Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 27 octobre 2006

PRÉCISIONS

Il est des moments “comme çà” où soudain la presse s’intéresse à ce que vous avez - ou n’avez pas - dit ou écrit.

J’ai beaucoup trop de respect pour la presse en général pour m’insurger contre ce qu’elle peut parfois publier. Mais, à défaut de tout communiqué officiel ou de déclaration publique à “se mettre sous la dent”, il lui arrive de temps à autre de recueillir ici ou là des “rumeurs et chuchotements" qui courent. Et il peut alors arriver qu’in fine on ne s’y retrouve plus tout-à-fait.

C’est le cas, ce vendredi 27 Octobre, sur des sujets qui n’ont aucun lien les uns avec les autres, sauf que j’y suis mis nommément en cause (ou le groupe UDF), alors que je n’ai fait ni communiqué ni déclaration que ce soit qui eussent pu servir de prétexte à ces rubriques.

Alors j’en suis quitte à faire ici des petites mises au point afin qu’il n’y ait aucun malentendu.

Lire la suite

13:50 Publié dans VIE LOCALE | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 24 octobre 2006

À PROPOS DE LA TORTURE

medium_torture.jpgBILLET du 24 OCTOBRE 2006

Une loi adoptée par le Congrès US, et ratifiée par G.W.Bush, vient de légaliser la torture aux USA.

De fait, le texte voté précise que la torture “est interdite”, mais il ajoute que le Président des USA a le “droit d’interpréter” comme il l’entend - et “en fonction des circonstances” - les Conventions de Genève.

Est-ce une nouvelle forme élaborée du cynisme en politique ?

Quoiqu’il en soit, cette Loi est une formidable régression. On est tenté de dire qu’une nouvelle fois Al Qaïda a gagné : si en effet l’Occident n’est pas capable de défendre ses propres valeurs, qu’est-ce qui le distingue alors de ses adversaires ?

Peut-on oublier que l’Occident a gagné la guerre contre le communisme conquérant (et ses ravages) sans qu’il ait été besoin de tirer un seul coup de feu ? Et ce uniquement parce que l’Occident s'est considéré aux yeux du monde entier comme économiquement plus efficace pour élever le niveau de vie de ses populations, et moralement meilleur par l’espace de liberté qu’il leur ouvrait.

Lire la suite

dimanche, 15 octobre 2006

AU NOM DU TIERS-ÉTAT

medium_FB.jpg

Le pouvoir est verrouillé, le peuple n'y a plus aucune place : on est revenu à l'Ancien Régime.

Depuis un quart de siècle, le pouvoir absolu de cette V° République finissante, appuyé sur des forteresses financières et médiatiques, a réduit le peuple français à la condition du tiers-état de 1789.

Jamais la phrase de Sieyès n'a paru plus juste : "Qu'est-ce que le tiers-état ? Tout. Qu'a-t'il été jusqu'à présent dans l'ordre politique ? Rien. Que demande-t'il ? À devenir quelque chose"

Voilà des années que François Bayrou dénonce la crise de ce régime et la manière dont les clans se l'approprient. Sur ce thème, depuis la tribune de l'Assemblée Nationale, il a pris comme cible les abus de pouvoir et défendu les droits du peuple français et du Parlement.

"Au nom du Tiers-État" : ces textes de combat sont un réquisitoire contre le mépris des citoyens.

jeudi, 12 octobre 2006

QUAND L'OPINION BOUGE

medium_sriimg.jpgJ’ai le sentiment que la lecture du Paris-Match (de ce 12/10) doit avoir un goût amer pour certains grands stratèges politiques, enfoncés qu’ils sont dans leurs certitudes habituelles. Cet hebdomadaire (dont on ne peut soupçonner qu’il ait particulièrement des idées gauchisantes) fait en effet paraître un nouveau sondage des personnalités politiques. Et les résultats ont de quoi surprendre et ébranler bien des clichés établis.

Vous savez le peu de goût que j’ai - par expérience - pour les sondages et la méfiance qu’ils m’inspirent en général. J’ai déjà écrit récemment sur ce sujet une note où j’avais alors fait état d’un sondage réalisé via Internet par “Agoravox” et qui plaçait François BAYROU à des scores jamais égalés, bien devant certaines “vedettes” fort médiatiquement en vue. On s’était aussitôt gaussé sur “ces” sondages Internet, prétextant que près de ±4.000 internautes qui s’étaient exprimé ne pouvaient être représentatifs de toute la population française en âge de voter. Bref : on n’allait pas alors épiloguer sur la valeur des sondages Internet.

