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mardi, 18 septembre 2012

LE VOTE DES ÉTRANGERS NON COMMUNAUTAIRES

vote.etrangers.jpgC'était déjà une des promesses de François Mitterrand en 1981, voici 30 ans. Elle n'a pas été tenue faute du consensus nécessaire pour faire adopter cette loi : il fallait obtenir la majorité des 3/5° du parlement réuni en Congrès pour modifier la Constitution. Cette majorité, François Mitterrand ne l'a jamais eue, et de très loin. Ou il fallait faire voter les français dans le cadre d'un référendum : ce n'était pas gagné d'avance. Prudemment, François Mitterrand s'est abstenu d'aborder une telle épreuve.

Aujourd'hui, les choses n'ont guère changé : François Hollande, pas plus que Franços Mitterrand, ne dispose de la majorité des 3/5° du Congrès. Il lui manque plus d'une trentaine de voix : c'est mieux qu'à l'époque de Mitterrand, mais cela reste insuffisant. Où prendre donc ces 30 voix pour conforter ce vote ? D'aucuns évoquent une "opération de charme" vers les centristes : mais ceux-ci sont-ils majoritairement favorables au vote des étrangers non-communautaires dans les élections locales ? Personnellement, j'en doute.

Et quant au recours au référendum, outre les débats que cela risque d'ouvrir où l'on peut rallumer tous les extrémismes, la France profonde va-t-elle se dépouiller elle-même de la seule prérogative dont elle dispose encore, c'est-à-dire de décider de l'essentiel de ce qui doit se faire en France ? Ce n'est pas davantage gagné.

On peut comprendre l'embarras de certains socialistes, les moins agités d'entr'eux, qui ne savent comment aborder le sujet et le classent parmi les non-priorités pour éloigner le risque d'un échec annoncé.

À moins d'un vote référendaire "à l'américaine" où l'on pose plusieurs questions à la fois sans aucun rapport les unes avec les autres pour atténuer l'échec sur la question du vote des non-communaitaires qui, lui, risquerait d'être rejeté.

Pourquoi donc, dans ses nombreuses promesses pré-électorales, François Hollande s'est-il risqué à rallumer un tel brûlot ? C'est de sa seule responsabilité. Il risque d'en payer le prix.

18:02 Publié dans SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (0)

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