Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 29 juin 2016

HOLLANDE/SARKOZY : DES IMPASSES

L'entretien de François BAYROU à l'EXPRESS après le "Brexit" : où en est l'Europe ?

L'interview sur ce lien.

mercredi, 27 avril 2016

BLANCHE NEIGE ET SES NAINS

"Hey oh (la gauche)…."

 

Nous voilà curieusement revenu à l'ère de ce célèbre refrain du film "Blanche-Neige" où 7 nains chantaient en chœur "On rentre du boulot", avant de découvrir dans leur étroit logis une blanche jeune fille (nécessairement vierge et innocente de tout travers) qu'une méchante reine acariâtre et jalouse voulait faire périr.

Voilà une image symptomatique de l'état actuel de la gauche où les 7 nains de Walt Disney ont été remplacés par 40 ministres, tous aussi impuissants les uns que les autres pour combattre la mégère - traduisez maintenant 'le (cruel) chômage" - qui menace leur existence à tous, et où les paroles "On rentre du boulot !" ont été remplacées désormais par un exigeant "Nous on veut du boulot !"

On serait tenté de trouver cette parodie ridicule s'il ne s'agissait, en vérité, de la tragique situation du gouvernement de la France qui se cherche un avenir. Bien "Foll" est celui qui a pu inventer pareille image pour échapper à situation si désespérée.

"Pouet pouet, la gauche !", "Tsoin tsoin, la gauche !" : voilà encore quelques slogans de réserve pour entraîner ce qui reste encore des électeurs de gauche. Les voilà maintenant sauvés !

Courage, les gars ! Les nains piochaient dur dans la mine sur l'air du "Pic pac, Pic pac !" à la recherche de diamants. Aujourd'hui, ils ont trouvé des sous-marins qui vont produire des milliers d'emplois aux travailleurs.... (euh ?) australiens.

Ah non ? Aussi à des travailleurs français ? Je ne sais plus ! Bon : çà sera pendant 50 ans au moins  la grande solidarité obligée franco-australienne ! Que gagne qui pourra !

Persévérez donc braves gens : le trésor de votre élection est au bout de votre pioche. "Pic pac, Pic pac !".

Génial quand même, ce Le Foll ! Au fait, de quoi est-il le ministre ?

lundi, 28 mars 2016

DROIT DE RÉPONSE

Politique

Je n'ai nulle intention de réveiller ici un épisode depuis longtemps oublié.

Mais, devant certaines affirmations parues récemment dans différents organes de presse et où mon nom a été prononcé, je tiens à préciser que le Maire de Nîmes - Mr Jean-Paul Fournier - ne m'a pas retiré de délégations à titre personnel : les résultats obtenus dans l'exécution de mes délégations n'étaient nullement contestés ni même contestables et avaient toujours reçu son entier soutien. Mais Mr Fournier les a retirées au Président du Groupe UDF que j'étais aussi et que je suis resté durant tout son 1er mandat.

Et ce parce que mon groupe avait unanimement décidé de ne pas participer (Décembre 2003) au vote en Conseil Municipal d'une délibération rejetée précédemment par la Commission des Finances (présidée alors par le 1er adjoint, Mr Yvan Lachaud, lui-même Président aussi de l'UDF du Gard et avec lequel je travaillais en étroite collaboration) et que les informations complémentaires que mon groupe avait ensuite sollicitées officiellement par mon intermédiaire lui avaient été refusées. Mon groupe, en son entier, avait donc décidé de ne pas participer au vote de la délibération présentée mais incomplètement informée selon les règles du CGCT (*). Mais il n'a voté ni contre, ni ne s'est abstenu à son propos : il n'y a donc jamais eu aucune rupture formelle de la majorité municipale de la part de l'UDF (puis du MoDem) sous mon mandat de Président de ce groupe (jusque 2008).