Cette fois-ci, (le très institutionnel) IFOP semble pourtant se rapprocher des conclusions du sondage que j’évoquais alors. Que donne en effet celui qu'il a réalisé du 5 au 8 Octobre sur un échantillon de 1007 personnes selon la méthode des quotas ?

C’est assez surprenant. Jugez-en !

Si Ségolène ROYAL devance son comparse ès-médias Nicolas SARKOZY, tous deux sont cependant en baisse : 1 point en moins encore pour Mme ROYAL et 6 en moins pour Mr SARKOZY.
Cela n’a rien de très surprenant puisque chacun d’eux, dans son propre camp, doit affronter critiques et rivalités internes : à ce train-là, s'il n’y est pas mis fin rapidement, ils seront “out” avant même le jour de l’élection. Les vieux démons suicidaires dans leur propre camp sont à l’œuvre, tant au P.S. qu’à l’UMP : on ne change pas comme çà la nature des gens.

Mais, plus surprenant encore, dans ce sondage est le score de François BAYROU : avec une nouvelle hausse de 3 points, voici que François BAYROU devance maintenant..... Nicolas SARKOZY dans le classement des personnalités politiques.
(Oui ! vous avez bien lu: BAYROU est devant SARKOZY !).
De quoi donner des cauchemars à pas mal de donneurs de leçons dont le mépris coutumier n’a d’égal que leur fatuité.

Aucune conclusion ne peut être tirée de ce cliché d’un moment. La seule qu’on puisse émettre est que ce qui était vrai encore il y a quelques semaines ne l’est plus du tout aujourd’hui. Et, vraisemblablement, ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera plus demain ; et encore moins dans quelques mois.

La seule certitude est que l’opinion des français bouge, les regards deviennent différents, des discours jugés hier iconoclastes deviennent aujourd’hui entendus. Les clivages d’hier ne sont plus ceux d’aujourd’hui (et ne seront vraisemblablement plus ceux de demain).

Et, dans cette affaire, le langage vrai et libre d’un BAYROU est devenu plus audible que les vieilles rengaines que nous ressassent certains autres qui ne s’aperçoivent pas que les temps changent et que le système actuel est bien en fin de règne.

14:50 Publié dans SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Politique, UDF

mercredi, 11 octobre 2006

À PROPOS DE LA REPENTANCE

medium_Repentance.jpgBILLET du 11 OCTOBRE 2006

Curieuse maladie que celle qui semble avoir frappé nos sociétés et qui nous installe dans une sorte de mauvaise conscience et de culpabilité à propos de notre passé.

La lecture du récent essai de Pascal Bruckner - “La tyrannie de la pénitence” (Grasset) - est, à ce sujet, particulièrement intéressante.

Ce n’est pas du tout un livre de plus d’un de ces déclinologues comme il s’en découvre tant aujourd’hui : au contraire, c’est un livre tonique, parfois drôle et souvent plein d’humour.

On se souvient d’un précédent ouvrage de ce même auteur - “Le sanglot de l’homme blanc” - qui était déjà une charge sans complaisance contre les errements des pensées tiers-mondistes, sorte de contre-culture occidentale qui trouvait des partisans fervents au sein des intelligentsias occidentales. Il y dénonçait alors cette sorte de masochisme de nos sociétés qui se couvrent "la tête de cendres" en évoquant, par exemple, la colonisation.

Depuis cette dénonciation, on a eu droit encore à la volonté de certains de vouloir substituer une sorte de nouveau génocide prenant la place de celui des juifs ; un débat sur l’esclavage avec cette conclusion - totalement stupide - de Mr Chirac d’instituer une “Journée de l’esclavage” ; un débat sur la loi Taubira qui insulte la mémoire de l’œuvre civilisatrice de la France en la caricaturant en une sorte de machination de négriers ; ou encore cette initiative de Benoît XVI présentant, lui aussi, des excuses.

L’Occident est ainsi sans cesse invité à la haine de lui-même. Et au lieu d’être fiers de notre passé, malgré quelques inévitables ombres, il nous faudrait désormais en avoir honte. Çà en devient outrancier.

Il y a pourtant aujourd’hui plus d’esclaves dans le monde qu’au 18° siècle. Cet esclavage, ce n’est plus dans le monde occidental qu’il existe et que des femmes, des hommes ou des enfants sont exploités : c’est le plus souvent chez ceux-là mêmes qui dénoncent aujourd’hui l’esclavage de l’Occident pour mieux masquer celui qui perdure dans leur société.

