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dimanche, 08 avril 2007

LA DÉMAGOGIE de Mr LE PEN

medium_Le_Pen_Jean-Marie_-_Damien_Lafargue.jpgBien étonnante cette proposition du candidat LE PEN qui, à défaut d’être en bonne position dans les sondages, se prête à préconiser dans son programme - à géographie variable - la dépénalisation de fait des délits de conduite automobile, de remonter de 10 à 20 km/heure les vitesses autorisées, tant dans les agglomérations que sur les routes et autoroutes.

Pour les innombrables victimes, souvent des handicapés à vie (quand il ne s’agit pas purement et simplement de morts laissant derrière eux veuves et orphelins), victimes de ces "fous du volant", il y a de quoi frémir d’indignation.

Mais, outre cet aspect déjà essentiel, on sait que le strict respect des actuelles limitations de vitesse a permis de diminuer fortement les consommations d’énergies fossiles (dont les réserves ne cessent de décroître) ainsi que leurs rejets de gaz à effet de serre.

Et quand il est question de diminuer de nouveau ces rejets de 15% d’ici 5 ans pour "sauver la planète”, on peut se demander si Mr LE PEN n’est pas complètement tombé sur la tête.

Un tel degré d’irresponsabilité le disqualifie totalement quand il prétend vouloir diriger la France ?

Quand la démagogie vous tient....

Commentaires

Le 11/04/2007

Absence de débat et de véritable confrontation des programmes dans les grands médias, climat détestable ... Les dérives de la campagne actuelle et de l'actualité ne manquent pas : nouvelles affaires de "parachute doré", révélations sur le "pacte" Sarkozy-Chirac, phrases de Le Pen sur l'origine étrangère de Sarkozy, propos inacceptables sur la pédophilie, qualité médiocre des spots de la campagne officielle, positions radicales de certains candidats exprimant le refus de l'UE , en attendant les prochains événements fortuits ou préparés qui occulteront un peu plus le débat de fond. Tous les candidats répétent " la situation va mal ; il faut un changement". Les dérapages de N.Sarkozy ne semblent pas affecter sa cote de popularité, on a même l'impression que plus on l'attaque, plus il se renforce (un peu comme avec JM Le Pen). On arrive au paradoxe suivant : le monde politique, médiatique, économique qui se donne en spectacle chaque jour est encore plus mal en point que la société. Les blocages viennent d'en haut et, autre paradoxe, tout le monde sent bien que cette crise de langueur risque de ne pas trouver de solution dans les urnes (il paraît que beaucoup de gens, y compris de gauche, ont déjà intégré la victoire de N.Sarkozy…) et rebondira prochainement par de nouvelles tensions, qu'un président mal élu générera encore des frustrations…J'ai la conviction qu'une majorité de Français attend une nouvelle gouvernance et désespère de ne rien voir venir...

Dans ce contexte, le discours de Bayrou dénonçant les dérives du système est-il encore audible ? Aura-t-il même les moyens de réformer à tous les niveaux? Le vote protestataire pourrait bien monter ; il pourrait profiter aux petits candidats. FB n' a d'autre choix que de prendre de la hauteur, d'affirmer sa capacité à rétablir un peu de stabilité pour mener les réformes de fond, de jouer sur une certaine stature d'homme d'Etat qu'il a su mettre en avant depuis le début de l'année. Les Français méritent mieux que le "politic show" actuel et sauront apprécier celui qui saura dresser un bilan critique de la dernière majorité et faire passer quelques messages simples sur les questions qui les préoccupent (notre modèle de démocratie sociale et sa capacité à évoluer sans céder sur l'essentiel). Le temps est venu d'une nouvelle majorité, d'une nouvelle génération de responsables que notre pays en mutation attend.
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Le 9/04/2007

Que l'élection soit arbitrée par JM Le Pen me révolte.
Que tant de gens votent pour lui m'attriste.
Que Le Pen exploite encore tous ces mécontentements me met en colère quand je vois ce qu'il a fait par ailleurs pour aider ces gens-là à part parader sur la dalle d'Argenteuil à quinze jours de la présidentielle.
Le niveau élevé d'intentions de vote pour JM Le Pen montre l'échec des gouvernements successifs, les deux derniers notamment, et celui de Chirac qui en 1995 mettait au premier plan une nouvelle citoyenneté et la fracture sociale.
La reconquête de l'électorat de JM Le Pen sera un des enjeux à venir, sachant que seul un petit pourcentage adhère totalement à son idéologie réactionnaire et suspecte. Ce sera une bataille décisive –car on ne peut installer durablement un vote qui excuse la xénophobie et rompt peu à peu avec le mécanisme certes imparfait mais incontournable de la démocratie parlementaire - et difficile car il est question du tassement du sens civique dans nos sociétés modernes.
Il faudra analyser le sentiment d'insécurité –on pourra revenir sur l'événement de la gare du Nord pour distinguer les jeunes en marge qui font des petits trafics, sorte d'économie parallèle et de survie ; la violence gratuite des casseurs et des jeunes sans repère, très inquiétante ; le ras le bol des "usagers du RER" devant une violence qui les dépasse et leur pourrit la vie au quotidien, qui nourrit le vote FN.
Il s'agira aussi de faire une radioscopie de notre société anxiogène. Une société parfois complaisante avec la drogue (cf. les jeunes et le cannabis ; les drogues dures pour des milieux "branchés"…).
On pourra aussi mettre dans le débat l'incivisme qui se développe partout. Réfléchir à deux tendances de notre société vers l'individualisme comme vers le communautarisme, qui ne facilite pas le vivre ensemble et les échanges entre groupes et cultures.
Les médias auront aussi à s'interroger sur leur responsabilité dans la représentation de la violence et l'écho démesuré donné à des faits divers, certes graves mais qui peuvent faire basculer une élection.
Un sursaut civique vital pour l'avenir...
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Le 08/04/2007

Il faut continuer à relever les propositions de JM Le Pen pour montrer son vrai visage. L'insécurité routière d'abord, la précarité sociale, la politique fiscale qui ne profitera qu'aux plus riches (donc à lui-même), les moqueries sur la devise de la République etc ... Comme d'habitude JM Le Pen sème la pagaille, trompe les couches populaires (qui ne sont pas à blâmer systématiquement, je reviendrai sur la question) et s'éclipsera une fois la présidentielle terminée, laissant la France un peu plus endolorie.

Écrit par : Philippe JACQUES | mercredi, 11 avril 2007

Les commentaires sont fermés.