Malgré cet incident de procédure, mes relations personnelles avec Mr Jean-Paul Fournier n'en ont jamais été affectées : elles sont toujours restées mutuellement empruntes de respect et de courtoisie. Et celui-ci, en accord avec moi, m'a ensuite confié de nouveau, peu après, les délégations que je souhaitais remplir et m'a même fait siéger au sein d'autres importantes instances délibératives, y compris régionales.

(*) CGCT : Code Général des Collectivités Territoriales qui, notamment, fixe le droit à l'information de tout élu avant d'avoir à en délibérer et auquel je me suis référé pour justifier la non participation de mon groupe lors du vote de cette délibération litigieuse.

Dont acte.

14:28 Publié dans VIE LOCALE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique

vendredi, 01 janvier 2016

MES VŒUX pour 2016

mouvement démocrate,politique

mercredi, 27 mai 2015

LE PITRE

sarkozy.jpgJe suis effaré devant le lamentable spectacle auquel se livre sur les estrades Mr Sarkozy.

Je ne reviendrai pas sur l'utilisation du mot "Les Républicains" : je me suis déjà expliqué par ailleurs à ce sujet.

Mais les numéros de pitre auquel se livre publiquement Mr Sarkozy, et ce de façon systématiquement récurrente, abaissent la fonction présidentielle - fonction à laquelle il prétend cependant accéder de nouveau - à un niveau jamais vu : lamentable ! De Gaulle doit se retourner dans sa tombe.

Si Mr Sarkozy continue comme çà, quoiqu'avec Mr Hollande on croyait avoir déjà touché le pire, Mr Sarkozy va finir par nous faire regretter ce dernier : un comble !

vendredi, 08 mai 2015

LA RÉFORME DE L'ENSEIGNEMENT : L'ÉCHEC ANNONCÉ

BILLET du 8 MAI 2015

Rarement une réforme entreprise par un gouvernement, de quelque tendance politique soit-il, voit surgir une telle levée de boucliers contre celle-ci et que ce gouvernement veut, cependant, imposer contre vents et marées. Que ce soit de la part des enseignants eux-mêmes, de leurs syndicats, mais aussi d'écrivains, de philosophes, de personnalités du monde culturel, de politiques de tous bords, et même, maintenant, de chancelleries étrangères (qui s'émeuvent justement du volet supprimant les écoles bilingues), certaines interventions relèvent d'une indignation mal contenue tant cette réforme les révolte. Certains n'hésitent pas à affirmer que l'école de la République est désormais en danger !

enseignement.jpgDe quoi s'agit-il en fait ? De la réforme de l'enseignement scolaire menée par Mme Najat Belkacem, Ministre actuelle de l'Éducation Nationale, celle-ci ayant la charge régalienne de former les futurs citoyens de notre Nation qui seront appelés, demain, à prendre les rênes de la France et de prolonger, en l'enrichissant à leur tour, sa mission multi-séculaire dans le monde.

Mission régalienne, ai-je dit, mais mission ô combien fragile si on veut préserver ce bien précieux qu'est l'héritage qui nous est momentanément confié et qu'il faut préserver pour le transmettre ensuite, avec l'intégralité de ses valeurs, aux générations à suivre. Nul n'a donc le droit, même une Ministre passagère, de "jouer" avec ce bien précieux, même au nom d'une idéologie d'un moment de notre Histoire, pour satisfaire quelque facilité que ce soit.

UN "CERTAIN" ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE

Dans le cadre de cette réforme, j'observe que celle la plus souvent décriée est celle de l'enseignement de l'Histoire : celui-ci ferait dorénavant rentrer une sorte d'idéologie rampante à travers les programmes.

Pour exemple, dans les classes de 5ème, on y introduirait désormais certains enseignements dits "obligatoires", et d'autres dits "facultatifs". Ceux "obligatoires" feraient donc obligation à tout élève de les suivre, et ceux dits "facultatifs" offriraient à tout élève de ne pas y assister du tout. La bonne aubaine de sécher les cours !

C'est donc un enseignement à 2 niveaux qu'on préconiserait. "École de l'Égalité ?" s'interrogent ceux qui veulent défendre les valeurs de la République.

