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vendredi, 23 décembre 2011

Mme AUBRY VEUT-ELLE LA VICTOIRE de Mr HOLLANDE ?

C’est une question que je me pose depuis quelque temps.

Le simple bon sens voulait que je réfute jusqu’ici cette hypothèse : n’y avait-il pas eu des “primaires” qui, à force de débats très médiatisés, avaient entériné la victoire des thèses de Mr Hollande en dépit de leurs quelques ombres ?

mouvement démocrate,bayrou,politiqueMais, déjà le soir même de l’annonce de la "victoire" de Mr Hollande, chacun avait pu remarquer la distance qu’avait prise aussitôt Mme Aubry - dès quelques photos prises à la hâte - en s’éclipsant au plus vite de la tribune du vainqueur. Et, dès le lendemain matin, à potron minet et pour bien marquer que la “patronne” c’était bien elle et personne d’autre, elle “virait” Mr Harlem Désir du bureau qu’il avait occupé pendant quelques semaines pour remplir les fonctions de secrétaire intérimaire du P.S., lui laissant à peine le temps de récupérer ses documents personnels.

Pour qui connaît bien Mme Aubry - interrogez ses collaborateurs dans les sphères lilloises ! - c’est bien elle et son tempérament de “dame de fer” : elle voulait être élue ; elle ne l’a pas été. Pas question pour elle, et pour autant, de céder d’un pouce sa volonté de dominer le P.S. ! Et ce n’est pas un Hollande qui pourra lui faire de l’ombre dans sa volonté d’hégémonie.

ON CONTINUE LES "PRIMAIRES"

En fait, on croyait donc les “primaires” terminées : ces "primaires" ne faisaient, de par sa volonté, que commencer.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueEt, depuis, on constate sans relâche une succession de “petits faits” pour atténuer, voire annihiler, la primauté du candidat investi : on négocie seule un improbable “accord” sur le nucléaire avec les verts sur la base de propositions opposées de celles exposées par le candidat Hollande lors des “primaires” ; un autre accord encore (en échange) sur le nombre de sièges de députés qu’on octroie à ces mêmes verts sans que Mr Hollande ait le moindre mot à dire ; on rend publiques les correspondances de Mr Montebourg sur les scandales qu’émaillent plusieurs fédérations du P.S. ; on égrène deci delà quelques petites phrases bien “senties” pour marquer sa différence avec le candidat Hollande. Plus récemment, Mme Aubry n’empêche pas son “ami” DSK de se rendre en Chine pour y déclamer ses auras sur la gestion de la crise qui mettent Mr Hollande au plus mauvais point par rapport à ses propres positions internationales ; etc....

Je croyais donc, jusqu’ici, être bien seul (ou trop rare) à me poser la question : “Mme Aubry veut-elle la victoire de Mr Hollande”. Je constate que, de plus en plus, nombreux sont les amis du candidat Hollande à se poser désormais la même question, au début avec beaucoup de discrétion, maintenant très ouvertement.

La confusion est totale.

Je relève, dans un hebdomadaire (Valeurs Actuelles du 22/12), que la succession maintenant quasi ininterrompue des accrochages entre Mme Aubry et le candidat Hollande, font que certains des proches de Mr Hollande sont persuadés que Mme Aubry “a déjà fait une croix sur la victoire du P.S. à la présidentielle.... pour se concentrer sur les (seules) législatives”.

Sans vouloir me mêler des embarras du P.S., je ne suis pas loin de partager leur sentiment.

De cette façon, Mme Aubry sera bien la seule “patronne” du P.S. et nul, enfermé dans les ors et embarras du palais présidentiel, ne pourra prédominer sur sa volonté de le rester sur l’appareil du parti. Non mais des fois !

Ainsi va la vie politique.... Édifiant !

lundi, 19 décembre 2011

Les VŒUX 2012 de François VAN DE VILLE

Sans vérité, comment peut-il y avoir de l’espoir ?

  (Michel Quint, écrivain) 

 

 


François VAN DE VILLE


forme à votre intention, pour votre famille, vos proches et vos entreprises

 ses vœux les meilleurs pour 2012



vendredi, 16 décembre 2011

MAJORITÉ DE COURAGE

Tous ceux qui pensent que le P.S. n’est plus à gauche, tous ceux qui pensent aussi que l’UMP ne répond plus aux enjeux d’aujourd’hui, tous ceux qui pensent et souhaitent que tous les partis - même le FN ! - aient une représentation équilibrée à l’Assemblée Nationale, tous ceux qui veulent rompre avec l’actuel manichéisme et ses archaïsmes, tous ont intérêt à voter François Bayrou en 2012.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueJean-François Kahn écrivait le 7 Décembre : “(Bayrou) est le seul vote révolutionnaire, car il est le seul capable à la fois de gagner l’élection présidentielle et de casser l’actuel système binaire”.

