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vendredi, 08 décembre 2006

À PROPOS D'UN ASSASSINAT

BILLET du 8 DÉCEMBRE 2006
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Il est comme çà des pays qui, lorsque vous les avez rencontrés, que vous avez pu en approcher les habitants chez eux, vous imprégner de leur culture, que vous gardez les yeux encore remplis de tant de beautés croisées à la racine même de tant de civilisations, vous ne pouvez, lorsque le malheur s'abat sur eux, vous en détacher tout-à-fait.

C'est le cas, pour moi, du Liban.

Déjà, en Septembre dernier, à l'issue de la cynique intrusion militaire totalement injustifiée d'Israël, j'avais, dans un billet "À propos du chiisme triomphant" fustigé les conséquences de cette agression.

Aujourdhui, un nouvel assassinat - celui du Ministre chrétien Pierre Gemayel - me donne le sentiment qu'on cherche délibérment à assassiner le Liban lui-même. Cette même famille, qui a toujours défendu l'idée d'un Liban libre et indépendant de toutes influences politico-religieuses étrangères, a d'ailleurs déjà été victime, pour plusieurs de ses membres, d'assassinats similaires et fait aujourd'hui figure de famille Kennedy libanaise tant cela ressemble au sort de cette autre famille américaine, tant meurtrie dans sa chair.

Il est une concidence qui, d'ailleurs, ne trompe pas : ce nouvel assassinat a eu lieu à quelques heures d'intervalle du moment où les Nations-Unies créaient un "Tribunal International" pour connaître et juger un autre crime, parmi tant d'autres, celui de Rafik Hariri.


Sans préjuger de ce que ce Tribunal délibérera - si encore on lui accorde le droit d'être et de dire, ce qui est loin d'être acquis car la Syrie et ses amis du Hezbollah n'en veulent à aucun prix - la question "à qui profite ces crimes successifs ?" la réponse depuis plusieurs années, est toujours la même : "la Syrie. Car aucune des victimes de ces assassinats ne faisait partie des amis de la Syrie mais tous de ses farouches adversaires.

Si la réponse est peut-être simple, il n'est pas impossible de penser que c'est peut-être un peu plus compliqué qu'il n'y parait : il existe peut-être en Syrie des clans qui voient d'un mauvais œil le début du rapprochement de cette dernière avec l'Irak, donc indirectement avec les américains. Et peut-être trouvent-ils intérêt à vouloir déstabiliser ce régime en le faisant désigner comme le coupable de ces assassinats face à l'opinion internationale.

Mais on ne peut nier non plus que la Syrie n'a toujours pas "digéré" son éviction, voici un an, du Liban, notamment sous l'influence de la France (ce qui fut son honneur). C'est, en Syrie, une question d'orgueil national. Mais c'est aussi une mentalité, bien répandue de tous temps dans ces contrées-là et qu'il faut bien appeler par son nom - le "colonialisme" - mentalité qui fait paraître comme "naturel" que le Liban soit colonisé - y compris pillé économiquement au passage - le Liban passant pour la "province" riche de la "grande Syrie".

Sur un autre plan, et ceci me parait beaucoup plus inquiétant, c'est qu'il semble qu'il n'y ait personne qui ait envie de se battre pour le Liban. La France s'affirmera pour défendre le droit mais, seule, elle ne déplacera pas pour autant ses armes pour ce faire. Les USA ont bien quelque peu soutenu la France quand, par les voies politiques, elle a contribué à bouter les Syriens hors du Liban. Mais les USA ne se donnent actuellement pas pour priorité de sauvegarder l'indépendance du Liban. Ils veulent surtout se sortir du bourbier irakien et, pour cela, s'appuyer éventuellement sur la Syrie et l'Iran, comme le recommande d'ailleurs une commission chargée d'étudier le problème irakien et qui vient de publier un étonnant rapport.

La situation du Liban n'est pas du tout, dans un tel contexte international, fort enviable. Elle est même effroyablement fragile, y compris au prix du sacrifice des "grands principes".

C'est probablement ce qu'avait compris Israël lorsqu'il a décidé sa brutale et stupide agression. Israël a puissamment contribué à donner le Liban aux chiites du parti politico-religieux Hezbollah, ce dernier par ailleurs soutenu étrangement par le Général Aoun qui semble vouloir dangereusement s'enfermer dans le rôle d'un Kipling local d'un autre temps.

