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samedi, 31 mars 2007

CITATION

J'ai reçu d'un de mes fidèles lecteurs "émigré" au Royaume-Uni (Mr Philippe SARRUT) la maxime suivante tirée d'Ortega y Gasset :

"Être de gauche ou être de droite, c'est choisir une des innombrables manières d'être un imbécile : toutes deux, en effet, sont des formes d'hémiplégie morale".

À méditer....

samedi, 24 mars 2007

Les DISPARITIONS D'OPPOSANTS

medium_images.49.jpgComblant un vide juridique en adoptant une convention internationale contre les disparitions forcées, l'ONU a créé un comité appelé à examiner les plaintes portant sur ce nouveau crime international.

“Vous ne pouvez pas torturer ou exécuter quelqu'un librement, mais vous pouviez jusqu'ici faire disparaître quelqu'un”, explique François Van de Ville (Jr) (*) dans une déclaration à la presse internationale. Cette convention, la huitième adoptée par l'ONU, introduit un nouveau crime dans le droit international.

Réparation

Selon les données des Nations Unies, 41.000 disparitions dans 90 pays, le plus souvent d'opposants politiques ou de défenseurs des Droits de l'Homme, n'ont toujours pas été élucidées depuis 1980. “Vous vous contentiez de venir au petit matin enlever quelqu'un sans laisser de trace, ce n'était pas un crime, explique François Van de Ville (Jr). Aucun proche ne pouvait demander réparation devant une instance internationale ou même nationale”.
 
Les Etats signataires doivent faire entrer les disparitions forcées dans leur droit. Ils s'engagent à poursuivre les auteurs et commanditaires, à interdire les détentions secrètes, à garantir le droit des proches à la vérité et celui des victimes à réparation. La convention crée également un comité de dix experts indépendants chargés d'examiner les plaintes.

Écart

Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps ? Responsable des relations avec l'ONU à l'association Human Rights Watch, Steve Crawshaw met en cause les réticences de certains Etats, notamment les Etats-Unis et la Russie, et la “léthargie”  des autres. “Les Etats-Unis sont clairement en violation de la convention ces dernières années. Sous prétexte de guerre contre le terrorisme, des gens ont été enlevés et sont détenus sans être inculpés ou jugés”. Les pays d'Amérique latine qui ont souffert de ces exactions, notamment l'Argentine, ont joué un rôle moteur. Il distingue également le “rôle clé” de la France.

Reste à savoir quelle sera l'efficacité de cette convention qui, comme toutes celles adoptées par l'ONU, suppose la coopération des Etats. “Il y a toujours un écart avec la réalité, on le voit bien avec la torture, observe Steve Crawshaw. Mais c'est un signal important qui vient d'être envoyé. C'est une manière de dire à quel point ce crime est terrible”

(*) : François VAN DE VILLE (Jr) est Conseiller Diplomatique pour les Droits de l'Homme à la Mission française auprès des Nations Unies à New York.

jeudi, 22 mars 2007

À PROPOS DE L'HÉRITAGE CHIRAQUIEN

BILLET du 22 MARS 2007medium_images.47.jpg

Ainsi donc Mr CHIRAC a décidé de jeter l’éponge et de renoncer à briguer un nouveau mandat. Juste conséquence de ce que les sondages exprimaient, à savoir que les français ne l’auraient plus suivi.

Une page de près d’un demi-siècle de carrière politique se tourne donc définitivement.

Sa sortie s’est voulue empreinte d’une certaine dignité que tous ont unanimement reconnue et saluée (sauf l’inénarrable Mr LE PEN qui s’est une fois de plus montré à cette occasion sous son vrai visage : odieux et méprisable).

Une fois l’écran éteint sur l’image de ce départ annoncé, le regard ne peut s’empêcher de se porter ensuite en arrière sur ce personnage hors du commun, non seulement de par la longévité exceptionnelle de sa vie politique, mais aussi sur le personnage lui-même : il avait un certain côté romanesque qui lui convenait assez bien. Un peu d’ailleurs à la manière d’un François MITTERRAND.