On est saisi aussi de constater, par un autre exemple qui a frappé tous les observateurs (même s'il n'est pas un élément essentiel du débat), que la "découverte de l'islam" deviendrait un enseignement qui serait désormais "obligatoire" pour tous, mais la découverte du judéo-christianisme, comme celle de tout ce qui a suivi la chute de l'empire romain, celle de l'émergence des empires carolingien et byzantin, celle qui a tracé les routes du commerce et des échanges culturels - et qui sont pourtant devenus vecteurs de nos cultures d'aujourd'hui - ces découvertes-là, elles, ne seraient plus que.... "facultatives" ! On peut comprendre les émois suscités.

On peut comprendre aussi, par ces seuls constats, que dans une nation pétrie depuis des siècles de ces échanges et de ces courants qui ont formé si profondément son identité, qui a construit son unité avec toute cette Europe à laquelle elle appartient désormais, celle notamment de Charlemagne depuis le 8° siècle, on peut comprendre la stupeur de beaucoup, même en reconnaissant qu'une découverte rénovée de l'islam est devenue, dans le monde d'aujourd'hui, une réelle nécessité. Mais, à découverte de valeurs égales, l'enseignement doit rester égal pour tous. Et non pas facultatif au gré d'une idéologie du moment.

L'HISTOIRE DÉFORMÉE : À QUELLE FIN ?

En exemple encore, dans cette longue et riche histoire de notre nation, faite aussi de "hauts" comme de "bas" (quelle nation a échappé à ces vicissitudes ?), pourquoi leste-t-on si lourdement les pages que l'on juge désormais "culpabilisantes" - celles des inévitables erreurs, celles du colonialisme, celles des guerres et des crimes qu'elles ont pu entraîner - et pourquoi en rajoute-t-on sur ces sujets des tonnes et des tonnes, quand, parallèlement, tout ce que notre nation a fait de bien depuis 20 siècles pour le progrès de l'homme, est pratiquement gommé ?

Autre exemple encore : l'enseignement de l'Histoire en 4ème préconise des programmes "thématiques" et non plus des programmes "chronologiques". Et le tout teinté d'une bonne dose d'humanisme "bon marché" avec, en arrière-plan, des thématiques moralisatrices. Alors que toutes les "histoires", de quelque nation à laquelle elles appartiennent, ne sont écrites que d'enchaînements de faits précis qui se sont succédés et les entraînant les uns aux autres. Aucune explication n'est désormais enseignée pour comprendre ces enchaînements, ni sur les personnages essentiels qui ont joué un rôle déterminant dans les décisions prises, ni dans la recherche sur leurs causes profondes. Si on veut aller plus loin encore dans cet exemple, en classe de 4ème, on enseigne toujours "l'histoire de l'Europe et du monde du 17° au 19° siècle". Mais l'Europe qu'on y enseigne n'est abordée que sous le seul angle de la colonisation, des empires coloniaux, de l'exploitation des continents et de leurs richesses et.... des traites négrières ! Comme si l'Europe se réduisiat exclusivement à la colonisation et à l'esclavage ! De civilisation apportée (notamment dans les domaines de la santé et du développement), de la pacification imposée dans des peuplades précédemment perpétuellement ensanglantées de constantes guerres tribales, nulle mention n'est plus citée.

QUE SONT DEVENUES LES "LUMIÈRES" ?

Alors qu'au 18° siècle, on a vécu les premières révolutions, celle des "lumières", celle de la révolution scientifique, celle de la naissance de l'esprit critique, de la naissance ausi de la démocratie, de la préparation de la révolution française et des droits de l'Homme, l'encyclopédie de Diderot et de d'Alembert, c'est aussi Newton, la naissance des grands musées en Europe, la volonté de démocratiser les connaissances, etc...., eh bien tout ceci, dans la réforme proposée, "passe à l'as", il devient "facultatif", tout comme Voltaire, l'affaire Calas, celle du Chevaler de la Barre, la naissance du monde intellectuel, etc..... Mais la colonisation et l'esclavage.... on en a fait l'essentiel à retenir de ce 18° siècle !

