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samedi, 31 mars 2007

CITATION

J'ai reçu d'un de mes fidèles lecteurs "émigré" au Royaume-Uni (Mr Philippe SARRUT) la maxime suivante tirée d'Ortega y Gasset :

"Être de gauche ou être de droite, c'est choisir une des innombrables manières d'être un imbécile : toutes deux, en effet, sont des formes d'hémiplégie morale".

À méditer....

Commentaires

Sujet: Blog ! Bonjour, j'ai créé un blog bayrouiste. Si vous souhaitez procéder à un échange de liens, laissez-moi un commentaire ! http://revolution-orange.over-blog.com

Écrit par : Aurélie CHAMPION | samedi, 31 mars 2007

Excellentissime ! En effet, voilà bien une phrase à méditer...

Écrit par : COMMATEO | samedi, 31 mars 2007

Merci François,

Je vous remercie pour la bonne et simple raison que j'ai repris plusieurs fois sur mon blog cette citation, plusieurs fois mentionnée par Pierre Albertini, dont je ne me souvenais plus de l'auteur, voilà qui est rectifié..

Bien cordialement

Écrit par : Chantal TREGUER "Chouchou" | lundi, 02 avril 2007

Jean-Noël Jeanneney n'a pas obtenu une prolongation dérogatoire de son mandat pour quelques mois (avant la limite d'âge). Président de la Bibliothèque nationale de France jusqu'au 2 avril dernier, il s'était notammment illustré par la mise en place d'une bibliothèque numérique européenne concurrente de Google. Ce beau chantier constitue une chance pour le patrimoine européen et représente une certaine conception de l'indépendance de la culture de ce côté-ci de l'Atlantique. En guise de reconnaissance pour cet engagement, ce grand dirigeant d'une des plus importantes institutions culturelles n'a obtenu qu'une fin de non-recevoir du pouvoir en place et a dû céder sa place à Bruno Racine, ancien de la Mairie de Paris et ex-conseiller diplomatique d'Alain Juppé (Source : Le Canard enchaîné du 4/04/07).
Morale de l'histoire : que pèse une certaine idée de l'exception culturelle face à l'agenda serré de la nomination des "copains" de l'UMP ?

Le même jour, François Bayrou déclarait dans une interview à Libération (voir lien sur ce blog) "je veux que dans la société française, on puisse retrouver l'espoir, même si on est entré d'en bas, d'arriver en haut". Il constatait aussi que "la question de l'ascenseur social était la plus critique de notre société". FB a des idées pour réformer dans cette direction (voir ses propositions pour une école de l'excellence pour tous, sur la "deuxième chance" et l'apprentissage tout au long de la vie.

Qu'est-ce qui lie ces deux sujets, la BNF et l'ascenseur social ?
1°) La question de la compétence qu'on acquiert par le diplôme mais aussi par son travail tout au long de la vie, par ses idées et son expérience, doit redevenir le premier critère pour diriger et exercer de hautes responsabilités. 2°) Nos valeurs communes (l'humanisme européen, la République égale pour tous...) constituent un référent essentiel pour la légitimité de nos élites. Elles doivent nous inciter à nous soutenir, à nous dépasser voire à nous effacer devant une autre personne ; c'est le sens de l'Etat, de l'intérêt général voire de la nation, appelons-le comme nous le voulons.

Donc tout se tient. Cette société bloquée et cet Etat verrouillé si bien mis en évidence sont au coeur des défis de la prochaine présidentielle. L'Etat-UMP se consolide sous nos yeux et rien n'est prêt de changer si N.Sarkozy est élu, au contraire. Le traitement de la question sociale par la peur et la stigmatisation de l'autre représenteront on le sent bien un danger bien plus immédiat encore.