Jacques CHIRAC, on ne peut le nier, avait un fort pouvoir de séduction, un charisme que nul n’a jamais songé lui contester. Le charme qui se dégageait naturellement de sa personne était un des éléments les plus puissants de son autorité.

Mais, pour autant, j’ai été déçu et consterné par la teneur de son allocution d’adieux.

Voici donc un chef d’État qui achève 45 ans d’engagements politiques et qui nous tient, en cette circonstance solennelle, un discours abstrait, désincarné, bourré de mots creux, des mots “valises”, évoquant ici le “modèle social français”, là “l’égalité des chances”, s’aventurant même d’une mise en garde “contre l’extrémisme”. Un patchwork de bonnes intentions, de concepts creux, de grandes expressions dépourvues de tout sens.

Il n’y avait, dans ses paroles - par ailleurs de belle apparence - aucune réalité concrète, aucune expérience vécue, pas même la moindre idée ou la moindre projection d’avenir. Tout était abstrait et relevait de la “langue de bois”
.
On aurait pu s’attendre aussi, après 45 ans de pratique d’un pouvoir exercé à un tel niveau, avoir un discours sincère, concret, authentique. Il n’en a rien été.

Cela m’a consterné au plus haut point. Ai-je été seul à ressentir cette déception ? J’en doute fort.

Peut-on expliquer cette attitude dans le fait que Jacques CHIRAC a toujours été un maurassien de gauche ? Il ne faut pas s’étonner d’ailleurs que les gens de gauche lui dressent aujourd’hui des lauriers.

Et quand on cherche l’homme véritable, on regarde évidemment entr’autres quels sont ses goûts personnels. Jacques CHIRAC est quelqu’un qui n’aime pas le 18° siècle français, pas plus le 17°, il n’aime pas l’Occident, il préfère de beaucoup le monde arabe à Israël, et que les États-Unis à fortiori. Sur le plan de la littérature ou de l’Art, il n’a d’yeux que pour tout ce qui est anti-occidental ou extrême-oriental et il déteste tout autant la période des “Lumières” dont s’honore pourtant la République.

Ce qui a protégé Jacques CHIRAC d’être un homme de droite, c’est qu’il n’y a chez lui aucune trace ni de racisme ni d’anti-sémitisme. Cela fait de lui un personnage très complexe car à la fois c’est fondamentalement un homme de gauche et en même temps un maurassien.

On peut donc lui donner acte d’avoir essayé de réconcilier les français avec une certaine idée d’eux-mêmes et de la Nation. On peut aussi lui reconnaître d’avoir combattu une tentation latente qui existait dans son camp de pactiser avec le Front National.

Mais le reproche le plus grave qu’on peut faire à Jacques CHIRAC, c’est celui de son échec sur l’Europe. Il l’a d’ailleurs candidement reconnu lors du dernier sommet européen : “Je n’ai pas fait tout ce que j’aurais du faire à propos de l’Europe”. Aveu ? Ou Regret ?

Sa responsabilité est en effet énorme : il y a eu d’abord ce calamiteux Traité de Nice qu’il a si mal conduit, puis ensuite le référendum raté. D’abord - et je le faisais remarquer récemment à un haut responsable européen que je rencontrais - on ne fait jamais un référendum à un an de distance ; puis ensuite il a mal mené la campagne en transformant de fait ce référendum en une sorte d’éxutoire anti-Raffarin.

On sait bien que Jacques CHIRAC n’a jamais été un européen de cœur mais plutôt un européen de raison. Sur ce point, il était assez proche, là encore, de François MITTERRAND.