Enfin, pour poursuivre cette démonstration sur le seul volet de cette Histoire "revue et corrigée", on ne peut qu'observer encore  l'esprit d'auto-fragellation avec lequel on la rapporte. Par exemple encore, la 1ère guerre mondiale - celle de 14-18 - n'est abordée uniquement que sous les aspects de sa violence inouïe et de ses millions de morts et d'amputés. Mais, curieusement, on y inclut même.... le génocide arménien ! C'est fort bien qu'on n'oublie pas les arméniens, mais est-ce cela qui explique les origines de cette guerre si marquante de l'Histoire de notre continent ?

Comment, pour finir, comprendre encore la longue et riche période du romantisme si vous ne savez pas qu'il est une réaction violente et nostalgique contre la révolution française et contre les lumières et le classicisme de notre 17° siècle ? Oui, c'est vrai, ce fut une sorte de contre-révolution : il faut le dire. Mais si vous ne le savez pas, si cela n'est plus enseigné, vous ne pouvez rien comprendre à ce qui a tant marqué notre histoire littéraire et intellectuelle lors de cette période du romantisme. L'important, c'est donc de connaître la chronologie de notre Histoire, celle a conduit à la naissance de cette période particulière, comme tant d'autres, et que nous ne pouvons ni ne devons ignorer.

LE TOHU-BOHU DE NOTRE ENSEIGNEMENT

Toutes ces phases de notre Histoire sont donc désolidarisées, désarticulées les unes des autres, alors qu'il serait nécessaire, au contraire et pour mieux les comprendre, qu'on explique les enchainements qui les ont guidées. Le chronologique est donc une donnée indispensable si on veut comprendre l'Histoire.

L'idée directrice de la réforme voulue par Mme Najat Belkacem semble donc être que l'enseignement est prioritairement destiné à "fabriquer" des citoyens. C'est bien, c'est un bel objectif. Mais comment le faire ? Et la réponse qu'elle apporte n'est une immense, voire une dramatique erreur. Je l'affirme.

L'enseignement, c'est d'abord transmettre des connaissances, c'est le plaisir - voire la passion - de les découvrir, et ce n'est pas autre chose. C'est encore transmettre la compréhension du monde. C'est alors, mais alors seulement, que tout ceci est nécessaire pour "fabriquer" des citoyens (pour reprendre la terminologie officiellement utilisée), mais des citoyens pleinement éclairés. Il faut respecter l'ordre des choses et non pas les inverser.

Mais "fabriquer" des citoyens, ce n'est pas donner des cours de morale à jet continu. Or, dans le projet de Mme Najat Belkacem, on expose surtout les théories du "développement durable" à toutes les sauces, de la "croissance verte", on développe l'horreur du "capitalisme dévastateur", etc…. Non pas qu'il ne faille pas en parler du tout, mais faire des programmes un gigantesque "cours d'instruction civique" à la sauce "3ème gauche", c'est totalement dévastateur. C'est même décérébrant.

Autre idée encore de Mme Najat Belkacem, c'est de supprimer les classes bilingues, et de tout qui donnait accès à une sorte "d'excellence" de notre enseignement. Mais son idée à elle, c'est que tout ce qui est "excellent" est forcément "discriminant". Elle en fait une sorte d'obsession. En fait, il faudrait donc supprimer les classes d'excellence pour éviter de discriminer ceux qui ne pourraient y accéder. C'est le nivellement absolu par le bas  de tout notre enseignement.