On se sent totalement impuissant devant semblable situation tant l'écheveau politique libanais est complexe. Il est aujourdhui menacé par des forces religieuses en capacité d'instaurer insidieusement dans les esprits leur dictature, implacable dans leurs objectifs. Ce qui signerait alors la fin des équilibres instaurés dans l'exercice du pouvoir et qui garantissent la cohabitation des différentes communautés.

Et le Tribunal International dans tout cela ? À supposer qu'il puisse s'établir, à supposer encore qu'il dise avec certitude que c'est la Syrie qui est responsable de ces assassinats, qu'est-ce qu'on pourra faire alors ? Mettra-t-on la main physiquement sur le dirigeant syrien pour le mener "manu militari" devant le Tribunal pour s'entendre être condamné ? Qui osera, qui pourra le faire ? Mettra-t-on la Syrie, ou ses dirigeants, sous embargo, leur interdisant toute sortie de leur territoire ? En aura-t-on le courage face aux possibles mesures de rétorsion que pourront prendre les défenseurs de l'identité arabe (qui, eux, ont du pétrole !) ?

Est-ce être pessimiste que de peu y croire ? Même si on peut observer que tout chef d'État, surtout si c'est d'un petit état, qui est mis au banc de la communauté internationale, devient vite fragile et tient peu longtemps. Mais il y a aussi l'exemple Fidel Castro pour démentir cette théorie.

Il faudrait donc, peut-être, que les USA se décident de s'impliquer plus en avant dans le dossier libanais et apportent un généreux soutien, par exemple, à la France et aux européens, pour qu'ils garantissent l'indépendance du Liban et, particulièrement, le préserve de la dictature politico-religieuse qui le menace.

Il n'est d'ailleurs pas invraisemblable que cette action reçoive l'accord implicite d'une importante partie du monde arabe. La menace en effet d'un renforcement du chiisme dans cette région peut fort bien faire reculer certains antagonismes face à cette ingérence internationale. Car le chiisme fait peur à beaucoup de pays arabes. On peut le comprendre.

Le problème libanais, comme dans beaucoup de choses, est donc affaire de volonté. Même si ensuite il faudra bien trouver des accommodements avec la Syrie et l'Iran.

Pour conclure, je pense qu'il y a bien nécessité stratégique de défendre le Liban. Il convient de le protéger de ces assassinats successifs utilisés comme méthode diplomatique, et de l'assassinat économique utilisé comme méthode colonialiste.

Enfin, sur le plan moral, on n'a jamais raison de s'incliner devant des assassins.

C'est bien l'honneur de l'humanité qui est ici en jeu.

Commentaires

A lire ce billet il apparait que vous avez la quasi certitude que c'est la Syrie qui assassine.. je suis moins catégorique !

Essayez juste de répondre à la question "à qui profite ces crimes ?"

Et vous aurez des surprises. Vous remarquerez en tout cas que dans les multiples réponses il n'y a jamais la Syrie.

On a même dit que le meurtre de Pierre Gemayel visait à stopper le processus de mise en place du tribunal international pour punir "les crimes" de la Syrie. Mais il est clair que ce meurtre n'a ey n'aura strictement aucun effet sur ce tribunal qui sera un jour ou l'autre mis en place...

J'attends par contre avec impatience ce tribunal comme j'attends avec impatience celui qui condamnera G W Bush pour toutes les Busheries commises avec son soutien... Le moyen Orient n'a jamais été aussi meurtri et ce n'est aps la faute à la Syrie !

Qui a financé Ben Laden ?
C'est très certainement la Syrie.

Ou sont les armes de destruction massives de Saddam ?

Et les dizaines de meurtres prémédités par Israel de dignitaires Palestiniens...

Dizaines ?

Centaines plutôt !

Pourquoi ne faites vous pas un billet à chaque assassinat d'Israel ciblé ou nom vous aurez très certainement explosé le nombre de billets autorisés par votre blog ;-)

Non soyons sérieux en lisant ce billet on se dit qu'au moyen orient il n'y a que 2 responsables ... C'est très certainement la Syrie et l'Iran !

Israel et les ETats Unis sont totalement absent de votre scéma intellectuel.. c'est presque du négationisme à légard des souffrances des peuples de la région...

