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dimanche, 15 juillet 2007

D.S.K. au F.M.I.

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Le Président Sarkozy a décroché une timbale : le Conseil des Ministres des Finances de l'Union Européenne vient d'apporter son soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn au poste de Directeur Général du FMI. Et à l’unanimité !

L'affaire parait donc bien engagée car le soutien de l'UE est décisif, même si la course d’obstacle n’est pas, pour autant, terminée : le mode de nomination, on le sait, est contesté par plusieurs pays, ceux du Sud notamment.

Les Français ont déjà présidé aux destinées du FMI pendant 32 des 52 années d'existence de cette institution financière. Mais aujourd'hui, les pays émergents sont sur le devant de la scène, et les pays les plus pauvres entendent dire leur mot. Cela promet de belles passes d’armes.

Mais, selon la plupart des observateurs (qui tiennent donc de la répartition des voix au sein du Conseil d’administration du FMI) ce “dernier mot” sera dit plus tard… Même les (très rares) candidats concurrents - plus par principe que par réelle ambition - le reconnaissent : ”Avec  DSK, les Européens ont trouvé le profil idéal”. Surtout dans les circonstances actuelles où les Français restent bien placés pour jouer, dans bien des instances internationales, les intermédiaires entre les Américains et les autres… Même si les Français “tiennent” déjà l’OMC, la BERD et la Banque Centrale Européenne.


QUI MAINTENANT AU P.S. ?

En matière de politique intérieure, Sarkozy réussit là un beau doublé. Il confirme concrètement qu’il est pris très au sérieux dans le cénacle de l’Union. Et il fait un nouveau joli pied de nez aux responsables du PS. Plus : il prive le PS de sa tête la plus apte à stimuler la rénovation idéologique qui s’impose. Qui va “refonder” le parti socialiste le plus archaïque, voire le plus bête, d’Europe : Emmanuelli ? Mélenchon ? Fabius ? (tous déclarés hostiles à une vraie social-démocratie). Et ce n'est sans doute pas terminé : comme le dit François Bayrou, le “piranha” se régale “dans le bocal de poissons de rouges”. Qui plus est, en l'occurrence, toute critique est malvenue: DSK n'avait aucune raison de refuser cette proposition. 

Sarkozy a dit publiquement que, pour lui, l’opposition idéale serait celle conduite par Ségolène Royal : celle qui se dit toujours en mesure de réussir à devenir la première femme à accéder à la Présidence  se trouve débarrassée d’un rival de qualité en la personne de Dominique Strauss-Khan. Décidément, Sarkozy décide de tout, y compris de “son” opposition, comme le fait remarquer l’éditorialiste Daniel Riot.

Le statut de l’opposition sera donc celui d’une “opposition à sa majesté”, ce qui est dans la logique d’une république qui, même “modernisée” semble condamnée à rester de type monarchique ou, en tous cas, un régime présidentiel plus d’un type russe que d’un mode américain.

“Sarkozy l’a rêvé, Sarkozy le fait". Comme sourient quelques élus UMP : ”ce qui faut surtout, c’est un statut de la majorité”.

Commentaires

C'est effectivement un poste qui lui va très bien. Il n'est pas réellement socialiste, et il a des compétences reconnues dans les milieux d'affaires et financiers. C'est surtout un bon candidat de moins pour 2012, le seul qui apparaisse crédible à gauche aujourd'hui. A nous maintenant de savoir promouvoir le nôtre, car c'est un boulevard qui s'ouvre devant notre leader. François Bayrou, président de la République dans 5 ans, c'est une hypothèse de plus en plus plausible, d'autant que cette fois le vote utile jouera pour lui.

Écrit par : Michel ESCATAFAL | lundi, 16 juillet 2007

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