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dimanche, 29 juillet 2007

SARKOZY en AFRIQUE

Sa première contre-performance diplomatique....

Trop, trop vite, et trop maladroitement. En politique étrangère, notre ”Super Président hyperactif et omniprésent” vient de recevoir quelques coups et quelques leçons qu’il aurait tort de prendre par le mépris ou la rigolade. Sa mini tournée africaine est en fait sa première contre-performance diplomatique.

Il en fait trop. C’est évident et cela le fatigue. Cela se voit. Cette manière de (presque) s’endormir en conférence de presse n’est pas qu’un manque de courtoisie à l’égard de ses hôtes : c’est une alerte médicale.

Il agit trop vite. Sa précipitation à aller embrasser Kadhafi est plus condamnable que sa volonté (dictée par le simple réalisme) de normaliser les relations avec une Libye qui joue effectivement un grand rôle (pour le meilleur et pour le pire) au Moyen-orient, dans le bassin méditerranéen et en Afrique. ”La hâte manifestée par le Président de la République laisse un goût amer. Mr Sarkozy voulait introduire de la morale dans la politique étrangère. Le cas libyen constitue au minimum un contre-exemple”, souligne Le Monde. Un commentaire plutôt aimable par rapport à d’autres ...

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dimanche, 22 juillet 2007

LES AMBIGUÏTÉS SARKOZYENNES FACE À L’EURO

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Le ton monte actuellement entre l'équipe de Nicolas Sarkozy et la Banque Centrale Européenne (BCE) au sujet du statut et du rôle de l'institut d'émission. Nicolas Sarkozy, à Toulouse, devant Angela MERKEL, avait pourtant admis la nécessité de respecter ”l'indépendance” de la Banque Centrale. Mais, au-delà de ces déclarations, le différent entre Paris et les autorités européennes demeure.

Le  18 juillet, Jean-Claude Trichet a donc mis en garde, depuis Francfort, contre les discours français visant à limiter l'indépendance de la BCE qu'il préside : ”Toute tentative ayant pour objet de chercher à influencer la BCE dans l'accomplissement de ses missions constitue une violation de l'article 108 du Traité Européen et que, par conséquent, ces déclarations ne sont pas acceptables”, a fait savoir Mr Trichet. Faut-il rappeler que celui-ci occupe son poste à la demande de Jacques CHIRAC ? Un rappel qui n'est pas sans importance dans le contexte actuel comme le souligne l’éditorialiste Daniel Ribot. 

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dimanche, 15 juillet 2007

D.S.K. au F.M.I.

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Le Président Sarkozy a décroché une timbale : le Conseil des Ministres des Finances de l'Union Européenne vient d'apporter son soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn au poste de Directeur Général du FMI. Et à l’unanimité !

L'affaire parait donc bien engagée car le soutien de l'UE est décisif, même si la course d’obstacle n’est pas, pour autant, terminée : le mode de nomination, on le sait, est contesté par plusieurs pays, ceux du Sud notamment.

Les Français ont déjà présidé aux destinées du FMI pendant 32 des 52 années d'existence de cette institution financière. Mais aujourd'hui, les pays émergents sont sur le devant de la scène, et les pays les plus pauvres entendent dire leur mot. Cela promet de belles passes d’armes.

Mais, selon la plupart des observateurs (qui tiennent donc de la répartition des voix au sein du Conseil d’administration du FMI) ce “dernier mot” sera dit plus tard… Même les (très rares) candidats concurrents - plus par principe que par réelle ambition - le reconnaissent : ”Avec  DSK, les Européens ont trouvé le profil idéal”. Surtout dans les circonstances actuelles où les Français restent bien placés pour jouer, dans bien des instances internationales, les intermédiaires entre les Américains et les autres… Même si les Français “tiennent” déjà l’OMC, la BERD et la Banque Centrale Européenne.

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dimanche, 08 juillet 2007

ALLEMAGNE : VERS UN DÉFICIT ZÉRO EN 2011

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Un exemple que la France, visiblement, ne veut pas suivre....


