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mercredi, 06 septembre 2006

CONNIVENCE UMP - P.S.

medium_GDF.jpgLe Parlement, réuni en session extraordinaire, est appelé à examiner une proposition de loi en vue de privatiser GDF (Gaz de France), la participation de l’État étant projetée d’être ramenée de 70 à 34% dans le cadre d’une fusion avec Suez.

Sur le fond du débat :

Au moment où nous sommes, c’est-à-dire en pleine crise de l’énergie dont on sait que les coûts vont aller sans cesse croissants, au moment où nous prenons conscience de la réalité des risques climatiques - dus notamment aux rejets de gaz à effets de serre - cette initiative est tout-à-fait inappropriée : l’État doit, en de telles circonstances et plus que jamais, garder la pleine capacité politique de ses énergies.

L’énergie est en effet un secteur stratégique qui doit rester sous contrôle public : remettre ce secteur entre les mains d’entreprises privées, c’est exposer les consommateurs à des enjeux qui seront à l’opposé de l’intérêt général.

Et quand on sait que tout ce remue-ménage a été entrepris sous le - seul ! - prétexte qu’une entreprise italienne pourrait s’intéresser à une entreprise privée française (Suez) : cette conception du “patriotisme économique” que défendent Mrs De VILLEPIN et SARKOZY montre combien est long le chemin qui devrait les conduire vers une conception européenne moins archaïque que la leur.

Sur la forme du débat :

Alors qu’il était Ministre de l’Économie (c’était il y a peu), Mr SARKOZY s’était solennellement engagé devant le Parlement à maintenir GDF dans le giron de l’État. Aujourd’hui qu’il a changé de ministère, il a oublié ses promesses d’hier et s’apprête à laisser privatiser GDF.

Il est vrai que Mr SARKOZY n’en est pas à une contradiction près : on le croyait européen et libéral et... le voici qui donne des gages à ceux qui contestent l’euro fort. Et, en plus, le voici aussi qu’il s’autorise à mettre en garde le gouvernement contre les “dangers de la remise en ordre des finances” de la France (quand celle-ci a plus de 1.100 milliards € de dettes à payer plus les intérêts qui s’accumulent chaque jour !).

Mr SARKOZY se noie décidément dans le flot de ses contradictions. Mais il est vrai, qu’avant lui, il y avait déjà eu de réputés antécédents sous le règne de Mr MITTERRAND.

Mais Mr SARKOZY, lui, peut aujourd’hui tout se permettre : il sait que son parti - qui représente moins de 20% des électeurs qui se sont exprimés - dispose (de par les scandaleuses distorsions du système du scrutin majoritaire sans contrepartie aucune) de la majorité absolue au Parlement. Et tant Mr De VILLEPIN que Mr SARKOZY ne veulent pas s’encombrer d’un débat de fond où les vrais problèmes pourraient être abordés pour mûrir la réflexion des députés et sénateurs avant qu’ils n'engagent l’avenir énergétique de la France : ils veulent, tel un hochet, “leur” fusion GDF-SUEZ et ils l’obtiendront, quel qu’en soit le prix à payer pour les français.

Et, dans cette affaire, que croyez-vous que font les amis de Mme ROYAL ? Eh bien, ils se comportent en parfaits alliés de fait de Mrs De VILLEPIN et SARKOZY : en déposant plus de 130.000 amendements (dont 40.000 pour le seul P.S.), ils savent pertinemment qu’il n’y a plus de débat possible au Parlement et que cette “affaire” sera vite “emballée” dans un 49-3 voté en quelques heures sans aucun dialogue par les seuls députés UMP.

Quand je vous disais que, de fait, les SARKOZY et ROYAL sont de connivence.

14:55 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : UDF, Politique

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