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samedi, 17 mars 2007

UNE ÉTAPE IMPORTANTE A ÉTÉ FRANCHIE...

La semaine passée marquera une étape importante dans la campagne pour l’élection présidentielle d’avril 2007.

Première marche décisive : le Centre existe dans notre pays. François Bayrou incarne une troisième voie qui pèse désormais autant que la gauche ou la droite. Les sondages donnent à chaque candidat entre 24 et 27%.

Seconde marche lourde de conséquence : le P.S. est profondément divisé. D’un côté Laurent Fabius et de l’autre Dominique Strauss-Kahn. Quand ce dernier demande à François Bayrou de soutenir Ségolène Royal si elle passe le premier tour, tout le monde comprend qu’il lui propose une coalition PS/UDF. Mais dès le lendemain Fabius lui rétorque qu’il n’en est pas question ! Il faudra bien savoir un jour si la candidate socialiste souhaite gouverner avec l’extrême gauche.

En réalité les électeurs qui veulent un socialisme moderne, social-démocrate et européen comprennent tous les jours un peu plus que le P.S. n’est plus le pivot de la vie politique qu’il était sous François Mitterrand.

Troisième marche toute aussi importante : le candidat de l’U.M.P. ne peut désormais espérer progresser que sur le Front National. C’est pour cela que son candidat vient de renoncer à la tradition républicaine de l’intégration pour prôner l’assimilation et ainsi devancer les désirs de l’extrême droite.

Voilà pourquoi un Jean-Louis Borloo fait savoir qu’il n’y a pas d’accord entre lui et Nicolas Sarkozy. Mais que dire des propos de Jacques Chirac, je le cite :
« (…) ne composez jamais avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre. Dans notre histoire, l'extrémisme a déjà failli nous conduire à l'abîme. C'est un poison. Il divise. Il pervertit, il détruit. Tout dans l'âme de la France dit non à l'extrémisme.
Le vrai combat de la France (…) c’est celui de l'unité, c'est celui de la cohésion .Oui, la France est riche de sa diversité ! Oui, l'honneur de la politique, c'est d'agir d'abord pour l'égalité des chances ! C'est de permettre à chacun, à chaque jeune, d'avoir sa chance. »


Quel désaveu pour la campagne du ministre candidat Sarkozy. Alors oui, le citoyen Jacques Chirac se prononcera sans doute pour le président de l’U.M.P. mais on peut se demander quel sera son candidat de cœur ?

En réalité les électeurs qui veulent le rassemblement du peuple français comprennent jour après jour que le parti de Nicolas Sarkozy n’incarne plus ce désir de vivre ensemble qui fonde la Nation française.

Pour ces raisons il appartient, ici et maintenant, aux hommes et aux femmes de bonne volonté de préparer l’étape finale qui conduira au vrai changement d’époque. En votant pour François Bayrou nous pouvons renouveler en profondeur le paysage politique. Nous pouvons construire les fondations d’un grand parti démocrate. Nous pouvons réconcilier l’économie et le social. Voilà un réel projet pour notre pays et un Président pour le porter.

Régis VEZON
Délégué Départemental de l'UDF du GARD

Commentaires

Monsieur Bayrou parle dèjà à la troisième personne, quelle prétention de vouloir prétendre rassembler ; de tout notre coeur, nous restons fidèle à monsieur Nicolas Sarkozy, un homme d'état volontaire et pas entre deux chaises

Écrit par : B.V. | lundi, 19 mars 2007

Ces mesures d'ordre économique, social et environnemental peuvent rassembler assez facilement une majorité de soutien et d'action avant et après les élections. On remarquera cependant le manque de précision de certaines de celles-ci. Prenons garde à ne pas faire comme "les autres" et à ne pas se gargariser de mots et de promesses qui ne provoqueront que déception et colère une nouvelle fois. Des sujets importants ne sont pas abordés: celui des institutions notamment.
Il serait vraiment nécessaire que François BAYROU précise sa position sur ce thême. En particulier sur le mode de scrutin des législatives avec la mise en place envisagée d'une dose de proportionnelle. Cette évolution pose problème. Si elle est bien évidemment très populaire dans les petits partis et aux extrémités du paysage politique français il me semble que nombreux sont les français qui ne souhaitent pas revenir à un système proche de celui de la 4ème République, à son instabilité gouvernementale et à sa faiblesse chronique.
Ce dont souffre les institutions ne relève t-il pas plutôt d'une pratique politique dévoyée que d'une insuffisance institutionelle ? De grâce ne jouons pas avec les institutions : si l'UDF est suffisamment forte pour s'imposer et convaincre elle disposera alors d'une majorité suffisante pour gouverner et n'aura alors pas besoin de jouer à ce jeu qui peut s'avérer dangereux.
Très cordialement.
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RÉPONSE de François VAN DE VILLE

Nombre de réponses que vous posez ont leur réponse ou sur le site www.bayrou.fr (Propositions), mais, beaucoup plus encore, sur son dernier livre paru le 8 Mars : "Projet d'espoir" (Plon).
En ce qui concerne la réforme du mode de scrutin, la proposition de François BAYROU est d'adopter le système allemand (en vigueur aussi dans d'autres démocraties et qui a fait largement ses preuves) lequel prévoit 50% de sièges de députés élus au scrutin majoritaire auxquels s'ajoutent 50% de députés élus au scrutin proportionnel. (Il ne peut être question de proportionnelle intégrale comme dans la IV°, système à bannir totalement).Ce système mixte crée mécaniquement une forte majorité pour assurer la stabilité gouvernementale mais permet surtout la représentation au Parlement de sensibilités importantes de français qui, actuellement, n'ont aucun député alors qu'ils représentent 18% du corps électoral et quand un autre groupe qui en représente à peine plus (19%) en a 365. Ce sont ces distorsions-là qu'il faut faire cesser : elles sont indignes d'une démocratie authentique et dévoyent les pratiques parlementaires.
De toutes façons cette réforme n'entrerait en application qu'en 2012 et ne pourrait donc profiter à l'actuel candidat.

Écrit par : Philippe RIBOT | samedi, 24 mars 2007

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