L’autre échec de Jacques CHIRAC est de ne pas avoir attaché son nom à une réforme de politique intérieure qui aurait permis à la France de repartir, comme l’Allemagne est actuellement en train de le faire, et avec quel brio. Que ce soit sur le plan moral, sur le plan intellectuel ou encore sur le plan réel, Jacques CHIRAC laisse une France en pire état qu’en 1995, quand il l’a trouvée après 14 années de mitterrandisme : l’Université n’a pas progressé, les écoliers apprennent moins bien à lire et à écrire, la dette a atteint un niveau inégalé jamais connu de toute notre Histoire et qui sclérose plusieurs générations de français à naître, l’Europe ne s’est pas faite (ou plutôt, elle se fait maintenant sans la France), la prise de conscience (ou la lucidité) des français sur la réalité du monde et de ses exigences n’a pas progressé, loin de là. Jacques CHIRAC, en ce sens, n’a pas été un vrai Président de la République car il n’a pas pris la dimension du rôle que lui conférait cette responsabilité.

Et quand Jacques CHIRAC nous dit qu’il a “aimé la France et les français”, je ne suis pas seul à penser qu’il a surtout aimé passionnément la politique et le pouvoir. Ce n’est pas la même chose. Et c’est là qu’on voit que son discours n’est pas réel, qu’il est abstrait car il n’a aimé de la France et des français que le pouvoir qu’ils lui ont si longuement apporté.

Être Président de la République c’est quand même tout autre chose que cet amour-là du pouvoir sans partage.

Pis d’ailleurs : dans son sillage, Jacques CHIRAC a entraîné des milliers de sbires ou d’affidés que l’on trouve à tous les échelons de responsabilité de l’État, jusque et y compris dans nos collectivités territoriales, et qui, soit par mimétisme - ou peut-être par déficience intellectuelle ? - ont adopté la même posture de conduite des affaires en ignorant les règles les plus élémentaires de la démocratie (peut-être trop exigeantes pour eux ?) pour adopter la posture et l’exercice du pouvoir solitaire.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que Mr CHIRAC soutient maintenant, même si ce n’est que du bout des lèvres, un candidat - Mr SARKOZY - qui a le même appétit de politique et de pouvoir sans partage que lui. Où est la rupture promise par ce candidat ? Il n’y a nul danger qu’il ne change quoique ce soit qui puisse faire ombre à cette pratique confortable de “monarchie républicaine” où le peuple doit assister impuissant et muet aux désirs du prince.

Funeste perspective si c’était celui-là qui serait élu pour succéder pendant 5 ans au prince sortant. Funeste pour les les citoyens. Funeste pour la France.

QUELLE MAJORITÉ ?

QUELLE MAJORITÉ POUR GOUVERNER ?

On a pu remarquer cette étonnante complicité qui s’est spontanément établie entre les deux complices du système - Mr Sarkozy et Mme Royal - pour, en chœur, “dénoncer” la supposée absence de majorité dont serait privé, à leurs dires, François Bayrou s’il était élu Président de la République.

On croit rêver. Et si on retournait la question ?

Que ce soit l’un ou l’autre de ces deux candidats issus du système que l’on connaît depuis 25 ans - et qui nous a conduits là où nous sommes aujourd’hui - l’un ou l’autre ne pourrait être élu qu’avec un peu plus de 20% des voix, c'est-à-dire contre une majorité de près de 80% des français résolument inconciliables qui n’auraient pas voté pour eux.

Quelle majorité alors pour l’un ou l’autre de ces deux-là s’ils ne veulent pas gouverner contre l’immense majorité des français, ou réduire sensiblement l’écart qui les éloignerait tant d’eux ?

Étant exclu que les amis de François Bayrou puissent se renier - au risque de se faire déconsidérer définitivement aux yeux des français et de l’Histoire - en s’alliant avec l’un ou l’autre des candidats issus d’un système qu’ils n'ont cessé de dénoncer et de combattre, Mr Sarkozy ou Mme Royal devront donc partir à la recherche d’une introuvable majorité, sans le soutien de Mr Bayrou.

Mr Sarkozy aurait-il d’autre choix que de s’associer ou avec Mr Le Pen, ou avec Mr De Villiers. Çà promettrait bien des surprises ! À faire frissonner.

