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lundi, 29 mai 2006

ANNIVERSAIRE D'UNE DÉFAITE

Voici un an, ce 29 Mai, la France a perdu la bataille de la construction de l’Europe.

Étrangement, il se trouve aujourd'hui des "individus" - comment les appeler autrement ? - pour fêter l’événement comme s’il s’agissait d’une victoire. Alors qu’il s’agit bien d’une défaite de la France dans l’œuvre historique qui fut toujours la sienne de construire une Europe de paix et de partage des valeurs et dont elle fut l’une des co-fondatrices.

On critiquait déjà Mr Chirac pour ses scandaleuses célébrations des défaites françaises - comme la présence de notre Charles-De-Gaulle pour fêter le désastre de Trafalgar - et son silence honteux quand on aurait du célébrer la victoire glorieuse de nos armes quand celles-ci ont contribué au rayonnement de la France. Mais Mr Chirac semble faire aujourd’hui école puisqu’il se trouve aujourd’hui des "célébrants" de cette autre défaite de la France. Ces gens-là marchent décidément tous sur la tête !

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vendredi, 26 mai 2006

INDESCENCE

Mr CHIRAC vient d'amnistier "son ami" Guy DRUT, champion olympique de grande mémoire, mais par ailleurs reconnu coupable par la Justice de graves malversations financières.

Cette amnistie lui permet de retrouver un siège fort "juteux" au sein du Comité International Olympique.

C'est insolent et indescent.

Que ce soit sous le règne du PS ou celui de l'UMP/RPR - ce qui revient au même - ces gens-là se placent résolument au-dessus de la Loi et estiment que celle-ci ne peut d'aucune manière les éclabousser. Ils font partie, eux, de la "race supérieure" que rien ne peut ni ne doit atteindre. Les autres - les manants, les citoyens de deuxième zone, ceux qui veulent sortir de cette gange - peuvent par contre subir le fléau de la Loi dans toute sa rigueur.

Cette "race supérieure" se croit tout permis et n'entend évidemment pas que d'autres qu'eux puissent détenir ou partager une bribe du pouvoir qu'ils exploitent au profit de leurs "petits arrangements entr'amis".

Il y a bien, dans le système en place, deux poids, deux mesures : l'État a été confisqué à leur profit.

Et pour qui Mr CHIRAC travaille-t-il donc ?

À méditer.....

dimanche, 21 mai 2006

LÉGISLATIVES 2007 dans le GARD

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental de l'UDF du GARD
communique :


Les institutions de la V° République, dans leur esprit, sont ainsi conçues que ce sont les élections présidentielles - précédant de quelques semaines les élections législatives - qui seront l’élément déterminant qui fixera les conditions dans lesquelles les partis politiques présenteront ensuite, dans chaque circonscription, leurs propres candidats. Les candidatures déjà “officiellement” déclarées ici ou là pour ces législatives relèvent donc de la “politique fiction”, si ce n’est du parfait folklore.

Mais, dès à présent, les partis politiques, et leurs instances départementales, doivent se mettre en ordre de marche pour préparer ces échéances.

L’UDF du GARD s’y emploie activement. Avec, pourtant, un élément nouveau : l’UMP a pris, contre toute attente, l’initiative de présenter “officiellement”, sur la 1ère Circonscription du GARD, un candidat UMP contre le Député sortant UDF Yvan LACHAUD. Ce qui est, de la part de l’UMP, le signe d’une volonté claire de rupture, contrairement à 1997 et 2002.

Le Conseil Départemental de l’UDF du GARD, en accord avec nos instances nationales et conformément à nos statuts, en prendra acte et sera donc appelé à enregistrer et entériner les “candidatures à la candidature” de :
1ère Circonscription : Yvan LACHAUD, Député sortant
2ème Circonscription : Claude De GIRARDI, Conseillère Municipale Déléguée à l’Éducation en Mairie de NÎMES (Député sortant : Étienne MOURUT, UMP)
3ème Circonscription : Jean-Luc CHAPON, Maire d’UZÈS (Député sortant : Jean-Marc ROUBAUD, UMP)
4ème Circonscription : Jacques GRAS, Maire de VÉZENOBRES (Député sortant : Max ROUSTAN, UMP)
5ème Circonscription : Ariane FOURNIER (Député sortant : William DUMAS, P.S.)

