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lundi, 29 mai 2006

ANNIVERSAIRE D'UNE DÉFAITE

Voici un an, ce 29 Mai, la France a perdu la bataille de la construction de l’Europe.

Étrangement, il se trouve aujourd'hui des "individus" - comment les appeler autrement ? - pour fêter l’événement comme s’il s’agissait d’une victoire. Alors qu’il s’agit bien d’une défaite de la France dans l’œuvre historique qui fut toujours la sienne de construire une Europe de paix et de partage des valeurs et dont elle fut l’une des co-fondatrices.

On critiquait déjà Mr Chirac pour ses scandaleuses célébrations des défaites françaises - comme la présence de notre Charles-De-Gaulle pour fêter le désastre de Trafalgar - et son silence honteux quand on aurait du célébrer la victoire glorieuse de nos armes quand celles-ci ont contribué au rayonnement de la France. Mais Mr Chirac semble faire aujourd’hui école puisqu’il se trouve aujourd’hui des "célébrants" de cette autre défaite de la France. Ces gens-là marchent décidément tous sur la tête !


On entend à cette occasion des discours fort étranges. Certains s’étonnent même qu’après le référendum il ne se soit rien passé depuis. Comment cela pouvait-il en être autrement ?

Nous avons eu, avant le référendum, la plus belle collection de menteurs qu’on pouvait imaginer réunir et qui, tous, ont laissé croire qu’il y avait un “plan B” pour la construction de l’Europe. Nous avons alors été fort nombreux à dénoncer cette supercherie : mais les français ont cru ces mensonges et ceux qui les proféraient. On connaît depuis la réponse et ses conséquences désastreuses.

On entend aussi étrangement aujourd’hui certains s’approprier la “gloire” de ce qu'ils prétendent être une “victoire”. Ils s’entre-déchirent même pour en revendiquer une part, qu’ils s’agissent des Le PEN, De VILLIERS, FABIUS, BUFFET et autres bateleurs de tribunes dont nous avons été abreuvés alors des discours ineptes. On oublie un peu trop que la plus importante contribution à la défaite du “oui” vient surtout de Mr CHIRAC qui n’a pas manqué une seule occasion, une seule maladresse, une seule manœuvre, un seul seul contresens pour qu’il en soit autrement. Le 29 Mai 2005, les français n’ont pas dit “non” à l’Europe : ils ont dit “non” à Mr CHIRAC et à la caricature qu’il avait faite de l’Europe. Le rejet, pour l’essentiel, vient de là et non pas spécialement de la brochette d’usurpateurs qu’on entend aujourd’hui.

Alors, quand certains s’étonnent que, “malgré les 55% de non”, il ne s’est rien passé depuis, nous sommes en plein surréalisme. La Constitution proposée alors au suffrage des français était bien conçue pour mettre fin aux incohérences cumulées et constatées dans le fonctionnement de l’Europe que tous déplorions, pour la doter enfin de règles démocratiques plus souples, mieux accompagner son évolution et être plus proche des citoyens. Mais 55% de français ont répondu qu’ils ne voulaient aucun changement, qu’ils voulaient, de fait, le “statu-quo”. En toute logique, il ne pouvait donc plus rien se passer puisque tous les traités antérieurs restent en vigueur malgré leur rigidités, les États ne voulant nullement que les signatures les engageant ne soient pas respectées.

Et demain ? Difficile réponse quand on constate que la constitution rejetée par la France et les Pays-Bas a bien été approuvée par l’immense majorité des pays européens et que ceux qui l’ont déjà ratifié - ils sont 16, et même bientôt 17 ! - ne sont nullement décidés à tout recommencer..... parce que les français, dans leur petit hexagone, ont dit “non” pour des raisons essentiellement de politique intérieure franco-française. (Idem, ou presque, pour la Hollande)

On peut donc être partagés entre le sentiment du respect du verdict du référendum français et la nécessité pour la France de faire de nouveau partie de l’Europe dans la plénitude de ses droits ; et rétablie dans l’influence qui fut toujours la sienne au long de son Histoire.

Que cela plaise ou non, il faudra bien un jour trouver un compromis conforme à l’intérêt des français sans pour autant prétendre détruire ce que nos partenaires ont ensemble construit et ratifié jusqu’ici. Nos politiques et nos diplomates ont “du pain sur la planche”. Il faudra beaucoup d'habilité, de patience - et aussi de temps perdu - pour y parvenir.

Commentaires

L'INDIVIDU que je suis est fier d'avoir voté NON au referendum du 29 Mai sur le Constitution Européenne, pourtant je ne suis ni d'extrème gauche ni d'extrème droite.