Et dans l’autre hypothèse, si c’était Mme Royal qui était élue, elle serait bien obligée de se tourner, pour élargir un peu sa base, vers le facteur Besancenot, ou Mme Laguiller, ou encore Mme Buffet et, éventuellement, ce qui resterait de verts. Dans le genre “rétro”, il serait difficile de faire mieux.

Alors, et François BAYROU, me direz-vous ? Lui aussi pourrait n’être élu qu’avec seulement un peu plus de 20% des voix, comme les deux autres.

Mais c’est là qu’est toute la différence : François Bayrou formerait aussitôt une coalition avec des femmes et des hommes de bonne volonté issus tant de la gauche aux convictions européennes, de la droite républicaine et du centre, ensemble réunis dans un large mouvement social-démocrate. Et il n’en manquera pas : ce sera plutôt le trop-plein des candidats pour gouverner avec lui ! Et là donc, sitôt élu Président, se formerait donc une large majorité qui pourrait ensuite se présenter devant les électeurs pour former le nouveau Parlement. Donc une majorité beaucoup plus large que ne pourront jamais former ni Mr Sarkozy, ni Mme Royal.

L’art consommé de ces deux-là, on le constate, est donc de tenter, l’un de concert avec l’autre, de mystifier les français en leur faisant croire des sornettes quant à la formation d’une majorité qu’eux n’auront pas et que François Bayrou, lui, a plus de chance de pouvoir fonder beaucoup plus largement, hors les systèmes des clans et des partis.

Mais comme cette vérité-là ils la connaissent bien, ils préfèrent répandre un rideau de fumée et la cacher aux français. Leur mépris des citoyens est insondable.

mercredi, 21 mars 2007

LA SUPERCHERIE ÉCONOMIQUE

medium_images.46.jpgC’est de la supercherie économique des sarkosystes dont je veux parler ici.

Les supporters du candidat-président du CAC 40 et du show-biz viennent de nous pondre une étude, issue d’un obscur “institut de conjoncture”, selon laquelle ce qu’il appelle les “emplois Bayrou” ne créeraient au mieux que 90.000 emplois. Et il se base, pour l’affirmer, sur un supposé “effet d’aubaine”, issu des processus d’embauche et de fin de contrat, qu’utiliseraient éventuellement certaines entreprises peu scrupuleuses.

C’est une malhonnêteté scandaleuse qui cache mal la panique qui s’est emparée du camp UMP. Malhonnêteté parce qu’ils omettent de dire que le dispositif proposé par François BAYROU ne peut profiter qu’aux seuls nouveaux emplois créés et non aux emplois de remplacement des fins de contrat.

Charles de Courson n’en décolère pas : “Ce rapport est une farce ! C’est une analyse fallacieuse et partiale, un missile téléguidé du grand patronat sarkozyste”. Il est vrai que proposer 2 nouvelles créations d’emploi sans charge pendant 5 ans profitera plus aux PME qu’aux grandes entreprises des amis du CAC 40 de Mr Sarkozy. Et les patrons de la CGPME - qui eux ne sont pas au CAC 40 - et qui ont reçu récemment François BAYROU se sont en effet montré emballés de sa proposition.

Mr Sarkozy est décidément très mal conseillé. De plus, un rapport de la Cour des Comptes - organisme autrement plus sérieux que cet obscur “institut de conjoncture” sorti de la boîte à malices de Mr Sarkozy - reconnaît une certaine efficacité à un dispositif qui est.... pratiquement la copie conforme à celui que propose aujourd’hui François BAYROU pour remettre la France au travail.

Quand Mr Sarkozy en est aujourd’hui réduit à n’utiliser que le mensonge pour rallier à lui les électeurs hésitants, il faut craindre que la campagne ne tombe bien bas.

lundi, 19 mars 2007

CLIP VIDÉO MUSICAL BAYROU

Nouveau CLIP VIDÉO BAYROU
Très belles images sur une musique bien adaptée.