Regardez AlJazeera ça évite d'avoir un regard tranché sur le moyen Orient surtout qu'elle emet maintenant en anglais ... Mais sans illusion j'ai la désagréable sensation que vous ne changerez pas d'avis sur la question. Les avis préconçus sont les plus difficile à reconsidérer.

http://www.taha.fr/blog/index.php?2006/12/03/171-attaquer-les-americains-sur-leur-propre-terrain
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Un autre billet qui essaye de déméler les choses ..

http://tokborni.blogspot.com/2006/07/au-liban-une-mafiocratie-contre-son.html

Écrit par : Farid TAHA (Dr) | vendredi, 08 décembre 2006

Votre éloge pour "une implication" militaire occidentale dans le dossier libanais relève d’une entreprise hasardeuse. Il est vrai que le Liban passe par des moments très critiques. De nombreux facteurs poussent ce pays vers l’éclatement. L’équilibre confessionnel au Liban est un "équilibre de la catastrophe ", c’est-à-dire que tout changement important mènerait à de graves explosions. Les ingérences américaines et européennes ont toujours été un facteur d’ébranlement de cet équilibre libanais. De plus, la faiblesse des pays arabes, leurs divergences politiques et leur interaction compliquée avec les politiques internationales ont facilité les choses à tous ceux qui ont voulu exploiter le Liban pour des projets et des stratégies politiques ayant pour objectif de déstabiliser la région.
De nombreux facteurs attisent actuellement le feu des conflits confessionnels. Le plus important est la tentative de réaliser les objectifs politiques qui n’ont pu être accomplis lors de la guerre israélo-américaine contre le Hezbollah au Liban en juillet dernier. Saper le pouvoir politique du Hezbollah et le désarmer par la force représentent l’un des principaux objectifs des politiques américaine et israélienne. Liquider politiquement et militairement le Hezbollah réalisera l’un des objectifs de la politique américaine et israélienne. Ce, dans le cas d’un scénario militaire qui viserait à mettre un terme au dossier nucléaire iranien et à liquider le camp radical dans tout le monde islamique.
De plus, le destin du Liban et notamment du Hezbollah relève d’une importance capitale pour le destin de la Palestine. En effet, l’encerclement du mouvement islamique dans les territoires occupés et le renversement du Hamas nécessitent l’anéantissement du Hezbollah, que ce soit en sa qualité de modèle réussi de la résistance contre Israël ou de force de soutien pour le Hamas. Sans oublier que ces deux mouvements sont les deux principaux alliés de la Syrie et de l’Iran dans la région.
Le deuxième facteur qui n’en est pas moins important est la tentative de la Syrie de rétablir son pouvoir au Liban après l’avoir perdu à la suite du retrait de ses forces en application de la résolution 1 595. C’est l’une des plus importantes cartes pour Damas, que ce soit pour jouer un plus grand rôle régional ou pour se défendre face aux pressions américaines visant à renverser son régime. Il est clair que la Syrie estime que le moment est devenu propice pour rétablir une partie de son pouvoir au Liban. En effet, elle estime que le Hezbollah a réalisé une victoire militaire qu’il est indispensable d’exploiter et que l’hégémonie de la majorité parlementaire au Liban est devenue insupportable étant donné le tribunal international sur l’affaire de l’assassinat de Hariri et également la reprise de relations quasi déclarée entre certaines forces de la majorité libanaise d’une part, et Israël d’autre part.
