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samedi, 28 avril 2007

MERCI Mr ROSTROPOVITCH

medium_images.57.jpgL’immense violoncelliste Mstislav ROSTROPOVITCH est décédé.

Je me souviens encore de cette belle et chaude soirée d’été, il y a peu d’années, dans les arènes de NÎMES. Je vois encore Mstislav Rostropovitch y pénétrer, seul, sur l’immense scène sous un faisceau lumineux qui l’accompagnait. Puis, ignorant les acclamations d’un public déjà conquis, s’est calmement assis en plein centre. Un moment de silence, comme pour un nécessaire recueillement.

Je me souviens de cette magie qui a alors envahi ce lieu et les milliers de spectateurs présents d’où nul bruit n’osait ensuite troubler le silence.

Je me souviens de ce Prélude de la Suite n° 1 de Bach dont les notes semblaient monter vers la voûte céleste comme pour l’imprégner mieux encore dans une sorte d’éternité au milieu des étoiles.

Ces arènes, ce personnage simple et porté par cette musique si chaleureuse qu’il faisait émerger de son instrument, cette musique qui touchait au divin....

Ce sont des moments qui restent inoubliables et restent gravés au plus profond de nous.

Oui, je m’en souviens encore.

Merci Mr Rostropovitch.

17:25 Publié dans SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (1)

COMMENT VOTER au 2nd TOUR ?

medium_images.60.jpgCOMMENT VOTER quand on avait misé sur BAYROU ?

Questions que j’entends de partout et, particulièrement, depuis la prise de position (strictement personnelle) en faveur de Nicolas SARKOSY de mon ami Yvan LACHAUD, Député UDF du GARD : ”Peut-on voter SARKOZY au second tour quand on a voté BAYROU au premier ? Peut-on voter ROYAL quand on a voté BAYROU ? Après avoir voté BAYROU et écouté son refus de donner des consignes de vote, la logique ne se réduit-elle pas en une alternative dont une branche est l’abstention et l’autre un vote blanc ou délibérément nul, en glissant une feuille de couleur orange, par exemple”

Ayant apporté ma voix et mon soutien plus qu’actif à mon autre ami (de longue date), François BAYROU, je suis tenté de répondre "oui” aux trois questions.

Signe d’indécision ? NON. Signe de mollesse ? NON. Signe de ce  réflexe centriste du ”cul entre deux chaises” ? NON. Comme dit BAYROU en souriant, d’ailleurs, ”il n’y a plus deux chaises mais il y en a trois !”. Signe d’embarras ? OUI

L’embarras se comprend, en effet. Les ”supporters" et les ”inconditionnels” de l'une ou de l'autre ont bien de la chance, surtout s'ils agissent plus par réflexe que par réflexion...

J’ai voté BAYROU par conviction, par totale convergence de vue avec lui sur les constats de réalité  faits par lui, sur les propositions contenues dans son projet, sur sa volonté de s’attaquer aux problèmes par des réformes structurelles et institutionnelles. En mettant fin à un ”système usé” et à des pratiques politiques indignes d’une Démocratie authentique et moderne. NON à la dette et au surendettement du pays. NON au déficit démocratique de la Nation. NON à la culture des peurs et des réflexes de repli sur soi…

J’ai voté BAYROU par identité de valeurs et d’aspirations, non dans des discours mais dans des actions en profondeur, audacieuses et cohérentes pour  lier la Liberté et l’Égalité (ces deux aspirations contradictoires) par une Fraternité recouvrée et réinventée, ce qui implique de remettre l’Homme et les principe d’Humanité au cœur de toute action.   Réconcilier l’État (à rendre ”impartial”) avec les citoyens. Sortir la République de ses ornières monarchistes, antidémocratiques, oligarchiques et démagogiques.  Réconcilier la Nation et la Société. Reconstituer des liens sociaux forts pour recoudre un tissu social déchiré. Redonner à la France une influence qu’elle n’a plus en Europe et dans le monde, ce qui passe par un regain de fierté d’être Français, sans arrogance, sans nombrilisme et sans cet "escargotisme” (Daniel RIOT) si dévastateur. 

