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lundi, 26 juillet 2004

À PROPOS DE LA MAJORITÉ

BILLET du 26/7/2004

En Juin 2002, dans la foulée de la réélection de Jacques CHIRAC, le cartel électoral constitué par le RPR, Démocratie Libérale et une infime partie de l’UDF parvenait à rassembler un tiers de l’électorat. Deux ans plus tard, ce cartel ne représente plus que 16,6% des votants, soit 1 électeur sur 6. Et ce sont aujourd’hui les socialistes qui manquent - de peu - de réunir à leur tour un électeur sur trois.

La bipolarisation souhaitée il y a deux ans n’aura été qu’un déjeuner de soleil : à eux deux, l’UDF avec ses 12% des voix et le MPF avec ses 7 % - même si ces deux-là ont quelques points de divergence sur la conception de l'Europe - réunissent plus de voix que l’UMP. Et si l'on ajoutait à ceux-là les 10% - supposés majoritairement de droite - des voix du FN....

Un éditorialiste écrivait récemment que “l’UMP était une fausse bonne idée”.

Faut-il pour autant parler d’échec de la majorité ?

Sous la Vème République,l’existence de plusieurs familles politiques au sein de la droite n’a jamais empêché le fait majoritaire. Du temps du Général De Gaulle où, à l’inverse d’aujourd’hui, la tendance “souverainiste” était majoritaire, les républicains indépendants de Valéry GISCARD d'ESTAING qui, tous, plaidaient pour une Europe fédérale, n’en participaient pas moins au gouvernement, d’accord qu’ils étaient avec lui sur la nécessité de moderniser la France, quelle que puisse être la vision des uns et des autres sur la construction européenne.

Même chose sous François MITTERRAND dont la conception si personnelle du socialisme savait tirer parti du réformisme social-démocrate d’un Jacques DELORS et du nationalisme pointilleux d’un Jean-Pierre CHEVÈNEMENT.

Contrairement à la guerre, la politique s’exprime par addition et non par soustraction : quand on élimine son adversaire, c’est qu’on a su le séduire. Mais pas le détruire. Vouloir l’humilier équivaut au contraire à créer les conditions de son propre isolement. Les récentes consultations électorales en sont une évidente démonstration.

Un membre éminent (UMP) du Gouvernement rendant récemment visite au Maire (UDF) de Meudon lui déclarait : “Pour être ensemble, il faut se respecter. Quand chacun se sent respecté, la confiance règne. Et quand la confiance est là, l’union est possible”.

Puisse ce message être entendu.

À PROPOS DU 49-3

L’actuelle session du Parlement va se clore sur un échec très regrettable : la volonté d’obstruction aveugle et systématique des socialo-communistes - qui ont présenté des milliers d’amendements en usant à l’excès tous les recours aux plus élaborés des dictionnaires des synonymes - a contraint le Gouvernement à user, pour sortir de cet enchevêtrement, de l’arme extrême du 49-3, c’est-à-dire de l’adoption de l’important projet de Loi sur la décentralisation sans que le Parlement puisse en débattre.

Et pourtant ce projet méritait amplement qu’il soit examiné avec soin car il se révèle qu’il était nécessaire qu’il soit largement amélioré. Certains députés ont souhaité que cet examen soit reporté à la session de rentrée. Le Gouvernement a choisi - on peut le regretter - d’en finir dès avant les vacances.

Les socialo-communistes portent aujourd’hui une très lourde responsabilité et ce sont les français, et nos institutions, qui devront en payer le prix.

Peut-on faire confiance à semblables irresponsables ?

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