Ce sont, évidemment - en temps opportun et en dernier ressort - nos instances nationales qui valideront ces candidatures et accorderont ensuite leur investiture.

Faut-il pourtant rappeler que l’objectif essentiel n’est pas de battre tel ou tel Député en place (surtout parce que ce serait un UMP !), mais de refonder nos institutions et rebâtir une France dans laquelle les citoyens seront réellement associés aux décisions économiques et sociales ?

Nous ne constatons aujourd’hui que trop qu’avec le système du “parti unique” UMP/RPR qui détient actuellement et à lui seul tous les pouvoirs - et que défend contre vents et marées le “machin” en place - ça ne marche pas et que nos institutions sont aujourd’hui gravement dévoyées et profondément discréditées, tant en France qu’à l’étranger.

Pour cet énorme chantier de reconstruction de la France, nous aurons donc besoin de toutes les énergies, de toutes les volontés, d’où qu’elles viennent. Mais nous devons aussi, parallèlement, empêcher que certaines idéologies passéistes, défendues par une gauche ringarde et hors du temps, détruisent systématiquement tout ce qui a pu être acquis de positif jusqu’ici.

Toute l’UDF du GARD est bien mobilisée pour cela derrière François BAYROU et aux côtés de son Président Yvan LACHAUD.

04:50 Publié dans VIE LOCALE | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : UDF

mardi, 16 mai 2006

À PROPOS du DEVOIR DE MÉMOIRE

Le 10 Mai 2001, la Loi Taubira a proclamé l’esclavage “crime contre l’Humanité”. Le Président de la République vient curieusement de décider que c’est chaque 10 Mai qu’on célébrera la mémoire de l’abolition de l’esclavage alors que l’Histoire nous enseigne que c’est le 27 Avril 1848 qu’il fut aboli en France par Victor Schoelcher. La mémoire sélective de Mr Chirac nous joue encore un de ces tours dont il est décidément le spécialiste.

Presque au même moment, des parlementaires turcs sont venus à Paris pour demander que l’Assemblée Nationale rejette une proposition de Loi réprimant toute négation du génocide arménien de 1915 et qu’on efface la mémoire de cet épouvantable crime de l’état ottoman.

On ne peut que rapprocher ces deux faits concomitants. Car, quelles que soient les thèses qui s’opposent à ce propos, force est bien de constater qu’en 1915 il y a eu plus d’un million d’arméniens massacrés par l’empire ottoman - et dans quelles horribles conditions ! - soit la moitié de cette population. Depuis, les turcs s’obstinent à vouloir ignorer cet ignoble “crime contre l’humanité”. Leur entêtement constitue l’un des obstacles majeurs à la (très hypothétique) entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.
La question de fond qu’il faut se poser aujourd’hui est pourtant celle-ci : est-ce le rôle d’un Parlement d’écrire l’Histoire, de dire si, là, il y a eu “esclavage” et “crime contre l’humanité”, et, ici, (ce qui est pis), “génocide” et “crime d’état” ? Arrêtons cette confusion des rôles.

Nous multiplions déjà à souhait les devoirs de mémoire : pour exemple de ces seuls derniers jours, le 8 Mai, on célébrait la mémoire de la capitulation du nazisme allemand ; le 9 Mai, celle de l’acte fondateur de l’Europe. ; le 10 Mai, la mémoire de l’esclavage. Le 11, les fournisseurs de nos gerbes de fleurs commémoratives ont enfin pu souffler un peu....

Pourquoi les députés français doivent-ils donc délibérer pour écrire l’Histoire, quitte ensuite à se dédire, comme ce fut le cas récemment à propos de l’aspect positif de la colonisation qu’ils avaient précédemment reconnu ? Pourquoi encore aujourd’hui délibérer pour affirmer le génocide arménien ?

Et, parallèlement, les députés n’ont dénoncé ni le génocide cambodgien, ni celui rwandais où la France y a pourtant joué un rôle fort trouble ?

On tait aussi ces rivalités d’ethnies qui se mutilent et s’auto-détruisent. A-t-on réagi avec la vigueur qu’il fallait face à l’ethnocide bosniaque, ses camps de concentration ? On les a enfermés dans un pesant silence pour que la communauté internationale n’ait pas trop à se rappeler le souvenir d’autres funestes précédents.

