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mardi, 12 mai 2009

À PROPOS DU DÉCLIN DE L'UNIVERSITÉ

BILLET du 12 MAI 2009

greve.jpgCe qui se passe actuellement dans certaines universités françaises (dont la prestigieuse Sorbonne) - à savoir que des milliers d’étudiants de toutes origines sont empêchés depuis plusieurs mois d’y suivre quelque cours que ce soit - est d’une gravité dont il semble que beaucoup sous-estiment les retombées. Et même si cela ne touche qu’une minorité de pôles - toujours les mêmes - cela éclabousse, hélas, l’ensemble de l’Université de la République.

NOUS NE SOMMES PAS SEULS AU MONDE

C’est que nous ne sommes pas seuls, dans le monde, à avoir une Université. Une Université, c’est d’abord et surtout un instrument de rayonnement de la culture d’un pays, du pays qui enseigne. Mais c’est aussi, en aval, un développement économique et social boosté, des futurs emplois promis, une influence et une place dans le monde reconnues. La liste des retombées ne s’arrête pas là.

Ceci entraîne donc une vaste compétition entre les différents pays en capacité d’enseigner. Et qui dit compétition, dit aussi classement entre les meilleurs. Toutes les Universités du monde sont donc désormais classées selon la qualité reconnue de leur enseignement : c’est le redoutable classement de Shanghai. “La” référence absolue s’il en est qui sert de couperet impitoyable pour qui prétend accéder aux carrières les plus enviables.

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mercredi, 06 mai 2009

À PROPOS D'ALLIANCES

BILLET du 6 MAI 2009

François Bayrou va-t-il se retrouver au cœur du jeu politique ? Est-ce que la tentation centriste s’empare à nouveau des socialistes après les appels du pied de François Hollande ? (voir numéro spécial de L’Express).

En fait, je crois que cette tentation n’a jamais complètement quitté les esprits de ceux qui, au Parti Socialiste, songent à la présidentielle.

LA GAUCHE EST MINORITAIRE EN FRANCE

Il y a deux données que nul ne peut ignorer :

  • la première est que la droite est actuellement unie autour de Nicolas Sarkozy. Les concurrents internes au parti sarkozyen ont pratiquement été tous engloutis. La gauche, par contre, est divisée comme elle ne l’a jamais été depuis fort longtemps. Même l’extrême-gauche a éclaté en 4 ou 5 courants. Ce fait est fondamental pour envisager toutes les élections à venir.
  • l’autre donnée est, elle, très ancienne : structurellement et depuis très longtemps (déjà Mitterrand le soulignait en son temps), la gauche est minoritaire en France. Ce qui ne veut pas dire pour autant que la droite est toujours majoritaire : car il y a toujours la présence d’un centre charnière entre les deux camps. Et il a d’ailleurs fallu le poids personnel d’un Mitterrand pour inverser exceptionnellement cette réalité-là pendant seulement quelques années. Depuis....


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