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dimanche, 08 juillet 2007

ALLEMAGNE : VERS UN DÉFICIT ZÉRO EN 2011

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Un exemple que la France, visiblement, ne veut pas suivre....


L'Allemagne de la "Grande Coalition" suit la politique budgétaire que prônait, en France, François Bayrou par le tryptique : • croissance • réduction des déficits • équité entre les générations.

La politique gouvernementale et la croissance portent déjà leurs fruits : les finances publiques allemandes devraient revenir à l'équilibre ”en 2011 au plus tard”. Ce sera un tournant après 40 ans de progression de l'endettement.

Le gouvernement allemand table, plus précisément, sur un retour des finances publiques à l'équilibre en 2010. Au vu des critères du Pacte de stabilité - qui plafonnent à 3% par an l'augmentation des dépenses publiques - Berlin afficherait ainsi un déficit de.... 0% ! Et l'Allemagne retrouverait ainsi un budget excédentaire (!) en 2011, quand, en France, on n’envisage seulement le début de la réduction de nos déficits.... en 2012.


Profiter de la croissance pour réduire les déficits

Avec le soutien de l’Union Européenne, Berlin mène depuis 2006 une guerre acharnée contre la progression des déficits. Le credo du gouvernement allemand est le suivant : il faut profiter de la croissance pour continuer de réduire les déficits. ”Nous avons aujourd'hui la chance historique d'être dans des circonstances favorables pour remettre notre maison financièrement en ordre” après quatre décennies d'accroissement de l'endettement, a souligné M. Steinbrück, le Ministre allemand des Finances.

Les résultats se mesurent dès aujourd'hui : le recours à l'emprunt devrait être ramené en 2008 au niveau qu'il occupait au moment de la réunification. Le taux de financement des dépenses fédérales par le crédit reflue même à son étiage de 1973, soit 4,6%.

L'Allemagne mène en réalité de front un double objectif : • la réduction du nouvel endettement • (et) celle du déficit structurel. Elle y consacrera au total quelque 60% des recettes fiscales supplémentaires sur la période 2008-2011. Or ces recettes, précisément, affluent actuellement grâce à une croissance soutenue.

Le budget 2008 se veut ainsi tourné vers l'avenir. Le coup d'arrêt porté à l'endettement vise à garantir une certaine équité entre les générations quand, nous en France, nous chargeons celles à venir. Par ailleurs, les dépenses inscrites dans le projet de loi de finances portent principalement sur des secteurs déterminants pour le futur.

Outre la poursuite du programme de relance de la croissance adopté en 2006, le gouvernement allemand investit de manière ciblée dans des domaines comme l'éducation, la recherche, l'aide au développement, la formation des jeunes générations et la protection du climat.

Autant d’exemples dont devraient très utilement s’inspirer nos grands argentiers français qui, eux, alourdissent un peu plus encore notre endettement, non pour investir, mais pour satisfaire des intérêts à court terme.

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