Mais on maquille ce projet en préconisant parallèlement l'apprentissage d'une 2ème langue étrangère dès la 5ème. On serait tenté d'applaudir une telle initiative. Mais il faudrait pourtant, et prioritairement, qu'ils apprennent la 1ère langue, celle véhiculaire qu'ils doivent utiliser chaque jour, c'est-à-dire le français, la langue de toute communication dans le pays où ils vivent. Les langues étrangères, c'est un plus, un complément, pas une substitution. Mais quand on constate qu'aujourd'hui 35% des élèves qui rentrent en 6ème sont en situation d'illettrisme, dont 7 à 8% d'analphabètes absolus, 15% qui ne sont pas capables de lire un texte en le comprenant, et le reste dans l'état de ne déchiffrer que consonne par consonne le texte qu'ils ont sous les yeux sans en rien comprendre de son sens. Et l'on retrouve approximativement les mêmes proportions chez les étudiants de 18 ans ! Voilà donc que Mme Najat Belkacem veut rajouter 2 langues étrangères en sus de la langue française, celle que beaucoup ne connaissent même pas !

Au lieu de viser les collèges, Mme la Ministre ferait mieux de réformer l'enseignement dans les CP : c'est là que tout se joue, y compris l'avenir des élèves sur le long terme. Mais çà, Mme Najat Belkacem semble l'ignorer.

Enfin, puisque l'on parle de la langue française, je n'évoquerai pas ici le caractère désormais "facultatif" de l'apprentissage du latin et du grec qu'on veut éloigner totalement de fait de l'enseignement général. Pourtant, comment apprendre une langue, surtout quand il s'agit de sa langue du quotidien, si l'on ne connait même pas la racine et le sens d'origine des mots que l'on utilise ? Ce n'est pas la moindre cause des indignations qui s'expriment et venant de toutes parts.

Mais il est vrai que si, déjà, on néglige l'enseignement du français élémentaire (puisque tel est le constat que chacun fait), à quoi cela peut-il servir d'enseigner en sus ses racines, c'est-à-dire le latin et le grec ? Est-ce encore pour des raisons idéologiques, contre l'esprit d'excellence qu'est fait ce choix, pour encore éviter de "discriminer" ceux qui ne sont pas en capacité d'y accéder pleinement ?

On assiste donc à un nivellement de notre enseignement par le bas, et non plus vers l'excellence. C'est ravageur !

INCAPACITÉ ?

Je ne connais pas personnellement Mme Najat Belkacem, ni eu le plaisir de la croiser. Elle est peut-être une femme charmante, enrichie des différentes cultures dont elle est issue, ce qui peut être une chance pour elle.

Je n'épiloguerai pas non plus, comme certains le font, sur les raisons de son échec renouvelé au concours d'entrée à l'ENA, échec auquel elle s'est heurtée à 2 reprises successives : ceci ne peut être un critère d'appréciation de ses autres capacités. Mais une carrière ensuite d'attachée parlementaire sous différents tuteurs, puis celle de juriste de passage, apportent-elles les qualités suffisantes à quiconque pour recevoir ensuite la responsabilité énorme de devenir le principal guide de l'enseignement et de la formation des futurs citoyens qui feront demain notre nation ? Ses décisions, en la circonstance ici évoquée, m'en font douter.

Pour être à la hauteur d'une telle mission, il faut avoir les tripes de cette nation collées au ventre avant de pérorer sur un sujet que, manifestement, elle ne maîtrise pas, ou si mal. Et l'onction présidentielle qu'elle a reçue pour ce faire ne lui accorde aucune qualité supplémentaire pour cela. Hélas !

Au très modeste poste d'où je m'exprime ici, cela me fait mal, précisément pour la France elle-même.

Il fallait que je vous le confie.

dimanche, 18 janvier 2015

LIBERTÉ et FRATERNITÉ

 

valeurs-citoyennes-saglamer-1764x800.jpg

 

La liberté d'expression ne doit jamais mettre en péril l'obligation absolue du "vivre ensemble".

 

Toute liberté doit donc avoir ses règles qui fixent sa part de responsabilité collective, donc arrêtent ses propres limites.

 

Sinon, une liberté qui perdrait le respect d'autrui dans ses différences ou ses convictions intimes deviendrait vite une prison où nous nous enfermerions nous-mêmes.

 

Le mot "liberté" n'autorise pas d'oublier le sens du mot "fraternité" : ces deux valeurs fondamentales de toute société - et de notre République - sont indissociables l'une de l'autre.