22:00 Publié dans LIENS | Lien permanent | Commentaires (1)

samedi, 17 mars 2007

UNE ÉTAPE IMPORTANTE A ÉTÉ FRANCHIE...

La semaine passée marquera une étape importante dans la campagne pour l’élection présidentielle d’avril 2007.

Première marche décisive : le Centre existe dans notre pays. François Bayrou incarne une troisième voie qui pèse désormais autant que la gauche ou la droite. Les sondages donnent à chaque candidat entre 24 et 27%.

Seconde marche lourde de conséquence : le P.S. est profondément divisé. D’un côté Laurent Fabius et de l’autre Dominique Strauss-Kahn. Quand ce dernier demande à François Bayrou de soutenir Ségolène Royal si elle passe le premier tour, tout le monde comprend qu’il lui propose une coalition PS/UDF. Mais dès le lendemain Fabius lui rétorque qu’il n’en est pas question ! Il faudra bien savoir un jour si la candidate socialiste souhaite gouverner avec l’extrême gauche.

En réalité les électeurs qui veulent un socialisme moderne, social-démocrate et européen comprennent tous les jours un peu plus que le P.S. n’est plus le pivot de la vie politique qu’il était sous François Mitterrand.

Troisième marche toute aussi importante : le candidat de l’U.M.P. ne peut désormais espérer progresser que sur le Front National. C’est pour cela que son candidat vient de renoncer à la tradition républicaine de l’intégration pour prôner l’assimilation et ainsi devancer les désirs de l’extrême droite.

Voilà pourquoi un Jean-Louis Borloo fait savoir qu’il n’y a pas d’accord entre lui et Nicolas Sarkozy. Mais que dire des propos de Jacques Chirac, je le cite :
« (…) ne composez jamais avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre. Dans notre histoire, l'extrémisme a déjà failli nous conduire à l'abîme. C'est un poison. Il divise. Il pervertit, il détruit. Tout dans l'âme de la France dit non à l'extrémisme.
Le vrai combat de la France (…) c’est celui de l'unité, c'est celui de la cohésion .Oui, la France est riche de sa diversité ! Oui, l'honneur de la politique, c'est d'agir d'abord pour l'égalité des chances ! C'est de permettre à chacun, à chaque jeune, d'avoir sa chance. »


Quel désaveu pour la campagne du ministre candidat Sarkozy. Alors oui, le citoyen Jacques Chirac se prononcera sans doute pour le président de l’U.M.P. mais on peut se demander quel sera son candidat de cœur ?

En réalité les électeurs qui veulent le rassemblement du peuple français comprennent jour après jour que le parti de Nicolas Sarkozy n’incarne plus ce désir de vivre ensemble qui fonde la Nation française.

Pour ces raisons il appartient, ici et maintenant, aux hommes et aux femmes de bonne volonté de préparer l’étape finale qui conduira au vrai changement d’époque. En votant pour François Bayrou nous pouvons renouveler en profondeur le paysage politique. Nous pouvons construire les fondations d’un grand parti démocrate. Nous pouvons réconcilier l’économie et le social. Voilà un réel projet pour notre pays et un Président pour le porter.

Régis VEZON
Délégué Départemental de l'UDF du GARD

mercredi, 14 mars 2007

À PROPOS D'AIRBUS et l'EUROPE

medium_images.45.jpgBILLET du 14 MARS 2007

Les difficultés d’Airbus (EADS) - ou plutôt les difficultés des avionneurs en général (quand on sait celles qu’a traversées Boeing et celles qu’il doit encore affronter aujourd'hui) - outre qu’elles se sont ”invitées” en France en pleine campagne électorale quand on ne les attendaient pas, ces difficultés révèlent la très haute exigence de ces industries de pointe dès lors qu’elles sont confrontées à une crise, quelle qu’en soit l’origine.

EADS doit donc aujourd’hui envisager la suppression en Europe de 10.000 emplois.

