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jeudi, 01 juin 2006

APPEL pour une VIème RÉPUBLIQUE

Les présidents UDF des groupes parlementaires au Sénat, à l’Assemblée et au Parlement européen, Michel MERCIER, Hervé MORIN, Marielle de SARNEZ, et Jean-Christophe LAGARDE, coordonnateur du groupe de travail de l’UDF pour une VIe République, ont tenu une conférence de presse à l’Assemblée nationale le 30 mai dernier pour lancer "l’appel des parlementaires de l’UDF pour une 6ème République".

Dressant le constat de la crise institutionnelle qui bloque toute réforme, ils appellent à un changement de nos institutions, préalable nécessaire au redressement du pays. L’appel des parlementaires UDF pour une VIème République a pour objet de retrouver l’efficacité de la décision publique et la confiance des citoyens dans l’Etat et leur système politique.
Les parlementaires UDF font le constat que la Vème République ne garantit plus l’unité nationale, la stabilité gouvernementale et le bon fonctionnement des pouvoirs publics. Ils expliquent également que la concentration des pouvoirs va de pair avec l’impuissance du pouvoir puisque les grandes réformes pourtant voulues par le pouvoir ont été abandonnées et conduisent à l’immobilisme. Ils soulignent enfin deux dérives de la Ve République : celui qui est élu, le chef de l’Etat, ne gouverne pas et celui qui n’est pas élu, le Premier ministre, gouverne ; la représentation du peuple n’est pas assurée puisque tous les courants d’opinion n’ont pas de députés à l’Assemblée nationale.

Les parlementaires UDF veulent donc fonder une VIème République qui repose sur trois principes : la responsabilité, la légitimité et le contrôle :
 -Responsabilité : le chef de l’Etat "détermine et conduit la politique de la nation" et rend des comptes au peuple;
- Légitimité : le Parlement représente la diversité des opinions et des origines sociales et ethniques grâce à une dose de proportionnelle, le Parlement retrouve également la maîtrise de son ordre du jour et de ses votes pour laisser place au débat, ce "temps pour convaincre"
- Contrôle du pouvoir, enfin, qui doit devenir une règle permanente et garantir la transparence et l’équité pour les Français, ainsi qu'un Etat impartial.

Un blog réservé à cet appel a été inauguré. Il sera destiné à débattre sur les institutions et à recueillir les signatures d’une pétition en faveur d’une 6ème République.

L’UDF a également prévu de tenir des réunions publiques dans toute la France. Le projet de Constitution sera présenté le 4 octobre prochain, date anniversaire de la Constitution de la Vème République.

13:30 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : UDF

Commentaires

TOUTES les constitutions de la France sont nées à l'occasion d'une révolution ou d'une guerre perdue .( V° république -> guerre d'Algérie ).

Nous sommes il est vrai en période de grave crise.Le temps passe vite, le monde évolue vite autour de nous.Tous les commentateurs avisés estiment qu'il reste 5 ou 6 ans pas plus pour faire les réformes drastiques dont la France à besoin et sur les quelles tant de premiers ministres se sont cassés les dents.

Les réformes indispensables consistent en la suppression des privilèges et autres avantages acquis de la caste des fonctionnaires et assimilés : c'est cette Caste qui suce le sang de la France et personne n'ose l'affronter, d'autant plus que ce sont les deux partis de gouvernement : Socialistes d'une part et UMP-ex-RPR d'autre part qui ont construit et renforcé cette caste au fil des ans. Il faut dire que cela entre bien dans la culture socialo : ainsi , hier je crois, ségolène Royale a proposé la création d'une "école des parents " avec , bien sur, à la Clef la création d'un wagon supplémentaire de fonctionnaires.
Soyons sérieux, on n'a pas besoin d'envoyer des parents apprendre leur métier de parents pour les mettre en face de leurs responsablités!!!
Socialo et UMP sont donc des alliés objectifs .C'est pourquoi tous deux étaient pour la constitution européenne
car celle ci adoptée, quel merveilleux alibi pour conduire les réformes indispensables :

exemples :
réforme du Code du Travail : c'est pas nous c'est l'Europe
qui nous y oblige
réforme de la fonction publique : c'est pas nous c'est l'Europe qui nous y oblige
réforme de la fiscalité : c'est pas nous c'est l'Europe
qui nous y oblige
Privatisations : c'est pas nous c'est l'Europe
qui nous y oblige
etc...

Le Hic c'est que les 60% de français qui s'abstiennent ou qui votent pour les extrèmes, ( reste 40% de l'électorat que se partagent socialo et UMP : vous appelez cela une démocratie ?) et qui ont voté NON au réferendum pour la Constitution Européenne, ne sont pas des imbéciles : simplement ils n'ont pas droit à la Soupe, eux, ni au beurre et à l'argent du beurre, eux.

Il y a bien d'autres réformes à apporter dans la Constitution : responsabilité pénale du Chef de l'état, par exemple et surtout réforme de la haute fonction publique la où l'irresponsabilité, la cooptation, et l'inamovibilité règnent sans partage.

Si l'on veut faire une nouvelle constitution qui soit légitime il faut faire élire une assemblée constituante dont la vocation soit de proposer, de débattre, d'approuver et d'instaurer la nouvelle Constitution.

Comme nos institutions ne prévoient pas une telle procédure ( s.e.o.o.) cela ne pourra se faire qu'à l'occasion de graves troubles, voir de guerre civile.

Faire faire une nouvelle constitution par les deux assemblées réunies en congrés à Versailles aboutirait à un Clône de la V°, une VI° pourvue des mêmes télomères que la V°et donc vouée à disparaitre très rapidement.

Ceci dit, l'UDF a raison de demander une nouvelle Constitution, au moins cela lancera le débat.

Amicalement votre.

Écrit par : Bellanger | vendredi, 02 juin 2006

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