 

mercredi, 07 janvier 2015

MESSAGE OUVERT à Mr Jean-Paul FOURNIER

Le MIDI LIBRE fait paraître ce jour une information qui remplit de stupeur les adhérents du Mouvement Démocrate (MoDem) du GARD et vise directement la personne de leur nouveau Président Départemental, Mr Bernard BON.

 

Si l'on en croit cette information, Mr BON se serait rendu "coupable", à l'endroit de ses partenaires de l'actuelle opposition, de propos qui auraient fait "sortir de ses gonds" le Secrétaire Départemental de l'UMP, Mr Jean-Paul FOURNIER.

 

Cette affirmation est aberrante. Pour preuve, les faits officiels qui suivent et, seuls, font foi:

 

1°/ Mr Bernard BON, n'ayant pas de site Internet personnel a, le 1erJanvier à 10h32, utilisé, comme des millions de français, le biais d'un réseau social pour présenter ses vœux personnels à tous ses amis et à la population dont il fut longtemps l'un de ses élus.

 

Voici la teneur exacte de ce message de vœux (qu'on peut toujours trouver sur ce réseau social) :

 

Bernard Bon

1 janvier, 10:32 ·

 

A tous, mes meilleurs vœux pour 2015 :

Santé, Bonheur et réussite.

 

2°/ Mr Bernard BON, en sa qualité de tout nouveau Président élu du Mouvement Démocrate du GARD, a usé, de son côté, du site Internet de ce Mouvement, le 3 Janvier 2015, à 17h49, par mon intermédiaire (puisque je suis le seul responsable légal de ce site), pour adresser, ès-qualité de sa nouvelle fonction, ses vœux aux adhérents de ce Mouvement. 

 

En voici le lien :

 

http://lemouvementdemocratedugard.hautetfort.com/archive/2015/01/03/les-voeux-du-president-bernard-bon-5525466.html

 

Pour qui prend connaissance de ces deux textes, adressés à des publics différents l'un de l'autre (dont celui privé des adhérents du Mouvement Démocrate du GARD), l'on cherche en vain quelqu'agression que ce soit qu'on puisse y trouver vis-à-vis de nos partenaires de l'UDI, ou de nos alliés potentiels de l'UMP, dans le cadre précis des futures élections départementales où, il est vrai, Mr Bernard BON se présente avec une partenaire issue des rangs de l'UMP sur le canton de Beaucaire.

 

Nous ignorons quelle information a bien pu être communiquée à Mr FOURNIER pour susciter de sa part une telle opprobre et une condamnation aussi cinglante à l'encontre de Mr Bernard BON, allié, dans le cadre de l'Alternative, à ses partenaires de l'UDI et à sa partenaire de l'UMP.

 

C'est la raison pour laquelle j'invite personnellement, en ma qualité de Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate, mon homologue, le Secrétaire Départemental de l'UMP, Mr FOURNIER, à vérifier ses sources dont les références officielles sont ci-dessus mentionnées et font foi de la seule vérité qui compte. Toute autre interprétation n'est que mensongère.

 

Mais, voici qu'au moment d'envoyer ce message, la nation toute entière est justement émue de l'odieux attentat qui vient d'avoir lieu à Paris contre la liberté d'expression de la presse et celle de tous les citoyens.

 

À cette occasion, on entend de toutes parts un appel à se rassembler, dont celui du nouveau Président de l'UMP, Mr Nicolas SARKOZY, qui rappelle, dans un très digne message, à tous les français : "les principes républicains les plus chers : la liberté d'expression".

 

Même si le motif de cet appel est d'une toute autre importance en comparaison du motif ici invoqué pour exclure aujourd'hui étrangement Mr Bernard BON de notre volonté commune de changer l'actuelle majorité départementale - et dont on semble perdre de vue l'objectif initial - je ne peux que souhaiter que cet appel au rassemblement soit entendu de tous.

 

Le temps n'est plus aux querelles des virgules derrière les mots.