Parle-t-on encore aujourd’hui avec la vigueur souhaitée de cet autre ethnocide assorti d’esclavage qui se poursuit au Soudan ?

On stigmatise aujourd’hui l’horreur de l’esclavage. Et pourtant, soit par pudeur ou encore par calculs géopolitiques, on tait encore ces centaines de millions d’esclaves toujours soumis de par le monde entier.

Quand, encore aujourd’hui, Mr Bouteflika se sert du passé algérien de la France pour escamoter les innombrables manquements aux droits de l’homme du gouvernement algérien, quelles protestations élevons-nous ?

Notre Parlement a parfois, lui aussi, la mémoire sélective. Si le sujet n’était si grave, on dirait que c’est du grand guignol.

On use un peu trop, à mon sens, du devoir de mémoire. On en a assez de ces discours qui finissent par devenir plus nuisibles que pédagogiques : on dénature notre passé, notre Histoire, l’immense œuvre civilisatrice de la France, sous prétexte que des pages de gloire ont pu avoir en contrepartie - et ce qui, dans le contexte d’alors, était inévitable - quelques pages plus sombres. Voici que nous devrions rougir et nous culpabiliser de notre œuvre et de celle de ces millions de français qui ont contribué à bâtir des nations et laisser à ceux qui leur ont succédé un héritage inestimable.

Arrêtons cette farce ! Même si nous avons un Président dont l’auto-flagellation tourne à l’obsession maladive.

Nous avons institué en France une société de culpabilité permanente. L’honneur de la France, et celui de la civilisation qu’elle a portée partout jusqu’aux antipodes, a toujours été de condamner tous les usages contraires aux droits de l’homme et pratiquées depuis l’antiquité partout dans le monde.

Pourquoi, aujourd’hui, devrions-nous nous couvrir la tête de cendres et nous réfugier dans ces commémorations maladives? Mr Chirac a même envoyé notre porte-avions Charles De Gaulle pour commémorer la défaite des armes de la France à Trafalgar ; et on a escamoté la célébration d’Austerlitz qui est l’un des plus beaux fleurons de toute notre Histoire quand nous allions porter vers des peuples opprimés à travers toute l’Europe les idéaux de la révolution française !

Mr Chirac a fait de la France un peuple honteux de lui-même.

Mais, fort souvent, nous instrumentalisons aussi la mémoire du passé pour.... mieux escamoter notre présent.

Puisque nous sommes ici sur le registre de l’esclavage, comment peut-on tolérer que partout dans le monde, et même chez nous en France - et jusqu’au cœur de nos cités - comment peut-on tolérer que des dizaines de millions de filles, de femmes ou de compagnes doivent subir l’esclavage de mâles dominants au nom de valeurs d’une religion qu’ils dévoient en interprétant ses édits comme cela les arrange ; de mâles qui enferment ces femmes depuis leur plus jeune âge dans les quatre murs de leurs maisons, de leurs appartements ou de leurs gourbis, leur interdisent tout contact, tout accès à la culture et à l’épanouissement de leur personne, les réduisent à l’état de sous-produits du genre humain ; à qui encore ils interdisent même de sortir sans être “tenues en laisse” par des mâles qui s’imposent à elles pour mieux les contrôler et les tiennent enfermées dans des tenues contraignantes, voire même dans des burkas pour n’en faire, dès leur plus jeune âge, que des ombres enveloppées de leur linceul ?

Face à cet esclavage-là qui se répand partout de par le monde et jusque sous nos yeux et devant nos portes, que faisons-nous? Quelle défense des droits de l’homme apportons-nous ? Eh bien, nous allons gravement sur nos monuments pour commémorer l’abolition de l’esclavage, célébrer la victoire des droits de l’homme.... et nous apportons nos gerbes de fleurs ! Quelle dérision !

Si le sujet n’était si grave, nous dirions encore que c’est du grand guignol.

Réveillons-nous. Sortons de ces hypocrisies complices. Brandissons avec force nos valeurs. Cessons de les mettre sous le boisseau de nos petits arrangements politiques.

mercredi, 10 mai 2006

20° JOURNÉE de l'EUROPE

À quelques dizaines d’heures du 9 Mai - 20° édition de la Journée de l’Europe - j’ai eu le plaisir d’accueillir, aux côtés de Mr le Maire de NÎMES et en ma qualité de Délégué aux Affaires Européennes, S.E. André ERDÖS, Ambassadeur de HONGRIE en FRANCE, invité pendant deux journées par Mr Jean-Pierre BOULAY, Président de la Maison de l’Europe de NÎMES et sa région.

