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dimanche, 26 août 2007

Raymond BARRE

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Raymond BARRE s’est éteint. Une grande voix s’est tue. Un grand vide s’est établi.

Sitôt, en quelque lieu qu’il soit, qu’apparaissait Raymond BARRE et qu’on savait qu’il allait prendre la parole, autour de lui le silence se faisait aussitôt et l’oreille devenait plus attentive. On n'était jamais insensible à ces vérités qu’il assenait sans relâche, même si certaines pouvaient choquer et heurter certains lobbies en place qui admettaient mal qu’on vienne leur disputer le droit (jusque) de travestir l’Histoire ou les idées reçues qui les servaient si bien.

Il n’a jamais cherché à plaire, son seul souci était d’être vrai. Il fut un des grands - un des très grands - serviteurs de l’État, à l’instar d’un Monnet, d’un De Gaulle ou encore d’un Mendès-France. Souvent combattu, toujours respecté, son passage dans les différentes charges qui lui furent confiées, depuis Charles De Gaulle à la Commission Européenne (où il y fut un ardent défenseur de l’idée européenne dans un temps où cela n’était pas encore “à la mode”), à Valéry Giscard d’Estaing qui lui confia Matignon où il a laissé en 1981 une France transformée avec un taux d’endettement de 18% (malgré la crise pétrolière et la disparition de puissants piliers industriels) alors que les Mitterrand puis Chirac, qui l’ont suivi aux affaires, ont fait grimper ce taux à 65%. Puis enfin Lyon dont il y fut un grand maire, sachant réveiller la “belle endormie” et dont les vastes et ambitieux projets entrepris par lui sont aujourd’hui encore poursuivis par ceux - ses rivaux de l’opposition d’alors - qui lui ont succédé et qui déclarent toujours s’en inspirer.

Je retiens enfin l’une de ses dernières interventions publiques en début de cette année où, pionnier encore, il affirmait qu’il fallait mettre fin au régime du bipartisme politique qui entretenait les microcosmes et divisait la France en deux clans opposés. Il affirmait qu’il était devenu nécessaire que, sur les grands sujets essentiels, la gauche et la droite s’engagent ensemble dans un même projet (ce qui est très différent du raccolage-spectacle qui a suivi l'élection de notre nouveau Président). Cette idée de Raymond BARRE a été partagée et défendue ensuite par François BAYROU qui a présidé pour ce faire à la transformation de l‘UDF (la famille politique de cœur de Raymond BARRE) en un Mouvement Démocrate (MoDem) qui l’ambitionne aujourd’hui.

Merci Mr BARRE.

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