 

François VAN DE VILLE

Secrétaire Général du Mouvement Démocrate (MoDem) du GARD

mardi, 06 janvier 2015

REGARDS SUR 2014

BILLET du 6 JANVIER 2014          

 

        Alors que nous venons d'ouvrir la page de l'année 2015, je suis tenté de jeter un regard sur celle que nous venons de traverser. Et, à bien examiner les événements traversés, cette année 2014 a été une année charnière dans plusieurs domaines.

 

        J'aperçois d'abord deux ruptures :

 

       1°/ la première rupture, celle du Parti Socialiste : au-delà des différents courants qui s'agitent ou vocifèrent, une certaine gauche archaïque, dont les conceptions en matière économique consistaient à prôner une "politique de la demande", a bien explosé en vol. Cette gauche-là n'a plus du tout voix au chapitre. L'arrivée d'un Manuel Valls, et surtout cette d'un Emmanuel Macron (qui semble vouloir supplanter le premier), marquent un tournant de l'ancienne politique de la demande vers une "politique de l'offre". Un nouveau débat droite-gauche s'établit et ouvre de nouvelles perspectives. Quoiqu'en disent certains, il ne s'agit pas d'une reddition de la social-démocratie à la droite mais d'un progrès vers plus de lucidité qui consiste à reconnaître qu'avant de redistribuer et de partager, il faut d'abord produire. C'est un tournant historique du P.S..

        Le débat droite-gauche ne s'est pas évanoui pour autant : il change surtout de niveau pour passer de celui "politique" à celui plus "économique". Les "frondeurs" ont tort quand ils plaident pour une autre voie que la politique de l'offre : que ce soit sur la question de l'équité ou de la redistribution, s'ouvre désormais la possibilité d'un vrai débat droite-gauche.

        Malheureusement le retard accumulé depuis deux ans par François Hollande est dramatique : il est tard - il est même trop tard - et il n'y aura pas d'effets bénéfiques significatifs du changement de cap avant 2017.

 

        2°/ la deuxième rupture est tout autre et dans un tout autre domaine : c'est celle qui se dessine au sein du  Vatican. Le récent discours du pape François est à lui seul une rupture par son audace inouïe quand il dénonce, en guise de vœux, les quinze maladies qui menaceraient selon lui la Curie, dont la "pétrification mentale et spirituelle", le "schizophrénie existentielle" ou encore les "têtes d'enterrement" ou les "figures lugubres" des cardinaux. J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer récemment ce discours dans un autre court billet mais, puisqu'on parle ici de "ruptures", celle-ci est vraiment historique. C'est la raison pour laquelle j'y reviens. Je lisais récemment, sous la plume du philosophe Luc Ferry, que le pape François est, sans nul doute, le chef d'état le plus remarquable de l'année 2014. Je partage tout-à-fait son opinion.

 

        Revenant donc sur ces deux ruptures tout-à-fait étrangères l'une à l'autre :

       • on ne peut que regretter d'abord le retard accumulé de François Hollande, le fait que le tournant opéré récemment par l'arrivée de Manuel Vals et d'Emmanuel Macron n'est ni suffisant ni assez audacieux pour apporter des résultats. Mais le changement de cap opéré par eux va dans le bon sens et il est de nature à modifier la nature du débat politique.

     • l'autre rupture est donc celle du pape François face aux positions de ses prédécesseurs, Benoït XVI et Jean-Paul II. Il envoie un message innovant non seulement aux 1,2 milliard de catholiques du monde entier, mais aussi aux non-croyants. Ses propos - entr'autres - sur les homosexuels, sur le fait qu'il s'estime "non habilité pour juger autrui", rompent de manière radicale avec la théologie morale jusqu'ici bien établie, théologie jusqu'ici partagée par les franges les plus conservatrices des catholiques. C'est un retour aux sources, aux origines du christianisme, un message d'amour qui rend plus optimiste face à la dépression généralisée. Son message s'adresse aux orthodoxies les plus rudes, celles des pharisiens et autres ayatollahs de la pensée dite "moderne".