Le principal indice de la proximité de la guerre civile est que les différentes parties de la politique libanaise, le Hezbollah, les forces nationales, les forces islamistes et la coalition du 14 mars, adoptent des initiatives agressives les unes contre les autres. En effet, au nom de la souveraineté du Liban, la coalition du 14 mars revendique sérieusement le désarmement du Hezbollah. Quant à ce dernier, il veut couper court à toute politique ou position visant son désarmement, il veut priver les Etats-Unis et Israël d’utiliser le Liban pour encercler l’Iran et la Syrie et veut aussi traduire sa victoire militaire au cours de la dernière guerre en un pouvoir politique surtout qu’il a présenté de grands sacrifices. De plus, le Hezbollah veut évidemment rétablir une partie de son poids et de sa représentation politique dans les organismes d’Etat perdus suite aux dernières élections et aussi après le retrait des forces syriennes.
La guerre civile semble davantage probable si les deux principaux adversaires visent à réaliser des objectifs supplémentaires à travers des stratégies agressives.
Cependant, la guerre civile au Liban peut être évitée contrairement au cas iraqien. Alors que les grands blocs politiques entrent dans de larges affrontements, le citoyen libanais veut s’en écarter au maximum. Les blocs politiques s’empressent d’obtenir des armes et de s’entraîner, mais les souvenirs amers de la guerre civile (1976-1990) ne peuvent être ignorés. De plus, toutes les parties de la scène politique souffrent de faiblesse. En effet, le Hezbollah est sorti affaibli de la dernière guerre et les habitants du Sud-Liban et du sud de Beyrouth souffrent de conditions déplorables qu’il n’est pas possible d’aggraver par une guerre civile. Quant aux organisations chrétiennes, elles se sont fortement épuisées en conséquence de leur défaite lors de la guerre civile ainsi que durant la période du fort pouvoir de la Syrie et du Hezbollah.
De plus, les forces chrétiennes sont divisées entre elles. Quant au secteur sunnite qui se range sous l’emblème de ce qu’on appelle le courant de l’avenir et la majorité parlementaire, il n’a jamais représenté une grande force militaire sur la scène libanaise et il peut tout perdre s’il entre dans une guerre civile. Par ailleurs, la coalition du 14 mars ne peut risquer d’entrer dans une guerre civile de peur de sortir perdante à cause de sa faiblesse militaire.
Plusieurs raisons poussent aussi les parties étrangères à éviter la guerre civile. Les Etats-Unis et Israël craignent de s’enliser dans un tel conflit d’autant plus que Washington fait face à une véritable catastrophe en Iraq. Ces deux forces craignent la défaite de leurs alliés dans la guerre civile. Ce qui est tout à fait probable. Le fait qui ramènera la Syrie au Liban ou qui obligera même les Etats-Unis à demander son intervention comme ce fut le cas en 1976. Quant à la Syrie, elle craint moins la guerre civile libanaise. Cependant, elle ne la préfère pas pour des raisons similaires. Si elle perd la guerre ou si elle favorise les conditions de l’ingérence internationale, elle se trouvera dans des conditions plus difficiles car elle deviendra complètement encerclée par des forces extérieures et régionales hostiles et sans alliés sur la scène politique libanaise.
L’environnement psychique et politique au Liban se détériore maintenant d’une manière qui peut devenir incontrôlable. Ce qui signifie qu’il sera difficile d’éviter la guerre civile au Liban si l’Egypte, l’Arabie saoudite et les autres parties du régime arabe n’interviennent pas pour trouver une résolution pacifique rapide sur le conflit au Liban.
L’impérialisme occidental a commis des désastres dans cette région, et il est temps qu’il fiche le camp en laissant la place à des acteurs n’ayant pas de haine et de mauvaises intentions. Je pense surtout à des pays comme l’Egypte que les Libanais considèrent avec estime et comme l’unique force équilibrée puisqu’elle n’est ni l’allié, ni le parrain d’aucune des parties du conflit au Liban…