L'Allemagne de la "Grande Coalition" suit la politique budgétaire que prônait, en France, François Bayrou par le tryptique : • croissance • réduction des déficits • équité entre les générations.

La politique gouvernementale et la croissance portent déjà leurs fruits : les finances publiques allemandes devraient revenir à l'équilibre ”en 2011 au plus tard”. Ce sera un tournant après 40 ans de progression de l'endettement.

Le gouvernement allemand table, plus précisément, sur un retour des finances publiques à l'équilibre en 2010. Au vu des critères du Pacte de stabilité - qui plafonnent à 3% par an l'augmentation des dépenses publiques - Berlin afficherait ainsi un déficit de.... 0% ! Et l'Allemagne retrouverait ainsi un budget excédentaire (!) en 2011, quand, en France, on n’envisage seulement le début de la réduction de nos déficits.... en 2012.

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À PROPOS d'un RÉGIME PRÉSIDENTIEL

BILLET du 8 JUILLET 2007

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La question est aujourd’hui sur toutes les lèvres : de quel espace politique dispose le Premier Ministre, Mr François Fillon ? C’est une question légitime : elle pose le problème de nos institutions et celui de la présidentialisation du régime désormais clairement accentuée par l’omni-présence sur tous les fronts de notre nouveau Président de la République, Mr Nicolas Sarkozy.

Autre question - purement constitutionnelle celle-là - qui découle de la précédente : faut-il garder le poste de Premier Ministre, ou transformer celui-ci en Vice-Président ?

Il ne faut pas pour autant s’enfermer dans la lecture d’une presse qui amplifie démesurément la filiation qui existerait entre Mr Sarkosy et Mr Fillon au point d’en faire une sorte de scénographie psychologique sur la façon dont fonctionne la politique au plus haut niveau. Nous n’avons pas à faire à deux “vedettes” de la scène politique et dont chacune voudrait jouer un rôle face à un autre partenaire auquel il s’opposerait. Ce d’autant que l’une de ces vedettes est devenue une vraie “star” et que celle-ci s’investit désormais à fond dans la politique intérieure du pays, ce à quoi nul n’était habitué.

Ce d’autant aussi qu’on ne peut oublier non plus qu’ils ont été, à eux deux, les instigateurs de la nouvelle forme de gouvernance aujourd’hui mise en œuvre.

On a guetté le discours de Mr Fillon devant l’Assemblée Nationale, s’interrogeant sur ce qu’il apporterait de nouveau - sinon de différent - par rapport à ce qu’on avait déjà entendu de la bouche du Président. C’est méconnaître que le rôle du Premier Ministre est totalement complémentaire de celui du Président et que c’est celui-là qui va devoir, entr’autres, rendre les arbitrages budgétaires entre les ministères, tout en respectant la ligne politique fixée.

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samedi, 07 juillet 2007

AIMER L'EUROPE

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Le titre, à lui seul, avait de quoi attirer. J’ai aimé lire, non sans une certaine avidité gourmande, le livre de Robert Toulemon : “AIMER L'EUROPE”.

Que Mr Sarkozy se pose en ”sauveur de l’Europe” est une chose. Que l’Europe soit sauvée en est une autre....  

Nous ne pouvons ne pas cerner les limites du ”succès” du dernier Conseil Européen : l’abandon des symboles mais aussi l’absence de toute correction des lacunes et des faiblesses du Traité Constitutionnel. On espérait un renforcement des dispositions relatives à l’énergie, au climat, à l’immigration, au social. On pouvait espérer une composition de la Commission assurant mieux son autorité. Au lieu de cela, l’élimination de la mention de la concurrence non faussée des objectifs de l’Union - dont elle demeure un instrument essentiel - apparaît comme une concession, heureusement sans portée, aux tenants français du "non" de gauche.

FAIRE SAUTER LE VETO ANGLAIS

Mon grand regret, c’est l’inexistence d’une Europe politique. Il faut faire sauter ou contourner le veto anglais : cela devient un impératif et une urgence !

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