François Bayrou, dans sa déclaration de candidature (du 7/12) a introduit l’expression de “majorité de courage”.

UNION NATIONALE

En quoi consiste cette “majorité de courage” ?

Il s’agit, dans la bouche de François Bayrou, de rassembler les citoyens de bonne volonté pour discuter, en toute indépendance, et prendre ensuite les meilleures mesures face à la crise financière, crise que, d’ailleurs, il a déclarée “véritable guerre”. Et, dans son discours, de préciser : “Il est impératif et inéluctable que, pour redresser la France, se forme, ouverte à tous les réformistes d’où qu’ils viennent, une majorité du courage. Seul un Président de la République nouveau, soutenu par le peuple français, libre de ses décisions et de toute dépendance, peut garantir aux Français que les choses vont vraiment changer”.

Il y a des accents gaulliens dans ce discours. Mais aussi du Clémenceau style “sauveur de la Patrie en danger”.

L’idée d’un esprit d’union nationale est d’autant plus prometteuse que l’alternance des majorités d’un camp à l’autre de manière hégémonique n’a jamais réglé les problèmes de la France : en 30 ans, la droite a gouverné pendant 15 ans, et la gauche 15 ans aussi.... Mais la dette, elle, n’a jamais cessé de croître, même pendant les périodes de prospérité économique issue d’une conjoncture mondiale favorable.

La France serait-elle seule à adopter ce genre de gouvernement où toutes les forces politique s’impliqueraient ensemble ?

Non : déjà la Grèce et l’Italie s'y sont engagées, même s’il est regrettable que dans ces deux pays ce rassemblement se soit fait en dehors des urnes. Et aussi l’Allemagne avec Gerhard Schröder : il a fait adopter à un gouvernement d’union un “agenda” pour faire redémarrer son économie. On sait le succès qui en a suivi.

UN PRÉSIDENT NON ISSU D’UN CAMP

Pour initier une telle majorité en France, il faut justement que le Président de la République ne soit pas issu de l’un de deux camps traditionnellement en lice jusqu’ici : ou, forcèment, les élections législatives qui suivraient lui apporteraient une majorité parlementaire partisane au service d’un seul camp, majorité peu soucieuse du seul intérêt général.

Si, au vu de l’évolution des sondages qui hissent désormais François Bayrou vers des scores hier inespérés, il serait en capacité d’atteindre le 2ème tour ; si Mme Le Pen peut y prétendre aussi ; par contre la différence entre ces deux-là est que Mme Le Pen ne sera jamais élue, alors que François Bayrou est en mesure de l’être pour rompre, enfin, l’actuelle bipolarité officielle de la vie politique française.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueQuant à François Hollande - quoique déjà élu par anticipation par les médias ! - on voit bien qu’il est prisonnier d’un parti socialiste, lui-même prisonnier d’accords aventureux avec d’autres partis qui ne le sont pas moins. Mr Hollande ne parait plus être le meilleur moyen d’adapter la France à la rudesse des temps.

Quant aux partisans d’une “gauche dure”, ils n’ont aucun intérêt à la victoire du P.S. : sa victoire ferait taire, au sein de la gauche, toute contestation pendant qu’elle gouvernerait. Et quant à l’indispensable clarification qu’elle attend depuis 1983 - quand Mr Mitterrand a renoncé à l’application du programme commun - elle pourrait attendre longtemps encore.

LES RISQUES DE L’ANTISARKOZYSME PRIMAIRE

Quant à Nicolas Sarkozy, il est la victime d’un rejet de sa personnalité - rejet qu’on peut parfois juger outrancier - mais qui l’éloigne d’une réélection de rassemblement, comme il avait voulu y parvenir en 2007 : on connaît son l’échec.

Mais ne nous trompons pas : l’antisarkozysme primaire sert indirectement Nicolas Sarkozy lui-même. Et les excès constatés ici ou là risquent d’avoir un effet boomerang qui pourraient fort bien, au final, le servir. Donc desservir tous les autres candidats quels qu'ils soient, François Bayrou compris.

Ne nous trompons pas, ai-je dit.... Pour développer cette mise en garde, disons que l’antisarkozysme, sous sa forme "primaire", appauvrit le débat politique et le pervertit au point de transformer l’élection présidentielle en une sorte de référendum “pour” ou “contre” Mr Sarkozy. Or, ce qui est important, ce n’est pas l’avenir d’un homme mais l’avenir de la Nation tout entière.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueMais, si François Bayrou était élu en 2012, sa volonté étant de fonder une majorité basée ET sur des socialistes modérés ET sur une droite fidèle à ses valeurs humanistes, son élection entraînera immanquablement l’explosion de l’UMP. Mais aussi une clarification fondamentale au sein du P.S..