Abdallah

Écrit par : Abdallah | samedi, 09 décembre 2006

L'Arabie saoudite ?!!!

Je suis perplexe d'entendre que vous attendez quoi que ce soit de ce régime...

La solution est entre les mains des américains (accessoirement d'Israel..) et des américains seuls...!

Oslo n'a été possible que parce que les américains ont imposé les négociations à Israel avec ce qu'ils appelaient des "terroristes" comme Arafat et l'OLP !

On peut voir une autre politique au Liban, en Palestine ou en Israél s'il y a une autre politique aux Etas Unis...

Écrit par : Farid TAHA (Dr) | lundi, 11 décembre 2006

Je salue ta position courageuse François, et je ne pense pas qu’on peut la taxer de pro-américain ou de pro-israélien puisque elle est pour une approche critique de l’actualité. J’invite les derniers intervenants de lire attentivement tes interventions précédentes concernant cette région du Monde. Tu as parfaitement raison, François, d’être sévère vis-à-vis de la politique israélo-américaine pratiquée ces derniers temps. Je vais plus loin que toi en insistant sur le caractère stupide de l’Administration Bush au Moyen-Orient. Il est évident que nous ne serons pas dans cette situation catastrophique si les Américains ont écouté la Voix de La France par rapport à la manière d’envisager et de conduire les affaires au Moyen-Orient. La Sagesse Bushienne nous a mis dans des situations dangereuses sans issue favorable…
La politique du Bâton Humiliant (ainsi vue et ressentie dans le Monde musulman !) utilisée par l’Administration Bush a terriblement échoué. Aucun objectif défini comme utile n’a été réalisé. L’invasion américaine de l’Iraq a causé « la naissance et la propagation d’une nouvelle génération de terroristes » plus violente que toutes les générations précédentes. « La guerre contre le terrorisme » prêchée par Washington est perdue non seulement en Iraq mais aussi en Afghanistan. En Iran, le régime islamique s’est radicalisé et rejettera les réclamations relatives au dossier nucléaire. En Syrie, le régime baâtien n’est pas tombé malgré toutes les pressions. Dans les Territoires occupés, les Palestiniens vivent dans des conditions cruelles et inhumaines, et ils ne disparaîtront pas malgré la sanglante purification ethnique exercée sur eux au vu et au su de tout le monde. La guerre folle des Israéliens contre le Liban n’a rien réalisé elle aussi d’utile. Les pressions sur les régimes arabes pour qu’ils deviennent libéraux n’ont pas abouti. Au contraire, ils se sont davantage fragilisés en favorisant le camp extrémiste et en affaiblissant celui des réformistes. Les relations avec l’Islam ont pris un tournant inquiétant…
La politique américaine a mis la région arabe sur des pistes qui mènent directement à la Catastrophe. Israël se trompe lourdement s’il croit capable de gérer les complications de la situation. Les israéliens se trouvent sur le Front, et doivent repenser leur rapport vis-à-vis de leurs voisins. Je trouve regrettable que les Israéliens ne pensent pas à leurs intérêts stratégiques, et le premier de ces intérêts stratégiques est l’obtention d’une paix et d’une entente durables avec ses voisins...
Je suis d’accord avec toi, François, quand tu évoques le confessionnalisme (sunnisme /chiisme). Nous craignons un renversement historique dans les relations entre sunnites et chiites en Iraq, au Liban et dans certains pays du Golfe. Bush a travaillé donc pour l’extrémisme qui se répand dans toute la région, et la question de l’avenir est effrayante dans ce contexte…
Israël est en train de perdre pas seulement sa légende de force militaire imbattable et la sympathie de l’opinion publique occidentale, mais aussi il est en train de perdre le rêve de la normalisation de son existence contestée...
Y a-t-il une solution ? Je pense que la crise actuelle semble durer pour longtemps encore sans une nouvelle réorganisation stratégique des choses dans un cadre islamo-occidental qui respecterait et satisferait le minimum d’intérêts légitimes chez les principaux acteurs…

Mohamed De THOIRAS

Écrit par : Mohamed De THOIRAS | lundi, 11 décembre 2006

Merci François, Merci Abdallah et Mohamed pour vos contributions que je trouve intéressantes et complémentaires pour avoir une vision plus approfondie des problèmes au Moyen-Orient.

Par contre, je demande à Monsieur le Dr Taha Farid qu'il cesse un peu d'être agressif. S'il a quelque chose d'instructus comme disaient les Latins, qu'il le fasse en calme et sans agitation. Il faut savoir qu'il y a aussi des régles comportementales dans l'échange avec les autres.

Croyez-vous qu'il comprendra ? Je l'espère bien.

Paul

Écrit par : Paul | mardi, 12 décembre 2006

Qu'il comprendra ?

Mes propos son gravés sur ce blog monsieur Paul et je vous défie de me sortir ces soi disant propos agressif !

C'est trop facile !

De plus je ne me suis pas présentécomme Dr ni commerien d'autre d'ailleurs autrement qu'avec mon nom et mon prénom...

Croyez-vous qu'il comprendra ?

Oui j'aicompris que vous n'apportez rien au débat:; sauf peut être à jouer à l'instructus accusator !

Farid

Écrit par : Farid TAHA (Dr) | mardi, 19 décembre 2006

Je remercie les commentateurs, quels qu'ils soient, qui ont enrichi le débat autour de cet (ces) assassinat(s).
J'observe qu'il est des domaines très sensibles qui peuvent engendrer des avis fort opposés les uns des autres selon le regard que l'on porte sur l'événement ou selon sa propre sensibilité. C'est normal. Et c'est même très bien.
J'invite seulement les divers intervenants à être respectueux des avis des uns des autres et d'éviter d'user de l'invective : la passion ne peut transgresser la nécessité de courtoisie respectueuse. Cordialement vôtre.

Écrit par : Francois VAN DE VILLE | mardi, 19 décembre 2006

@ je cotoie réguliérement le blog de Farid Taha et j'avoue être surpris des précédents mails .
Cet homme de ma région est courtois .
Il est possible que les thémes puissent déchaînés les passions .
Je considérerai que cet échange ( chaud ) fût passager .
Il est vrai que le net ne permet pas de revenir sur des paroles données puisque écrites et sans retour possible .

Joyeux Noël à vous en famille .

A +

Hubert Rocque de la Ville de Jules Verne à Amiens - 80000 -

Écrit par : Rocque | dimanche, 24 décembre 2006

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