Mais j’ai aussi voté pour BAYROU en raison  des vertiges citoyens qu’ont provoqués chez moi les deux autres candidats en ”flèche”, les représentants des deux citadelles coresponsables de la situation actuelle de la France, des conditions de vie des Français depuis si longtemps et porteurs de périls graves :
• démocratiques, moraux et sociétaux, sociaux et… européens pour Nicolas SARKOZY, si inspiré par les néo-conservateurs anglo-saxons à la sauce néo-bonapartiste (cela n’est en rien un procès d’opinion !…)
• économiques, financiers et sociaux et… européens  pour Ségolène Royale, si prisonnière des archaïsmes de pensée d’un P.S. qui n’a pas su tirer leçons de ses échecs (pas seulement électoraux) de l’ère Jospin et se dépouiller d’idéologies d’un autre âge qui ont partout provoqué des catastrophes. Une partie de la gauche considère toujours que  ”social-démocrate” = “social-traître” a réussi à transformer ”libéral” en gros mot, ”européen” en insulte et ”mondialisation” en diabolisation généralisée…

De plus, ni Mr SARKOZY, qui a trop montré ses faiblesses et ses aspects pervers malgré ses jeux d’excellent comédien, ni Mme ROYAL, qui a trop démontré son caractère versatile,  ne me paraissaient dignes d’assumer sereinement les fonctions régaliennes que doit assumer le locataire de l’Élysée au nom des Français…

Là, nous sommes dans le jugement subjectif, intuitif même. Mais une élection, c’est un contrat de confiance : j’ai signé avec BAYROU. Je ne signerai pas en toute liberté de choix avec ses deux concurrents sélectionnés au premier tour…

Ce dernier constat à lui seul pourrait rendre légitime un vote blanc (ou nul selon la loi actuelle que BAYROU voulait changer) ou une abstention au deuxième tour.

Le vieil adage ”au premier tour on choisit, au deuxième on élimine” a trop montré sa perversité. En 2002 notamment : quel est le vainqueur qui n’instrumentaliserait pas les voix dont il a bénéficié par refus, par défaut, par choix ”entre deux maux” ? C’est en cela (et en cela seulement) que le slogan ”élection piège à cons” a du sens… Mais quel autre système présente-t-il des pièges moins redoutables ? Trop de gens dans le monde se battent encore pour avoir le droit de vote pour que celui-ci ne soit pas aussi un devoir…

Mais, à partir de ces constats, chacun doit se sentir libre et RESPONSABLE de son choix.  C’est cela la ”liberté de vote” (qui existe de toutes façons, les voix n’appartenant qu’à ceux qui les donnent et non à ceux qui les reçoivent)…

La responsabilité consiste donc à savoir imaginer toutes les conséquences directes et indirectes de son vote (ou de son non-choix). Pour soi-même, pour les valeurs qu’on prétend porter, pour la ”sensibilité politique” que l’on peut avoir.

Très franchement, je ne sais pas encore quel bulletin je glisserai dans l’urne le 6 Mai prochain. La campagne est faite pour affiner les jugements, bien peser tous les arguments. Le débat de ce samedi matin (qui a constitué une grande première, qui n’avait rien d’antidémocratique, contrairement à ce qu’affirme Mr SARKOZY, et a même été un apport important dans le sens d’une plus grande clarté des projets respectifs des uns et des autres), puis le face à face du 2 mai auront peut-être une influence.

Deux certitudes, en attendant :

• Je ne perdrai jamais de vue les raisons qui m’ont fait voter BAYROU.

• Je sais déjà ensuite que, quelque soit le résultat de la Présidentielle, l’exigence et l’espoir incarnés par BAYROU doivent se traduire aux Législatives par des votes d'intelligence, de contre-pouvoir constructif et de volonté de rénovation de la vie politique. Ce n’est pas là ”se montrer de droite si la gauche gagne et de gauche si la droite l’emporte” (comme a ironisé Mr SARKOZY). C’est se montrer fidèle à la démarche ”centrale” de François BAYROU et progresser sur le chemin, difficile mais indispensable, de la ”révolution tranquille, sereine et responsable” mise au programme du Parti Démocrate.

vendredi, 27 avril 2007

POSITIONS à propos du 2nd Tour

Vous trouverez, à propos du second tour de l'élection présidentielle, la position de François BAYROU, puis ensuite la position d'Yvan LACHAUD, Député UDF du GARD.

Il ne faut voir aucune contradiction entre ces deux positions apparemment opposées : François BAYROU lui-même ayant déclaré ne pas vouloir donner de "consigne de vote" aux 7 millions de françaises et de français qui avaient porté au 1er tour leur choix sur son nom.

Certains d'entre nous feront leur choix quand ils auront écouté et entendu les déclarations et les propositions des deux candidats en lice.