Et nous, au lieu d’être fiers de ce que nous avons fait, d’avoir été capables d’abolir l’esclavage, de mettre en place les Droits de l’Homme, d’anéantir deux grands totalitarismes qui voulaient le rétablir, d’être la seule civilisation capable de s’auto-critiquer, eh bien non : on doit entrer, selon certains apôtres de cette auto-flagellation, dans une sorte de haine de soi et de honte de toute notre histoire et de notre passé.

L’essai de Pascal Bruckner n’est pas du tout le discours habituel de la droite (son auteur est de gauche !), mais plutôt l’analyse de ce passage de quelque chose qui est sain et juste - et qui est de l’auto-réflexion - vers la haine de soi et la repentance érigée en système politique et moral.

Cette analyse s’adresse évidemment aux occidentaux mais, prioritairement, aux anciens pays colonisés. Et au bout du temps d’une génération où l’on a permis à ces pays d’accéder à leur indépendance, la colonisation n’est plus une excuse : lorsque, par exemple, Mr Bouteflika, chaque fois qu’il rencontre une difficulté en Algérie, ressort aussitôt la colonisation et ses “horreurs”, c’est un peu facile, si ce n’est léger. Que les historiens fassent toute la lumière sur la colonisation est une chose, mais que les chefs d’États africains prennent eux aussi prétexte de la colonisation pour excuser leur impéritie, leur corruption, leur incapacité à relancer l’économie de leur pays ou enrayer les grandes pandémies qui ravagent leurs populations, c’est parfaitement inadmissible. Et çà, il faut le dire haut et fort.

Il est aussi un autre aspect qu’il faut évoquer : donner mauvaise conscience n’est jamais bonne conseillère. Cette repentance à jet continu non seulement ne nous donne pas plus d’éclairage sur le présent mais, en nous fascinant sur le passé, nous empêche même d’être lucide sur le présent.

Je lisais, il y a peu de jours, un (excellent) article paru sur la “tolérance”. Il expliquait qu’il y a deux conceptions de la tolérance : • l’une c’est la tolérance habituelle, c’est le droit de parler de tout et de critiquer tout. C’est la tolérance au sens du libre examen, dans la grande tradition du rationalisme et des lumières, etc..... • l’autre est cette forme de tolérance qui est en train de naître et, sous prétexte qu’il ne faut pas "froisser les opinions des croyants" (quelle que soit leur croyance), interdit aux gens de parler de quoi que ce soit. C’est de cette façon que naît "l’affaire Renecker", après celle de Benoît XVI, des caricatures danoises, etc.... On a même censuré Mozart !

Et aujourd’hui, au nom d’une conception imbécile de la tolérance, on laisse se juxtaposer des opinions tout autant imbéciles, sectaires, stupides et non contrôlées. Et c’est de cette façon qu’on passe de la "République des lumières" aux communautarismes de l’obscurantisme. Et ce sous l’aval de l’État lui-même qui nous parle de “repentance” et nous institue même une “Journée de l’esclavage” ! Une décision de Mr Chirac qui est un vrai désastre : au lieu de dire “voilà, on a fait jadis des choses qui n’étaient pas bonnes, mais nous avons eu le courage d’en sortir et de critiquer”, on va enseigner dans toutes les écoles de France que nous sommes tous coupables et que nous devons tous nous “couvrir la tête de cendres”.

La tolérance, ce n’est pas s’imposer les uns aux autres de ne rien dire, c’est de s’autoriser à dire des choses qui peuvent être dures, voire pénibles, et de les accepter. Le courage, ce n’est pas de dire du mal de ses ennemis mais de savoir remettre en question ses amis chaque fois qu’il le faut.

(Cette vérité-là, on ferait de la méditer plus souvent en politique. Mais c’est là un autre débat)

Il nous faut donc dire, même à nos amis, que cette espèce de fond de commerce anticolonialiste, çà suffit. Il est urgent de changer de langage.

Pour autant, critiquer la repentance (comme je le fais ici), çà ne vaut pas dire critiquer la lucidité du regard sur le passé. Mais elle doit être totale. Quand on voit qu’on a fait une sorte de procès à un célèbre dictionnaire pour avoir voulu définir le mot “colonisation” comme la “mise en valeur d’un territoire” - ce qui est la stricte vérité - on est dans une sorte de cabotisme.