Mr Mélenchon et Mr Montebourg, exclus de cette majorité, auraient alors le champ libre pour refonder la gauche radicale dont ils rêvent. Et, de son côté, le FN pourrait aussi imaginer une alliance avec l’aile droitière de l’UMP, aile prête, on le sait, à toutes les compromissions.

L’INATTENDU BÉNÉFICE D’UN ISOLEMENT

Sans vouloir réécrire l’Histoire, on peut concevoir que le refus de François Bayrou, en 2007, de choisir entre Mme Royal et Mr Sarkozy, même si cela lui a valu un coûteux isolement, lui permet, aujourd’hui, d’être une troisième force indépendante et de rejeter toute pensée binaire simpliste, celle qui rejette dans sa culture profonde toutes les nuances et les complexités du monde où nous sommes.

Ce qu’il y a aussi de changé chez François Bayrou, par rapport à 2007, c’est, qu’aujourd’hui, il n’hésite plus : il a la mentalité de celui qui VEUT gagner, qui PEUT gagner. Et l’atmosphère qui l’entoure a aussi changé : en 2007, elle était résolument “bayroufuge” ; aujourd’hui François Bayrou attire à lui la classe politique dans toutes ses composantes et ses sensibilités. Il faut dire, qu’en 2007, pas grand monde entendait ni écoutait son discours sur les dangers de la dette : aujourd’hui il est “celui qui a su prévoir”. Çà a changé complètement son image. Et les ralliements ne se comptent plus désormais vers sa personne, y compris ceux issus de camps opposés l’un à l’autre, ou, initialement, à.... François Bayrou lui-même.

La position de François Bayrou est toujours restée cohérente au travers de toutes les (nombreuses) vicissitudes qu’il a du traverser. Depuis plus de 15 ans (son élection en 1994 à la Présidence du C.D.S.) : il n’a pas varié d’un pouce. N’avait-il pas déjà souhaité, alors, la constitution d’un rassemblement allant d'Édouard Balladur à Jacques Delors ?

Cette majorité de rassemblement des français tant souhaitée est, au travers de l’élection espérée de François Bayrou, une chance pour la France dans cette période cruciale de tant de dangers qu’elle traverse aujourd’hui. Elle peut être une nouvelle étape d’une V° République rénovée, voire d’une VI° refondée : n’oublions pas que ce ne sont pas les institutions de la V° République qui ont instauré le bipartisme mais ceux qui ont été appelés à conduire la France sous son égide et qui en ont détourné l’esprit fondateur.

Puisse, François Bayrou, réussir dans cette nécessaire mission. C'est le vœu que de plus de plus de français forment aujourd'hui. Puissent-ils être entendus !

lundi, 12 décembre 2011

ANALYSE D'UN SCRUTIN

Dès 2002, François Bayrou n’a cessé de préconiser l’indépendance du centre, et depuis, il n’a jamais changé de discours, même au prix qu’on sait qu’il a accepté de payer.

En outre, en 2007, il s’est forgé une grande part de sa légitimité en mettant en garde les français sur les conséquences d’une dette non maîtrisée. Ce qui ne paraissait d’ailleurs nullement préoccuper les différents autres candidats en lisse, tout au contraire.

On sait combien les événements lui ont donné ensuite raison contre tous.

Aujourd’hui François Bayrou se présente non seulement en candidat qui “avait su prévoir", mais aussi en candidat de rassemblement dans une France défaite par tant d’erreurs cumulées, par des gouvernements tant de droite que de gauche.

47% DES FRANÇAIS N’EN VEULENT PAS....

Un tout récent sondage révèle que 47% des français ne souhaitent pas l’élection, en 2012, ni de Mr Sarkozy, ni de Mr Hollande. Un renvoi dos à dos lourd de signification mais non dépourvu de menace : celle d’un refuge vers des idéologies extrêmes, malgré la stérilité de leurs projets.

Que va-t-il donc se passer désormais ?

Dans les toutes prochaines semaines, vraisemblablement pas grand-chose.

Pourtant, déjà, un candidat - Mr Hollande - après sa très médiatique élection aux primaires socialistes, voit sa "maison" se craqueler de tous côtés. Il est vrai que ses “amis” (de la direction du P.S.) ne l’ont guère beaucoup ménagé : après un invraisemblable “accord” avec les verts conclu par dessus sa tête (et sans que son avis n’ait été spécialement sollicité), voici que d’autres se hasardent à relancer le vieux démon germanophobe suite à la fermeté du gouvernement allemand quand aux orientions européennes, tant politiques que financières. Le malheureux candidat P.S. est donc obligé, aujourd’hui, d’écoper et calfeutrer de toutes parts.

“L’autre” candidat, si l’on s’en tient à la terminologie traditionnelle - à étroites œillères de la presse qui n’en voit jamais que deux ! - Nicolas Sarkozy, lui, profite à plein de ce cafouillis. Sa combativité (que nul ne peut lui nier), face à un encerclement d’indicateurs peu favorables aux intérêts français, lui permet de gagner quelques points face à son malheureux challenger.

