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dimanche, 03 juin 2007

LA PARITÉ en POLITIQUE

cdf17578c6f61310fd0f4ae6ee98bd66.jpgTraitant de la parité, il nous faut mettre de suite à part l’UDF-Mouvement Démocrate pour simple raison de nécessité : une ”nécessité positive” qui  fait ”Loi positive”. En  l’occurrence,  c’est bien. C’est même excellent : 501 nouveaux candidats au “MoDem”, dont des jeunes, des femmes, des représentants de la société civile et  de ce que l’on appelle les minorités ”visibles”.

Mais dans les autres partis.... Pour ne citer que les deux le plus souvent cités en premier :

• l’UMP ne respecte en rien la parité : elle a les moyens de payer les amendes ! Et elle refuse, en plus, de publier des statistiques. Conformisme, conservatisme et gérontocratie....

• le P.S., qui ne cesse de parler de renouvellement, affiche, lui, 55 ”nouveaux” sur.... 535 ! De qui se moque-t-on ?

DE LA POUDRE AUX YEUX !

 ”Le renouveau mis en avant par les partis, c'est de la poudre aux yeux”, tranche le politologue Dominique Reynié, Professeur des Universités à l'Institut d'Études Politiques de Paris, pour qui l'avancée dans le domaine de la diversité est ”homéopathique”. Et de préciser que parmi les 7.639 candidats, on compte 3.177 femmes, soit 41,6 %, un taux en augmentation de 2,7 points par rapport à 2002. Insuffisant, selon Dominique Reynié : ”L'Assemblée nationale ne comptera pas plus de femmes qu'en 1946-1947 !”

Pour  cause : les candidats du renouveau sont présentés dans des circonscriptions difficilement gagnables, voire perdues d'avance. ”Les partis restent des organisations conservatrices et ne peuvent s'empêcher de préserver les intérêts des sortants, estime Dominique Reynié. ”Le problème, c'est qu'être élu est un métier à risques, ce qui favorise les candidatures de retraités et de fonctionnaires. C'est aussi pour cela que l'ouverture des partis à la société civile, hors fonctionnaires, reste très limitée”.

Pour faire avancer les choses, plus que sur la bonne volonté relative des partis, il faudrait compter sur des réformes institutionnelles, souligne le politologue. Il plaide pour un ”statut de l'élu”, qui offrirait par exemple une assurance sociale et un système de reconversion aux élus limités à deux mandats.

Tiens, tiens : c’est ce que proposait déjà Bayrou....

Les assemblées élues à la proportionnelle (élections régionales ou européennes) sont, de loin, les plus féminisées, souligne aussi M. Reynié. Outre le non-cumul des mandats, appliqué de façon très inégale par les politiques, il défend enfin l'importance de la ”rotation des charges électives”, qui limite le nombre de mandats dans le temps.

Tiens, tiens, c’est (encore)ce que proposait Bayrou…

Mais en attendant le machisme restera bien dominant dans la future Assemblée Nationale.

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