Ce n’est pas là un simple accident sur le parcours d’une aventure industrielle, jusqu’ici exemplaire, qui est ici en cause : c’est bien notre sort et celui de l’Europe tout entière qui est ici en cause.

On a déjà entendu, notamment au cours de cette campagne électorale, les anti-européens (les partisans du “non” au référendum européen) nous répéter : “L’Europe institutionnelle ? Mais on n’en a pas besoin. Regardez il suffit que les pays se mettent d’accord entr’eux, qu’ils forment de grands consortiums et çà nous donne ces industries admirables comme.... Airbus”. Hélas, aujourd’hui, cet exemple-là....

Il est vrai qu’on a connu, il y a peu encore, Airbus qui volait de succès en succès, notamment face à son concurrent Boeing, et raflait nombre de marchés. Mais quand, aujourd’hui, il va mal, à qui est-ce la faute ?

Ce n’est en tout cas pas la faute de l’Europe. Dans Airbus, il y a en effet tout ce qu’on veut, des composants venant de tous les pays, des intelligences issues d’un peu partout, mais il n’y a une immense absence : l’Europe.

Dans cette affaire, chaque pays - et dans ce cas la France et l’Allemagne - raisonnent de façon étroitement nationaliste. Et çà en est devenu une défaite pour l’Europe, une véritable défaite pour l’esprit européen : on en vient même aujourd’hui à examiner à la loupe si, dans les suppressions d’emplois envisagées, un pays devra en supporter quelques centaines de plus que l’autre.

Pour ma part et à ce sujet, je respecte autant le travail, ou le chômage, d’un ouvrier français que celui d’un ouvrier allemand. Autrefois on appelait cela “l’internationalisme prolétarien” ; j’appelle çà aujourd’hui la “solidarité internationale”.

Si donc, face à cette crise, il ne reste plus que le nationalisme étroit, c’est la preuve que s’il n’y a pas un minimum d’Europe politique, un minimum d’Europe institutionnelle, on ne peut pas construire l’Europe de l’industrie, ni davantage l’Europe sociale. Nous touchons là, dans le cas présent d’EADS, les dividendes de cette absence d’Europe.

Que s’est-il donc passé ?

Les gouvernements (de gauche comme de droite, ce serait pareil), en créant ce conglomérat industriel, se sont mis d’accord sur une “côte mal taillée” : ils ont inventé une entreprise gérée parallèlement par deux dirigeants - l’un français, l’autre allemand - lesquels ont passé l’essentiel de leur temps à défendre chacun leur “pré-carré” et leurs propres intérêts nationaux en se “tirant mutuellement dans les pattes”.

Cà ne peut pas marcher : c’est honteux. Et voilà pourquoi cette grande ambition est aujourd’hui menacée.

De toute manière, il fallait faire des restructurations. Boeing, qui a été dans un état pire que ne l’est aujourd’hui Airbus, a du supprimer 40.000 emplois (contre 10.000 “seulement” pour Airbus).

On peut pourtant observer qu’en France tous les politiques, de la droite à la gauche, sont tombés d’accord pour aider EADS à le sortir de cette mauvaise passe en le recapitalisant : ils sont tous soudain devenus “étatistes” malgré leurs idéologies contraires.

Voilà enfin une saine conception du libéralisme, comme on en voit souvent l’usage aux USA, que de considérer que l’état doit d’abord être au service des entreprises. C’est tant mieux !

Mais, au milieu de ce concert, on entend la voix, un peu solitaire, de l’ancien - et fort talentueux - Président de la SNCF devenu aujourd'hui le Président d’EADS - Mr GALLOIS - qui, lui, n’a qu’un seul message à faire passer (pour cavalièrement résumer) : “F....-moi la paix !”.

Ce grand patron (de gauche) a la solide réputation de savoir négocier avec les syndicats ; il nous dit qu’il n’y a nulle nécessité de recapitaliser EADS et il souhaite qu’on le laisse mettre en place en paix son propre plan. Et que, pour ce qui est de la gouvernance, qu’on le laisse faire.