Le match ne fait donc que commencer et le début de 2012 risque de s’animer sérieusement. Mais, malgré les augures simplistes de cette presse souvent indigente, l’issue de l’élection devient de moins en moins prévisible.

ÉTAT DE FAILLITE

La conjoncture économique est très mauvaise, contrecoup de deux crises financières (2008 et 2011) exceptionnellement graves et profondes. Les finances de nombreux états sont proches de la “faillite” (ou tentent de feindre n’y être pas déjà), et celles de la France n’est guère plus enviable malgré les plans de rigueur successifs annoncés avec grand fracas : en 2012, selon le budget actuellement en discussion, la France devra encore emprunter 200 milliards € pour payer son train de vie..., et les taux d’intérêt risquent fort de s’alourdir, comme pour un peu mieux nous enfoncer.

Pour la première fois, la campagne électorale sera donc, par nécessité et simple réalisme, pauvre en promesses. Et si même certains se hasardent quand même à laisser entendre que l’on pourra réduire les récentes mesures de rigueur, le bon sens de nos concitoyens - du moins on l’espère - les incitera à relativiser largement les promesses intenables des uns et des autres dans l’état actuel de nos finances.

Mais, en plus de ces deux candidats que je viens de citer, il y en a aussi plusieurs autres qui risquent, avec plus ou moins de bonheur, de perturber sérieusement l’actuel tête-à-tête Sarkozy/Hollande.

On ne peut ignorer - car, en lisant ces lignes, tout le monde y pense déjà - la candidature de Mme Le Pen avec ses accents renouvelés très démagogiques. Mais, plus sérieusement, il y a aussi celle aussi de François Bayrou dont le potentiel électoral ne peut être ignoré : il l’a démontré avec ses près de 19% en 2007. Un tout récent sondage laisserait paraître qu’il serait déjà au même niveau que Mme Le Pen et déjà en position d’être en 3ème position pour menacer les 2 favoris médiatisés du moment. En revanche, il est inutile de retenir les candidatures, pour arriver au 2ème tour, de Mr Mélanchon (qui s’en prend d'ailleurs désormais avec passion à Mr Bayrou tant il pressent la place croissante dans la compétition), ni de Mme Joly, ni de Mr Chevènement, ou ni encore celle de Mr De Villepin (qui ne se présente, seul, dans le compétition élyséenne, vraisemblablement, que pour mieux négocier ensuite une place). Et quant à Mr Morin, la simple charité oblige à n’en pas trop parler tant il est inexistant sur l’échiquier politique.

Mais revenons quand même donc à nos 4 candidats potentiels qui peuvent espérer atteindre le 2ème tour.

LES CANDIDATS POSSIBLES

Nicolas Sarkozy (je le cite ici en premier en raison de son actuel statut) : il se cale désormais dans une posture basée sur son sens des responsabilités et sa capacité de protéger les français des menaces qui les entourent. Mais tous savent les limites de cette capacité : beaucoup de ficelles ne sont pas entre ses mains, dont, notamment, les agences de notation qui déterminent le prix à payer de notre (abyssal) endettement.

Mr Sarkozy n’est cependant pas démuni de courage quand il propose aux français un nième plan de rigueur à quelques mois d’une élection où il n’est pas favori. Audace ? Témérité ? Qui sait ? Mais, avec le soutien d’un bon “plan media” (et ce diable d’homme sait y faire dans ce domaine !), peut-être cela peut-il marcher ? Un vrai pari, un peu fou pour certains ! Mais, si la note de la dette souveraine de la France venait, hélas, à se dégrader, nous assisterions à un effondrement de la crédibilité financière de la France, et le principal atout du candidat Sarkozy.... s’effondrerait avec elle et deviendrait pour lui un handicap majeur. S’en relèvera-t-il ? Rien n’est moins sur.

Mr Hollande, pour autant, profiterait-il de cette dégradation ? Je le conçois mal : le projet socialiste est très - est bien trop - dépensier. Projet assorti, de surcroît, par quelques initiatives “personnelles” du candidat Hollande, tout autant dépensières. Cela ne pourrait conforter l’idée, au sein de l’électorat, que Mr Hollande puisse être un atout pour redresser la situation. Mr Hollande traîne là un vrai boulet avec "son" projet socialiste.

Il est donc à craindre que la (très possible) dégradation de la crédibilité de la France fasse, au final, à la fois deux victimes parallèles : Mr Sarkozy et Mr Hollande.

Il nous reste donc, après ces deux-là s’ils venaient à être balayés par ces cataclysmes économiques, que 2 candidats potentiels.