Je connais beaucoup d'individus qui comme moi en ont eu marre d'entendre tous les médias dire qu'il fallait absolument voter OUI.

CHIRAC n'est pas seulement une fripouille, c'est en plus un homme dangereux : il fallait l'entendre dire que la Turquie devait obligatoirement entrer dans l'Europe parcequ'il s'y était personnellement engagé !

Pour qui se prennait-il , pour Louis XIV ?

Chaque jour un nouveau scandale de corruption ou de passe-droit vient éclore.

Vous dites qu'il ne s'est rien passé après le 29 mai : erreur : il y a eu la crise des banlieues : elle aussi a surpris les beaux commentateurs.

Tous ces jeunes à l'avenir bouché qui n'attendent que d'avoir 25 ans pour toucher le RMI se sont justement révoltés contre ce système.

On dit que l'Inde est une société castique : ce n'est rien à coté de la France .Il ya la Caste constituée par les adhérents à la pensée unique, La caste des vrais privilégiés : les fonctionnaires : innamovibles, intouchables et qui mènent une vie douillette et sans risque, La Caste des très riches qui déguerpissent épouvantés par la pression fiscale, et la France d'en bas , celle qui n'arrive pas à joindre les deux bouts, la France des jeunes méritants et surdiplomés et qui malgré tout ne trouvent pas d'emploi, la France de ceux qui, suivant l'exemple des gens du pouvoir , traffiquent et trichent pour s'en sortir.

Il y a eu le CPE, c'eut été une vrai chance pour une foule de jeunes sans formation d'approcher le monde du travail :
Ceux qui ont défilé dans la rue sont les fonctionnaires et dans les universités les fils de fonctionnaire où ceux qui aspirent à le devenir.

Et maintenant l'affaire Clear-stream : il fallait entendre Pujadas à la TV parler des "faux listings " comme s'il était établi, prouvé que ces listings étaient faux .Le juge qui essaie d'y voir clair est déssaisi et sanctionné.

Dans cette France en décomposition on nous propose une Europe technocratique et opaque où chaque citoyen a le sentiment que son destin lui echappera vraiment.

Le NON à la Constitution était un coup de hache dans le Tronc du pouvoir socialo-ump-rpr qui étend son ombre sur la france depuis 30 ans ou plus.

Il en faudra d'autres, ils viendront en leur temps jusqu'à ce qu'il s'écroule dans un grand bruit.

signé : un individu à qui on ne fait pas avaler n'importe quoi.

Écrit par : Bellanger | mardi, 30 mai 2006

Je suis bien d'accord avec vous cher François Van de Ville, la semaine su 29 mai est bien triste pour la France.. C'est à l'UDF et aux jeunes de reprendre le flambeau de cette belle idée qu'est l'Europe! A montpellier avec le syndicat étudiant IDEE dont j'ai la charge, nos récents élus ainsi que l’ensemble des étudiants européens se rendront toute la semaine Place de l’Europe pour des tractages posthume pour le OUI et une distribution de kits de soins « tu l’as vu où ton Plan B ? ». Espérons que les Jeunes UDF relèveront les défis européens de demain. Je suis convaincu qu'il faut à leur tête une équipe nouvelle et solide. C'est pourquoi j'espère que comme moi vous soutenez la candidature de Quitterie Delmas à la Présidence des Jeunes. Comme vous le savez surement un de mes colistiers (je suis 6e, il est 8e) s'appelle Michel Buisson !

RÉPONSE de François VAN DE VILLE :

Très cher ami,
Je vous remercie de votre commentaire et croyez combien je me réjouis de voir les Jeunes UDF relever le gant du défi européen. L'avenir de l'Europe, c'est bien vous les jeunes.
Quant au soutien de tel ou tel(le) candidat(e) à la Présidence Nationale des Jeunes UDF, j'ai - vous le comprendrez et en ma qualité de Secrétaire Départemental de l'UDF - un devoir de réserve absolu. Je ne peux donc afficher aucune préférence, ce d'autant que sur une liste figure l'actuel Président des Jeunes UDF du GARD - Ludovic Bouix - et sur l'autre notre excellent ami commun Michel Buisson. Et ils sont tous deux membres du Bureau Départemental tant des Jeunes que des Aînés !
Le choix démocratique des jeunes sera nécessairement le bon, j'en suis certain.
Bon courage pour votre campagne et votre action chez les étudiants.
Amicalement vêtre. Et au plaisir de notre prochaine r'encontre.

Écrit par : Louis-J Aleman | jeudi, 01 juin 2006

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