Il faut être très attentif. Nous risquons d’avoir finalement deux sentiments aussi absurdes l’un que l’autre et qui pourraient se superposer : le premier serait une sorte de "nostalgie" sans objet du passé qui nous empêcherait de regarder l'avenir ; l’autre serait une sorte de "mauvaise conscience" permanente qui nous paralyserait.

Qu’on regarde d’un peu plus près : il n’y a pas en France une seule famille, y compris dans l’immigration, qui, dans sa lignée, n’ait été victime du passé. Qu’arriverait-il si demain les protestants, ou les juifs, se mettaient à dire “nous avons été victimes de persécutions au cours de notre histoire et vous devez vous repentir” ? Nous aboutirions à une cacophonie où la notion même d’État et de nation disparaîtrait au profit d’une sorte de narcissisme des origines qui serait abominable.

Alors redressons-nous. Soyons fiers de notre passé. Avec modestie. Mais fermeté.

jeudi, 05 octobre 2006

Le PRÉ-PROJET de l'UDF

medium_albertini.jpgLe Bureau Politique de l'UDF(*) s'est réuni ce Mercredi 4 Octobre à PARIS autour de François BAYROU.

Après un vaste et très riche débat qui a suivi la déclaration préliminaire de François BAYROU sur l'actuelle situation politique, c'est Pierre ALBERTINI, Député UDF et éminent constitutionaliste, qui a été appelé à présenter le pré-projet de l'UDF.

(Il ne s’agit pas du projet du candidat à l’élection présidentielle même si celui-ci s’en inspirera)

Pierre ALBERTINI a expliqué que l’UDF récuse, contrairement à ce que l'on entend ici ou là, l’imitation servile d’un modèle étranger quel qu’il soit.

L’UDF veut retrouver les fondements de notre pacte républicain :
• l’égalité des chances en donnant à chacun les moyens de s’épanouir
• la solidarité active qui redonne à chacun la dignité
• l’élitisme républicain qui est la promotion sociale en fonction de ses mérites.

Pierre ALBERTINI a présenté ce projet en quatre grands axes :
• la révolution civique a pour ambition d’organiser différemment le rapport entre l’Etat et la société civile.
• un État impartial recentré sur ses missions fondamentales
• une société civile autonome qui libère les capacités de création et d’initiative des individus.
• le service civil pour tous les jeunes
• l’allocation universelle pour les titulaires de minima sociaux
• une nouvelle écologie politique
• fondation d’une nouvelle démocratie : l’UDF propose une VIe République avec un chef de l’Etat responsable, un Parlement de plein exercice et des autorités de régulation et de contrôle indépendantes
• la croissance et la solidarité
• un libéralisme tempéré et régulé
• l’Éducation, la Recherche, l’enseignement supérieur et la culture
• un axe sur la France dans l’Europe et dans le monde.

Ce pré-projet sera proposé pour être adopté le 12 novembre prochain lors du Conseil National de l’UDF. Ensuite, chaque fédération en recevra le texte et pourra s’en saisir. Ce projet ne sera définitivement fixé que pour les législatives de 2007.

(*) Pour la Fédération du GARD, participaient à ce Bureau Politique : Corine CASANOVA, Ariane FOURNIER, Yvan LACHAUD et François VAN DE VILLE

00:55 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Politique, UDF

lundi, 02 octobre 2006

LE DEGRÉ ZÉRO

medium_debat.jpgAlors qu’à l’approche des échéances électorales nous pouvions attendre que s’établisse un grand débat autour des sujets qui préoccupent profondément les français, eh bien non : on a décidé, probablement “en haut lieu”, de vider les poubelles du Rainbow Warrior, de découvrir qu’un certain militaire - qui aurait trempé dans ce complot monté alors de toutes pièces par le locataire de l’époque de l’Élysée - porterait le nom de... Royal. Le propre frère d’une certaine candidate.

Et voilà de suite que les premières pages de nos grands quotidiens “indépendants du pouvoir” (comme chacun sait) font de cet événement “la une” de l’actualité.

Sans vouloir défendre qui que ce soit, qu’il (ou qu’elle) soit de droite, de gauche ou d’ailleurs, nous voici ramenés, par ceux qui ont intérêt à ce que cela soit comme çà, au degré zéro du débat démocratique.

À qui cette absence de débat profite-t’il ? On peut deviner la réponse.

C’est à “çà” qu’est ramenée aujourd’hui la démocratie française en 2006.

Il est plus que temps de la rétablir enfin dans ce pays.