Voilà qui nous met singulièrement en porte-à-faux avec le réflexe habituel des gouvernements d’intervenir à tout propos.

EADS a du en effet, ces derniers mois, cumuler toutes les difficultés : retards de livraisons, poids d’un euro fort, difficultés managériales. Si, maintenant, on lui met des bâtons dans les roues pour mener à bien son plan de restructuration, et si on conditionne les aides à l’absence de licenciements, autant décréter tout de suite la mort de l’industrie aéronautique européenne.

Ce discours de Mr GALLOIS me parait être un discours de bon sens : laissons ce patron faire son travail et on jugera après. D’autant que, dans son plan, il n’y a aucun licenciement “sec” de prévu.

EADS est une entreprise qui doit être gérée comme une entreprise. Que l’État veuille remettre de l’argent est une chose, mais ce ne peut pas être une solution définitive ni reproductible : c’est simplement pour aider à passer un moment de crise. Les syndicats, dont on peut comprendre la préoccupation, auraient tort de compliquer les choses : ce serait au détriment de leur entreprise.

Pour vraiment repartir, il faut qu’EADS devienne réellement une entreprise européenne, tant dans les faits que dans son esprit, et non plus une entreprise française avec participation allemande, ou l’inverse.

Tant que nous n’aurons pas compris cela, tant que les raisonnements ne cesseront pas d’être nationalistes et ne deviendront pas enfin européens, la menace sur EADS, avec ou sans recapitularisation, demeurera.

Il est urgent de sortir du piège où cette entreprise est aujourd’hui enfermée.

dimanche, 11 mars 2007

Les CUISINES (2)

medium_images.44.jpgJ’aurais pu ouvrir un nouveau chapitre des “Coquins et Copains”. Mais puisque j’avais déjà mis en ligne en Décembre dernier une note (n°1) sur “Les Cuisines”, voici donc le numéro 2.

RENTE À VIE

Mr Jean-Louis DEBRÉ, Président de l’Assemblée Nationale sortante, a donc été récompensé de sa fidélité à Mr CHIRAC en devenant le nouveau Président (nommé par lui) du Conseil Constitutionnel, la plus haute institution de la République appelée à dire la Loi. Passons !

L’Assemblée Nationale n’ayant plus de Président, même si ce n’est que pour expédier les ”affaires courantes”, et puisqu’il faut bien se hâter de nommer les ”petits copains”, c’est un autre fidèle de Mr CHIRAC - et aussi compagnon de Mme ALLIOT-MARIE - qui a été élu au ”perchoir” et est ainsi devenu, pour quelques semaines, le nouveau Président (sans activité ou presque) de l’Assemblée Nationale, élu par les députés UMP qui, à eux seuls, y détiennent, on le sait, la majorité absolue.

On pourrait l’admettre. Sauf lorsqu’on apprend que tous les anciens Présidents de l’Assemblée Nationale, même s’ils ne l’ont été que très temporairement, ont droit à vie au service d’une voiture de fonction avec chauffeur, et d’un bureau personnel ”ès-qualité” de belle facture dans les locaux mêmes de la dite Assemblée.

Belle rente à vie pour quelques semaines d’une pseudo-fonction !

Cà ne fait même pas rêver tant cela est dégoulinant de tout ce que les français ne veulent plus voir.

PAUVRES DÉPUTÉS BATTUS

Pendant cette même période d’inter-règne, les députés viennent d'avoir la bonne surprise d’apprendre par courrier que les dirigeants réunis de l’UMP et du P.S. - tiens, tiens ! - se sont arrangé pour accorder aux députés sortants et qui ne seraient pas réélus, leurs indemnités - soit un peu plus de 5.000€ net par mois - non plus comme c’était le cas jusqu’ici pendant les 6 premiers mois à suivre (histoire de leur laisser le temps et les moyens de retrouver un job), mais pendant 60 mois (5 ans !), c’est-à-dire tout le temps de la législature à suivre, le temps pour eux de préparer leur réélection.... en 2012.

