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samedi, 04 mars 2006

ÉCOLE de la RÉPUBLIQUE (Suite)

La note parue ici sous le titre ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE ? le 12 Février dernier a fait grand bruit.

On se souvient que je m'étais insurgé sur le fait qu'une récente circulaire de l'Éducation Nationale avait créé des distorsions de droit entr'élèves de nationalité française selon l'appartenance ou non à une autre nationalité de l'un quelconque de leurs ascendants.

J'ai eu rapidement un entretien très fructueux avec Mr l'Inspecteur Départemental d'Académie du GARD - homme de grande écoute et dont j'ai apprécié la vive intelligence - et qui m'a assuré vouloir faire corriger au plus tôt les effets de cette circulaire.

J'ai saisi par ailleurs Mr le Député (UDF) du GARD, Yvan LACHAUD.

Celui-ci vient de me faire parvenir la copie d'un courrier qu'il a adressé à Mr Gilles De ROBIEN, Ministre de l'Éducation Nationale, et dans lequel il lui fait part de ses "interrogations".

Espèrons que la raison et le droit seront rapidement rétablis au sein de nos établissements d'enseignement.

07:30 Publié dans SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Par l'intermédiaire de Mr Yvan LACHAUD, Député UDF du GARD, que j'avais saisi de ce problème de l'enseignement de certaines langues étrangères dans les écoles de la République et dans des conditions très particulières que j'avais dénoncées, Mr Yvan LACHAUD a communiqué la réponse de Mr Gilles de ROBIEN, Ministre de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche - Ministre qu'il avait saisi à ce propos - et voici la teneur de la réponse du Ministre :

".... Vos interrogations portent sur la circulaire du 9 Août 2005 et son annexe, et plus précisèment sur les conditions dans ledsquelles un élève peut recevoir un enseignement de Langue et Culture d'Origine (LCO).
Les engagements de la France au plan international à l'égard des enfants étrangers rfelèvent des 2 textes suivants :
• d'une part, la Convention Internationale relative aux droits de l'enfant, adoptée par l'Assemblée Générale de l'ONU le 20/11/1989.... prévoit dans son article 29.1 que les . Le principe selon lequel l'éducation doit viser à inculquer à l'enfant le respect de sa langue d'origine ne semble pas créer une obligation à la charge de l'État de mettre e, œuvre un système particulier d'apprentissage de cette langue, il valide par contre les accords intergourvernementaux intervenus entre la France et certains États en vue de mettre en place cet enseignement.
• d'autre part, dans le cadre de l'Union Européenne, la directive 77/486/CEE du Conseil du 25/7/1977 visant la scolarisation des enfants des travailleurs migrants, dispose dans son article 3 que .
Si cette disposition n'eimpose pas aux États membres d'assurer directement à chaque enfant migrant un enseignement de langue maternelle étrangère, elle leur impose en revanche de prendre des mesures en vue de favoriser le développement des enseignements de langue maternelle étrangère.
Les accords intervenus entre la France et les pays concernés par l'ELCO précisent tous que les enseignants sont recrutés et rémunérés par les pays d'origine. Ces accords sont négociés État par État et publiés au J.O. de la République.
J'espère avoir ainsi répondu à vos préoccupations et vous remercie de l'intérêt que vous portez à l'enseignement en faveur des enfants issus de l'immigration.
Gilles de ROBIEN

Écrit par : Gilles de ROBIEN | lundi, 03 juillet 2006

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