Tous nous nous retrouverons autour de François BAYROU au sein du futur "Parti Démocrate" qui sera une force de contre-pouvoir capable de dire "oui" quand l'action du futur gouvernement ira dans le bon sens et "non" quand elle ira dans le mauvais sens.

18:40 Publié dans SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : UDF, Politique, Bayrou

jeudi, 26 avril 2007

CRÉATION du PARTI DÉMOCRATE

François BAYROU a annoncé le 25 Avril 2007 la création du nouveau "Parti Démocrate" dont l'assise repose sur les 7 millions de français qu'il a su rassembler derrière son nom.

Vous trouverez ici la Déclaration de François BAYROU lors de sa conférence de presse. Un moment historique à vivre.

03:25 Publié dans SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : UDF, Politique, Bayrou

Les 3 ATOUTS

medium_images.61.jpgFrançois BAYROU a trois atouts maîtres :

• L’espoir porté par sept millions de citoyennes et de citoyens dépasse très largement les intérêts boutiquiers de quelques élus locaux ou régionaux et de quelques carriéristes dits ”centristes” prêts à toutes les concessions et si sensibles aux promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent. L’élan est là. La dynamique est lancée. C’est une course de fond qui est engagée. ”Il y a du BAYROU en chacun de nous”

• Quelque soit l’élu du deuxième tour, les problèmes de fond restent en l’état et seules de vraies réformes peuvent faire sortir la France de ses impasses et de ses ornières. Même sur un plan psycho-sociologique, la participation remarquable (déclenchée en partie par ”l’effet BAYROU”) ne masque pas la défiance des Français envers la politique telle qu’elle est pratiquée. La révolution culturelle déclenchée par François BAYROU continue. L’essai marqué au premier tour des Présidentielles par sept millions de suffrages doit être (et peut être)  transformé aux prochaines Législatives dans le cadre du nouveau ”Parti Démocrate” rassemblant ces mêmes électeurs issus à la fois de la gauche moderne, du centre et de la droite libérale et modérée.

"Ce n’est pas BAYROU qui a besoin de la droite et de la gauche. Ce sont la droite et la gauche qui ont besoin de lui. Et de ses électeurs. Lui, il se doit de suivre son sillon, son chemin, son projet" (Daniel Riot).

03:05 Publié dans SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : UDF, Politique, Bayrou

LES FAUX NEZ

medium_images.59.jpgIls sont de droite : c’est leur choix. Qu'ils l'assument !

Être de droite n'est pas une maladie honteuse. Ce qui est honteux c'est de tricher avec soi-même et avec les autres... Ils n’ont pas à se donner des faux nez et les masques d’un centrisme qui n’a rien de central. Surtout quand ils adhèrent à un ”projet de société” qui n’est en rien libéral, humaniste, chrétien-démocrate mais inspiré par un ”néo-conservatisme” à la mode bonapartiste. Et teintée d'idées qui, voilà peu de temps encore, étaient propagées par ces ”extrémismes” que CHIRAC a tant condamnés avec raison.

À chacun son opinion et ses options. Il n’y a pas ”deux France”, mais une France plurielle. Le ”ni de droite ni de gauche”  de François BAYROU est un ”au-dessus de la droite et de la gauche”. En dehors surtout du chant des sirènes de la démagogie et des jeux politiques qui tiennent de bals masqués, des jeux de marionnettes et des spectacles de rôles…

Combien sont-ils parmi les sept millions d'électeurs centristes de François BAYROU à pouvoir voter Nicolas SARKOZY le 6 mai ? Les sondages (toujours à prendre avec des pincettes) répondent : ±40 %. Ce qui laisse entendre que les autres électeurs (±60%) préféreraient ou glisser dans l'urne un bulletin socialiste ou voter blanc. C'est un constat. C'est un fait.

Le candidat de l'UMP va donc, logiquement, tenter d'augmenter cette part en donnant à son discours des accents plus humanistes, plus généreux, plus "social", plus aptes à conquérir les centristes. Il s'y est employé, dès dimanche, en proposant ”un nouveau rêve français” et en promettant de ”protéger les Français (…) qui ont peur de l'avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure”. L’anxiogène se veut rassurant et entame sa campagne avec un mot d’ordre : ”dédiabolisez-moi”.