      Le P.S., lui, ne revient pas aux sources originelles : il progresse, mais lentement - très lentement, vraisemblablement trop lentement - mais quand même dans une certaine lucidité qui semble l'avoir touché soudain pour enfin se rapprocher des partis sociaux-démocrates européens, et pour oser enfin paraître ce qu'il doit être, à savoir non pas une version édulcorée du marxisme mais une pensée de gauche enfin démocratique et significativement plus intelligente.

 

ET LA DROITE EN 2014 ?

 

        Il est évident que la droite est en très grande difficulté. Elle gagnera sans doute les élections de 2017, mais sans convaincre pour autant; : c'est simplement la gauche qui perdra. Un remake à l'envers de 2012 quand la gauche n'a pas gagné faute de cohérence, mais Nicolas Sarkozy a simplement lassé son électorat.

 

        Au sein de l'UMP, l'on observe donc désormais trois courants inconciliables :

       • une "droite libérale", humaniste, favorable à une politique de l'offre et de réduction des déficits, mais aussi européenne. Cette droite est incarnée par Alain Juppé et elle est susceptible de s'allier avec le Centre, même y compris avec la social-démocratie évoquée ci-dessus

      • une "droite souverainiste", eurosceptique, qui n'est pas hostile aux déficits publics et incarnée notamment par Henri Guaino

      • enfin une "droite naturaliste", genre "Manif pour tous", qui pense que le corps social doit être administré par ce que St Thomas appelait "la loi naturelle".

      Voilà trois droites divergentes à l'extrême entr'elles. Quand Alain Juppé déclare qu'il n'abrogera pas la Loi Taubira sur les couples homosexuels, il perd nécessairement les voix de la "Manuf pour tous". Et, entre la "droite libérale" et la "droite souverainiste", on voit bien que l'opposition est radicale sur les questions européennes et économiques. Quand Nicolas Sarkozy veut donc s'adresser aujourd'hui à ces trois droites-là, ce ne peut être qu'au prix de grandes incohérences idéologiques. C'est ce qui rend son actuel discours totalement inaudible.

 

        Il y a bien sur le F.N. et sa montée en puissance.

     Cette montée est surtout due au fait que les gouvernements successifs n'ont pas réussi à résoudre le problème du chômage, mais surtout le fait que dans le contexte de la mondialisation, le retour au "cocon national" est extrêmement tentant : la solidarité nationale ne se joue pas au niveau européen ou mondial, les budgets de la santé, de l'éducation, de la protection sociale sont exclusivement français. L'argument des souverainistes, c'est que dans le contexte de la mondialisation, l'Europe ne nous protège plus. Même si l'argument est fallacieux, il très parlant pour beaucoup.

     Et quant à l'Euro, monnaie dont la puissance devrait nous mettre à l'abri des grandes tempêtes internationales, on n'a jamais vu une monnaie exister longtemps sans une tête unifiée, sans harmonisation fiscale, sans une politique monétaire commune aux états. C'est aberrant.

 

     La vérité, c'est qu'il ne faut pas moins d'Europe mais PLUS d'Europe, mais d'une Europe UNIFIÉE.

 

       Hélas, il est très difficile de faire comprendre cela au grand public : les conclusions peuvent paraître mauvaises, même quand les arguments sont bons.

 

       Faut-il les taire pour autant ?

mercredi, 24 décembre 2014

L'ESPÉRANCE.... (VŒUX 2015)

 espérance.jpg

On croit qu’il est facile d’espérer....

Mais n’espèrent que ceux qui ont eu le courage de désespérer des illusions et des mensonges où ils trouvaient une sécurité qu’ils prennent faussement pour de l’espérance....

L’espérance est un risque à courir : c’est même le risque des risques....

L’espérance est la plus grande et la plus difficile victoire qu’un homme puisse remporter….

Georges Bernanos

 

-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

 

Puisse 2015 voir nos espérances....

d'un autre monde renaître.

Tel est le vœu que je forme pour vous....

pour tous vos proches....

et toutes nos nations.