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mercredi, 15 mars 2006

POUR UN DIALOGUE LUCIDE

François VAN DE VILLE
Membre du Bureau Politique National de l'UDF

communique :

1°/ Le chômage des jeunes frappe plus durement en France que chez la plupart de nos partenaires européens. C’est une situation dont il faut clairement analyser les raisons et à laquelle il faut mettre fin.
Le CPE aurait pu être une (éventuelle) réponse à ce grave problème s’il n’incluait de lourdes erreurs d’appréciation. Les mesures d’accompagnement annoncées par Mr le Premier Ministre ne peuvent les atténuer.
Il est nécessaire que le CPE retourne au plus tôt face à la représentation nationale pour être profondément réexaminé. L’usage du 49-3, qui a muselé les parlementaires lors du premier examen de ce texte et empêché toute proposition d’amélioration, a été, en cette circonstance, une décision aussi inutile que scandaleuse et dont on mesure aujourd’hui les conséquences.

2°/ la précarité frappe aujourd’hui en France tous ceux qui ont un emploi, quelle que soit leur tranche d’âge, des plus jeunes aux plus âgés. Elle frappe tout autant nombre d’entreprises dont la pérennité est aujourd’hui menacée face à l’émergence d’économies nouvelles qui mettent à mal leur compétitivité sur tous les marchés.
Face à cette situation, il faut redonner à tous nos concitoyens de meilleures chances d’emploi en balayant tout ce qui est susceptible de freiner celui-ci.
L’actuel Code du Travail est, par ses rigidités issues d’un autre temps, l’un de ces freins.
Il est nécessaire que l’ensemble des partenaires sociaux se concertent pour remettre à plat l’ensemble de ce Code devenu aujourd’hui obsolète et en faire un instrument de l’amélioration des conditions et des chances de chacun sur le marché de l’emploi.

3°/ on ne peut que condamner fermement les groupuscules minoritaires et autres manipulés qui saccagent nos établissements et détruisent les matériels pédagogiques.
On ne peut que condamner tout aussi fermement les mêmes qui empêchent le fonctionnement de la démocratie interne et refusent le droit de s’exprimer à ceux qui veulent poursuivre leurs études pour tenter d’obtenir, dès cette année, les diplômes qu’ils espèrent, alors qu’ils constatent que cette possibilité ne cesse de s’éloigner dans les circonstances actuelles.
L’accès à l’enseignement est un droit imprescriptible que nul groupe, sous quelque prétexte que ce soit, ne peut enfreindre.

4°/ il a toujours été constaté que les désordres sont une arme à double tranchant : ils lassent vite les populations dans leur profondeur, quel que soit le bien-fondé des demandes exprimées. Ils sont à terme stériles.
On ne peut qu’inviter qu’il y soit mis fin rapidement et que soit ouvert entre tous les partenaires un dialogue lucide.

12:05 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Savoir qui a le pouvoir en France est plus importannt que de réfléchir sur les avantages et les inconvénients du CPE. L'alliance de petites minorités manipulatrices des étudiants, des symboles de la fausse gentillesse contemporaine et de la presse vendue fait plier le gouvernement depuis trop longtemps, si celui ci cède la possibilité d'une réforme s'éloigne, et celle de révolutions violentes se rapproche.
Les étudiants qui subissent la force des gauchistes et des média ont besoin de savoir que la démocratie, la vote et la justice leur permettront de faire valoir leurs droits. Si ce n'est pas le cas ils utiliseront la force ...

Écrit par : Surtout ne pas cèder au pouvoir des gauchistes | mercredi, 15 mars 2006

hé hé hé :le C.P.E : "Contrat Première Enculade "
C'est du Santini dans le texte , hé éh hé

Écrit par : l'ébroicien | jeudi, 16 mars 2006

Participant déjà à un débat "CPE" sur le blog d'un autre parlementaire (J.-J. Descamps, UMP) où je rencontre pas mal de contradicteurs, je vous laisse une copie du communiqué de presse quant à la

POSITION DE LA CONFERENCE DES PRESIDENTS D’UNIVERSITE
Voté le 15.03.2006

Les présidents d’université partagent l’inquiétude
des étudiants sur leur avenir:
ils souhaitent l’implication de tous dans la recherche d’une solution
1. Le phénomène actuel de mobilisation des étudiants contre le CPE n’est plus limité à quelques universités. Même si la situation est très évolutive, la tendance des deniers jours est à une extension du mouvement. 2. Dans ce contexte, les présidents constatent qu’existe une réelle inquiétude des étudiants sur leur avenir et ils la partagent. De fait, même si les diplômes facilitent l’insertion professionnelle, nos étudiants sont aussi touchés par les problèmes de chômage et de précarité. Ils ressentent le CPE comme un instrument d’aggravation de ces problèmes et de fragilisation de leurs formations. Les présidents d’université ne peuvent adhérer sans réserves à quelque mesure que ce soit qui entretiendrait cette inquiétude et mènerait à une dégradation de la reconnaissance des diplômes universitaires.
3. Par ailleurs, les présidents rappellent qu’ils sont responsables sur leur campus de la sécurité des personnes et des biens, de la liberté d’expression et de la pérennité des activités de formation et de recherche. Ils ont aussi le souci de sauvegarder la valeur des diplômes, premier facteur de l’insertion professionnelle. Ils ne peuvent donc être favorables au blocage des bâtiments.
4. Dans ce contexte, il leur apparaît absolument indispensable que le gouvernement prenne une initiative significative attendue par beaucoup dans la communauté universitaire et, afin de débloquer la situation, que la discussion soit relancée, Le retour à une situation normale suppose que soit renoué le dialogue avec les organisations syndicales concernées. Cette initiative peut concerner le texte même du CPE.
5. D’un point de vue pratique, la CPU rappelle que les présidents s’attacheront à rechercher toutes les mesures propres à permettre la validation correcte de l’année universitaire.

Voté par 46 votes pour et 2 contre (sur 49 présidents présents- 1 n’ayant pas pris part au vote).

Écrit par : Denis | jeudi, 16 mars 2006

Je suis moi même un de ceux qui sont chargés de faire respecter le Code du Travail.
Je confirme ce que vous expliquez: Non seulement ce Code est rigide mais il est aussi lourd et touffu.
Les conséquences sont de deux ordres:
1) Il devient de plus en plus compliqué d'être chef d'entreprise et d'employer du personnel.
2) l' inspection du travail se voit confinée dans ses bureaux du fait de procédures de plus en plus complexes et ne va pas suffisamment dans les entreprises (travail au noir, sécurité et santé des employés).

Il en est de même en ce qui concerne le Code de l' Environnement : les agents chargés de l'inspection des installations classées pour la protection de l' environnement passent 80% de leur temps à instruire des dossiers et ne peuvent aller que très peu sur le terrain où pourtant ils devraient être principalement. Par ailleurs, créer une industrie devient un challenge tel que beaucoup renoncent ou vont à l'étranger.

La compléxité croissante de la réglementation conjuguée avec une pénalisation aussi croissante dans une logique de principe de précaution (les inspecteurs appliquent la loi " à la lettre" par crainte de poursuite et le bon sens peu à peu a quitté l' administration) conduisent peu a peu le pays vers un déclin inéductable et un accroissement du chômage si on ne réforme pas profondément le système actuel.

Écrit par : J. GIROUD | dimanche, 19 mars 2006

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