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mercredi, 15 février 2006

L'AFFAIRE CLEMENCEAU

"Nous apparaissons comme un pays qui n’est pas capable de traiter ses propres navires quand il les met à la retraite, qui n’est pas capable de traiter ses déchets dangereux comme l’amiante, et qui n’est même pas capable d’avoir un trajet sécurisé avec des documents prêts pour que le bateau soit traité et accueilli comme il le convient" (François BAYROU).

Cette déclaration traduit bien le malaise que ressentent tous les français devant le pitoyable spectacle de la fin de ce vaisseau qui a été longtemps l'orgueil de notre marine.

Ce malaise est d'autant plus vif quand on constate tous les mensonges dont on a entouré les conditions de son désarmement et de son désamiantage. Nul ne semble être aujourd'hui en mesure d'estimer, même de façon approximative, la quantité d'amiante qu'abritait ce navire, ni davantage le volume d'amiante qui a été effectivement retiré avant son exil.

Qui d'entre nous non plus n'a pas éprouvé un certain malaise devant le fait que l'on exportait ce qui restait d'amiante pour exposer de pauvres bougres indiens au périlleux travail d'en débarrasser ce qui en restait dans ce bâtiment ?

Sur un plan plus politique, cette affaire aura fait pour le moins une victime : Mme ALLIOT-MARIE, notre Ministre de la Défense Nationale, qui a couru le risque d'endosser cette opération avec beaucoup d'assurance. Elle est aujourd'hui désavouée. On la pressentait comme un possible "ange blanc" dans le paysage des candicats à l'élection présidentielle. Cet ange semble avoir brûlé ses ailes dans le naufrage du Clemenceau.

19:00 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0)

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