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vendredi, 20 avril 2007

LE POUVOIR REND FOU

”Le pouvoir rend fou” disait Françoise Giroud.

IL SUFFIT DE BIEN LE LIRE ET DE BIEN L’ECOUTER…

Sarkozy est fou de pouvoir avant de goûter vraiment l’ivresse du pouvoir. Cela se voit et s’entend : il suffit de décrypter ses déclarations, ses gestes, ses postures, ses élans naturels et ses rôles de composition…

Les pires réquisitoires que l’on peut prononcer contre lui sont à tirer de ses propres dires, de ses audaces, de son culot, de son arrogance, de ses incohérences assumées, de ses esquives, de ses détournements de questions. Un régal pour les psychanalystes… 

”Marianne” publie dans sa dernière livraison un dossier qu’il faut lire. Un dossier, surtout, que toutes celles et ceux qui sont tentés de le suivre et de le porter au pouvoir devraient lire. Par simple esprit de responsabilité. Pour ne pas avoir à  dire, un jour, ”on ne savait pas” ou ”Ah ! Si l’on avait su !...”

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Pas de vraies révélations, pas d’infos qui appellent des démentis ou des confirmations, pas de scoops : des faits, des citations, des témoignages dignes de foi… Et de belles questions : sur la presse endormie, ”munichoise” en un sens, sur le journalisme trahi, sur le ”système totalitaire” déjà en place en Sarkozye, sur l’autocensure généralisée y compris dans cette UMP que le petit Nicolas, si sympa, a phagocytée, mangée, dévorée. À coup… de coups tordus, de colères, d’habileté, de promesses, de trahisons, de menaces, de pressions en tous genres…

Et avec cette magie du verbe qui font la fortune des prédicateurs américains, cet art d’hypnotiser les foules qui n’a rien d’unique dans l’histoire, ces talents du joueur de flûte de la légende qui conduit la meute à la noyade.

Plus dangereux que Le Pen, Sarko ? Qui porte la peste ? Qui porte le choléra ? En serions-nous  là ?… Le seul fait de devoir se poser la question met en relief un sacré problème !

Sarkozy ne ”décomplexe pas” la droite française, comme il se plait à le souligner : il l’entraîne vers un néo-conservatisme extrême venu des terres anglo-saxonnes mais nourri d’engrais hérités des Barbares et de leurs dieux païens. Un néo-conservatisme qui est, bien sûr,  différent de l’archéo-conservatisme à la française incarné par Le Pen.

Celui-ci teinté de nostalgies des années 30, marqué par le regret que le pétainisme ait subi l’hitlérisme (et non l’inverse), imprégné  de nostalgies coloniales et de fantasmes fascisants, se fonde sur des anti-valeurs inacceptables pour un Républicain. Mais, comme le dit le journaliste Daniel Riot, il peut être combattu de front (si l’on peut dire), fermement, ouvertement. Et Le Pen (jusqu’à preuve du contraire) ne s’inscrit pas dans une perspective de prise de pouvoir, même si son offre de faire partie d’un gouvernement avec Sarkozy en cas de crise nationale grave n’est pas à prendre à la légère…
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