J’en profite au passage pour rendre hommage à la Maison de l’Europe qui contribue si bien à expliquer à nos concitoyens les institutions européennes, leurs moyens et objectifs. Ses animateurs - en grande majorité des bénévoles, européens passionnés - y font un travail admirable et de qualité.
S.E. André ERDÖS (et son épouse) avaient, pour leur séjour à NÎMES, un emploi du temps très chargé, allant de la visite des monuments et sites romains, au concert de musique hongroise (Lizst, Brahms, Bartok, mais aussi l’austro-hongrois Lehar, etc....), des visites d’entreprises nîmoises de haute technologie, conférence publique, colloque à l’Académie de NÎMES, réceptions officielles, etc....

J’ai eu le privilège d’avoir avec S.E. André ERDÖS un long aparté en tête à tête et où j’ai pu découvrir chez ce diplomate de haut rang un homme de grande culture, d’une riche connaissance des peuples de l’Europe Centrale et ayant une maîtrise étonnante de la langue française qu'il pratique avec une grande connaissance de son vocabulaire.

S.E. André ERKÖS a pu m’évoquer les espoirs qu’avait fait naître la construction européenne chez les pays européens placés longuement sous le joug soviétique ; même s’il a rappelé que la Hongrie - un peu comme la Pologne - avait été l’élève plutôt frondeur du Pacte de Varsovie et du régime communiste alors imposé à tous ces pays de derrière le rideau de fer.

Ces espoirs ont été depuis plutôt déçus par la conjoncture économique ambiante mais aussi et surtout par le “non” à l’Europe opposé, voici maintenant un an, par la France puis la Hollande, soulignant au passage le côté un peu surréaliste de ce “non” de protestation contre le fonctionnement des institutions européennes et qui a abouti.... au maintien dans le statu quo ante du dit fonctionnement contesté, avec à la clef l’application poursuivie et totalement désastreuse pour nos propres intérêts du Traité de Nice.

Il a proclamé sa foi en la reprise indispensable de la construction européenne en espérant que de nouvelles formes permettront l’adoption par tous du Traité Européen déjà ratifié par 15 pays (bientôt 16) sur 25 pour la remettre enfin en marche.

Cette visite a permis une excellente prise de connaissance des impératifs européens et renforcé l’amitié avec un pays et son peuple qui nous ont tant apporté au cours de notre Histoire.

La Hongrie est bien l’un des piliers de cette construction européenne que tous appellent de leurs voeux.

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jeudi, 04 mai 2006

IMMIGRATION : à côté de la plaque !

Depuis 30 ans, le problème de l’immigration empoisonne la vie politique française : pour les uns, il faut ouvrir grandes les portes et régulariser tous les clandestins, pour les autres, il faut empêcher toute nouvelle immigration. Et chaque nouvelle majorité qui arrive au pouvoir reprend le sujet et légifère de nouveau : depuis 1974, les textes réglementaires ont déjà été changés 34 fois.

Ceci est révélateur de notre incapacité de mettre en œuvre une politique d’immigration claire, reposant à la fois sur la durée, le pragmatisme, le réalisme, l’humanisme et l’efficacité. Cette incapacité n’est qu’une des carences dont souffre notre société. Et même quand une Loi est votée par le Parlement après d’interminables palabres, les décrets d’application, plusieurs années après, ne sont toujours pas publiés et la Loi reste lettre morte (c’est le cas pour la Loi de 2003 qu’avait fait adopter un certain.... Nicolas Sarkozy). C’est bien le signe qu’on ne parvient pas, malgré les apparences, à créer une véritable adhésion de tous autour de ce problème.
J’entendais récemment un parlementaire (ami) rappeler les 3 piliers de notre tradition républicaine : • citoyenneté • laïcité • égalité. Il est bon de ne pas oublier ces règles alors que l'on verse de nouveau dans un de ces débats purement politiciens comme on ne cesse d’en offrir le spectacle.

