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lundi, 17 mars 2008

L'ASSASSINAT D'UN ARCHEVÊQUE

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La guerre civile intérieure qui sévit en Irak depuis la chute de Saddam Hussein fait impitoyablement chaque jour, malgrè les dénégations de Mr Bush, des dizaines - parfois des centaines - de victimes. Au point que ceci est désormais banalisé et rangé au chapître des faits divers qui n’émeuvent plus grand monde : à peine quelques lignes de temps à autre au bas d’une page de nos quotidiens.

Pourquoi donc saluer ici particulièrement, au nombre de ces milliers de victimes qui toutes ont droit égal à notre hommage, l’assassinat de Mgr Faraj Rahho, Archevêque chaldéen de Mossoul, qui était le plus éminent dignitaire chrétien d’Irak ?

Tout simplement parce que cet Archevêque est porteur de tout un symbole.

Il faut dire en effet très fort la honte, l’indignité, la lâcheté de l’Occident qui détourne les yeux pudiquement de ce drame dès lors qu’il s’agit des chrétiens d’Orient, de cet Occident qui prend prétexte de la situation déjà complexe du conflit entre les juifs et les arabes pour taire celui qui, en plus, frappe aussi les chrétiens (même s’il y a parmi eux beaucoup d’arabes).

Le fait qu’on laisse systématiquement décimer - même physiquement - les diverses populations de l’Irak, au sein desquelles il y avait près d’un million de chrétiens (chaldéens) avant la guerre, il n’en reste plus aujourd’hui que 200.000.... Le fait qu’on tait qu’en Égypte, les chrétiens coptes sont soumis à des persécutions.... Le fait qu’on passe sous silence qu’en Turquie, les rares chrétiens qui demeurent n’ont plus les mêmes droits civiques que les musulmans, tout cela, l’Occident a honte de le dire. Cà ne lui portera pas bonheur.

S’il n’y a pas un sursaut de ce point de vue-là, je crois qu’on assistera, contrairement à cet idéal que nous prêchons tous les jours avec bonne conscience, on assistera bientôt à ce que le Proche-Orient sera mono-color du point de vue religieux. Et tout ce qu’ont apporté les civilisations différentes au cours d’innombrables siècles - et dont nous avons à en être fiers - disparaîtra dans l’oubli de cette tourmente.

Tout comme Israël doit rester au Moyen-Orient car il y a toute sa place historique, il faut que les chrétiens y restent aussi : leur place est la même.

Hélas, nous n’en prenons pas le chemin.

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