Personnellement, j'en doute.

Et quant au recours au référendum, outre les débats que cela risque d'ouvrir où l'on peut rallumer tous les extrémismes, la France profonde va-t-elle se dépouiller elle-même de la seule prérogative dont elle dispose encore, c'est-à-dire de décider de l'essentiel de ce qui doit se faire en France ? Ce n'est pas davantage gagné.

On peut comprendre l'embarras de certains socialistes, les moins agités d'entr'eux, qui ne savent comment aborder le sujet et le classent parmi les non-priorités pour éloigner le risque d'un échec annoncé.

À moins d'un vote référendaire "à l'américaine" où l'on pose plusieurs questions à la fois sans aucun rapport les unes avec les autres pour atténuer l'échec sur la question du vote des non-communaitaires qui, lui, risquerait d'être rejeté.

Pourquoi donc, dans ses nombreuses promesses pré-électorales, François Hollande s'est-il risqué à rallumer un tel brûlot ? C'est de sa seule responsabilité. Il risque d'en payer le prix.

18:02 Publié dans SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 16 septembre 2012

POURQUOI VOULOIR DEVENIR BELGE ?

Il ne fait plus bon vivre riche en France.

mouvement démocrate,bayrou,politique,débats de sociétéSurtout quand les riches voient que l'effort "exceptionnel" qui leur est demandé pour redresser la situation en France - ce qui pourrait être fort louable - n'est accompagné d'aucun effort de la part de l'état qui continue, de son côté, de dépenser à gogo.

"Exceptionnel", ensuite, dans la bouche de nos "politiques" qui ne nous ont guère habitués à supprimer des impôts et les brandissent même comme des trophées de guerre, çà veut dire quoi ? Pour 2 ans, pour 5 ans, ou pour "perpète" ? C'est le flou absolu : aucun engagement ferme sur ce point.

Résultat : près de 500.00 contribuables français - et pas seulement des milliardaires mais des gens plus modestes qui ne veulent pas, en fin de carrière, se faire confisquer le fruit du travail de toute une vie - se sont installés en Grande-Bretagne : il est vrai, que là-bas, l'impôt sur les sociétés, qui était de 28%, a été ramené à 24% et devrait passer à 22% d'ici 2 ans ; le taux maximal sur les hauts salaires (+ de 190.000 €) a été ramené de 50 à 45%, et il n'y a pas d'ISF. En Belgique, il n'y a ni ISF, ni impôt sur les plus-values : des français s'y installent désormais par milliers. En Suisse, 1 français s'y installe par jour. etc....

Y a-t-il donc de la grandeur d'âme à vouloir se laisser plumer ?

Mais, ce qu'il y a de plus grave dans cet exode, ce n'est pas seulement des capitaux français qui s'évadent pour s'investir à l'étranger, mais ce sont des cerveaux, des chercheurs, des universitaires formés et diplômés en France qui se mettent au service d'états qui les respectent, eux, comme il se doit ; ce sont aussi des sociétés incitées à délocaliser leur siège social, etc.....

Voilà pourquoi "on peut avoir envie de devenir belge", pour répondre à la question posée récemment sur une grande radio nationale.

Quand l'état se laisse aller au vieux démon de la confiscation des forces vives d'une nation et de ses richesses potentielles pour satisfaire des promesses hasardeuses - tout en se préservant soigneusement de tels efforts pour lui-même - voilà le résultat !

Faut-il s'en étonner ?

lundi, 10 septembre 2012

LA CULTURE MUSICALE OCCIDENTALE....

cult.music.jpgJ'ai réécouté ce soir avec plaisir le concert donné en 2010 au Musikverein de Vienne (Autriche) par cet extraordinaire pianiste chinois : Lang-Lang.

Quelle technique ! Quelle sensibilité ! Quel enthousiasme ! Même si cela l'entraîne parfois à des vélocités auxquelles je suis peu habitué encore.

Mais, en "off", j'entendais après ce concert qu'il y a en Chine 50 millions de jeunes chinois qui apprennent le piano et de présenter quelques échantillons de leur savoir-faire : éblouissant de maîtrise !

Comment s'étonner qu'il n'y a désormais plus un concours en Occident sans qu'un chinois, ou un asiatique, n'emporte un prix souvent fort mérité ? Et d'entendre aussi un vieux professeur chinois de piano dire : "Chopin, c'est toute mon âme. Et Debussy toute ma culture".

Curieux : je n'ai jamais entendu un seul de mes maîtres au Conservatoire me tenir un tel langage. Faut-il aller désormais en Chine pour se pénétrer de notre culture musicale occidentale ?

Je m'interroge.