Mme Le Pen pourrait, elle, rassembler autour d’elle la foule des mécontents, des peureux, des révoltés des diktats venus de toutes parts. Et on l’entend déjà vouloir tant nier les agences de notation, qu’annuler la dette “purement et simplement” (comme c’est simple !), emprunter désormais sans payer d’intérêts, etc.... Un  vrai délire !

Mais il se trouvera vraisemblablement, parmi tous ces mécontents ou ces révoltés, des gens qui regarderont en face l’intérêt du pays. La clientèle de Mme Le Pen n’est pas constituée que de "simples d’esprit” et il ne leur échappera pas longtemps que ce type de démagogie ne fera que précipiter l’effondrement financier du pays. Ses solutions, simplistes, conduiront tout droit - ils s’en apercevront vite - à la catastrophe : si, par exemple, on  annulait la dette, la France ne pourrait plus emprunter sur les marchés ; donc on ne pourrait plus faire le moindre déficit ; donc on ne parviendrait plus à payer tous les salaires des services publics, les retraites à leur niveau actuel, combler le déficit de la sécurité sociale, etc.... On ne pourrait que battre de la monnaie (sous-évaluée) en abondance pour y faire face, donc relancer une inflation galopante dont les premières victimes seraient, comme toujours, les plus fragiles. Fermerait-on nos frontières ? Plus de téléphones portables, plus d’ordinateurs, ni d’automobiles, ni de téléviseurs, ni de composants électroniques, etc.... Bref : une récession calamiteuse promise à court terme.

Donc, la “solution” Le Pen risque de se dégonfler comme une baudruche (qu’elle est !).

Il nous reste donc encore le candidat Bayrou.

François Bayrou risque, vraisemblablement, d’être le candidat de repli stratégique pour tous les français qui gardent raison, pour tous ceux qui ont compris qu’il s’agit - parce que c’est une incontournable obligation et tous ceux qui prétendent le contraire ne sont que menteurs - il s’agit de faire des efforts pour redresser les comptes publics tout en maintenant le système social à la française, tout en préservant la cohésion nationale.

Car il s’agit bien de cela (je le disais plus haut), l’effondrement des finances publiques pourrait entraîner l’éclatement en plein vol de tout ce qu’on a bâti depuis la Libération : sécurité sociale, retraites, allocations familiales, prestations chômage, etc.... L’exemple grec, mais aussi ceux espagnol et britannique, entr’autres, est inquiétant et on ne peut l’ignorer tant il peut faire tache sur d’autres nations. Une agence de notation n’envisage-t-elle pas, maintenant, de même baisser la notation de la vertueuse Allemagne ?

LA TRIPLE LÉGITIMITÉ de Mr BAYROU

François Bayrou a donc, en plus pour lui, une triple légitimité pour s’imposer dans ces circonstances particulièrement graves auxquelles notre nation est confrontée :

• d’une part, il a eu raison depuis longtemps, avant tous les autres : l’équilibre budgétaire, la réduction des déficits publics et la résorption de la dette avaient, déjà, constitué le thème majeur de sa campagne présidentielle de 2007. Il avait prévenu que l’État allait “droit dans le mur”. Et la responsabilité en incombe aujourd’hui à toute la classe politique depuis au moins trente ans, droite et gauche confondues.

Les raisons de ce cataclysme économique ? Elles sont multiples : • la croissance massive du chômage qui a réduit les recettes • l’effondrement de pans entiers de notre industrie (textile, sidérurgie, etc....) et son “exportation” vers d’autres pays étrangers (les délocalisations) • le maintien parallèle du niveau des dépenses publiques, voire leur accroissement face à la demande sociale • une démographie qui fait décroître la population active • etc....

La “fuite en avant” qui a été poursuivie par ces gouvernements irresponsables aurait été pertinente en période de croissance soutenue. Mais la faible croissance, voire la récession, ont aggravé nos déficits et rendu la politique budgétaire de la France dépendante, désormais, de la décision des prêteurs étrangers. D’où l’intervention pesante des notations d’agence. Leur poids est devenu insupportable.

Les responsables politiques ? Comme je disais plus haut, tous, sans exception : UMP/RPR et P.S. compris ! Les gouvernements se sont succédés l’un après l’autre, chacun a apporté sa part de dettes supplémentaires, puis, ensuite, ils les “refilaient” au gouvernement suivant...., qui continuait la même politique.

Au passage, ici, je m’insurge avec vigueur sur la thèse qu’on entend parfois qui voudrait que le seul gouvernement “vertueux” aurait été celui de.... Mr Jospin : Mr Jospin n’a seulement bénéficié, pour l’essentiel, que d’une embellie économique qui n’avait rien de française ! Elle avait pour principale origine la “bulle” de l’informatique et des télécommunications, bulle née essentiellement aux USA. Cette bulle a généré, mécaniquement, une "cagnotte". Mais Mr Jospin, au lieu d’en profiter pour réduire la dette, au contraire il l’a augmentée : il a accru les dépenses. Et on sait la suite.

