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mercredi, 24 décembre 2008

VŒUX DE L'AN 2009

RENAÎTRE TOUS LES MATINS

POUR CRÉER DES JOURS NOUVEAUX

C'est le vœu que je forme pour chacun de vous

à l'occasion de l'année nouvelle.

jeudi, 11 décembre 2008

À PROPOS D'UN FIASCO

BILLET du 11 DÉCEMBRE 2008

Fiasco ? Je veux parler ici des toutes récentes élections professionnelles qui en ont été un, retentissant, véritable déni de démocratie.

prud'hommes.jpg Alors que tous les professionnels étaient appelés à désigner celles et ceux qui siégeront demain dans les tribunaux prud'homaux pour régler les conflits du travail, 3 électeurs sur 4 ne se sont pas déplacés : un record jamais vu malgré des dispositifs internet !

Et cet électeur sur 4 qui est allé voter, qui est-il au fait ? Essentiellement les salariés des entreprises protégées, ceux des services publics qui ont l’habitude de voter, alors que l’immense majorité des salariés des P.M.E. - commerces, services et les métiers qui se sont développés depuis 30 ans et n’ont aucun syndicat marquant - ont été les grands absents du scrutin.

Pourquoi ? Quelle analyse peut-on tirer d’un tel désintérêt.

Même dans de telles conditions, il se trouve pourtant spontanément des centrales syndicales pour proclamer leur victoire. Mais de quelle victoire s’agit-il ? En fait tous les grands syndicats ont reculé, à l’exception de la C.G.T., de Sud et des cadres de la C.G.C..

La C.G.T. semble avoir comblé partiellement son retard en arrêtant un chute constante qu’elle avait essuyée depuis de nombreuses années. La C.F.D.T. a subi de son côté un violent coup d’arrêt. Mais aussi - c’est surprenant ! - F.O.. On aurait pu croire que, pour la C.F.D.T., celle-ci aurait “payé” un tantinet une politique qui faisait débat dans ses rangs : mais, dans ce cas, pourquoi F.O. a aussi payé le même prix ?

Je crois que les vraies raisons de ces attitudes sont beaucoup plus larges qu’il n’y parait et qu’il faut aller les chercher bien au-delà des clivages du moment présent.

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mercredi, 10 décembre 2008

À PROPOS DU PLAN DE RELANCE

BILLET du 10 DÉCEMBRE 2008

“C’est un plan audacieux, c’est un plan ambitieux”. C’est ainsi que Mr Sarkozy a présenté ce plan destiné à relancer l’économie française.

sarko.jpg26 milliards d‘euros ! Important diront certains. Hélas non, quand on sait que l’ensemble des dépenses publiques annuelles de l’état est de 1.000 milliards. C’est même peu, très peu. Mais l’état de nos finances permettait-il un investissement plus important : vraisemblablement pas puisque nous sommes exsangues, notre dette, malgré les promesses, ne cesse de s’alourdir et son coût est devenu gravement insupportable.

Je crois, quant à moi, que le véritable plan de relance provient davantage de la Banque Centrale Européenne qui a - enfin ! - baissé de façon significative ses taux d’intérêt après des mois d’hésitation prudente, montrant d’ailleurs l’exemple aux USA qui, eux, laissent tout s’effondrer sans véritable réaction concertée.

Où EST L'AMBITION ?

Si l’on en revient au plan Sarkozy, il comporte certaines novations : il s’intéresse notamment, pour la première fois, aux P.M.E., reconnaissant indirectement que celles-ci représentent 70% des emplois salariés. Or l’une des difficultés majeures que doivent supporter ces P.M.E. provient que l’état ne leur paye pas ce qu’il leur doit et les oblige souvent à un an d’attente pour cela. Le plan Sarkozy prévoit qu’il va donc raccourcir ce délai pour leur redonner un peu d’une trésorerie qui leur fait lourdement défaut. C’est bien. Mais dans cette mesure, où est l’ambition d’un vrai plan de relance ?

Pour soutenir l’industrie automobile, c’est 1.000 euros qu’on va accorder à ceux qui changeront leur voiture pour un nouveau véhicule moins énergivore et moins polluant. Mais est-ce qu’aujourd’hui préparer un plan pour préparer notre pays à aborder le 21° siècle c’est d’inciter les gens de changer de voiture ?  Est-ce çà vaut la peine de gaspiller de l’argent public pour relancer de la consommation d’automobiles ? Tout à peine, là où on prévoyait une chute des ventes l’année prochaine de l’ordre de 15%, on limitera la casse à 5%. Çà va faire anticiper l’achat d’une voiture, nouvelle voiture qu’on n’aura plus à acheter l’année suivante. Ce n’est pas pour cela qu’on achètera une voiture supplémentaire. Et on retombera dans le même marasme : c’est de la poudre aux yeux. Mais où est donc l’ambition là-dedans ?

On me reprochera certainement d’être à nouveau critique de la politique de Mr Sarkozy : voilà 18 mois que je dis que sa politique est à contre-courant de ce qu’il faut faire. Et on me répond que je ne lui laisse pas sa chance ni le temps nécessaire de la mise en place.