Ô, me dira-t-on, cette fort généreuse cagnotte serait alimentée par un fond financé par une cotisation (sorte d'Assedic) que paieraient les députés pendant tout leur mandat. Sur la forme, l’honneur est peut-être sauf. Sauf que les salariés de France payent tous, eux aussi, une cotisation aux Assedic, laquelle ne leur donne droit qu’à une indemnité en "peau de chagrin" et ce pendant quelques mois seulement.

Quand, à Perpignan, j’ai entendu François BAYROU dénoncer ces petits arrangements "entre amis” UMP et P.S. et dire qu’il devenait urgent de remettre un peu d’ordre dans cette République, les milliers de personnes présentes ont applaudi à tout rompre. Moi aussi.

N’en auriez-vous pas fait autant ?

LÀ Où IL Y A D’LA GÊNE....

Un grand quotidien du Languedoc-Roussillon rapporte aujourd’hui qu’un Secrétaire Départemental de l’UMP de cette région aurait inscrit d’office - et sans même les consulter - tous les adhérents de ”son” parti au "Comité de Soutien de Nicolas SARKOZY". Et çà râle plutôt dans les rangs.

Faut-il rappeler qu’à l’UMP on y trouve de tout et que ce ”tout” ne fait pas pour cela ”un tout” ? : il y a des pro-chiraquiens et des anti, des gaullistes et des (ex)RPR, des anti-sarko viscéraux et aussi.... des (ex)UDF qu’on avait déjà inscrits d’office à l’UMP en 2002 - et de la même façon toute aussi cavalière sans non plus les consulter - quand certains des dirigeants de l’une des composantes de l’UDF de l’époque et à laquelle ils appartenaient (Parti Républicain, PPDF, Parti Radical, Adhérents Directs, etc....) avaient (délicatement) ”balancé” leur fichier d’adhérents à l’UMP contre.... quelques promesses de juteux maroquins. Ces ”adhérents déportés d’office” n’étaient déjà pas très contents à cette époque : mais comme on se faisait alors encore quelqu’illusion sur la volonté de rassembler dans un même grand parti tout neuf toutes ces familles politiques en respectant leur identité - illusions bien perdues depuis ! - ces adhérents attendaient de voir.

Aujourd’hui, ils y voient plus clair. Et de dénoncer aujourd’hui le ”dirigisme et l’autoritarisme” du dit Secrétaire Départemental de l’UMP qui les manipulerait ainsi contre leur gré. Ce Secrétaire Départemental est par ailleurs aussi Maire d’une grande Ville où il y brillerait déjà par son ”manque de concertation et ses passages en force” (dixit). Tous ces "soutiens" forcés du cher Nicolas en ont marre et ils le disent maintenant haut et fort.

Faut-il s’étonner que l’UDF voit revenir aujourd’hui dans ses rangs nombre de ces ”déportés d’office” prisonniers jusqu’ici des griffes possessives de l’UMP ?

”Là où il y a d’la gêne, il n’y a pas d'plaisir !” affirme le dicton. Pourquoi l’UMP se priverait-elle de ces petits plaisirs-là ? Quand je vous parlais ”cuisine”.... Par ici la bonne soupe !

jeudi, 08 mars 2007

PROJET D'ESPOIR

medium_couv.jpgFrançois BAYROU dévoile son "Projet d'espoir" pour la France

Il était annoncé. On l'attendait. Il est arrivé ce Jeudi 8 Mars chez tous nos libraires (Éditions Plon).

Cet ouvrage complète très utilement le projet présidentiel de François BAYROU que nous connaissions tous et ses très nombreuses propositions déjà publiées depuis plusieurs mois, notamment sur son site Internet.

Vous trouverez la présentation de cet ouvrage Projet d'espoir dans un article qui lui est longuement consacré.

C'est le livre événement de la campagne présidentielle.

À lire impérativement.