• Triple légitimité de François Bayrou, ai-je donc dit ? Oui, il y a aussi chez ce candidat une réelle volonté d’apporter des solutions pour sauver le modèle français. Pour lui, la rigueur ne peut pas se réaliser sur un seul levier mais sur les deux à la fois : • réduire les dépenses publiques • augmenter les prélèvements obligatoires selon le principe de justice sociale et fiscale et ce jusqu’à redressement de nos comptes. • rétablir notamment notre balance des paiements en redémarrant notre potentiel industriel - et le génie français - pour PRODUIRE (de nouveau) EN FRANCE : des pans entiers de nos besoins les plus courants ont été abandonnés par notre industrie (je l’exposais plus haut) : on les a délocalisés pour, désormais, les produire à l’étranger et, ensuite, nous les y faire acheter ! Et notre balance des paiements nous entraîne, par ses déficits, un peu plus dans le gouffre.

Dans une toute récente intervention, François Bayrou a donc dit sa volonté de donner du poids au “made in France” pour recréer des emplois qui nous manquent et tarir cette fuite de capitaux.

C’est donc là l’un des thèmes majeurs que François Bayrou compte développer et décliner pour les mois à venir.

Cela relève du simple bon sens ; bien plus que de vouloir recruter des fonctionnaires ou créer des emplois artificiels en augmentant nos déficits (méthode socialo-Hollande).

François Bayrou a su, lui, trouver la ligne de clivage la plus éclairante du paysage politique : entre ceux qui pensent que les responsables des tous les malheurs français sont à l’extérieur (Europe, Chine, USA, les immigrés, le plombier polonais, etc.) et qui font croire qu’on ne peut donc rien y changer ; et ceux qui, au contraire, pensent qu’on doit faire des réformes pour améliorer nos performances, et qui savent que l’intégration européenne est, au contraire, un atout monétaire pour la France, et la mondialisation elle-même un levier supplémentaire pour nos exportations.

• Enfin, François Bayrou a aussi une troisième légitimité : il est le seul capable de casser le système politique sclérosé par le bipartisme UMP-PS et de proposer un gouvernement d’unité nationale en mettant à contribution toutes les compétences des deux camps.

Nicolas Sarkozy est - ou a, hélas pour lui - une personnalité trop "clivante" pour réussir dans cette démarche. Et quant à François Hollande, il est trop prisonnier d’un Parti socialiste qui n’a toujours pas lâché ses “vieilles lunes”.

L’ISOLEMENT ?

François Bayrou n’est-il pas, on l’entend parfois, trop isolé pour réussir ce pari d’un grand rassemblement ?

Contrairement à l’image que certains veulent répandre, François Bayrou n’est pas seul. Outre l’équipe qui l’entoure (et il n’en faut pas des centaines pour former une équipe gouvernementale de choc et de compétence), il a su entretenir des amitiés précieuses : • au sein de l’UMP : Pierre Méhaignerie, Alain Juppé, Jean Arthuis, et bien d’autres qui révèlent aujourd’hui leur appui • au sein du P.S. : Hubert Védrine, Manuel Vals et.... François Hollande “himself” ! François Bayrou sera certainement le plus apte à réaliser, avec eux tous, la majorité centrale qui pourra réformer la France et ce sans opposer les uns contre les autres, comme dans le système actuel UMPS.

François Bayrou ne néglige pas non plus d’autres priorités essentielles : redonner à notre éducation nationale un nouvel élan et la sortir du marasme qui fait qu’elle produit aujourd'hui des futurs citoyens sortant de ses bancs sans savoir lire ou écrire avec compréhension. Et il est inutile, pour cela, d’accabler le corps de nos enseignants. Il a ressorti pour cela le simple verbe “instruire”. Il en est temps ! Autre priorité aussi : reconstruire la démocratie en France, réduire l’emprise de l’argent sur toutes nos institutions qui les pourrit à la base. Il utilise pour cela le simple verbe “construire” : c’est devenu, aujourd’hui, un vaste et nécessaire programme tant le système actuel en a miné les bases.

Devant les errements des uns et des autres, devant les promesses intenables, devant les démagogies trompeuses, quel bonheur de lire et trouver, en lisant ou en écoutant François Bayrou, des idées de simple bon sens, de justice sociale, de reconstruction de nos forces vives, tant à l’école que dans nos industries et notre artisanat si riche d’initiatives !

Je guette en vain, jusqu’ici, chez d’autres candidats, des propositions aussi rassurantes et constructives qui ne soient pas que des mots et de vaines promesses. J’observe aussi cette propension de certains candidats de reprendre à leur compte des idées.... du candidat Bayrou ! Mais sans se débarrasser pour autant de leurs tics ou leurs penchants habituels.

