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vendredi, 30 avril 2010

À PROPOS DE RETRAITES et FINANCEMENTS

BILLET du 30 AVRIL 2010

La lecture du tout récent rapport du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) a de quoi donner des cauchemars aux français. Et ce au moment même où le gouvernement se donne pour ambition de “remettre à plat” le système actuel pour éviter la catastrophe annoncée.

UN DÉBAT MAL ENGAGÉ

Je ne crois pas pour autant que, tel qu’il se profile actuellement, ce débat soit bien engagé. Je crains même que cette réforme, annoncée à grand bruit comme étant celle “phare” du quinquennat de Mr Sarkozy, ne débouche, finalement, que sur quelques mesurettes aux effets limités. Tout comme l’ont été les précédents chantiers initiés en 1993 ou en 2003 et qui, au final, nous coûtent, et continueront de nous coûter, fort cher.

Pourquoi ?

Si l’on approche d’un peu plus près les données du problème, nous devons d’abord constater que les français vivent de plus en plus longtemps. Nous avons toute raison de nous en réjouir : ces années de vie gagnées sont bien le fruit d’une meilleure politique de santé dont bénéficient nos compatriotes, tant par la qualité des soins prodigués que le progrès de la science médicale.

Mais, face à cette bonne nouvelle, la contrepartie est qu’il faut maintenant financer cette “rallonge”. Comment ? Quelles réponses ?

En diminuant le niveau des retraites ? En augmentant les cotisations perçues près les salariés en activité ? Ou quoi encore ?

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samedi, 24 avril 2010

À PROPOS DE RUMEURS ET GOUVERNANCE

BILLET du 24 AVRIL 2010

“Une partie du désamour des français, vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, est lié au futile”.

Étonnante déclaration d’Alain Juppé, ancien Premier Ministre UMP et toujours ami - on suppose - de Nicolas Sarkozy.

Désamour des français ? C’est une évidence qu’on vérifie au quotidien. Mais utiliser aussi le mot “futile”.... Je relève la définition du mot : “insignifiant, léger, vain, sans importance”. C’est bien sévère dans la bouche de d’Alain Juppé. Qu’est-ce qui lui vaut de prononcer pareille sentence face à son ancien collègue du gouvernement ?

rumeur.jpg En général, la politique, les hommes ou les femmes qu’elle hisse sur son estrade, sont, on le sait, comme sur une scène de théâtre. Ce n’est pas nouveau : jadis, à la cour des rois, même son lever ou son coucher étaient livrés aux regards - blasés ou admiratifs - de tous les courtisans dont c’était là l’un des privilèges, qu’ils payaient d’ailleurs fort cher pour en bénéficier. Aujourd’hui, le bon peuple républicain est là, à son tour, bien présent devant les princes qui le gouvernent. Et il épie à satiété leurs moindres faits et gestes : il les observe, jusqu’au dernier fauteuil d’orchestre du fond de la salle de spectacle que leur offre une communication désormais omniprésente (presse, télévision, internet, etc....).

Quoi de nouveau ? Rien, il est vrai ! Mais les acteurs actuellement en place sur la scène française ont enrichi la pièce qu’ils livrent face à leur public de bien des épisodes, parfois jusqu’aux plus croustillants. Et les gazettes s’en réjouissent car cela fait prospérer leurs affaires.

La vie amoureuse des chefs d’état a, de tous temps, nourri les conversations :  depuis Henri IV, peut-être même bien au delà de lui, mais plus certainement bien après chez nos capétiens ou chez Bonaparte, jusqu’à nos honorables et plus contemporains Présidents de la République - dont François Mitterrand n’a pas fait exception, loin de là - Nicolas Sarkozy ne sera vraisemblablement pas le dernier à alimenter les rumeurs.

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lundi, 19 avril 2010

À PROPOS DU VATICAN ET DE LA PÉDOPHILIE

BILLET du 19 AVRIL 2010

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Depuis des mois, le Vatican et l’Église catholique sont secoués par le scandale des prêtres pédophiles.

Jusqu’où ira l’onde de choc ? L’héritage de Benoît XVI, celui - peut-être aussi ? - de Jean-Paul II, sont-ils aujourd’hui en question ?

Les fidèles ne comprennent pas en effet que certains prêtres aient abusé d’enfants, alors que l’Église s’emploie à leur faire la morale, condamnant sans appel l’avortement, la contraception, le préservatif et l’homosexualité.

DES AFFAIRES BIEN DISSIMULÉES

Ce qui choque, tant les fidèles que les observateurs agnostiques, c’est bien la pédophilie en elle-même. Mais ce qui choque encore plus, c’est que, pendant des décennies, Rome et nombre d’évêques ont dissimulé ces affaires en laissant des prêtres continuer de massacrer des enfants, alors qu’ils savaient leurs mœurs condamnables, préférant éviter, par leur silence, de créer un scandale public. Cette peur du scandale a donc conduit ces prélats jusqu’au mensonge. Et l’Église a couvert pudiquement le tout.

Aujourd’hui, ce fardeau retombe de tout son poids sur les épaules de Benoît XVI.

Quelque reproche qu’on puisse, par ailleurs, faire à ce dernier sur certaines de ses prises de position ecclésiales, qu’on en soit d’accord ou pas avec lui, je suis quelque peu scandalisé par la manière dont on tombe sur ce malheureux pape. Comme s’il était lui-même pédophile !

Le pauvre n’y est pour rien. Tout au contraire, objectivement, il a plutôt bien fait son travail sur ce sujet, mieux que ses prédécesseurs : il a, enfin, joué la carte de la transparence, là où, auparavant, tout était secret d’alcôves.

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