Les rôles sont partagés au sein des droitistes du centre de l’UMP. L'ancien premier ministre Jean-Pierre RAFFARIN, dans son rôle préféré : il va jouer les ”Monsieur bons offices” pour faire vivre l'idée du ”rassemblement élargi” autour de Mr SARKOZY. ”Nous voulons gouverner avec une majorité ouverte, avec plusieurs pôles, y compris avec des gens de gauche”, affirme cet ex-UDF artisan de la création de l'UMP en 2002.

L'ancien chef du gouvernement (de droite) promet, sans plus de précision, des ralliements également à gauche à la suite de celui, dimanche soir, d'Éric BESSON, l'ancien secrétaire national à l'économie du Parti socialiste.

Aux cotés de RAFFARIN : Jean-Louis BORLOO. Lui promet des carottes à la crème à tous les lapins gourmands… En cirant les chaussures de François BAYROU : ”le message extrêmement important (du score de Mr BAYROU), c'est que, sur un certain nombre de sujets, les gens qui n'ont pas exactement les mêmes idées puissent travailler ensemble. C'est à l'évidence une ouverture politique”

Gilles DE ROBIEN, seul ministre centriste du quinquennat de Jacques CHIRAC, lui, se glisse dans la peau du Croisé vengeur et du sergent recruteur. Sa  mission : convaincre les deux tiers des 29 députés UDF de soutenir Mr SARKOZY, en échange d'une clause de non-concurrence de l'UMP dans leur circonscription. L'objectif est ”d'assécher” la représentation de l'UDF à l'Assemblée Nationale pour l'empêcher de constituer un groupe autonome. Du débauchage, un par un. Du chantage pour tous. Des promesses en veux-tu en voilà. Il va même jusqu’à s’engager à garantir aux ”ralliés” une ”indépendance de jugement et de vote” à l’égard de l’UMP. Que c’est beau !

Pour cause : avec des candidats dans toutes les circonscriptions, l’UDF métamorphosée en ”Parti Démocrate” peut sérieusement jouer les ”empêcheurs de paraître en rond”, même avec un scrutin majoritaire à deux tours. Avec 21% sur Paris et plus de 22% sur Strasbourg, par exemple ! Bien des triangulaires peuvent créer des surprises désagréables pour les tenants de ce faux bipartisme qui, à force de diviser la France en deux, la coupe en tranches… et la lamine depuis 25 ans.

Comme l’écrit Daniel RIOT dans un éditorial : ”La vie continue. Et la démocratie est un jardin qui ne se cultive pas que les jours de scrutin”.

mardi, 24 avril 2007

UN MILITANT DE BASE S'EXPRIME

À mon tour de préciser la position d'un militant de base qui ne veut surtout pas que tout ce qui a été fait depuis quelques mois n'ait servi à rien ou si peu.

Aujourd'hui nous appartenons à une famille politique qui existe réellement par elle-même et qui a fait la preuve sur le terrain qu'elle commençait à s'enraciner dans la vie de nos compatriotes. C'est la raison pour laquelle j'ai beaucoup apprécié la réaction de François Bayrou dimanche soir, qui a confirmé que nous pouvions compter sur lui pour garder et amplifier le socle sur lequel notre formation politique est assise.

C'est d'ailleurs le discours attendu par nombre de militants et d'électeurs qui ne souhaitent pas un ralliement pour l'un ou l'autre des 2 candidats. Il paraît impensable en effet que nous soutenions un candidat qui s'est clairement placé sur la droite de la droite de l'échiquier politique pour récupérer les voix du FN. Pauvre Mme Veil : qu'attend elle de Mr Sarkozy? Je ne cite qu'elle, tellement les autres UDF ralliés sont insignifiants et pathétiques, au même titre que Besson autre traître à qui la devise " plutôt mourir que se déshonorer" est à mille lieues de son petit esprit.

En ce qui concerne la candidate socialiste, le contexte est un peu différent : il est évidemment surréaliste d'envisager un rapprochement sur la base d'une union de la gauche reconstituée avec Mme Buffet, du haut de ses 1,8% des voix, comme gardien du temple. Malgré tout il y a quand même davantage de points de convergence entre les programmes de François Bayrou et de Ségolène Royal. C'est problablement insuffisant pour appeler à voter pour elle, mais c'est quand même un début pour l'avenir, surtout si Sarkozy est élu.