Rien n’est gagné. Tout est à (re)conquérir. L’avenir est grand ouvert. L’espérance peut renaître. Mais au seul prix de la lucidité et du courage. C’est pourquoi je reste confiant.

mardi, 06 décembre 2011

À PROPOS DE "JEUNES" ET "VIEUX"

BILLET du 6 DÉCEMBRE 2011

Comment être “vieux” dans notre société d’aujourd’hui ? Et comment aussi y être “jeune” ?

Dans une récente et passionnante enquête sur les moins de 30 ans, la “Fondation pour l’innovation politique” a révélé curieusement que la jeunesse française serait la “championne du monde” du pessimisme.

Pourtant, dans notre société, jeunes et vieux doivent bien y cohabiter ! Ont-ils d’autres choix ?

CHAMPIONNE DU MONDE DU PESSIMISME

mouvement démocrate,bayrou,politique,débats de sociétéÀ une série de questions qui ont été posées par cette fondation aux jeunes français (panel des 16-29 ans), à la question qui leur demande précisément : “votre avenir est-il prometteur ?”, seulement 53% répondent “oui”. Et à celle : “la France a-t-elle un avenir prometteur ?”, seulement 17% ont répondu par l’affirmative !

Ces mêmes questions posées aux jeunes d’autres pays, on relève, par exemple, que 90% des jeunes indiens ont répondu “oui” à la première question, et 83% à la seconde. Même les jeunes afghans (!), ou les jeunes grecs, sont plus optimistes que les jeunes français.

On parle donc de pays en “difficulté” ? Il apparaît que la France, au travers de ses jeunes, est bien celui en plus grave difficulté.

La question est donc de savoir - car il faut savoir ! - ce qu’il y a de juste dans le ressenti de nos jeunes.

ÉVOLUTION RÉELLE ET RESSENTI

Si l’on considère la situation des français - et des jeunes - au cours des 150 dernières années, force est de constater qu’elle n’a jamais cessé, sur tous les plans, de s’améliorer (hors les périodes de guerre, évidemment), y compris sur le plan économique : les français sont 3 à 4 fois plus riches aujourd’hui que dans les années 50. En plus, les jeunes français d’aujourd’hui sont les premiers à ne pas être confrontés à une situation de guerre. C’est un formidable progrès.

Par contre, si nous regardons les indicateurs économiques des seules 10 dernières années, à la question : “est-ce qu’aujourd’hui les salaires progressent ?”, nous savons la réponse.

Dans les années 70, les salaires des jeunes progressaient en effet de ±5% par an : aujourd’hui, ils augmentent de... 0%. Par contre, l’écart entre les revenus des “jeunes” et ceux des “vieux”, lui, ne cesse de se creuser depuis 40 ans. Et, quant aux risques à affronter, jamais l’entrée dans le monde du travail n’a été plus difficile depuis 40 ans, chômage et mondialisation faisant leur œuvre.

Il y a ensuite la “prime aux diplômes” : plus que jamais, avoir un vrai diplôme est devenu important. Et çà ne s’arrête désormais plus au bac, comme autrefois !

Donc, objectivement, la situation des jeunes s’est bien améliorée au sens de l’histoire ; mais, maintenant, elle tend à régresser, même si leur situation n’est pas pour autant dramatique.

Cela crée donc une large part de ce “ressenti” qu’on évoquait plus haut.

UN PESSIMISME GÉNÉRALISÉ

Pourtant, au-delà de cette enquête, il faut observer que la tendance des français est, en général, d’être pessimistes, beaucoup plus que dans tous les pays sondés : c’est devenu chez eux une sorte de tradition bien ancrée.

J’entendais récemment une explication sur ce pessimisme latent. L’interlocuteur exposait que les français sont majoritairement issus d’une culture paysanne ; et de commenter plaisamment : “Essayez de faire dire à un paysan que quelque chose va bien ! Que la récolte est bonne, que leurs revenus augmentent !” (évidemment, ce n’est plus le cas aujourd’hui quant aux revenus !). Et cet interlocuteur de poursuivre que ce pessimisme est le fruit naturel d’une vieille nation paysanne.

Mais, à mon sens, il y a aussi une autre raison. Quand on constate que les indiens, ou les afghans, sont plus optimistes que les français, on peut concevoir que, pour eux, le lendemain ne peut être pire que le passé récent dont ils émergent tout juste.

Les français ont pourtant traversé de nombreuses années difficiles, voire même des épreuves tragiques, émaillées de menaces qui hantaient leurs esprits : la deuxième guerre mondiale, la décolonisation de par le monde (parfois de façon dramatique), la guerre d’Algérie, la guerre froide et sa menace nucléaire, etc....

Mais le progrès des situations est-il encore perceptible lorsqu’il devient plus mince ? Et c’est le cas aujourd’hui. Et on ne peut plus, maintenant, raisonner en terme de générations exclusivement sur le thème du progrès.