On ne peut qu'encourager F.Bayrou à poursuivre ce discours lucide, à présenter ses propositions. Celles-ci sont maintenant bien établies et trouvent même un ordre : société de confiance, rénovation de l'Etat avec la fin du contrôle par un seul parti, économie plus dynamique appuyée sur un système de formation encore plus ambitieux.
F.Bayrou doit enfin convaincre qu'il fera cela -ce qui n'est pas le plus facile en ces temps de soupçon vis-à-vis de la classe politique- mais aussi qu'il n'y parviendra que si tous (médias, citoyens, syndicats, entreprises...) font leur propre examen critique et renouent avec l'idée de la République. Si FB y parvient et si le pays adhère à ce nouveau "contrat", quelle belle opportunité que ce 23 avril !
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Le 3 AVRIL 2007
Le programme d'action de François Bayrou est disponible. Il y a de quoi faire ! La tâche s'annonce immense... On ne pourra pas dire que F. Bayrou n' a rien à proposer...
Ceux qui voudront bien sortir de la logique des clans y trouveront une volonté d'équilibre, d'ambition, des propositions pour tout ce qui apparait fragilisé et oublié dans un pays somme toute riche et modernisé, pour une nouvelle citoyenneté etc... Cela clarifiera la position de F.Bayrou en direction des sceptiques et son fort positionnement républicain et social qui plaira aux gens "de gauche". Il rappellera enfin que la croissance économique, la liberté d'entreprendre recherchées par une France qui cherche à investir et à développer des activités ne pourra réussir et être durable que si elle s'inscrit dans une société de confiance ou dans un Etat rénové.
Que chacun diffuse ces idées, la dynamique est forte, l'élection n'est pas jouée! C'est pourquoi les commentaires sur une soi-disant "chute" de FB d'après les sondages sont choquants ; à croire que c'est le seul moyen trouvé pour le mettre hors-jeu et qu'il ne fasse plus d'ombre aux deux candidats qui ont presque acquis un statut de "candidats officiels". J'insiste beaucoup mais ça me paraît très grave. Non l'élection n'est pas jouée, oui chaque candidat a quelquechose à proposer et mérite d'être entendu.
Dans ce débat pluraliste, que François Bayrou continue avec son style et ses mots pour parler de la France qu'il souhaite.
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Le 1er AVRIL 2006
En même temps, la gauche, le centre, la droite en tant que "familles politiques" ont toujours existé. Il est vrai qu'une nouvelle ère s'est ouverte depuis quelques années et que les clivages traditionnels ne veulent plus dire grand chose.
Ce qui est le plus inquiétant dans le contexte actuel c'est le positionnement flou des "grands" candidats (ceux qu'on entend à longueur de journée, à chaque début de journal etc...vous voyez à qui je fais allusion) qui ne savent que prononcer les mots "travail", autorité", "nation", se les approprient, s'en arrogent le monopole. Le slogan "l'ordre juste" apparaît comme le summum de cette nouvelle stratégie politique qui dicte le contenu de la campagne. Autre manière de conforter sa place dans l'opinion le message de Sarkozy qui se met du côté de "ceux qui payent leur ticket de métro". Ces deux exemples montrent comment on "cadenasse" le débat en lançant des formules dans lesquelles n'importe quel citoyen honnête ne peut que se reconnaître -du moins avant réflexion et analyse critique, mais justement, c'est cela que "mesurent" les sondages et c'est bien leur idée de génie pour se rendre incontournables (et gagner beaucoup d'argent) .
Chacun dans son style, ces deux candidats sont en fait dans le même registre : un peu de démagogie, un peu d'électoralisme, un peu de tactique politicienne (voici mes amis "éléphants", voici un de Robien un de plus qui me rejoint etc...) et beaucoup de communication, de stratégie. A croire qu'il est plus difficile de toucher les gens aujourd'hui avec un message prônant l'équilibre (par ex. entre "prévention/répression") ou appelant à un travail de fond pour "reconstruire" le pacte social, le vivre ensemble sans creuser un peu plus les fossés, conforter les préjugés, multiplier les ghettos.
Le mauvais coup qu'on est en train de jouer à l'élection présidentielle c'est qu'on a cet affrontement entre deux candidats qui monopolisent les médias, les commentaires redondants sur Bayrou, un candidat de l'extrême-droite qui attend de rafler la mise et les miettes pour les autres candidats.
Personnalisation du pouvoir, dictature des sondages et de l'audimat... Pour redonner de la vitalité à la démocratie, on est mal parti...

Écrit par : Philippe JACQUES | jeudi, 05 avril 2007

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