J'en viens donc à ma grande inquiétude et à celle de nombre de nos amis militants : il y a malheureusement de plus en plus de fissures dans la faible carapace de certains de nos élus. J'ai cru comprendre que Sarkozy serait reçu ce soir très, très cordialement par un édile important de l'UDF à Rouen. J'ai aussi entendu çà et là que des députés UDF commençaient à céder aux sirènes venues de l'UMP afin de sauver leur siège ou leur municipalité. J'espère que tout cela n'est que ragots de journalistes.

De toutes façons, nous allons bientôt savoir et je suis certain que François Bayrou saura faire le nécessaire pour pouvoir capitaliser sur les presque 19% de voix obtenues dimanche dernier. Il saura, j'en suis sûr, rappeler à ses élus que la fidélité aux idées est, et doit être, une valeur capitale chez nous et que les plus grandes victoires sont toujours celles obtenues dans la difficulté.

Une de nos amies qui a passé beaucoup de temps sur les marchés ces dernières semaines me demandait très récemment si nous pouvions avoir confiance : je lui ai bien entendu répondu que oui. Notre candidat a toujours su faire preuve de courage : il a refusé la soumission à la loi du plus fort il y a cinq ans, il a refusé un portefeuille prestigieux. Bref il a refusé de faire allégeance ce qui n'a pas été le cas de tous les membres de son groupe parlementaire.

Dans ces conditions je suis de ceux qui pensent que certains doivent se déterminer rapidement et franchement et que leur adhésion au nouveau parti appelé à remplacer l'UDF soit conditionnée à une discipline de parti. Il y a sans doute à l'UDF quelques militants prêts à prendre des responsabilités sur des bases claires, et je suis certain que le nouveau parti démocrate social (peu importe son nom) a tout à y gagner.

Voilà quelques pensées très personnelles sur les évolutions à venir de notre mouvement. Je ne suis certes qu'un modeste adhérent, mais je crois savoir que mon opinion est partagée par beaucoup qui n'osent pas l'exprimer. Je souhaite même qu'elle soit transmise en haut lieu et que nous soyons très nombreux à faire cette démarche.

Un dernier mot : je suis un adepte de la formule " res, non verba". Pour ceux qui n'ont pas fait de latin je traduis : des réalités, non des mots.

Michel ESCATAFAL

lundi, 23 avril 2007

Les CONSÉQUENCES d'un SCRUTIN

Les français se sont massivement exprimé ce dimanche 22 Avril en étant près de 85% à se déplacer aux urnes pour désigner celles et ceux de leurs candidats aux élections présidentielles.

C’est une victoire inespérée de la démocratie qui atteint, avec un tel taux de participation, un record inégalé depuis plus de 30 ans. On ne peut que s’en réjouir.

Ceci démontre que les français ont parfaitement entendu le message de celles ou de ceux des candidats qui leur disaient que le sort de notre nation se jouait par ce scrutin tant la situation de la France est grave et qu’il fallait casser le système en place.

C’est ainsi que François BAYROU a triplé son score de la précédente élection. Avec près de 19% des voix, il a mis fin au bipartisme dominant et créé au centre une force irréversible, une troisième force qui rassemblera dans un grand mouvement ceux des français qui ne se retrouvent pas plus dans les discours élimés de la droite que ceux de la gauche archaïque.

Chacun a surtout retenu l’effondrement du Front National de Mr Le Pen : il est vrai que la droitisation à outrance de Mr Sarkozy a laissé le candidat du Front National quasiment tout nu, une grande partie de son électoral ayant retrouvé dans le discours de Mr Sarkozy une grande part des thèmes favoris de leur ancien leader. Ce que nous n’avons cessé de dénoncer ici : ce scrutin nous a donné largement raison.

Demain, que ce soit avec Mme Royal ou avec Mr Sarkozy, la question est de savoir avec quelle majorité ils pourront gouverner.

Mme Royal n’a pas grand’monde sur sa gauche, cette dernière étant totalement laminée, notamment avec un Parti Communiste à son étiage historiquement le plus bas (±2%), ce qui sonne le glas d’un mouvement qui a tant marqué notre histoire pendant des décennies. Idem pour les Verts : ce que je prévoyais déjà ici même il y a peu.

Mr Sarkozy a peu de chance de voir se rallier à lui Mr Le Pen, pas plus que Mr De Villiers (à moins qu'on ne propose à ce dernier quelques députés pour pouvoir exister). Et quant aux chances de rallier à lui l’UDF, il lui faudrait pour cela entreprendre un virage considérable vers le centre et le programme socio-économique auquel l’UDF reste attachée. On ne peut imaginer que les électeurs de l’UDF vont se rallier massivement sous la bannière de Mr Sarkozy avec son actuel programme qui reste un véritable épouvantail pour notre démocratie, même si le discours peut parfois être (fort trompeusement) séducteur.

