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mardi, 13 février 2007

VIEUX FILMS

medium_images.37.jpgLes cinéphiles gardent toujours en mémoire certains vieux films de cinéma qui les avaient marqués alors qu’ils avaient d’autres yeux que ceux d’aujourd’hui. Certains de ces films étaient pourtant plutôt médiocres. Mais d’autres ont marqué des générations et, aujourd’hui, on en “remastérise” même certains en leur donnant des couleurs - alors absentes - pour leur donner un “coup de jeune”.

Regardant ces derniers jours les prestations de certains compétiteurs qui prétendent accéder à la Présidence de la République, j’ai vraiment le sentiment de revoir certains de ces vieux films, mais qu’on aurait entre temps coloriés.

Quand je vois en effet la prestation de Mr Sarkozy, quand ensuite je vois celle de Mme Royal. Quand j’entends d’abord l’un, puis ensuite l’autre, j’ai le sentiment de revoir ici le film d’un Chirac version 1995 (ou encore un autre du même en 2002), ou là d'un Mitterrand version 1981 (ou encore un autre du même en 1988) : les scénarii n’ont pas changé, les dialogues pas davantage, les effets de scène sont les mêmes, les bons mots aussi et les recettes à l’identique (coups bas aux “copains” compris). Et comme les mêmes recettes engendrent mécaniquement les mêmes effets, les foules dégustent ces spectacles avec les mêmes enthousiasmes. On applaudit à tout rompre comme si on avait oublié qu’il ne s’agit pourtant là que de vieilles rengaines venues d’un autre temps.

Quelle différence y a-t-il, en effet, entre les promesses d’hier de Mr Chirac - qu’il n’a jamais pu (ou voulu) tenir - et celles d’aujourd’hui de Mr Sarkozy ? Quelle différence y a-t-il encore entre les 110 propositions de Mr Mitterrand (qui a du bien vite les remballer 2 ans après son élection) et les 100 propositions d’aujourd’hui de Mme Royal ? Quels mots ont changé (même si les talents des acteurs hier ne sont pas toujours les mêmes que ceux d'aujourd’hui) ? Quelles mêmes utopies ont-elles été évitées ? Aucune !

Et pourtant l’environnement est considérablement plus difficile aujourd’hui qu’hier. La situation de la France s’est considérablement dégradée depuis, la compétition internationale plus impitoyable que jamais, ses moyens anéantis par une dette qu’on va même jusqu’à feindre oublier - ou seulement distraitement déplorer - en évitant surtout d’évoquer l’effort national qu’elle appelle pourtant aujourd’hui prioritairement.

On promet, on promet, on promet. On cache, on cache, on cache. Et on tire à l’encan des chèques qu’on sait pourtant être sans provisions et qui ne pourront pas être honorés. On mystifie les français par des tours de passe-passe dignes d’illusionnistes de cirques de banlieue.

Le spectacle indigent de ce duopole me désespère et m’indigne. Devra-t-on demain obliger de nouveau les français à ne pouvoir choisir qu’entre la peste et le choléra ?

J’ose espèrer qu’un autre espoir leur sera donné, qu'un langage de vérité les honorera enfin et cessera de les faire passer pour des gogos.

Commentaires

Je suis fonctionaire. J'ai toujours voté à gauche, sauf en 2002.
Démocratie oblige, fils et petit fils d ouvrier, je dois avouer que depuis pas mal d'années, j ai de l'admiration pour les ténors fidèles!!! de l'UDF et, surtout, pour leur courage de ne pas se laisser mener par le nez. Et ne me retrouvant pas chez Sego et Sarko, je voterai Mr Bayrou sans hésiter et peux vous dire que je ne serai pas le seul qui, habituellement, votant à gauche à le faire, je peux vous l'assurer. Battez-vous. Courage.

Écrit par : Thomasse | dimanche, 18 février 2007

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