UN PLAN INDIGENT

Je dois quand même reconnaître aujourd’hui, quant aux autres mesures annoncées dans son plan, que la décision de Mr Sarkozy de donner la priorité à l’investissement, de veiller à la capacité de la France d’améliorer son appareil de production, est une bonne mesure en soi. Et non de relancer la consommation, ce qui n’aurait fait que de donner plus de richesse encore à la Chine ou aux autres pays émergeants. Il n’y a que les stratèges du P.S., sous la houlette de Mme Aubry - une référence quand on sait que ses 35 heures universelles coûtent chaque année des milliards à la France et ne cessent implacablement de l’apauvrir ! - qui prétendent le contraire ! Ils ont oublié que même François Mitterrand, après la relance de la consommation en 1981 en donnant du pouvoir d’achat aux français (promesse qu’on a aussi entendue dans la bouche de Mr Sarkozy durant sa campagne), a du arrêter l’expérience deux ans après pour mettre en place un implacable plan de rigueur. Mais, au P.S., on a la mémoire courte, c’est pas nouveau ! (Je reviendrai dans un prochain billet sur les graves incohérences que traverse ce parti totalement déchiré).

Mais 26 milliards d’euros, si on déduit de cette somme le paiement de ce l’état doit aux P.M.E. (il ne fait que payer sa dette !), le paiement d’investissements déjà programmés depuis longtemps (T.G.V., autoroutes, etc....) et que, de toutes façons, on aurait bien dépensé selon des programmés longuement établis (tout au plus on fera un peu d’anticipation, ce qui ne fera que déplacer le problème pour les années suivantes), au bout du compte il ne reste plus grand chose. François Bayrou estime qu’il reste en tout 4 milliards d’investissements publics réellement nouveaux, soit 0,25% du PIB français (les USA prévoient près de 10% de leur propre PIB). Où est l’ambition là-dedans ? Tout au plus disons que la direction est bonne mais, quant aux moyens, il relève de l’indigence, à la hauteur des moyens dont dispose l’état : si peu. Cela valait-il qu’on nomme un ministre spécialement pour manager ce plan “riquiqui” ?

Une autre mesure encore est celle qui exonère - pour 2009 seulement, pas au-delà - les entreprises de moins de 10 salariés pour les salaires les plus modestes : une véritable trappe aux bas salaires. Un piège !

Encore aussi les 200€ accordés aux ménages les plus modestes. Çà ne coûte pas très cher à l’état, beaucoup moins que le bouclier fiscal accordé aux plus privilégiés ! De la poudre aux yeux !

Et le chômage là-dedans ? Il est vrai que, avec ou sans plan, l’on va observer un accroissement de l’inflation, une baisse du pouvoir d’achat, une montée du chômage. Privilégier les investissements plutôt que la consommation ne peut, à terme, qu’avoir un effet bénéfique sur l’emploi. Mais ce terme-là se situe à plusieurs années. Ou il faudrait que le taux de croissance se situe immédiatement vers 2% : c’est irréaliste de le penser à court terme.

CHÔMAGE & FORMATION

Par contre je crois que l’une des meilleures façons de combattre le chômage est de conduire d’urgence une politique de formation. Notre système éducatif n’est pas très performant dans ce domaine : environ 20% de nos jeunes de 15 ans ne savent que (difficilement) lire et sont incapables de comprendre ce qu’ils lisent : ces jeunes-là sont promis avec certitude au chômage à vie. Rien n’est entrepris dans le plan pour enrayer cette vague d’exclus de notre société. Je le regrette.

UN DÉVOIEMENT DE L'ÉTAT

Enfin, il est une mesure annoncée par Mr Sarkozy qui me scandalise au plus haut point : sous prétexte de simplifier l’accès des P.M.E. aux marchés publics, voilà qu’on projette de supprimer les appels d’offres pour toute commande de moins de 5 millions d’euros. C’est-à-dire la grande majorité des marchés publics des collectivités locales. On instaure le règne du copinage, de la corruption, on abandonne la défense de l’argent public : on accordera les marchés publics à la tête du client, ou plutôt selon des critères que je n’ose citer. C’est le contraire de l’objectif recherché puisque des P.M.E. qui ne seront pas “en cour” avec les princes du moment verront se fermer la porte des marchés publics. Voilà une forme de mentalité de notre société que je récuse avec force. Sous prétexte que nous traversons une grave crise financière, il ne faut pas en tirer prétexte pour dévoyer l’esprit de nos institutions et de nos libertés. Voilà un penchant dangereux qu’il faut combattre avec force.

REPRISE D'ACTIVITÉ DU SITE

Après une absence de quelques semaines - pour cause de changement de domicile - François VAN DE VILLE reprend ici ses rubriques et commentaires. Merci de votre fidélité puisque, pendant cette période, vous avez été plusieurs milliers à continuer de visiter son site alors que son actualité était interrompue.