C’est d’ailleurs la première fois que les parents, aujourd’hui, pensent que leurs enfants vivront plus mal qu’eux, que les choses régressent plutôt que de progresser. Et l’angoisse des parents se transmet naturellement aux enfants.

GUERRE DE GÉNÉRATIONS ?

Pourtant, jamais les parents n’ont été aussi soucieux des jeunes qu’aujourd’hui ; mais cependant jamais le “jeunisme” n’a été aussi fort.

Paradoxalement, jamais non plus les “vieux” n’ont été autant déconsidérés. Et le sentiment s’accroît que les “vieux” sont "privilégiés", et qu’on n’arrive pas à les “déboulonner” !

Au fur et à mesure que l’avenir est moins souriant, on a donc tendance à sauter une génération. Et de dire : “pour nous (les vieux), c’est fini, le progrès qu’on a connu pendant les 30 glorieuses, c’est terminé. En revanche, peut-être qu'avec les enfants, çà reprendra. Donc il faut, en priorité, protéger les enfants”. (On peut citer ici la fixation qui en découle de la “réussite au bac”, examen qui, pourtant, n'ouvre plus grand chose aujourd'hui).

Assiste-t-on, pour conclure, à une guerre des générations ? D’une certaine manière, oui ! Pourquoi ?

Si les jeunes ont le sentiment d’avoir un avenir bouché, c’est aussi parce qu’ils imaginent que les “vieux” ne "dégagent" pas le terrain. Mais çà veut dire aussi que les “vieux”.... ne sont plus des vieillards comme autrefois on les imaginait : ils résistent !

Dans des temps pas si anciens, on distinguait facilement, à la vue, un “vieux” d’un “jeune”. Mais maintenant, il y a deux sortes de populations chez les personnes qui vieillissent : il y a ceux qui ont hâte de prendre leur retraite et on les repère au fardeau qu’ils semblent déjà porter sur leurs épaules..., et il y a ceux qui ont l’angoisse de prendre leur retraite. Et face à cette dernière catégorie qui tend de croître, les jeunes ont le sentiment que les vieux ne partent jamais.

C’est donc l’allongement de la vie active, et la bonne forme des gens âgés, qui expliquent en partie ce sentiment d’un avenir bouché.

(Me revient ici en mémoire, en passage, ce très beau poème “Booz endormi” de Victor Hugo : “le jeune est beau..., le vieillard est grand...”. (Re)lire ce poème : un vrai régal ! Évidemment, Victor Hugo, c’était au siècle dernier ! Et cette image-là, nous ne la retrouverons plus guère dans le monde d’aujourd’hui....)

Il y a donc une sorte de contradiction dans la mesure où les gens âgés ont et détiennent le pouvoir, mais que les valeurs de notre société sont bien celles portées par la jeunesse. Et l’allongement de la durée de la vie, la bonne forme d’une grande partie des gens âgés, et le fait qu’à 50 ans, font que.... : il est vrai qu'on est plus riche d’expérience à 50 ans qu’à 20..., on n’est pas couramment un grand poète, un grand philosophe, ou un grand écrivain à 20 ans ! Et.... c’est souvent quand on est âgé qu’on découvre avec plénitude toutes les possibilités de la vie ! Donc on veut en profiter au maximum !

Le “jeunisme” se heurte donc à ces limites.

PAS DE VRAIE POLITIQUE DE LA JEUNESSE

On ne peut que regretter que notre société n’a pas de vrai discours à la jeunesse. On n’a pas non plus une vraie politique de la jeunesse, pas davantage que de vraie politique familiale. C’est pourtant la priorité des priorités qu’elles fussent abordées. Cette omission est une immense erreur.

Et même si, tantôt, on évoquait par le mot “guerre” ce conflit de générations, disons plus généralement qu’on assiste plutôt à une sorte d’enfermement des générations, les unes par rapport aux autres.

Pour exemple, autrefois, dans les familles traditionnelles, 3 générations - grand-parents, parents et enfants - vivaient sous le même toit. Les conditions modernes rendent désormais cela impossible (qu’on ne voie pas dans cette remarque un quelconque regret de ma part !). Mais cet exemple du logement est en lui-même un symbole : il illustre bien cet enfermement dont je vous parlais.

Rétablir, donc, des relations d’homogénéité et de compréhension entre générations est l’une des grandes taches à laquelle devront s’atteler nos responsables politiques. Ce sera une œuvre de longue haleine, de très longue haleine. Mais on découvre chaque jour, avec le temps, combien les personnes âgées peuvent être précieuses pour les générations qui suivent. C'est donc une nouvvelle cohabitation entre "vieux" et "jeunes" qu'il nous faut dessiner, au profit réciproque de ces générations apparemment antagoniques.

C’est donc un autre  regard qu’il nous faut inventer sur notre société.