Les 15 prochains jours qui nous séparent du second tour vont être décisifs. Chacun va devoir se déterminer face à deux projets de société qui, en l’état actuel, sont aussi détestables l’un que l’autre.

Les français ont donné au centre de François BAYROU les moyens d’être la clef d’une possible réponse à ces interrogations essentielles qui engagent l’avenir de la France. Les deux candidats du second tour ne pourront pas l’ignorer.

JE NE VOUS ABANDONNERAI PAS

medium_images.62.jpg"J’ai une bonne nouvelle pour vous. A partir de ce soir, la politique française a changé et elle ne sera plus jamais comme avant. Malgré des manoeuvres innombrables, malgré l’alliance objective du Parti socialiste et de l’UMP, malgré des sondages manipulés – je veux rappeler que certains instituts n’hésitaient pas à annoncer ces dernières heures encore que l’extrême droite allait être devant nous, malgré ces forces considérables, plus de 7 millions de Français se sont réunis pour porter une magnifique idée du changement.

C’est à ces millions de Français que je pense : ils ont fait une magnifique campagne électorale. Ils ont formé une force nouvelle, La seule force nouvelle de la politique française. Ils ont ouvert un chemin d’espoir pour la France et ce chemin d’espoir ne s’arrêtera pas. Il y a enfin un centre en France. Un centre large, un centre fort, un centre indépendant capable de parler et d’agir au-delà des frontières d’autrefois. Ceux-là, ces millions de Français, ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France. Je vous le dis le mal de la France est plus grave qu’on ne le croit dans les deux partis qui sont encore ce soir arrivés en tête.

Nous ne sortirons pas la France de la situation qui fait souffrir tant de femmes et d’hommes qui ont besoin qu’on s’occupe d’eux et pas des guerres de partis. Nous n’en sortirons pas sans un changement profond. Ceux-là, ces millions de citoyens ont voulu qu’on ne raconte pas d’histoire au pays, que l’on ne fasse pas de fausses promesses, qu’on les regarde comme des citoyens c'est-à-dire comme des responsables. Cette espérance que nous avons fait naître, j’en ai la charge, je ne l’abandonnerai pas, ni une minute, ni une seconde pendant les jours, les semaines et les mois qui viennent. J’aime cette espérance. Je mettrai toutes mes forces à rénover la politique française. Je l’ai rénovée hier, je la rénoverai demain. Je n’abandonnerai aucune de ces convictions. Je ne reviendrai pas en arrière.

Je récuse et je récuserai toujours l’idée qu’il n’y ait en France que deux idées de l’avenir. L’avenir de la France exige au contraire qu’on fasse vivre ensemble les valeurs des uns et des autres. L’avenir de la France exige une démocratie profondément nouvelle, honnête avec des rêves et des principes si souvent bafoués depuis longtemps. Toutes les décisions que je serai amené à prendre dans les jours qui viennent, toute les positions que nous adopterons, seront inspirées par cette seule conviction : la nouvelle politique est en train de naître, cette espérance est grande et juste, et personne, vraiment personne ne l’arrêtera.


François BAYROU

samedi, 21 avril 2007

DEVOIR DE RÉSERVE

Les anciens Présidents de la République sont, aux termes de la Constitution, Membres de Droit à vie du Conseil Constitutionnel.

À ce titre le Président Valéry GISCARD D'ESTAING en fait naturellement partie.

Cependant chaque Membre du Conseil Constitutionnel, organe régulateur suprême dans nos institutions et qui est appelé, en dernier recours, à "dire la Loi", se doivent d'être au-dessus des partis et du débât démocratique. Ils ont donc obligation rigoureuse de garder un "devoir de réserve" absolu.

Nombreux sont ceux qui ont été "surpris" - parfois même "outrés", et à juste titre ! - de constater que ce Membre du Conseil Constitutionnnel se soit autorisé à enfreindre ce devoir de réserve pour déclarer très officiellement son soutien à l'un des 12 candidats en lice pour l'élection présidentielle.

Mr GISCARD D'ESTAING s'est de lui-même disqualifié pour continuer de sièger dans ce Conseil suprême de la République.

Espérons qu'il aura le courage de tirer de lui-même les conséquences de ses actes.