Rappelons d’ailleurs au passage que les socialistes, qui affectionnent tant ce genre de débats, n’ont pas toujours fait preuve d’esprit de responsabilité lorsqu’ils étaient au pouvoir : on ne peut que les inviter aujourd’hui à une grande modestie.

Le problème de l’immigration est donc un véritable défi : un défi pour la France, oui ; mais aussi et surtout un défi pour l’Europe toute entière. L’action à mettre en œuvre doit au moins épouser ce contour européen, nos vraies frontières étant bien désormais celles de l’Europe et non plus celles de notre petit hexagone. Ce qu’on oublie un peu trop souvent.

L’immigration “subie” aujourd’hui, “concertée” ou “choisie” (peut-être demain ?), doit d’abord être une immigration “responsable”.

Mais il est fort à craindre que cette immigration “choisie” - qui nous est aujourd’hui proposée par une loi (de plus !) dans notre cadre hexagonal - ne remplacera pas l’immigration “subie” mais se superposera tout simplement à l’autre. Car vouloir éradiquer l’immigration “subie” sans s’attaquer aux causes réelles de ce mal, c’est-à-dire sans parler de coopération et de développement des pays d’origine, c’est se lancer dans une aventure vouée à l’échec.

Le meilleur moyen de dissuader les candidats à l'immigration, c'est de leur donner les moyens de vivre dans de bonnes conditions chez eux, d’y encourager l'instauration de régimes démocratiques, d’y lutter contre la corruption, de faire en sorte que l'aide internationale arrive à destination et d’engager des efforts gigantesques pour enrayer les pandémies.

Ce n’est qu’une fois les causes de ce mal abordées avec réalisme et volonté qu’on pourra ensuite s’interroger sur les mesures hexagonales proposées aujourd’hui et dont nul ne sait si l’état de déliquescence où se trouvent aujourd'hui l’État et nos gouvernants autorisera qu’elle puisse être appliquée avant longtemps, si ce n’est jamais.

Mais, puisqu’une fois encore, il est proposé de légiférer dans le cadre de notre petit hexagone, il est un certain nombre de questions que soulève la Loi proposée et qui restent sans réponse : • est-il raisonnable, dans un pays qui compte aujourd’hui ±5 millions de demandeurs de vrais emplois, d’envisager d’y faire venir des “cerveaux” venus de pays en voie de développement quand ils y seraient certainement plus utiles sur place pour construire ceux-ci ? • quelles sont les perspectives offertes à ceux qui sont déjà présents en France et qui fournissent le plus gros contingent de nos demandeurs d’emploi ? • quels moyens leur donne-t-on pour parvenir à une véritable intégration dans notre société et le monde du travail ? • quels moyens donne-t-on aux ZEP, à nos écoles, aux quartiers sensibles pour que ces populations, leurs enfants, apprennent à parler français, découvrent nos valeurs, apprennent nos us et coutumes alors que, sans cet apprentissage, ils sont tous voués à l’échec ? • quels moyens sont donnés pour éradiquer la polygamie, la polyandrie qui sont une plaie dans notre société et en “pompent” une importante substance des aides sociales au détriment des autres ayant-droits “normaux” ? • quels moyens sont apportés pour rétablir l’égalité des droits et particulièrement ceux de la femme dans ces foyers désorientés ou “récupérés” pour être mieux exploités ?

Alors, qu’on légifère sur l’opportunité d’organiser des “grand-messes” au cours desquelles on remettrait à ces immigrés leur carte de séjour ou de nationalité française, qu’on soumette cette délivrance à la connaissance de notre langue et de nos lois, pourquoi pas ? Mais est-ce là l’essentiel ? Et abroger la Loi qui autorise la délivrance de la carte de résident après un séjour de 10 ans sur notre sol, n’est-ce pas favoriser à terme la clandestinité de ces populations ?

Je ne crois pas, pour ma part, que c’est en gadgétisant le problème qu’on le résoudra durablement. Ce n’est pas davantage en empruntant la phraséologie d’idéologies extrémistes - et sans hésiter de tomber dans le populisme le plus stérile - qu’on contribuera à la nécessaire cohésion nationale et le large consensus autour d’un vrai projet qui attaque le mal à sa racine.

Nous sommes, une fois de plus, “à côté de la plaque”.

04:50 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Politique